Archives de Catégorie: Urbanisme

Urbanisme et circulation, réponse des candidats à Aulnay-sous-Bois aux questions d’Aulnay Environnement

Nous n’avons reçu que deux réponses à notre questionnaire. La liste du maire sortant, fidèle à son esprit de dialogue, n’a pas daigné répondre à notre attente citoyenne. Nous avons fait de notre mieux pour trouver dans le programme ce qui pouvait plus ou moins correspondre à notre questionnaire, la logique étant très différente et toute verticale. Dans ce programme, les Conseils de Quartier et la démocratie participative n’existent pas. On propose des plates-formes pour répondre aux questions, mais la notion de proposition citoyenne et de co-construction est étrangère au mode de pensée de la liste « protéger Aulnay ».

1/URBANISME : quelles mesures comptez-vous prendre pour co-construire la ville avec les habitants ?

Attente citoyenne LA DÉMOCRATIE

REPRÉSENTATIVE

Cheickh NGUETTE

AULNAY RASSEMBLÉE

Oussouf SIBY

PROTÉGER AULNAY

Bruno BESCHIZZA

Publicité des permis de construire sur internet Oui oui Néant
Limitation de la taille des nouveaux immeubles, avec un respect d’une zone effective en « pleine terre » Oui Privilégier les petits immeubles en appliquant le PLUI , respect de 40 % laissés en terre végétale. Refus d’immeubles dans le tissu pavillonnaire.
Négociation avec les promoteurs pour saisir les opportunités d’élargir des trottoirs trop étroits  Oui Négocier pour un retrait avec si possible une zone de plantations. Néant
Pourcentage de logements sociaux pour éviter les effets de ghetto Répartition équilibrée du logement social pour éviter les phénomènes de ghetto et permettre un meilleur partage des équipements publics. Privilégier la mixité sociale avec 20 % de logements sociaux dans les nouvelles constructions privées. Néant
Respect du patrimoine ancien et réhabilitation de l’existant Privilégier la réhabilitation et la valorisation du patrimoine plutôt que la démolition. Stop au bétonnage, oui à la réhabilitation (Ferme du Vieux Pays, Gainville, maisons de caractère …). Étendre la protection des bâtisses remarquables, plan de rénovation de la Ferme du Vieux Pays, des maisons Gainville, Feininger et soutien à celle de Princet.
Fin des parkings à 2 niveaux pour cesser de rabattre la nappe phréatique vers le voisinage (parkings en rez-de chaussée) Oui Privilégier les parkings

en rez-de-chaussée et parkings à 1 niveau. Voir les possibilités de parking en silo dans les nouvelles zones de construction.

Néant
Augmentation des effectifs de la police de l’urbanisme et large ouverture du service au public Oui, pour améliorer le contrôle des chantiers Oui, avec accès au service sur des plages horaires beaucoup plus étendues. Renforcer la police de l’urbanisme pour lutter contre les marchands de sommeil.
Respect du règlement (obligation des clôtures végétales, plantation d’arbres, lutte contre l’imperméabilisation) Oui, pour une ville plus verte, plus fraîche et plus durable. Oui pour imposer les plantations en terre végétale mais difficile d’imposer les clôtures végétales, les habitants se protègent du bruit de la rue et des passants par des clôture hautes.

Au niveau de la ville, revégétaliser les cours d’école et les places, jardins partagés, potagers dans les écoles …

Néant

 

2/ CIRCULATION : quelles mesures pour en limiter les nuisances et améliorer la sécurité de tous ?

Attente citoyenne LA DÉMOCRATIE

REPRÉSENTATIVE

Cheickh NGUETTE

AULNAY RASSEMBLÉE

Oussouf SIBY

PROTÉGER AULNAY

Bruno BESCHIZZA

Concertation effective au sein des Conseils de Quartier sur le plan de circulation Oui Oui, pour éviter les « points noirs » provoqués par le plan actuel.

 

Néant
Reprise du dialogue sur la

« circulation douce »

Oui Oui, mise en place d’un groupe de travail pour faire des propositions à soumettre à la population, avant passage en conseil municipal.

