Archives de Catégorie: Transports
Les Jeux Olympiques de Paris en danger à cause du dossier CDG Express ?
Pour enrichir la visite que vous a faite Monsieur le Président François Hollande le 16 avril 2015, je me permets de vous faire part de mes propositions concernant la candidature de Paris aux JO 2024.
Elles concernent deux composantes de cette candidature : le village olympique et la liaison ferrée directe CDG Express entre l’aéroport Roissy CDG et Paris.
Pour l’implantation du village olympique, le site des deux gares mortes de Chapelle charbon et de Mines serait pertinent car il permettrait de continuer l’urbanisation depuis Paris vers le nord, au-delà du bd périphérique, jusqu’à la nouvelle place du Front Populaire à Saint-Denis .
Concernant la gare Chapelle charbon son aménagement au profit de l’habitat est entravée par le tracé virgule de CDG Express qui devient incompatible avec cette reconversion puisqu’il neutralise en grande partie la surface constructible.
La rectification de ce tracé en limite sud de l’entrepôt Ney permettrait de minimiser cet inconvénient en reportant le terminus des navettes plus à l’est au niveau de la future gare Rosa Parks sur le RER E tout en maintenant le raccordement ferré de l’Evangile qui relie les réseaux nord et est.
Le pôle d’échanges Rosa Parks serait renforcé par deux lignes de tramway : la navette Pont Cardinet vers l’ouest ( connexion ligne 14 ) et le tramway Petite Ceinture jusqu’au niveau de la tour DUO ( 13 ème ) à l’est grâce à la galerie couverte Masséna.
Sur ces aménagements , vous pourriez solliciter l’avis de Monsieur Philippe Bovy , expert en transports,déplacements et mobilité.
Je vous remercie de votre attention et vous prie de bien vouloir accepter,Monsieur le Président , l’expression de ma considération distinguée.
Source : lettre de Jacques Gauthier au CIO
Annexes :
M. Gauthier ajoute :
« Pour loger 15 000 athlètes et leurs accompagnateurs , le village olympique devra réunir près de 3 000 logements ( 2 818 pour les JO de Londres en 2012 ). Si on prend une densité de 200 log/ha qui est celle d’une ville dense , c’est une superficie de 15 ha qui sera nécessaire à la construction du village. Cette surface peut varier en plus ou en moins suivant la hauteur des bâtiments. Comme il faut en région parisienne près de 10 ans pour transformer un terrain en zone habitée , la sélection du site du village olympique doit être faite dès aujourd’hui. L’exemple des Batignolles , choisi en 2005 pour accueillir le village olympique, montre qu’au bout de 10 ans , peu d’immeubles sont occupés , la plupart encore en construction et rien n’a démarré sur la partie ouest du périmètre, celui situé sur la dalle de couverture des voies ferrées de Saint-Lazare.
Si , dans deux ans , à l’été 2017, Paris est sélectionnée pour les JO 2024, il ne restera que 7 ans pour engager le chantier du village olympique ce qui, compte tenu des freins, blocages et immobilismes qui paralysent la France, ne sera pas suffisant pour livrer à temps le village.«
Une journée de chaos hier sur le RER B suite à la grève des Taxis face à UberPOP
La grève des taxis hier a provoqué hier, et ce n’était certainement pas voulu, le chaos sur la ligne RER B reliant la Gare du Nord à l’aéroport Charles-de-Gaulle. Le record d’affluence sur la ligne, quelques incidents de matériel, une chaleur assez lourde bien que supportable ont exaspéré les usagers qui ont fini par envahir la voie en guise de protestation.
Résultats : circulation coupée dans les 2 sens. La reprise des RER n’eut lieu que vers 20h00.
Accessoirement, notons que la colère des Taxis à incité le président François Hollande à vouloir rendre complètement illégal l’usage d’UberPOP dans l’hexagone. Ce petit utilitaire permet de mettre en relation des particuliers pour se faire transporter d’un lieu à un autre, concurrençant les Taxis, bien plus chers…
Forum « La pédagogie au service d’une culture citoyenne de l’eau dans le Grand Paris » le 3 juillet
Un forum est organisé sur l’eau dans le Grand Paris, avec plusieurs ateliers de travail sur le sujet.
