Archives de Catégorie: Syndicats
La CGT SOPROREAL à Aulnay-sous-Bois ne veut pas du Super Ouvrier !
Au CSE du 25 juin, une question a fait l’objet d’un débat houleux : le changement de format est-il inscrit dans la fiche de poste de l’opérateur de conditionnement ?
NON, cette compétence technique ne l’est pas mais la Direction veut essayer de le faire croire et interprète dans son intérêt la définition de la fiche de poste qui est appliquée depuis 20 ans au sein de notre usine.
« Performance afin d’atteindre les objectifs de production (temps de changement, amélioration du TMBF…).
Pas de changement de format sur notre fiche de poste !
Cette compétence fait partie intégrante du métier de technicien de production niveau BTS (coefficient 225 à 275) avec un salaire de base allant de 2374 € à 2790 € brut ; rien à voir avec le niveau de qualification d’un opérateur (coefficient 160 à 190) et salaire allant de 1834 € à 2083 brut.
La Direction a donc le projet de transférer des missions du métier de technicien dans celles du métier d’opérateur de conditionnement : le changement de format, les réglages… mais sans évidemment attribuer le niveau de salaire de base du technicien… juste une augmentation de 2% …. C’est l’évolution normale selon la Direction !! Ben voyons !!!
Pour nous CGT, c’est une opposition ferme et définitive et nous disons immédiatement à tous nos collègues opérateurs de conditionnement de ne pas rentrer dans cet engrenage qui n’est ni plus ni moins qu’une escroquerie !
Pour s’en persuader, il suffit juste de se demander ce que cette compétence supplémentaire peut nous apporter comme intérêts tant dans le travail que financièrement ?
Facile à comprendre : encore de la charge de travail, des responsabilités, de la pression, des contraintes et tout çà sans reconnaissance financière !
La CGT a demandé à la Direction de réévaluer la grille de salaire complètement obsolète avant d’ envisager des évolutions dans le métier d’opérateur !
La réévaluation de la grille de salaire des coefficients d’opérateurs de conditionnement ferait évoluer automatiquement toutes les autres grilles et donc toutes les classifications métiers, c’est la voie qu’il faut prendre !
De plus, cette réforme des grilles de classification et de salaire n’a jamais été entreprise, une terrible aberration étant donné l’augmentation du coût de la vie.
Les anciens n’ont jamais eu le salaire qu’ils méritent et eux aussi devront avoir des réévaluations de salaire de plusieurs centaines d’euros !
Les salariés doivent bien comprendre ce qui se joue ; si la Direction arrive à appliquer son projet, c’est purement et simplement la fin des métiers et la création de celui unique du SUPER OUVRIER, poly-compétent, polyvalent avec une régression des niveaux de salaire de tous les métiers. Les courses au supermarché ne se paient pas avec un coefficient mais avec du salaire !
Cela induirait aussi une charge de travail monumentale pour tous les ouvriers qui ne s’arrêteront jamais de « charbonner », seront surveillés à tout instant de leur journée et au bout du compte, épuisés, seront jetés car improductifs et malades !
Les ouvriers ne sont pas les bonnes à tout faire, payés au lance pierres ! La CGT portera ces revendications devant la Direction et selon leur réponse nous vous aviserons de la marche à suivre !
Source : Communiqué CGT SOPROREAL
Victoire d’Ahmed Berrahal, syndicaliste CGT de la RATP originaire des 3000 à Aulnay-sous-Bois
La vie d’un syndicaliste est faite de combats. Salaires, retraites, conditions de travail mais aussi lutte contre le harcèlement sexuel dans l’entreprise. Et aussi surprenant que cela puisse être, c’est sur ce point que l’élu CGT, Ahmed Berrahal se voit faire des reproches par sa direction. “Là où on devrait me donner une “médaille” pour dénoncer de tels actes, on cherche à me licencier ! ”
Elu référent contre le harcèlement et les violences sexistes, il dénonce, depuis plusieurs années, les propos déplacés, insultes ou agressions sexuelles contre les femmes de la RATP. Des actes qui font tache pour l’entreprise qui a commencé à se féminiser depuis quelques années. Au sein de l’entreprise publique de transports, on préfère “détourner le regard” plutôt que d’affronter la réalité.