 

Pas de groupe de travail. Nouvelles consignes à vélo. Demande d’aménagements cyclables sur les axes départementaux.
Lutte active contre le stationnement sauvage (surveillance par caméras et intervention immédiate de la police municipale) Projet « Aulnay sereine » de police de proximité 2.0, avec davantage de patrouilles à pied et en VTT. La surveillance par caméras sera utilisée de manière ciblée, mais l’essentiel reposera sur la présence humaine renforcée, l’intervention rapide et le dialogue direct avec les habitants. Nous verbaliserons via les caméras et les agents de la police municipale les stationnements sauvages et en double file. Refus de « faire la chasse aux automobilistes » (p43) , mise en place d’un système de guidage pour mieux repérer les emplacements de stationnement disponibles, aide financière pour installation de portails électriques, création de 5 nouveaux parkings (le parking Abrioux fait « carton plein »), pression sur les bailleurs sociaux pour réaménager et sécuriser les parkings.
Sécurisation des trottoirs pour les réserver exclusivement aux piétons (plots, bornes, etc…) Oui, avec dispositifs adaptés (bornes, balisages, plots). Oui mettre en place un plan pluriannuel pour rénover les trottoirs, les sécuriser. Néant
Plan   d’aménagement   des grands axes pour  piste cyclable, transports collectifs et végétalisation Oui Création d’un groupe de travail pour élaborer un plan d’aménagement. Créer une navette pour relier les points principaux de la ville.

Rencontrer la Région pour renforcer les transports en commun sur la commune.

Gratuité des transports en commun jusqu’à 18 ans.

Réaménagement de la rue Anatole France dans l’esprit de la rénovation du boulevard de Strasbourg.

Obtenir le réaménagement de la Rd 115 par le département et la Région.

Réaménagement total du carrefour de l’Europe.

Nouvelles lignes de bus.

Modernisation de l’éclairage public, en tenant compte des spécificités des quartiers (N/S) La modernisation passera par un éclairage intelligent connecté, plus économe et adapté aux spécificités de chaque quartier. Pour renforcer la sécurité, revoir l’éclairage public dans son ensemble, tout particulièrement dans le nord de la ville. Installation de lampadaires LED équipés de panneaux solaires et de détection de mouvement.

 

Réponse d’Aulnay Environnement au droit de réponse de l’EPT sur le PLUI retoqué

C’est toujours amusant de le constater : en période électorale, les élus sont particulièrement chatouilleux. Soudainement, ils sont à l’écoute.  Pour une fois, on nous fait l’honneur de réagir à l’un de nos communiqués.

Affirmer que le PLUI a été « retoqué » déplait donc dans les instances du Territoire dirigé par notre maire Bruno Beschizza. Pour nous, lorsqu’on nous annonce, sur l’initiative du préfet, qu’il faut recommencer la procédure et lancer de nouvelles études et une nouvelle concertation, on traduit cette réalité en langage clair : est-ce que le président du Territoire Terres d’Envol préfère qu’on écrive qu’il devait « revoir sa copie » ? 

Nous savons bien que l’autorité environnementale (la MRAE) n’a d’autorité que le nom, ce n’est qu’on organe consultatif. Il n’empêche qu’en comparaison des autres territoires, la longueur de la liste de ses recommandations bat des records. Ce n’est pas à la gloire de Terres d’Envol.

Pour ne pas fatiguer nos lecteurs, nous ne reprendrons pas ici la liste de nos critiques, puisque le fond du droit de réponse ne porte pas sur ces critiques. Ils pourront la consulter sur notre site.

Ce droit de réponse concerne en particulier la concertation et l’enquête publique, et suit une logique bien connue : on noie le problème en répondant à côté. Notre communiqué portait sur Aulnay. En effet, en tout, pour la concertation, on veut bien croire que sur tout le territoire, il y a eu 42 réunions.  Mais À Aulnay, la plus grande ville du territoire, une seule. Et c’est bien cela qui nous scandalise : quant à Sevran, Drancy ou Blanc-Mesnil, on avait fait en sorte que des dizaines de personnes se déplacent, dans des salles confortables, nous n’avons eu droit à Aulnay que l’information minimum et à un coin de la salle Chanteloup. Ailleurs on avait respecté les citoyens en leur proposant une projection des documents, à Aulnay, rien de tout cela, mais à quoi bon, puisque nous n’étions que 5 habitants, dont 3 d’Aulnay Environnement ! Est-ce normal ? 

