Archives de Catégorie: Politique

Aulnay-sous-Bois : présentation des projets de la Croix-Blanche en vidéo, partie 2

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Vidéo

Suite de notre reportage sur la matinée de découverte des projets pour le terrain de la Croix-Blanche à Aulnay, séance qui s’est déroulée le samedi 14 septembre 2013 dans l’arrière-cour de la mairie-annexe Sud. Pour cette deuxième partie, la rédaction vous propose de prendre connaissance des vidéos suivantes :

  • Intervention d l’adjoint Philippe Gente

Montrant une lettre cosignée par le président de l’association Croix-Blanche (Benjamin Giami) et le Maire Gérard Ségura, M. Gente a voulu souligné la démarche collaborative de ce dossier. Bien entendu, il s’agissait d’une petite provocation à l’égard de M. Giami, membre éminent de la jeunesse UMP et profondément anti-Ségurien.

  • Intervention de Benjamin Giami et Francis Vincent (Sud Aulnay)
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Vidéo

M. Giami tacle ici l’adjointe Evelyne Demonceaux, qui n’a fait aucune démarche pour étudier l’ouverture d’une crèche, et ce malgré la demande de riverains.

M. Vincent lui a été très critique vis-à-vis de la décision de supprimer l’option du tout-pavillonnaire pour l’aménagement du terrain de l’ancien Centre des Impôts. Il critiqua notamment l’acquisition par la Mairie, pour la construction du 7ème collège, d’une maison de la fille du 1er adjoint (Henri Annoni) pour la modique somme de 800 000 €. Selon lui, l’argument de déficit pour supprimer l’option du tout-pavillonnaire n’a aucun sens compte-tenu de cette acquisition passé.

Pour prendre connaissance des vidéos, cliquer sur les images.

Inauguration du Gymnase ouvert à Aulnay-sous-Bois mercredi 18 septembre 2013 à 18h30

7eme_College_Aulnay_2Dans le cadre de la construction du 7e collège d’Aulnay-sous-Bois, le Conseil général de la Seine-Saint-Denis, en partenariat avec Eiffage, a construit un gymnase de 1450m² comprenant des gradins de 100 places et une infirmerie.

Partagé avec la ville d’Aulnay-sous-Bois, ce gymnase constitue le premier élément du pôle ouvert du nouveau collège. À la rentrée 2014, une maison des parents, une salle d’exposition, une salle polyvalente ainsi qu’un espace nature viendront enrichir ce pôle.

Cette inauguration aura lieu en présence de :

Stéphane Troussel, Président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis 
Gérard Ségura, Vice-président chargé de l’aménagement, du développement économique et de la reconquête industrielle, Maire d’Aulnay-sous-Bois 
Mathieu Hanotin, Vice-président chargé de l’éducation et de la jeunesse, Député de la Seine-Saint-Denis 
Jean-Louis Brison, Directeur académique des services de l’Éducation nationale 
Jacques Chaussat, Conseiller général.

Où :

Gymnase du 7e collège d’Aulnay-sous-Bois à 18 heures 30 
15 à 19 rue de Toulouse 
Aulnay-sous-Bois 

Accès : 
Bus 615 arrêt Havre-Strasbourg 
RER B arrêt Aulnay-sous-Bois

Aulnay-sous-Bois : La souffrance au travail des agents municipaux et le clientélisme enfin reconnus, selon Alain Amédro

10092013_Communiqué de presse_agents_municipaux_blogsDepuis de nombreux mois les élus écologistes dénoncent les souffrances au travail subies par le personnel communal. Malgré la multiplication des signaux d’alarme, et des mouvements du personnel[1], nos alertes ont été niées par le maire sans qu’il soit contredit par les composantes de sa majorité.

Le document que nous révélons, et publions sur notre site web, prouve le contraire. Le rapport des médecins du service de santé au travail de la mairie d’Aulnay-sous-Bois tire ainsi la sonnette d’alarme dans les termes suivants :

« Le fonctionnement des services est perturbé par le retentissement du comportement « électrons libres » de certains agents récemment recrutés qui n’hésitent pas à défier toutes les règles du fonctionnement des services, habituellement pratiquées en collectivité territoriale. Ce comportement crée des conflits interpersonnels entre agents, qui se targuent d’un hypothétique soutien par les élus pour se justifier et persévérer dans leur comportement. Ces attitudes provoquent des sentiments et des réactions d’incompréhension, de démotivation, de dévalorisation, de frustration et d’absentéisme des autres agents mais aussi de décridibilisation et d’affaiblissement des supérieurs hiérarchiques qui éprouvent alors de grosses difficultés en terme de management. Ces situations portent atteinte aux valeurs du travail. Tous les ingrédients sont réunis pour générer une désorganisation du service concerné et une souffrance au travail ».

