Archives de Catégorie: Santé
La consommation de drogue dure à Aulnay-sous-Bois aurait explosé
La scène d’Aulnay/Sevran s’est implantée sur une zone urbaine prioritaire avec quatre cités dont certaines abritent des trafics de cannabis, cocaïne et héroïne, de grands espaces verts (parcs, parties communes de l’hôpital Ballanger), des terrains vagues, des bâtiments et des parkings désaffectés.
Ce secteur, qui était réputé pour abriter trafic et consommation d’héroïne dès le début des années 1980, s’était fait oublier au cours des années 1990. C’est courant 2005 que l’association Safe a remarqué une augmentation des seringues distribuées par l’automate implanté sur ce territoire. Une étude exploratoire confirma la constitution d’une scène d’injection de cocaïne et la décision fut prise d’implanter un Caarud (géré par Safe puis par Aurore) dans l’enceinte de l’hôpital. Depuis, la situation s’est amplifiée: le nombre d’usagers a largement augmenté, de nouveaux trafics se sont implantés dans les cités avoisinantes et à partir de 2009, l’héroïne a refait son apparition, gagnant du terrain depuis. En 2013, la scène a attiré le regard de la presse locale suite à un accident d’exposition au sang dans une école d’Aulnay. Et encore plus en 2018 quand, sous la pression de la mairie, l’ARS a décidé de supprimer les distributeurs de seringues à proximité du Caarud à titre «expérimental» pour une durée de trois mois! Finalement devant les protestations des associations, «l’expérience» n’a duré qu’un mois.
Source et article complet : vih.org
Saturée, la gériatrie de l’hôpital Ballanger à Aulnay-sous-Bois en grève
Dénonçant un manque d’infirmiers sur deux unités de 24 et 28 lits, les syndicats veulent des embauches. Le directeur de l’ARS s’est déplacé ce mardi.
Après les urgences, le service de gériatrie de l’hôpital Robert-Ballanger, à Aulnay-sous-Bois, est en grève. En cause : « Un manque cruel d’infirmiers, qui met en danger les patients », résume Patrice Vétéran, délégué syndical CGT. Cette grève reconductible coïncide avec la venue, ce mardi après-midi, du directeur de l’Agence régionale de santé (ARS) à l’hôpital Robert-Ballanger.
Sont concernés : le service des soins de suite et de réadaptation (SSR) et celui de court séjour, soit 24 et 28 lits. « La tension est à son comble depuis des semaines, assure le syndicaliste. Samedi dernier, par exemple, il n’y avait pas d’infirmiers en SSR — alors que c’est un service qui nécessite une prise en charge importante des patients ! » Selon les mécontents, la direction de l’établissement « ne prend pas la mesure du problème ».
La CGT tacle le plan hôpital du gouvernement
Ce qu’ils demandent? « A minima une infirmière de plus sur l’unité de court séjour, ainsi qu’un renfort de nuit en SSR et court séjour », dit la CGT. Qui, au passage, tacle le plan hôpital du gouvernement. Celui-ci prévoit des primes pour certains agents, la reprise d’un tiers de la dette des hôpitaux et 1,5 Mds€ sur trois ans. « Un pansement, déplore Patrice Vétéran. Attribuer des primes à certains, et pas à d’autres, cela va diviser! »
Source et article complet : Le Parisien
Colloque sur la contamination par l’amiante du CMMP d’Aulnay-sous-Bois à Aubervilliers
En 1990, une petite usine de broyage de minerais située au coeur d’un quartier pavillonnaire, à Aulnay-sous-Bois Seine-Saint-Denis, cesse ses activités. Quelques années plus tard, un riverain, Pierre Léonard, âgé de 49 ans, décède d’un mésothéliome, un cancer de la plèvre dû à l’amiante. Sa soeur et son beau-frère, Nicole et Gérard Voide, parviennent à identifier la responsabilité du du Comptoir des Minéraux et matières premières (CMMP) et d’autres victimes. Ils alertent alors dès 1998 les pouvoirs publics et les autorités sanitaires, revendiquant notamment la sécurisation du site, sa déconstruction et dépollution des sols, la recherche de toutes les personnes exposées et la mise en place d’un dispositif de suivi médical et social.L’hôpital Ballanger à Aulnay-sous-bois possède une unité pour aider les femmes battues à soigner leurs traumatismes
À l’hôpital d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, une unité spécialisée soigne les traumas des femmes victimes de violences conjugales pour les aider à « ne plus se sentir coupable » et à « retrouver leur féminité ».