Le langage administratif est souvent rébarbatif, mais il lui arrive parfois des bonheurs d’écriture : « Laxisme au profit des promoteurs », nous ne pouvions pas mieux dire. Et cerise sur le gâteau, invoquer la jeunesse du territoire Terres d’Envol pour justifier le fait que son PLUI soit le dernier à être présenté, c’est, pour le moins, plaisant : les 4 territoires de la Seine Saint-Denis n’ont-ils pas tous été créés en même temps ?

Source : Aulnay Environnement

Droit de réponse EPT Paris Terres d’Envol concernant l’article « Le PLUI de Paris Terre d’Envol retoqué, un coup dur pour Bruno Beschizza »

1.- Contexte. Les sites internet monaulnay.com et aulnaycap.com ont récemment publié un article relatif au Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) de Paris Terres d’Envol, auquel l’EPT souhaite répondre en apportant des éléments techniques. Le PLUi, approuvé par délibération du Conseil de Territoire le 7 juillet 2025 a fait l’objet d’un contrôle de légalité, comme le prévoit la réglementation. Dans ce cadre, l’EPT a reçu le 3 octobre 2025 une lettre de recommandation, valant recours gracieux, du préfet soulignant les avancées et les efforts réalisés dans le PLUi, tout en identifiant des axes d’amélioration pour renforcer sa sécurité juridique et sa cohérence avec les objectifs du territoire. L’État, par ailleurs, a émis des avis favorables dans le cadre des Projets partenariaux d’aménagement, avec des recommandations limitées, témoignant d’un soutien global aux travaux menés par l’EPT. Contrairement à ce qu’énonce l’article, le préfet n’a pas « retoqué » le PLUi puisqu’il n’a identifié aucune illégalité justifiant son retrait.

2.- Prise en compte des observations. Les observations formulées par l’association « Aulnay Environnement » lors de la concertation ont été intégrées dans la mesure du possible, en cohérence avec la nature évolutive du PLUi. Parmi les ajustements apportés pour prendre en compte ces observations, démontrant la volonté de l’EPT d’assurer la cohérence, la sécurité juridique et la qualité environnementale du PLUi :

  • Le coefficient d’emprise au sol en zone pavillonnaire a été harmonisé à 30 % sur l’ensemble des communes ;
  • Le classement des talus autoroutiers et ferroviaires et des espaces enherbés des aéroports en espaces paysagers protégés. Les zones U7 le long des autoroutes A1 et A104 ont été ajustées pour garantir leur contribution aux continuités écologiques ;
  • Les Orientations d’aménagement et de programmation (OAP) intègrent la planification des réseaux de chaleur pour valoriser la chaleur fatale des datacenters et faciliter le raccordement aux réseaux géothermiques existants ;
  • Les documents ont été complétés pour préciser la localisation des 21 800 logements en zones UP et AU et des 13 030 logements diffus ainsi que les capacités de densification dans les zones U2 à U5. La consommation des espaces naturels, agricoles et forestiers a été clarifiée et réduite par rapport au projet initial ;
  • Les OAP sectorielles intègrent un indicateur spécifique pour la qualité de l’air et le bruit, afin de protéger les populations sensibles ;
  • La sécurisation foncière du tracé a été reprise conformément au Schéma d’aménagement et de gestion des eaux et validée par la Métropole du Grand Paris.

3.- Correction PLU des villes de l’EPT. L’association critique le PLU communal de 2014. Toutefois, le nouveau PLUi, qui s’impose désormais à toutes les communes du territoire, prend en compte la plupart des remarques.