De 10h30 à 12h30, Vivacités IdF vous invite à participer aux 4 ateliers co-productifs :
- La Seine et ses ports : des éléments strucutrants de la métropole
- L’accès à l’eau et l’assainissement pour tous : une problématique de développement métropolitain
- Les eaux pluviales et les risques d’inondations : une gestion alternative des vulnérabilités
- La mémoire de l’eau dans la ville durable : questionner le paysage et ses usages
Dans l’après-midi : 2 ateliers d’échange :
- 13h15 – 14h15 « L’éducation à l’environnement donne de la voix à la consultation du public sur l’eau » – animé par Graine IDF
- 14h15 – 15h15 « Le Grand Paris pour les nuls » – animé par Métropop’
Programme complet accessible ici.
Inscription en ligne accessible ici.
Bulletin de la ponctualité STIF du mois d’avril 2015 disponible
Les usagers des transports en commun en Ile-de-France peuvent consulter le bulletin de la ponctualité interactif mensuel, pour le mois d’avril 2015, en cliquant sur cette adresse : http://www.stif.org/IMG/pdf/bpim_avril-2015_ok.pdf
Procédures de remboursement des bus CIF
Suite à la grève qui avait forcement touchée les bus CIF en mai dernier, la compagnie CIF-Keolis met en place une procédure de remboursement pour les usagers concernés, Pour ce faire il y à un formulaire à remplir, vous le trouverez en cliquant sur l’image ci contre, il est à renvoyer au plus tard le 31 juillet (cachet de la poste faisant foi) à cette adresse:
cif-cellule remboursement, 34 rue de Givry-BP4, 77 990 Le Mesnil amelot.
AUCUNE DEMANDE NE SERA PRISE EN COMPTE PASSE CE DELAI.
Ce formulaire est disponible aux points d’information de la gare du vert galant, d’I bus à Roissy, sur le site internet CIF et auprès des conducteurs.
Les remboursements interviendront 50 jours après la date indiquée.
Connaissiez vous le bulletin de la ponctualité interactif mensuel du STIF ?
Si vous prenez souvent les transports en commun, ce bulletin vous intéressera certainement.
La véritable histoire de l’écartement des rails de chemins de fer ?
En ce samedi plutôt chaud nous vous proposons de découvrir l’histoire revisitée de l’écartement des rails des chemins de fer américain en cliquant sur l’image ci-contre.
Insolite, nous n’avons pas vérifié la véracité de cette information qui parait tellement grossière qu’elle en est peu crédible. en tout cas, ça peut nous faire réfléchir.
Information proposée par Andrée Diot
Après le Fret, la SNCF veut-elle tuer les trains Intercités ?
Alors que l’écologie devrait selon toute vraisemblance être un axe majeur dans le développement et l’aménagement du territoire, nous apprenons que la SNCF étudie la possibilité de remplacer des trains Intercités (reliant plusieurs villes de province) par des autocars, bien plus polluants.
Un déficit de plusieurs centaines de millions d’euros
Les trains Intercités permettent de relier des villes comme Saint-Quentin à Maubeuge, ou Hirson à Metz, voire Caen à Tours. L’essentiel de l’activité se trouvant en Ile-de-France, à proximité de Paris, inutile de préciser que la fréquentation de ces lignes est loin d’être optimale. Le coût et également quelques problèmes de fiabilité finissent par décourager les potentiels Clients de ces lignes ferroviaires.
Un groupe d’élus et d’experts, sous la direction du député Socialiste Philippe Duron, préconise ainsi de supprimer plusieurs lignes ainsi qu’une grande partie des trains de nuit pour utiliser à la place des autocars. Ces autocars, bien plus polluants, sont en effet moins couteux à entretenir. Le réseau autoroutier privé (Sanef, Vinci…) serait utilisé, autant dire que cette décision pourrait faire plaisir aux actionnaires de ces sociétés d’autoroute.
Le réseau ferré français est quasi-exclusivement géré par RFF (Réseau Ferré de France) et exploité par la SNCF (position de quasi-monopole).