 

Alain AMEDRO, responsable du groupe des élus Verts Aulnay Ecologie et vice-président du Conseil Régional d’IDF justifie son souhait d’une large diffusion de ce rapport : « Ce que les agents nous disent à chaque rencontre est enfin écrit noir sur blanc. Les faits sont graves, ces pratiques sont clairement antirépublicaines, des gens souffrent, et le maire d’Aulnay-sous-Bois ne pouvait ignorer les conséquences sur les employés communaux de sa gestion autoritaire et clientéliste de la ville. »

Les élus écologistes ont quitté la majorité en 2010 et renoncé à leurs indemnités pour dénoncer le divorce de celle ci avec les valeurs et les pratiques de la gauche.


[1]     Dès 2010 les syndicats des employés communaux ont alerté la mairie sur ces problématiques par voie de tracts, de communiqués et de manifestations devant les fenêtres de la mairie : «  Le mal-être au tra­vail gran­dit, les déci­sions arbi­traires  pleuvent, les agents ne sont plus recon­nus » et le «  dia­logue social en voie de dis­pa­ri­tion  » pour la CGT.  FO a demandé à sa hié­rar­chie de «  reprendre son rôle (…) sans mépris ni menaces  ». Sud MEIFE a parlé d’« avan­tages finan­ciers à cer­tains sala­riés proches du Maire et impo­sés par lui », d’ « un emploi fic­tif »,  de « dan­ger qui vient de col­lègues sen­sés les pro­té­ger mais qui ont la cau­tion du maire et de sa col­la­bo­ra­trice. ». La CFTC a dénoncé les «  bri­mades  », «  pres­sions  » et «  sanc­tions  » de la part de la «  hié­rar­chie majo­ri­tai­re­ment recru­tée de façon clien­téliste  ».

Source : Communiqué des élus Verts d’Aulnay-sous-Bois

Alain Amédro sur le schéma directeur de la région : «Aller plus loin»

M. AmédroRemis le 6 septembre au conseil régional, l’avis de la commission d’enquête publique sur le prochain Schéma directeur de la région Île-de-France valide les orientations du texte à l’unanimité. Le point avec Alain Amédro, vice-président de la Région en charge de l’Aménagement du territoire.
 

2.600 contributions des Franciliens, des associations, des collectivités : « La démocratie s’est exprimée », résume François Nau, le président de la commission d’enquête publique qui remettait son rapport à l’exécutif régional le 6 septembre. Pour cette consultation citoyenne d’une ampleur jamais vue en matière d’aménagement du territoire, la société francilienne s’est mobilisée dans son ensemble. Menée du 28 mars au 14 mai 2013, l’enquête publique a permis aux citoyens franciliens de donner leur avis sur le projet de Schéma directeur de la région Île-de-France ( Sdrif) voté par l’assemblée régionale le 25 octobre 2012. Alain Amédro, vice-président de la Région pour l’Aménagement du territoire en charge de ce dossier, se félicite du feu vert donné par la commission d’enquête et planche déjà sur les réserves et recommandations formulées.  

Que vous inspire le rapport de l’enquête publique relative à la révision du Sdrif ?

A A : C’est d’abord une grande satisfaction car l’avis de la commission est favorable à l’unanimité. C’est une étape très importante qui est franchie. Trois réserves ont été formulées que nous sommes en mesure de lever. Quant aux 15 recommandations du rapport, elles traduisent la volonté d’aller plus loin sur des thèmes que nous avons déjà développés, notamment sur le suivi et la mise en œuvre concrète du Sdrif.

La commission a aussi beaucoup insisté sur le fait que les Franciliens étaient très sensibles à la prise en compte des nuisances, aériennes notamment, de leur qualité de vie, de la qualité des transports. Ils nous font donc des recommandations à ce sujet en nous demandant d’insister sur ces points fondamentaux.