Source et article complet : Le Courrier de l’Atlas
Pass sanitaire : Force Ouvrière Aulnay-sous-Bois dit non aux sanctions disciplinaires
Le projet de loi relatif à la gestion de la crise sanitaire, validé par la commission mixte paritaire, a été voté par le parlement le 25 juillet dernier. Le conseil constitutionnel rendra son avis le 5 aout prochain.
Pass sanitaire, vaccination, sanctions, etc…
Cette cacophonie gouvernementale n’est pas nouvelle, elle restera le marqueur de cette crise sanitaire que nous traversons depuis février 2020! Les masques étaient d’abord inutiles, puis obligatoires, ensuite ce fut la même histoire pour les tests PCR.
La gestion des vaccins a aussi été chaotique , introuvables hier et indispensables, voir obligatoires demain.
Ainsi, les agents du Mad et du Siad, les personnels de santé et ceux qui exercent dans les lieux recevant du public seront dans l’obligation de fournir un Pass sanitaire, en réciprocité de la demande faite aux usagers de ces lieux.
Force Ouvrière des Communaux d’Aulnay-sous-Bois n’accepte pas le piège de la division entre vaccinés et non vaccinés. Pour notre syndicat, la volonté de sanctionner des agents non vaccinés, est totalement inacceptable ! Suspendre les personnels, ne plus les rémunérer ou rompre des CDD est totalement injustifiable.
Pourtant, le gouvernement annonce que 40 millions de français sont déjà vaccinés avec une première dose et qu’au rythme actuel, l’ensemble de la population adulte, estimée à 52 millions de personnes pourrait être vacciné, à la date du 19 novembre 2021. (Source Covid Tracker).
Cela démontre que l’incitation suffisait largement.
Si cette loi devait être promulguée en l’état, elle remettrait en cause le statut général des fonctionnaires, le droit à la rémunération, mais également les sanctions disciplinaires.
Rien ne justifie cela !
Force Ouvrière ne cultive pas l’ambigüité !
Nous rejetons toutes sanctions envers les fonctionnaires, agents publics et salariés et revendiquons l’abrogation de ce projet de Loi.
Le syndicat Force Ouvrière des Communaux d’Aulnay-sous-Bois refuse que ce projet de loi vienne modifier les garanties du Statut général des fonctionnaires.
Source : Force Ouvrière
Lettre de pétition des agents du service jeunesse à Aulnay-sous-Bois
Les agents du service Jeunesse se sont réunis en Assemblée Générale suite au projet d’externalisation de leur service Lors de cette assemblée, il a été décidé de revendiquer :
- Le refus total du projet d’externalisation
- Les raisons de ce projet n’ont aucunement été avancées.
- Aucune concertation avec les agents du service Jeunesse n’a été organisée, ce qui a entraîné une grande incertitude professionnelle chez ceux-ci.
- Le rejet de la fusion des services Éducation et Jeunesse opérée ces dernières années
Après tant d’années de fusion, les agents du service Jeunesse n’ont pas constaté l’utilité de cette fusion, le constat des agents est simple :- Peu de transversalité, voir aucune transversalité entre les deux services.
- Aucune communication entre les agents des deux services.
- Un circuit administratif qui semble s’être rallongé avec la validation par la direction de l’Éducation.
- Le Retour à un service Jeunesse autonome
C’est pour cela que Force Ouvrière soutient le combat des agents du service Jeunesse qui demandent :- Un service Jeunesse « indépendant » du service de l’Éducation, qui soit acteur et force de propositions.