Le réseau ferré français de plus en plus menacé
A la différence de nos voisins Allemands de leurs 40 000 km de voies ferrées, le réseau français n’a cessé de se contracter depuis des décennies, avec un réseau exploitable de moins de 30 000 km. Alors que le Fret Allemand semble en constante progression (il est également bien en point dans de nombreux pays européen), le transport ferroviaire français est en déclin et est très déficitaire. La majorité du réseau est utilisé pour le transport de voyageurs.
Jusqu’en 1937, les voies ferrées étaient gérées par des compagnies privées. L’âge d’or a pris fin par la soudaine décision de nationaliser ces voies et de créer une société de toute pièce appelée SNCF. Depuis, la politique nationale a été de supprimer des voies ferrées pour développer le transport routier. De nombreuses lignes ont ainsi été fermées. On peut citer par exemple :
- La ligne reliant Crepy-en-Valois à Creil en passant par Senlis
- La ligne reliant Roye à Cambrai en passant par Peronne
- La ligne reliant Chartres à Massy en passant par Gallardon
Tout d’abord, ce furent les transports de voyageurs, puis vinrent l’arrêt total du transport de Fret. En 2007, avec la décision de la SNCF de supprimer ce que l’on appelle les Wagons uniques (entreprises ne nécessitant qu’un wagon par semaine), plusieurs entreprises françaises ont été contraintes de se tourner vers le transport routier. Des dépôts de gaz, ravitaillés avant le le Fer, utilise maintenant la route pour stocker leur matière dangereuse, avec tous les risques que nous connaissons.
La suppression des lignes Intercités semble donc s’inscrire dans une sorte de continuité.
RFF préfère supprimer des lignes plutôt que de laisser la concurrent les exploiter
Au hasard de mes lecteurs sur le Net, je me suis arrêté sur une troublante histoire ou des Coop française (stockage / transport de produits céréaliers) alerte sur la fermeture des voies capillaires (voies secondaires à faible utilisation). Alors que la concurrence (on peut citer Colas Rail) estime à 300 000 € la remise en état et l’entretien des voies, RFF estime de son côté le coût à… 6 millions d’euros !
Certaines voies ont été fermées et ce malgré la protestation des élus, des usines ou exploitations agricoles et la volonté de certaines sociétés privées de maintenir les voies ferrées. RFF / SNCF ont même refusé à des entreprises de se relier à des voies capillaires en prétextant que celles-ci n’étaient plus aux normes et qu’elles étaient vouées à disparaitre.
Avec la fin de l’éco-taxe, la route apparaît comme la priorité du gouvernement
Les beaux discours sur l’écologie et le développement durables n’ont finalement eu qu’un effet très minime sur l’aménagement du territoire : la fin de l’éco-taxe, la construction / optimisation de nouvelles portions routières, l’abandon de lignes de fret, la fin programmée des liaisons Intercités semblent s’inscrire dans une volonté plus globale de s’appuyer quasi-exlusivement sur le réseau routier. Cela a plusieurs avantages :
- Les sociétés d’autoroute voient le trafic ainsi augmenter
- La consommation en carburant est de fait en augmentation (TIPP)
- L’industrie automobile bénéficie d’une usure plus rapide du parc, et donc d’un renouvellement de pièces ou véhicules plus fréquent
Du côté sombre de ce tableau, on peut s’attendre à une augmentation de l’impact carbone, à l’heure où plusieurs pays tentent de se mettre d’accord pour réduire cet impact sur l’environnement. Etrangement, cela ne semble pas émouvoir les écologistes, pourtant si prompts à réagir sur d’autres sujets.
Actualités lignes bus CIF
Après le bébloquage du dépôt des bus CIF de Tremblay en France, voici l’état du réseau de Tremblay, Villepinte, Sevran, Aulnay, Blanc-Mesnil :
Le trafic est NORMAL sur les lignes 15, 39, 44, 45, 93 et 349
LIGNE 43: trafic quasi normal.
comme toujours, la rédaction vous tiendra informée de l’évolution du réseau.