Sur la question de l’agriculture, ils nous disent qu’il faudra suivre de très près la consommation d’espace pour que l’on reste bien dans le cadre fixé par le Sdrif. La profession agricole a besoin d’être confortée dans son activité. Les questions de biodiversité et d’environnement doivent également faire l’objet de toute notre attention. Toutes ces recommandations nous confortent dans nos choix en nous enjoignant d’aller plus loin pour les valoriser et les protéger..

Quelles sont les prochaines étapes dans la mise en œuvre du Schéma directeur ?

A A : Il y a beaucoup d’échéances à mener dans un laps de temps très court. Le 18 octobre, les conseillers régionaux voteront le projet définitif du Sdrif qui sera transmis au gouvernement. À son tour, il le transmettra au Conseil d’État. Pour finir, charge à celui-ci de se prononcer, idéalement avant le 31 décembre. On rentrera ensuite dans la mise en œuvre concrète du schéma, sur le terrain, avec les collectivités locales et les acteurs de l’aménagement. Au final, la Région donnera avec le Sdrif un cadre de cohérence en termes de développement économique, de protection de l’environnement, de transport, de logement, etc.

Le parlement débat des grandes métropoles. N’y a-t-il pas un risque de télescopage avec le Sdrif ?

A A : Aussi bien les parlementaires que le Premier ministre nous ont donné un certain nombre de garanties et ont fait du Sdrif le cadre de référence de l’ensemble des projets en Île-de-France. Le schéma directeur est celui qui sécurise, assemble, donne de la cohérence et qui permet qu’un dialogue plus important se construise avec les régions limitrophes. Nous ne sommes pas du tout inquiets sur ce point.

Qu’est-ce que le Sdrif va apporter aux Franciliens ?

A A : Une vision d’aménagement de long terme cohérente et stabilisée, ainsi que l’engagement du territoire dans le développement durable. Par exemple, concernant le développement économique, une entreprise qui voudrait s’implanter en Île-de-France saura, d’un point de vue de l’aménagement, où cela est le plus propice pour son activité en termes de transports collectifs, de logements pour les salariés, de services… Et là où les extensions ne pourront être possibles… Autre illustration : les Plan locaux d’urbanisme (PLU) et les Schémas de cohérence territoriale (SCOT) devront intégrer en amont des projets, et non une fois le bâtiment construit, les règles prévues tenant compte des activités artisanales… Le projet Île-de-France 2030 qui développe la ville compacte, multipolaire, connectée, sobre, misant sur la proximité, le vivre ensemble, le retour de la nature en ville… Voilà en quelques mots, en quelques traits, ce qui doit permettre de mieux vivre en Île-de-France et que l’enquête publique a confirmé.

Source : Ile-de-France.fr

Aulnay-sous-Bois : Vidéo de l’incident au forum des associations avec Gérard Ségura

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Vidéo

Le microcosme était en effervescence au forum des associations le 7 septembre à Aulnay-sous-Bois : suite à l’exclusion de deux associations accusées de vouloir politiser ce forum, les membre de ces associations ont défilé, pour défier la municipalité, avec un maillot avec en gros écrit : « Interdit de forum ».

Face à ce qu’il a considéré comme une provocation, le Maire Gérard Ségura a vivement vilipendé celles et ceux qui avaient osé ce coup d’éclat. Marc Masnikosa, proche des personnes exclues et ancien candidat aux élections législatives de 2012, a été vivement pris à parti par le Maire pour tentative de politisation du conflit.

Malgré cette action symbolique, peu de gens semblait concernés par ce spectacle inattendu et surprenant. Les élections municipales ne sont décidément plus très loin…

Pour accéder à la vidéo relative à cet incident, cliquer sur l’image.

Le cumul des mandats concerne la plupart des députés et sénateurs

parlement_francaisLe Parlement examine depuis le 26 juin 2013 deux textes de loi visant à interdire à un parlementaire d’exercer simultanément une fonction de chef ou d’adjoint d’un exécutif local (maire, adjoint au maire, maire d’arrondissement, conseiller municipal délégué, président ou vice-président de conseil régional, de conseil général ou d’établissement de coopération entre collectivités territoriales) à partir de mars 2017.

Ce projet de réforme intervient après que le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a imposé aux membres de son gouvernement de renoncer à ces mêmes fonctions.