- La création de deux lignes budgétaires en direction des structures jeunesse, l’une consacrée à la mise en place de séjours, et la deuxième à la mise en place de projets de structure.
- Des salaires plus élevés pour les agents saisonniers.
Ils réclament aussi la mise en place d’un accompagnement personnalisé pour le changement de service des agents qui souhaitent donner un nouvel élan à leur carrière.
Nous vous demandons à être reçus le plus rapidement possible en délégation.
Veuillez recevoir, Monsieur le Maire, l’expression de notre haute considération.
Source : Syndicat Force Ouvrière
La CGT 93 dénonce le comportement de MA France et le risque de fermeture du site à Aulnay-sous-Bois
MA France continue de vouloir déménager l’usine d’Aulnay,tout en racontant que l’emploi ne serait pas menacé. Une usine sans outils et avec des emplois assurés, et il faudrait les croire sur parole! Les patrons ne doute de rien! Mobilisation ! Une mobilisation est prévue ce samedi devant l’usine.
Source : CGT 93
SOPROREAL Aulnay-sous-Bois : volontaire un jour, volontaire toujours
Au CSE du 21 juin la Direction nous a informés de son projet de recourir à des heures supplémentaires pour le personnel travaillant en fabrication, et ce pour une durée de 3 mois : en semaine de 5h à 6h le matin, de 20h à 22h l’après-midi et le
samedi matin, la nuit du 13 au 14 juillet et le 14 juillet.
Ce recours à des heures supplémentaires caractérise un échec cuisant de la Direction à organiser correctement l’activité de l’usine et son manque d’anticipation.
Ces heures supplémentaires vont dégrader encore plus les conditions de travail : en premier lieu celles des fabricants mais par la suite de toutes les autres corporations, qualité, conditionnement, flux, etc..
C’est un engrenage dans lequel il ne faudrait surtout pas rentrer car cette situation dite exceptionnelle se reproduira inéluctablement et ce pour de multiples raisons dont celle que la Direction ne voudra jamais régler : le manque d’effectifs !
Pour nous CGT, ces heures supplémentaires auraient pu être évitées si la Direction n’avait pas fait partir la majorité des fabricants ; ainsi, il aurait été possible de réactiver l’équipe de nuit de fabrication plutôt que de faire un bricolage avec deux
ex-fabricants de nuit passés au conditionnement malgré eux, un opérateur de conditionnement polyvalent et des intérimaires : lamentable !
La Direction n’avait plus d’autres choix que de demander des heures supplémentaires et utilise toujours le même appât « l’argent » pour attirer des volontaires. Il faut préciser que le volontariat n’en est pas vraiment un : les intérimaires sont volontaires d’office et les titulaires qui l’acceptent une première fois intègrent systématiquement l’équipe de confiance dévouée à vie !
Sur l’aspect financier, ces heures sont payées au rabais : un comble par rapport à l’effort fourni ! La Direction pourrait au moins considérer que ce sacrifice mériterait d’être payé double, soit à 200% ; cela serait possible si les salariés titulaires refusaient de les faire à ce tarif minimum…. dommage on pourrait les négocier !!!
Nous vous le disons : accepter ce projet serait une erreur fondamentale et n’inciterait pas du tout la Direction à régler les problèmes d’organisation, de ressources humaines, de compétences ; bien au contraire, à chaque fois qu’elle aurait des difficultés à honorer ses commandes, elle se servirait de son joker, l’augmentation du temps de travail.
Au bout du compte, nous les salariés y perdrions beaucoup, d’abord notre santé mais aussi la possibilité de créer un rapport de force pour revendiquer des augmentations de salaire (200 euros), des renforts d’effectifs (20 CDI) et de meilleures conditions de travail !
Pour ces raisons votre syndicat CGT s’oppose fermement à ce recours à des heures supplémentaires et a donné un avis défavorable au CSE ; le syndicat associé de la Direction la CGC a, lui, donné un avis favorable et compte utiliser ce moyen pour
d’autres secteurs !