« J’ai vécu 30 années de calvaire, ça fait deux ans que j’ai été sauvée d’un presque féminicide et me voici devant vous, résiliente et militante », lance Lynda au groupe de parole, installé à l’hôpital Robert-Ballanger.
Une fois par mois, des femmes aux profils différents se retrouvent au sein de l’Unité spécialisée d’accompagnement du psychotraumatisme (Usap) pour « poser des mots sur les maux », explique une fonctionnaire de police victime de trois compagnons violents.
Ce jour-là, en écho au Grenelle contre les violences conjugales, 18 femmes partagent leurs récits autour d’une table sur laquelle une boîte de mouchoirs côtoie une théière encore fumante et des madeleines.« Mon mari m’a dit « si tu vas voir la police, tu ne seras plus ma femme et ce n’est pas une gifle qui fait de moi un homme violent« », raconte Ariane.
Source et article complet : Ouest France
A Aulnay-sous-Bois, les élèves autistes trouvent leur place au collège
Six jeunes vont pouvoir suivre des cours dans leur propre classe, tout en partageant des temps de vie scolaire avec les autres élèves.
En passant devant la classe, on ne remarque pas tout de suite la différence. Il faut y pénétrer pour voir les changements, comme ces bureaux individualisés placés contre les murs, afin de permettre aux enfants de travailler au calme, et de limiter leurs stimuli sensoriels. Ou cette table ronde autour de laquelle ils peuvent réfléchir en groupe.
Ce lundi matin, Boubakar, Adam, Rafi et leurs camarades ont fait leur rentrée en 6e au collège Le Parc d’Aulnay-sous-Bois. Ils intègrent la première Unité d’enseignement externalisée pour enfants souffrant de troubles du spectre autistique (UEEA) ouverte en France dans l’enseignement secondaire.
Cantine et récréation avec les autres élèves
Grâce à ce dispositif, ces six adolescents vont pouvoir suivre leur scolarité dans un collège classique. Si le conseil départemental de Seine-Saint-Denis a réalisé quelques aménagements pour qu’ils aient leurs propres locaux, ils partageront leur repas à la cantine et leur récréation avec les autres élèves.
Source et article complet : Le Parisien
Les médecins de Ballanger à Aulnay-sous-Bois craignent une rupture de stocks de médicaments
La situation financière de l’établissement est critique, les impayés se multiplient. Les médecins s’inquiètent notamment d’un risque de pénurie de médicaments.
L’hôpital Robert-Ballanger va-t-il bientôt manquer de médicaments ? Dans une lettre adressée au directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS), quatre-vingts médecins, dont l’ensemble des chefs de service, sur les quelque 300 que compte l’établissement à Aulnay-sous-Bois, s’inquiètent de la multiplication des impayés.
« Les ruptures de stock constituent une réelle menace, s’alarme Bernadette Coret-Houbart, chef du service pharmacie depuis neuf ans. Toutes les références sont concernées. Jusqu’à présent, les patients, ou les médecins, ont toujours eu les médicaments dont ils avaient besoin. »
Les biologistes du laboratoire d’analyses médicales craignent que certains examens de routine ne puissent plus être réalisés. Comme l’ionogramme sanguin, l’un des plus couramment demandés par les médecins, qui vise à surveiller l’équilibre de l’organisme.
