Archives de Catégorie: Politique
Conseil municipal, budget, urbanisme, démocratie locale, élections : les décisions prises au nom des habitants d’Aulnay-sous-Bois, expliquées sans langue de bois.
Nous suivons les délibérations, les projets d’aménagement, le PLU et les prises de position des élus, de la majorité comme de l’opposition. Notre objectif : que chaque habitant comprenne ce qui se décide pour sa ville et sache comment se faire entendre.
Pour contester une décision de la mairie, consultez notre guide sur les recours contre l’administration. Chaque mois, le sondage d’Aulnaycap vous donne la parole.
Discours de Bruno Beschizza pour l’Aïd El Adha à la mosquée d’Aulnay-sous-Bois
Le Maire Bruno Beschizza, accompagné du député de la 10ème circonscription de la Seine-Saint-Denis, Alain Ramadier, a souligné l’importance de la fête de l’Aïd El Adha (fête du sacrifice) ce vendredi à la mosquée d’Aulnay-sous-Bois.
Si ce discours relativement neutre et n’annonçant rien d’exceptionnel a été salué par de nombreux fidèles, d’autres ont trouvé cette intervention un tantinet déplacé. Noé d’Aulnay, célèbre dans les réseaux sociaux, et d’autres, ont été les plus véhéments. On peut lire ainsi sur Facebook :
» Je ne saisie pas le sens de l’intervention des politiques dans les lieux de cultes quelqu’ils soient. Hormis un objectif vénal et électoraliste. En revanche recevoir régulièrement les représentants des cultes afin de co-construire le vivre ensemble et la tolérance sur un territoire, voici probablement le rôle d’un exécutif local. Tout le reste n’est que fumisterie etne contribue en rien à la connaissance de l’autre et à faire avancer la tolérance. Bien
au contraire ! No comment«
Malika Benlarbi née à Aulnay-sous-Bois est la première femme de banlieue à accéder au poste de sous-préfète
Malika Benlarbi, anciennement proche de Jacques Chirac puis de Nicolas Sarkozy, accède au poste de sous-préfète. L’Echo Républicain revient sur ce formidable destin :
« Issue du « 9-3 « , Malika Benlarbi est née à Aulnay-sous-Bois de parents algériens et a grandi dans une famille de sept frères et sœurs. Son destin est proche de celui de Rachida Dati. Elle est passée par les petits boulots (« des ménages à Roissy, un job chez Darty ») et s’est lancée très jeune dans la politique.«
Vers une baisse du nombre de conseillers municipaux
Emmanuel Macron tente par tous les moyens de baisser le train de vie de l’état. Après la suppression de l’enveloppe parlementaire et la baisse probable du nombre de députés à venir, c’est autour des conseillers municipaux que l’exécutif s’intéresse.
Emmanuel Macron souhaite moins d’élus, mais des élus plus protégés, mieux rémunérés et plus libres de leur action. Il y a aujourd’hui 53 élus au conseil municipal d’Aulnay-sous-Bois, peut-être qu’en 2020, ils seront moins nombreux, mais peut-être aussi mieux payés.
Pour Bruno Defait, ancien conseiller municipal PS, la solution devrait être plus radicale :
« On devrait supprimer les conseillers municipaux #LR ils ne servent à rien cf #aulnay«
Source : Le courrier des Maires
Alain Pachoud nouvel adjoint à Aulnay-sous-Bois
Suite à la démission de Mohamed Ayyadi à l’élection d’Alain Ramadier en tant que député, Alain Pachoud est devenu le nouvel adjoint dans la majorité. Le très sympathique Alain Pachoud, plutôt discret, est le compagnon de Josette Verschueren, militante de droite de longue date, qui avait contribué à l’élection de Jean-Claude Abrioux en 1983 (après de longues années dominées par les communistes).
Dans un registre un peu plus humoristique, le célèbre « Noé d’Aulnay » sur facebook félicite M. Pachoud :
« Alain PACHOUD nouvel adjoint au maire.
Un peu de sang neuf et de vitalité, rien de mieux pour impulser une nouvelle dynamique!!
La jeunesse à l’honneur à AULNAY.«
[NDLR : mise à jour grâce à une information d’une lectrice assidue]
Quel impact suite à la démission de Mohamed Ayyadi de la majorité municipale ?
Mohamed Ayyadi fait partie de ces étoiles montantes de la politique Aulnaysienne. Très discret en surface, il oeuvre en profondeur et est très connu du monde associatif, notamment dans les quartiers nord de la ville. Ancré à droite depuis longtemps, ami avec l’équipe de Gérard Gaudron, Maire jusqu’en 2008, c’est tout naturellement que Bruno Beschizza, fraîchement parachuté sur Aulnay-sous-Bois, s’est appuyé sur M. Ayyadi pour asseoir sa position de favori aux élections municipales 2014. On ne connait pas bien l’impact qu’a eu Mohamed Ayyadi sur les élections municipales, mais une chose est sûre : cela a aidé Bruno Beschizza à prendre des vois à Gérard Ségura.