Méfiez-vous de ces gens qui incitent à vous faire travailler plus longtemps car aucun d’entre eux ne sera volontaire pour le faire ; ils sont simplement spectateurs comme d’habitude, c’est bien plus facile !
Pour nous CGT, il est hors de question de faire subir aux autres ce que l’on n’aimerait pas subir nous-mêmes et nous préférerons toujours œuvrer pour augmenter les salaires sans travailler plus !
Ne vous laissez pas entraîner dans ce processus ; restons unis et nous gagnerons ensemble les combats futurs !
Source : CGT SOPROREAL Aulnay-sous-Bois
la CGT 93 obtient la suspension de la décision du Préfet de faire ouvrir les magasins le dimanche en Seine-Saint-Denis
Le Préfet de la Seine-Saint-Denis avait donné son feu vert pour ouvrir les commerces le dimanche afin de relancer l’économie. La CGT 93 avait alors attaqué cette décision en référé et vient d’obtenir la bénédiction du tribunal de Montreuil : la décision est ainsi cassée, les magasins qui sont d’habitude fermés le dimanche le seront également ce dernier dimanche de juin.
CGT SOPROREAL à Aulnay-sous-Bois : la croyance Pulse !
Depuis des années le groupe l’Oréal a mis en place une enquête de satisfaction « PULSE ».
La participation des salariés à cette enquête, pour rappel, doit être anonyme et sur la base du volontariat.
Mais cela n’est pas le cas. Une pression hiérarchique est mise sur le personnel pour l’inciter à y répondre ; la Direction de Soproréal a un seul but : obtenir un taux de participation élevé pour montrer aux dirigeants du Groupe que l’usine est bien gérée et les salariés satisfaits de leur sort !
Les salariés qui y participent et croient que leurs opinions, leurs ressentis sont pris en compte, ont-ils constaté une amélioration dans leurs conditions de travail ou une reconnaissance de leur engagement ? NON, leurs conditions de travail se sont détériorées, dégradées : charge de travail toujours plus importante, une pression de plus en plus forte, un climat anxiogène et une dérive autoritaire !
Concrètement quel est le bilan de PULSE ?
Le seul retour de l’enquête PULSE se limite à des réunions et des présentations PowerPoint. Cette fiction est très éloignée de la réalité que vivent les salariés au quotidien dans les usines ou centrales et chacun peut le vérifier !
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : un taux d’absentéisme très élevé en production, une augmentation des risques psycho-sociaux toutes catégories socio-professionnelles confondues, des maladies professionnelles en hausse.
LA DEPRIME !
Finalement, le Groupe transmet un bilan de l’enquête PULSE toujours très valorisant à la presse à l‘intention de l’opinion publique et aux salariés. Ainsi nous sommes toujours classés dans les meilleures entreprises en termes de qualité de vie au travail.
La messe est dite !
La Direction n’a jamais eu à faire face à un rejet de son enquête et elle serait très ennuyée si le taux de participation était très bas ; peut-être devrait-elle se remettre en question, écouter les salariés et traiter leurs problèmes.
Votre syndicat CGT vous le dit : PULSE n’a aucun intérêt pour vous Ça ne vous apportera rien. Si vous voulez réellement voir vos conditions de travail s’améliorer, rejoignez-nous. L’union fait la force.
Halte au grand déménagement de MA France Aulnay-sous-Bois ! Les salariés sont déterminés à défendre leur outil de travail
L’équipementier automobile d’Aulnay, spécialiste dans l’emboutissage et le ferrage, est l’un des principaux fournisseurs de PSA et donc du groupe Stellantis. Cette entreprise a contre tout attente, et avec renfort d’agents de sécurité, déménagé la semaine dernière un élément de la ligne de production. Un déménagement qui ne serait que le début d’une opération beaucoup plus conséquente qui viserait à dépouiller la totalité d’une chaîne de production de ses outils industriels.