Le cumul des mandats concerne la plupart des députés et sénateurs

Aujourd’hui, comme tout au long de la cinquième République, une grande majorité des parlementaires sont en situation de cumul de mandats. En 2012, 476 députés sur 577 (82%) et 267 sénateurs sur 348 (77%) exercent au moins un autre mandat électif. Ces parlementaires sont le plus souvent à la tête d’un exécutif local : 261 députés (45%) et 166 sénateurs (48%) sont soit maire, soit président de conseil général, soit président de conseil régional. Ces chiffres font de la France une exception en Europe, où la proportion d’élus en situation de cumul ne dépasse pas 20%. En Italie, 16% des parlementaires exercent au moins un autre mandat, ils ne sont que 15% en Espagne, 13% en Grande-Bretagne et 10% en Allemagne.

Pourtant, plusieurs limitations ont été posées au cumul des mandats. Les principales règles en la matière ont été posées par la loi organique du 5 avril 2000 relative aux incompatibilités entre mandats électoraux (concernant les parlementaires nationaux) et par la loi du 5 avril 2000 relative à la limitation du cumul des mandats électoraux et des fonctions électives et à leurs conditions d’exercice (incompatibilités applicables aux élus locaux, aux députés européens et incompatibilités entre fonctions exécutives locales).

Il est ainsi interdit d’être à la fois député et sénateur, député et député européen. En outre, un député, un sénateur ou un député européen ne peut exercer plus d’un des mandats suivants : conseiller régional, conseiller général, conseiller de Paris, conseiller à l’Assemblée de Corse, conseiller à l’Assemblée de Guyane, conseiller à l’Assemblée de Martinique, conseiller municipal d’une commune d’au moins 3 500 habitants. Par ailleurs, les fonctions de président de conseil régional, président de conseil général, maire (y compris maire d’arrondissement, adjoint au maire) sont incompatibles. Enfin, il n’est pas possible de cumuler plus de deux mandats locaux parmi ceux de conseiller régional, conseiller à l’assemblée de Corse, conseiller général, conseiller de Paris, conseiller à l’assemblée de Guyane, conseiller à l’assemblée de Martinique, conseiller municipal. Ces interdictions n’empêchent pas a priori l’élection, mais elle impose a posteriori un choix au député ou au sénateur. S’agissant des députés européens et des élus locaux, ils ont l’obligation d’abandonner leurs mandats les plus anciens.

Parallèlement, la pratique de nombreux gouvernements successifs (gouvernements de Lionel Jospin en 1997, Jean-Pierre Raffarin en 2002, Dominique de Villepin en 2005, François Fillon en 2007 et Jean-Marc Ayrault en 2012) a instauré dans les faits une nouvelle interdiction de cumul : les ministres doivent renoncer à leurs fonctions exécutives locales. Certains partis politiques (Europe écologie-Les Verts, parti socialiste) ont par ailleurs adopté des règles de non-cumul des mandats (limitation du cumul dans le temps ou selon nature des fonctions exercées) qui s’imposent à leurs membres élus.

Les termes du débat

Deux missions de réflexion, mises en place par les présidents de la République Nicolas Sarkozy et François Hollande, se sont récemment prononcées en faveur de la limitation du cumul des mandats.

En 2007, le « Comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions » présidé par Edouard Balladur préconise d’interdire le cumul entre un mandat parlementaire et des fonctions exécutives locales afin d’accroître la disponibilité des parlementaires et d’accompagner ainsi le renforcement du poids du Parlement au sein des institutions de la Ve République. Cette proposition n’est toutefois reprise ni par le projet de loi constitutionnelle soumis au Parlement, ni par la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 de modernisation des institutions de la Ve République.

En novembre 2012, « la Commission de rénovation et de déontologie de la vie publique » présidée par Lionel Jospin, préconise d’interdire le cumul d’un mandat parlementaire et d’une fonction exécutive locale, ainsi que le cumul d’une fonction ministérielle et l’exercice de toute fonction locale (mandat exécutif et mandat simple). La Commission considère que la limitation du cumul des mandats constitue la « pierre de touche » d’une rénovation de la vie publique et qu’elle est un élément majeur dans la restauration de la confiance des citoyens envers leurs élus. Cette mesure permettrait de restreindre les situations de conflits d’intérêt que crée le cumul des mandats. En outre, elle pourrait favoriser le renouvellement du personnel politique.