Retour d’ascenseur ou acquisition du poste au mérite, M. Ayyadi a été le suppléant de M. Beschizza aux élections départementales 2015, avant de devenir lui-même conseiller départemental suite à la démission du même Bruno Beschizza pour cause de cumul des mandats (il venait d’être élu conseiller régional Ile-de-France).
Très apprécié dans la majorité comme dans l’opposition, M. Ayyadi était le 4ème adjoint de la majorité, en charge notamment des sports. C’est avec stupéfaction que M. Ayyadi a annoncé sur son mur Facebook sa démission :
« Les conditions n’étant plus réunies pour assurer mes fonctions au sein de la majorité, j’ai décidé de rendre mon écharpe d’adjoint au maire accompagnée de mes délégations.
Le projet pour lequel nous avions été élus nous avait permis de créer une prise de conscience sans précédent dans les différents quartiers de la ville et un espoir qu’il m’est impossible de décevoir. Une prise de conscience qui nous oblige à repenser la manière de faire de la politique.
Aulnaysien je suis né,Aulnaysien je suis et Aulnaysien je resterai .
Les anciens schémas utilisés jusqu’à présent sont aujourd’hui dépassés.
Si ma démission peut servir à une prise de conscience qui peut faire bouger les lignes alors Aulnay aura tout à gagner…
Alors « Aulnay sera gagnante ».«
Une déclaration qui sonne comme un désaveu pour Bruno Beschizza. On peut aimer ou pas M. Ayyadi mais il a au moins le mérite de tenter de faire bouger les choses et ne pas se taire quand quelque chose ne lui plaît pas, juste pour toucher des indemnités. A la rédaction, nous avons eu des témoignages d’adjoints « déçus » mais qui ne souhaite pas trop s’exposer publiquement. Peut-être par peur justement de perdre les indemnités, non négligeables lorsque l’on sait que beaucoup d’Aulnaysiens touchent à peine le SMIC.
Pas sûr que la démission fasse bouger les choses. La « soupe est bonne », comme le dirait notre ami Hervé Suaudeau.
Centre de danse du Galion d’Aulnay-sous-Bois : Une mort annoncée par simple lettre
Dans un courrier adressé à la présidente de l’association IADC et lu aux membres du conseil d’administration mardi 04 juillet 2017, le Maire d’Aulnay-sous-Bois annonce que la subvention qui correspond au fonctionnement du centre de danse du Galion ne sera pas versée en 2018.
Sous couvert d’intégrer les cours du centre de danse dans plusieurs structures de la ville, c’est une municipalisation à périmètre réduit des activités qui est opérée.
Le maire met les membres du Conseil d’administration, les salariés et les usagers devant le fait accompli.
B.Beshizza met fin pour 2018 à tout accueil de résidences de création et jeunes chorégraphes, ne donne aucun avenir au festival H2O.
C’est d’un coup mortel que vient de recevoir le centre de Danse du Galion créé en 1997.
Depuis de long mois le centre de danse du Galion souffre d’un manque de moyen humain chronique et de baisse de subvention municipale.
Le personnel n’a eu de cesse d’alerter la municipalité actuelle sur le déficit d’emploi et de financement pour assurer une activité tournée vers la création, l’accueil de troupes en résidence, l’accueil de cours et la production de spectacle.
Avec l’annonce de la destruction de la barre du Galion et l’évacuation des commerces occupants, la question du devenir du centre de danse du Galion est posée depuis un an et demi.
A plusieurs reprises au Conseil d’administration de l’Institut Aulnaysien de Développement Culturel (IADC), le personnel de l’IADC a alerté les élus de la majorité municipale issue des élections municipales de 2014.
Rien n’y a fait, les moyens financiers ont continué de décroitre, les personnels absents n’ont pas été remplacés.
Aujourd’hui, le maire B.Beshizza et les élus de sa majorité (dont certains siègent au conseil d’administration de l’IADC) sont le dos au mur.
La municipalité n’a pas trouvé de solution, durant ces derniers mois, pour accueillir dans un lieu unique et de façon pérenne les activités du centre de danse.
De ce fait, certaines activités ne pourraient plus exister ; accueil studio, accueil de compagnies conventionnées par la DRAC, etc..
Ces abandons d’activités auront pour effet la perte de subventions importantes de la DRAC et de la Région Ile de France.
B.Beshizza et son équipe ont fait le choix de ne pas investir dans la culture, la poursuite des activités et de l’existence du centre de danse du Galion.
Les investissements 2015-2016 et 2017 sont essentiellement tournés vers le tout sécuritaire.