Une initiative de la direction de MA France qui provoque stupeur et colère des salariés !
En effet, ce grand déménagement s’effectuerait sans aucune information préalable des salariés. La direction avait seulement indiqué les impacts de la nouvelle stratégie de PSA, pour la charge de travail de l’usine de MA France Aulnay, qui risquait de connaître une baisse de ses commandes. Mais de disparition d’une partie de l’outil de production, il n’en a jamais été question ! Ces machines sont l’outil de travail des salariés ! C’est avec cet outil qu’ils comptent continuer à produire pour préserver leurs emplois !
Or il semblerait que cela soit PSA qui souhaiterait récupérer ces machines-outils. Non contente de ne pas respecter un accord qui devait assurer la fourniture de certaines pièces pour des véhicules utilitaires jusqu’en 2026, PSA s’accapare nos éléments de productions : Avec MA France le client est plus que roi ! c’est inadmissible !
La CGT demande en urgence une réunion extraordinaire pour obtenir tous les éléments d’information sur cette tentative de « braquage » d’une ligne de production de l’usine.
La CGT a d’ores et déjà engagé une étude approfondie de l’accord entre MA France et PSA afin d’utiliser tous les leviers permettant de défendre l’outil de travail.
Les salariés vont très prochainement se réunir en Assemblée générale pour décider de la pertinence et du contenu d’un certain nombre d’initiative.
Pour l’emploi, l’usine ne déménagera pas du 9.3 !
Source : CGT
Michel Lefèbvre, militant du POID, fait le point sur la situation de l’hôpital Ballanger en interrogeant deux soignants CGT

Patrice Veteran, secrétaire de la section CGT de l’hôpital Robert Ballanger d’Aulnay et Sylvie Falleyras, infirmière en consultation de chirurgie et militante CGT expose leur expérience de la situation de l’hôpital Robert Ballanger auprès de Michel Lefèbvre, membre du Parti ouvrier indépendant et démocratique qui les a interrogé début mai dernier.
Sylvie Falleyras: Depuis le début de la pandémie, les conditions ont changé. Au début de la pandémie, on a eu davantage de moyens humains. Il n’y avait pas de gants, pas de masques en suffisance. Aujourd’hui le personnel est très fatigué, il y a beaucoup de malades, des démissions, il n’y a plus de remplaçants, plus de renforts. L’état d’esprit, c’est vraiment l’épuisement. On se demande quand ça va se terminer. Nous sommes inquiets sur la fin du confinement. Personnellement je pense que ça va faire comme l’année dernière. Cela va repartir cet hiver. Certes il y a les vaccins, mais beaucoup ne sont pas vaccinés, et il y a les variants.
Patrice Vétéran : Lors de la conférence tenue il y a une quinzaine de jours, nous avons donné un certain nombre de chiffres : 40 postes d’infirmières ne sont pas pourvus à Ballanger. Et autant à Montreuil et Montfermeil. Aucune politique de recrutement et de fidélisation n’a été mise en place. Le gouvernement Macron parle beaucoup d’un « Etat fort » en Seine Saint Denis, mais dans un tract CGT nous parlons davantage » d’un Etat fort en communication « . Aucune mesure prise. Sous le précédent premier ministre E. Philippe, avait été décidée une prime d’activité territoriale. Mais pas pour tous les départements. Et il ne fallait pas dépasser le salaire médian d’Ile de France qui est de 1800€. Certains personnels de santé n’ont pas été éligibles à cette prime, dont les A.S.H. Ce sont les personnels les moins bien payés, ce sont les femmes de ménage pour parler clair. Elles sont près des malades pourtant ! Les autres catégories l’ont perçue de façon inégale, en totalité ou à moitié. C’est une prime de 800€ versée une fois par an au début de l’année. Il y a eu le fameux Ségur de la santé où a été acceptée une augmentation des salaires de 183 euros alors qu’on demandait un minimum de 300 euros. Cela va entraîner le fait qu’avec cette augmentation de 183 €, certains agents vont dépasser le salaire médian et n’auront plus cette prime d’activité territoriale !