« Nous passons notre journée au téléphone pour négocier »
Pour ne pas manquer de médicaments, les médecins harcèlent les laboratoires, demandent à la direction un paiement prioritaire pour libérer en partie une commande, se tournent vers d’autres fournisseurs pour obtenir des produits équivalents à des prix plus élevés, en attendant de régler le premier… « Nous passons notre journée au téléphone pour négocier. Nous en sommes presque à nous prostituer, ironise un médecin, désabusé. Un jour, ça va craquer. » L’ARS, qui a pris connaissance du contenu de la lettre, dit « avoir conscience des inquiétudes exprimées » par le corps médical.
Source et article complet : Le Parisien
En Ile-de-France, chaque année, 2650 personnes découvrent leur séropositivité
La propagation du VIH reste préoccupante en Ile-de-France. Pour y remédier, l’agence régionale de santé multiplie les initiatives, comme la 1e semaine de dépistage, qui débute ce mardi.
L’idée de la 1re Semaine régionale de dépistage du virus de l’immunodéficience humaine (VIH), responsable de l’apparition du sida, organisée du 11 au 15 juin, est partie d’un constat. Triste, mais implacable. « L’épidémie résiste au niveau local. Les campagnes nationales ne suffisent pas, indique Aurélien Rousseau, le directeur général de l’Agence régionale de Santé (ARS). Au regard de la situation en Ile-de-France, il y a vraiment du sens à organiser cette semaine de dépistage. ».
Source et article complet : Le Parisien
Les urgences de l’hôpital Ballanger à Aulnay-sous-Bois au bord de l’asphyxie
À Aulnay-sous-Bois, les urgences de l’hôpital Ballanger ont dû refuser des patients samedi soir dernier. Pourtant, l’établissement est l’un des plus importants de la région, mais depuis des mois, ses urgences tournent avec seulement la moitié des médecins prévus normalement.
Pour les urgences, vous êtes priés de vous adresser ailleurs. Samedi 18 mai au soir, c’était la consigne de la direction de l’hôpital aux services de secours : orienter les malades dans d’autres établissements. Cette pratique s’appelle le délestage. Face au sous-effectif des soignants, les syndicats sont résignés.
« Pour nos patients dans nos urgences, c’est le délai d’attente qui s’allonge. Aussi les questions d’insécurité, parce que comment faire le tri du patient s’il n’y a plus de médecins pour faire cette évaluation d’emblée, cela peut générer des insécurités et des accidents », explique Patrice Vétéran, CGT membre du CHSCT de l’hôpital Robert Ballanger.
Moitié des effectifs manquants
La nuit, un seul docteur assure la garde, mais il en faudrait au moins deux. Au total, 13 médecins manquent à l’appel au sein de l’hôpital Ballanger, soit pratiquement la moitié des effectifs sans compter l’absence totale d’internes.
« Aujourd’hui, des recrutements sont en cours. Les postes sont publiés, nous faisons appel à l’intérim et aux médecins vacataires des autres établissements. Mais viennent aussi compléter les effectifs médicaux avec le recours aux internes qui sont affectés sur d’autres établissements et au recrutement de médecins étrangers. Donc incessamment sous peu, la situation devrait s’améliorer », affirme Catherine Leguay Portada, directrice déléguée de l’hôpital Robert Ballanger.
« On met la population en danger »
Conçues pour 40.000 passages par an, les urgences en ont reçu presque le double l’année dernière. Côté Samu, on craint un effet domino. L’hôpital d’Aulnay-sous-Bois est un des plus importants d’Île-de-France, il est référent pour l’aéroport de Roissy et la prison de Villepinte.
« On met la population en danger parce que c’est un hôpital qui est dans une zone difficile où déjà, la démographie médicale est très tendue et pour une partie de la population, le seul recours reste l’hôpital. S’il n’est plus disponible, il n’y a plus rien », indique Christophe Prudhomme, médecin urgentiste et délégué CGT (Samu 93).
Pendant 6 mois encore la direction envisage d’autres délestages en attendant de pouvoir recruter.
Source : France3-regions