Les millions d’€ que la ville va engloutir dans le mégalo-centre aquatique (plus de 30 millions d’€ au total) et la course aux équipements de sécurité (centre de supervision, armes, caméras, chien, plus de 2 millions d’€) ne serviront pas au rayonnement culturel de la ville.
Que vont devenir les salariés du centre de danse ?
Comment les activités et les cours seront-ils répartis dans les autres structures de la ville ?
Comment s’organisera la saison 2017-2018 pour les usagers et adhérents ?
Que va devenir le festival H²O ?
Comment le ministère de la culture peut-il accepter la disparition d’un lieu de création et d’émergence d’artiste reconnu ?
B.Beshizza et les élus de la majorité ont ignoré toutes les alertes, celles du personnels, celles des usagers et celles des élus d’opposition. Pire ils n’ont rien fait pour que le centre de danse du Galion puisse maintenir ses activités
Ce choix est un choix politique réfléchi, qui ne découle pas de questions techniques, administratives ou financières.
B.Beshizza et sa majorité portent l’entière responsabilité de la casse des activités culturelles à Aulnay-sous-Bois.
Apres l’attaque portée contre le CAP et la musique du monde, la réduction importante des moyens aux associations, au théâtre et cinéma Jacques Prévert, c’est la fin de la culture HIP HOP à Aulnay-Sous-Bois.
Usagers, professionnels, habitants, élus ne doivent pas laisser sombrer et disparaitre les activités culturelles et la création à Aulnay-Sous-Bois.
Source : communiqué PCF Aulnay
Billel Ouadah en prend pour son grade dans le dernier mensuel municipal Oxygène à Aulnay-sous-Bois
Billel Ouadah (LREM) avait 6 points d’avance sur Alain Ramadier (LR) le soir du 1er tour dans la 10ème circonscription de la Seine-Saint-Denis (Aulnay-sous-Bois, Les Pavillons-sous-Bois, Bondy Sud-Est). Pourtant, le candidat LR l’a emporté facilement au second tour, déjouant ainsi tous les pronostics.
Bien entendu, le dernier mensuel municipal Oxygène, véritable outil de communication pour la majorité, est revenu sur cette splendide victoire de l’adjoint et ancien conseiller régional Ile-de-France. Dans l’édito du Maire, M. Ramadier est particulièrement flatté :
« Je voudrais terminer en félicitant Alain Ramadier, notre nouveau député, élu le 18 juin dernier avec 56,5% des voix des Aulnaysiens. Son élection a déjoué tous les pronostics. Je me réjouis pour notre ville qu’elle soit représentée par un homme d’expérience et de conviction qui représentera avec fidélité et loyauté notre territoire et ses habitants à l’Assemblée nationale.«
Billel Ouadah serait par sous-entendu, ni un homme d’expérience ni un homme de conviction ?
Page 9, le mensuel compare ensuite les résultats au premier tour dans toute la circonscription au résultat du second tour dans la ville d’Aulnay seule, où M. Ramadier fait son meilleur score (cf. image ci-contre.). On peut être à première vu confus, sachant qu’une majorité de lecteurs du canard municipal le consulte en diagonal. On pourrait au premier abord parler d’un véritable bouleversement des rapports de force, même si M. Ramadier à renversé la vapeur également sur les deux autres villes de la circonscription.
Des tribunes un peu assassines
Chaque groupe a pu revenir sur les élections législatives et les conséquences dans leur tribune mensuelle.
Alain Ramadier, fièrement élu, n’y va pas par quatre chemins :
« Dans un contexte national de vague En Marche, vous avez eu le courage de faire mentir tous les pronostics. Vous avez refusé les choix imposés et vous avez privilégié la sincérité, la proximité et l’efficacité. »
Là également, on peut se demander du terme « choix imposé » (Billel Ouadah a été investi alors que Jean-Marc Enouf et Marc Masnikosa, étaient pressentis). Et M. Ouadah ne serait-il ni sincère, ni proche de la population, ni efficace ?
Du coté de la tribune UDI, c’est Sébastien Morin, à qui on ne reconnait que difficilement la plume, qui jette une peau de banane à son ancien collègue (Billel Ouadah était membre de l’UDI) :
« Il y a parfois des moments de vérité en politique et l’opportunisme ne paye pas toujours... Nous en avons eu un bel exemple à Aulnay.
…
Collectivement nous avons porté à l’assemblée nationale un homme [NDLR : Alain Ramadier] intègre, de conviction, de valeur et de coeur. »
Outre le terme « opportuniste », on peut se demander si le fait d’appuyer sur l’intégrité, la conviction, la valeur et le coeur d’Alain Ramadier n’est pas, par effet contraire, une pique lancée en direction du candidat Billel Ouadah.
En tout cas, on ne peut pas dire que ce numéro d’Oxygène ait fait la part belle au candidat LREM, que l’on reverra certainement, avec peut-être plus de réussite cette fois-ci, aux prochaines échéances électorales.