Cette proposition est cependant très discutée. Des parlementaires sont opposés à l’interdiction du cumul car l’exercice d’un mandat local permettrait un ancrage sur le terrain, garant d’une meilleure connaissance des réalités. D’autres souhaitent que le cumul reste autorisé pour les seuls sénateurs puisque le Sénat représente les collectivités territoriales.

L’actuel projet de réforme

Le projet de réforme présenté en Conseil des ministres le 3 avril 2013 est destiné à prendre en compte « les conséquences du mouvement de décentralisation des trente dernières années », « l’accroissement de la charge de travail du Parlement » issu de la réforme constitutionnelle de 2008 et la nécessité de « moderniser la vie publique française » (conclusions de la Commission de déontologie de la vie publique).

Deux textes ont été élaborés : un projet de loi organique (concernant les députés et sénateurs) et un projet de loi ordinaire (députés européens). Ces textes, soumis à l’examen du Parlement depuis le 26 juin, prévoient d’interdire aux députés, sénateurs et députés européens d’exercer :

  • les fonctions de maire, de maire d’arrondissement et de secteur, de maire délégué et d’adjoint au maire,
  • les fonctions de président et de vice-président des conseils régionaux, généraux et des établissements de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre,
  • les fonctions de président de l’Assemblée de Corse, de président et de vice-président des assemblées et conseils des collectivités d’outre-mer,
  • les fonctions de présidents et de membres des conseils exécutifs de Corse, de Martinique, de Saint-Barthélemy, de Saint-Martin et de Saint-Pierre-et-Miquelon,
  • les fonctions de président, de vice-président et de membre du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et de la Polynésie française,
  • les fonctions de président et de vice-président du Congrès de la Nouvelle-Calédonie et des assemblées de province de la Nouvelle-Calédonie.

Par ailleurs, le texte autorise qu’un député ou sénateur démissionnaire pour cause de cumul de mandats soit remplacé par son suppléant. Jusqu’à présent, une élection partielle doit être organisée.

Ces nouvelles dispositions doivent s’appliquer lors des élections législatives, sénatoriales et européennes qui se tiendront après le 31 mars 2017. Les premières élections à se dérouler selon ces nouvelles modalités devraient être les législatives de juin 2017, puis les sénatoriales de septembre 2017 et les européennes de 2019 (les européennes de mai 2014 et les sénatoriales de septembre 2014 ne seraient donc pas concernées par cette réforme).

Adoptés en première lecture par l’Assemblée nationale le 9 juillet 2013, le projet de loi organique et le projet de loi ordinaire doivent être examinés par le Sénat à l’automne 2013. Dans le cas où le projet de loi organique serait rejeté en première lecture par le Sénat, comme le laissent présager les prises de position d’un grand nombre de sénateurs, il faudra qu’en seconde lecture une majorité absolue de députés (soit 289 députés) vote le texte pour qu’il soit définitivement adopté.

Paris et la Seine-Saint-Denis lient leur destin

Troussel_DelanoeEntre Paris et la Seine-Saint-Denis, une véritable idylle est en train de naître. A l’occasion de la signature d’une convention, hier matin, Bertrand Delanoë, maire (PS) de Paris, et Stéphane Troussel, président (PS) du conseil général n’ont pas tari d’éloges sur les qualités de leurs territoires respectifs. Le texte prévoit 27 actions dans les domaines de la solidarité, de l’attractivité, de l’environnement, de la culture et de l’économie (lire ci-dessous).

Et pour bien marquer le symbole, la signature a eu lieu sur une péniche qui a relié la Villette à Bobigny sur le canal de l’Ourcq. Le tout sous le regard bienveillant de Claude Bartolone, président (PS) de l’Assemblée nationale et d’Anne Hidalgo, candidate (PS) à la mairie de Paris.

Le maire de Paris n’a pas manqué d’emphase pour qualifier cette signature. « Je vis l’un des plus beaux moments des 14 ans passés à la mairie de Paris, s’enthousiasme-t-il. Car c’est la concrétisation de ce que j’ai expliqué aux Parisiens en 2001 : vous devez partager si vous voulez être heureux ». Au passage, il en profite pour égratigner l’opposition. « Avant 2001, mes prédécesseurs n’avaient envoyé que trois choses en banlieue : les déchets, les pauvres et les morts, insiste-t-il. La convention d’aujourd’hui va changer tout cela car nous avons de nombreux points communs avec la Seine-Saint-Denis sur l’hébergement d’urgence, la culture pour tous, la lutte contre l’habitat insalubre… »

De son côté, Stéphane Troussel rappelle que cette convention se justifie grâce au canal de l’Ourcq, véritable trait d’union physique entre les deux territoires. Mais pas seulement. « Le destin de Paris est lié à la Seine-Saint-Denis sur beaucoup de thématiques rappelées par Bertrand Delanoë, souligne le président du conseil général. Et surtout, notre département a de solides atouts à offrir comme notre jeunesse, la force vive de demain, notre foncier, pour accueillir l’activité économique, et bientôt des transports très performants ».