D’ici un an ou deux beaucoup d’agents ne seront plus éligibles à la prime de 183€. On a une difficulté dans nos métiers pour fidéliser et rendre l’hôpital attractif. En dehors du métier d’infirmière, le métier d’ASH est le plus important. Elles font la toilette, assurent le déplacement des patients. L’ASH peut rester contractuelle pendant 10 ans pour devenir fonctionnaire. Et ce qui fait l’évolution du salaire, c’est l’avancement d’échelon et il n’y a aucune évolution salariale pour les contractuelles !
Pour rendre attractif l’hôpital public, de surcroît dans le 93, il faut une revalorisation salariale et la mise en stage des contractuels.
Michel Lefevbre : Y-a-t-il eu des fermetures de lits aux urgences pendant la pandémie, comme dans d’autres hôpitaux ?
Patrice Vétéran : Avant la pandémie, le gouvernement avait prévu de fermer des lits, mais avec la crise sanitaire, il est apparu qu’il manquait des lits dans tous les hôpitaux d’Ile de France et en particulier dans le 93. Avec la crise sanitaire, on est passé de ce qu’ils appelaient les COPERMO (« coopération interministérielle ») à un plan de transformation et de modernisation de l’hôpital. On nous parle de lits virtuels, où les lits seraient ouverts en fonction des pandémies puis fermés. Avec quel personnel ? Quel personnel acceptera d’être recruté et licencié le lendemain ? Ils ne veulent pas revenir sur cette politique de fermetures des lits.
100% des lits sont occupés dans le service d’urgence, le personnel épuisé craque. Lors de la première vague, on avait vu arriver pour prêter main forte des personnels venus par exemple d’Occitanie, là où la pression était moindre. Aujourd’hui tous les personnels des hôpitaux vivent la même situation
Et nous avons eu beaucoup de démissions, beaucoup de jeunes, d’élèves qui n’ont pas supporté, en particulier autant de décès en si peu de temps.
Des opérations prévues ont été reportées, mais on ne pourra les reporter indéfiniment. Les opérations prévues pour les cas graves comme le cancer ont été maintenues. Et beaucoup d’agents sont touchés par le COVID.
Michel Lefevbre : Avez-vous estimé à combien il faudrait de créations de postes pour assurer les meilleurs soins à Ballanger ?
Patrice Vétéran On avait envoyé un courrier à l’ARS : au plan national, il faut 100 000 embauches, ce qui équivaut à la création de 50 postes d’ASH et d’infirmières à Ballanger.
Michel Lefevbre : Le POID avance le mot d’ordre de confiscation des 560 milliards d’aides aux entreprises versées aux entreprises, alors que celles-ci continuent à licencier, comme ADPà côté d’ici qui supprime 30 000 postes. Qu’en pensez-vous ?
Patrice Vétéran : Ajoutons Carrefour qui a reçu cet argent ! D’ailleurs, les personnels de Carrefour BeauSevran en face de l’hôpital étaient en grève durant deux samedis d’avril….
Sous Sarkozy et Hollande, et maintenant avec Macron, toutes les lois adoptées organisent le financement des patrons comme Bettencourt (l’Oréal). On est tout à fait d’accord pour confisquer tous ces milliards, réaffecter ces moyens financiers pour les besoins de la population.
On avait proposé à l’ARS, comme nous avons suffisamment de terrains, d’y ouvrir des structures médicales et sociales, accueil des handicapés, jeunes autistes, y implanter pourquoi pas une industrie pharmaceutique. Aucune réponse.
Article mis en forme le 10 juin 2021 par Catherine Medioni