L’occasion était trop belle aussi pour Claude Bartolone d’inverser les rôles. « Paris est enfin devenu la banlieue de la Seine-Saint-Denis, plaisante-t-il. Je me rappelle qu’il y a quelques années, on évoquait le canal comme le ventre mou du département. Ce temps-là est révolu ».

Aucun calendrier n’a été défini. Beaucoup d’actions sont liées à la mise en place de plates-formes communes nécessitant à la fois de l’argent et du personnel. Or, pour qu’elles aboutissent à des applications concrètes, il faudra une volonté politique forte de la part des deux territoires. Mais en mars, des élections auront lieu à Paris et celles-ci peuvent tout changer car rien ne prouve que si la majorité change de camp, la convention sera appliquée avec autant de zèle.

Source et image : Le Parisien du 06/09/2013

Aulnay-sous-Bois : Débat autour de la démocratie participative

PLAQUETTE DU 5eme FORUM NATIONAL DE LA DEMOCRATIE_Page_1Deux cents participants annoncés, venus de toute la France. Des ateliers, un théâtre-forum, un débat avec l’ambassadeur d’Islande et même l’élaboration d’une proposition de loi… Voilà en résumé le programme du Forum national de la démocratie participative, dont la 5e édition se tiendra demain et samedi à Aulnay. Il doit permettre à des élus locaux, des techniciens et des associations d’échanger autour de cette pratique citoyenne. Avant même d’avoir débuté, l’événement soulève les critiques d’une partie de l’opposition. Les élus Europe Ecologie y voient une contradiction : « La ville accueille ce forum alors qu’elle a de mauvaises pratiques en matière de démocratie locale », affirme Alain Amédro, conseiller municipal et régional, qui s’exprimera ce soir lors d’une réunion publique (salle Dumont, 19h30).

Sur le blog MonAulnay.com, Hervé Suaudeau, ex-candidat écolo aux législatives, s’interroge sur les liens entre le Cidefe, organisme de formation en charge de l’événement et le Parti communiste (les élus PC d’Aulnay ont contracté une convention avec le Cidefe, pour bénéficier de formations à l’année). Voilà qui fait bondir le maire-adjoint PC Miguel Hernandez, en charge de la démocratie locale. « Le Cidefe est un organisme de formation agréé et indépendant », assure-t-il, en précisant qu’il y a d’ailleurs croisé des élus de « sensibilités politiques distinctes ». Quant au forum, il est organisé par le Cidefe pour le compte du réseau Démopart, qui regroupe des collectivités locales. C’est en tant qu’adhérente que la ville d’Aulnay a été choisie pour accueillir cette édition. « C’est comme un colloque, il est financé par les inscriptions des participants », poursuit Miguel Hernandez. Il indique que les 600 habitants inscrits dans les conseils de quartiers ont été sollicités pour y participer, moyennant une participation de 6 € par personne.

Source : Le Parisien du 05/09/2013

Jacques Chaussat : OMNIBUS RER B, « Une première victoire »

CP Jacques Chaussat - Omnibus RER B _Une première victoire_ - 3 septembre 2013Depuis plusieurs semaines, j’ai souhaité appeler à la mobilisation des Aulnaysiens face à la mise en place de l’omnibus sur la ligne du RER B.

Celle-ci étant devenue une réalité le 2 septembre, je suis allé avec mon équipe à la rencontre des usagers du RER B par le biais d’une pétition pour dire « NON à l’omnibus » et demander le rétablissement de trains directs.

Tout au long de l’été, et plus encore ces dernières heures, plusieurs centaines  d’Aulnaysiens m’ont fait part de leur soutien à cette démarche de défense de leurs déplacements quotidiens face à de tels changements.
Dans un courrier en date du 2 septembre adressé au Président du Conseil Régional, par ailleurs Président du STIF, le Maire d’Aulnay-sous-Bois a demandé de « réétudier la possibilité d’un arrêt à Aulnay-sous-Bois pour les missions directes Gare du Nord-Roissy » soulignant que c’est la gare d’Aulnay « qui bénéficie le moins des aménagements horaires sur la ligne » dans cette réorganisation.

Le Maire d’Aulnay, telle la « cigale » de la Fable de Jean de la Fontaine, nous « ayant chanté tout l’été » les mérites de ces changements, s’est malgré tout vite retrouvé « fort dépourvu » face au succès de la mobilisation que j’ai lancée !

Ce constat, bien que tardif après un silence estival quasi hivernal de la part de la majorité actuelle, rejoint celui que j’ai fait – depuis bien longtemps – aux côtés des Aulnaysiens ainsi que de bon nombre d’acteurs de la société civile. Mieux vaut tard que jamais !

En réagissant ainsi, le Maire admet donc que le tout omnibus n’est finalement pas acceptable. Il cherche à rectifier ses erreurs et à convaincre ses amis socialistes à la tête de la Région.

Enfin, je trouve étonnant qu’il faille organiser des pétitions pour que le Maire prenne enfin en compte les attentes des usagers alors que celles-ci relevaient du bon sens et auraient pu être anticipées.

Quoi qu’il en soit, il s’agit là d’une première et importante victoire. Ainsi, notre action a démontré qu’un rassemblement est possible au delà des clivages partisans dès lors qu’il s’agit de défendre les intérêts de notre ville et de ses habitants.

La mobilisation doit se poursuivre afin de s’assurer que les récents courriers – fussent-ils de nature électorale – ne restent pas de simples lettres mortes. Il nous faut maintenir la pression pour que la Région revienne sur cette décision.

Je reste, avec mon équipe, totalement mobilisé dans ce combat pour remettre Aulnay sur la bonne voie.

Source : communiqué de Jacques Chaussat, conseiller municipal et conseiller général UDI

Seine-Saint-Denis : Stéphane Troussel critiqué par la Droite et le Centre

TRoussel_93La droite départementale a la dent dure avec Stéphane Troussel. Pour Jean-Michel Bluteau, président du groupe UMP, l’homme fort de l’assemblée est « sectaire, partisan et méprisant ». Le conseiller général de Villemomble, dénonce le financement de projets dans les villes « proches politiquement ». « Le conseil général a subventionné une école à Pierrefitte et une piscine à Clichy alors que ce n’est pas ses compétences, s’insurge-t-il. Pour notre conservatoire à Villemomble, nous n’avons rien eu. Dans le même esprit partisan, Stéphane Troussel a toujours refusé de voter un vœu que nous proposions sur le Grand Paris. » Le président du conseil général rappelle que les engagements pour Pierrefitte et Clichy-sous-Bois avaient été pris avant le moratoire (NDLR : décision prise en janvier 2012 qui suspend toute aide à l’investissement de communes).

Du côté de l’UDI, Stéphane Salini se dit « déçu ». « Il est certes arrivé après un vieux briscard de la politique mais les habits sont trop larges pour lui. Il n’a pas su imposer sa légitimité même au sein de son propre camp », tacle le centriste qui pointe « une gestion à la petite semaine, sans ambition, sans prospective. « Je l’appelle Monsieur + d’impôts et – de services, poursuit l’élu. Pour le reste il est dans une posture politicienne. Aujourd’hui, il pense davantage à La Courneuve qu’au département. »

Au Front de gauche, malgré la fronde budgétaire (huit élus du groupe, dont trois vice-présidents, ont voté contre le budget 2013 qui est passé de justesse), on est plus clément. « Par rapport à la période Bartolone, il y a eu des efforts importants pour mieux nous associer à la construction commune de la politique départementale », reconnaît Pierre Laporte, le président du groupe. Très vite, le conseiller général pointe les efforts insuffisants du gouvernement, pourtant socialiste, en direction de la Seine-Saint-Denis. « Nous avons reçu quelques dizaines de millions d’euros alors qu’il nous en faudrait plusieurs centaines. Et on ne parle plus de la dette de l’Etat relative aux non-compensations sur les allocations de solidarité dont Bartolone réclamait le remboursement. Du coup, notre situation financière est plus grave que dans les années Sarkozy. »

Source : Le Parisien du 04/09/2013