4.- Enjeux environnementaux. Le PLUi fait progresser l’action contre le dérèglement climatique. Les évolutions futures du PLUi viendront compléter le travail complexe d’adaptation du territoire aux changements climatiques, notamment la lutte contre les îlots de chaleur urbains. Pour restaurer et préserver les continuités écologiques et la biodiversité, il est prévu un renforcement des trames vertes et bleues. L’ensemble des améliorations prévues dans le cadre des engagements pris auprès de l’État a permis de renforcer cette cohérence. L’EPT poursuivra son travail dans le cadre des modifications futures, incluant un volet dédié au patrimoine et aux paysages, ainsi que des mesures de résilience climatique. Quant à l’Autorité environnementale (MRAe), son rôle est de formuler des recommandations. Dit autrement, la MRAe n’a rendu aucun « avis défavorable » sur le PLUi. Les observations de la MRAe ont été intégrées au PLUi. Le seul avis défavorable reçu a été celui de la CIPENAF, pour lequel l’EPT a apporté des réponses détaillées à chacun des points soulevés et intégré les mesures correctives nécessaires.

5.- Concertation. Contrairement à ce qu’avance l’association, l’EPT a bien mené, conformément à la règlementation, une concertation du public avec, notamment, la publication de 17 actualité et de 30 documents, une campagne d’affichage et de flyers, des publications dans les magazines communaux, des publications sur les sites internet et les réseaux sociaux des communes, une adresse électronique dédiée mais aussi des réunions publiques en format physique et par visioconférence (1 réunion publique de lancement le 14 mars 2022 ; 1 réunion publique de présentation du PADD ; 3 réunions publiques de clôture sur la traduction règlementaire du PADD ; Des stands in situ dans les 8 communes à chaque étape du processus ; 3 ateliers participatifs grand public ; 3 ateliers avec les acteurs du territoire…).

Concernant l’enquête publique, l’EPT a notamment mis en œuvre 40 permanences, registres papier et numérique, un site internet dédié et une campagne d’information où 267 contributions ont été enregistrées, une adresse électronique dédiée… La commission d’enquête a rendu un avis favorable, assorti de 13 recommandations et d’une réserve seulement. Aucun manquement à la publicité ou à la concertation n’a été relevé. Et aucun territoire n’a été favorisé. La concertation s’est déroulée sur l’ensemble du territoire, avec des dispositifs homogènes et des compléments numériques qui ont permis à tous les habitants d’exprimer leur avis.

6.- Historique. L’association invoque un retard dans l’élaboration du PLUi, suggérant un laxisme au bénéfice des promoteurs. Toutefois, le PLUi a été élaboré dans le respect des délais et des contraintes réglementaires, en prenant en compte les besoins de coordination intercommunale. Le délai est raisonnable, notamment en raison du fait que l’EPT a été créé récemment, et comparable et cohérent avec la structuration des intercommunalités.

Le PLUI de Paris Terre d’Envol retoqué, un coup dur pour Bruno Beschizza

Il y a quelques jours, nous avons reçu une lettre recommandée provenant de l’Établissement Public Territorial (EPT) Terres d’Envol ( Aulnay-sous-Bois, Drancy, Dugny, Le Blanc-Mesnil, Le Bourget, Sevran, Tremblay-en-France, Villepinte). En termes choisis, on nous faisait part d’une réalité élégamment habillée : le préfet avait rejeté le PLUI (Plan Local d’Urbanisme Intercommunal), l’EPT devait revoir sa copie.

De ce rejet, nous ne sommes pas surpris, car malgré de petites améliorations comme le retrait obligatoire pour éviter que des fenêtres d’appartements donnent directement sur la rue (une aberration permise par un PLU communal bâclé en 2014), nous avons fait plusieurs communiqués indiquant les insuffisances notoires du PLUI en nous concentrant sur le cas d’Aulnay, en particulier le 24 mars 2022, à l’occasion de la première concertation, et le 23 mars 2024, nous avons relayé l’avis défavorable de l’Autorité Environnementale, avant d’appeler le 27 novembre 2024 les Aulnaysiens à participer à l’enquête publique.

Sur notre site, on pourra consulter l’avis déposé sur le site de l’enquête publique par Aulnay Environnement le 8 janvier 2025. Rappelons  que du PLUI dépend notre PLU, et donc, l’aménagement de la ville, en particulier dans le contexte du dérèglement climatique, largement ignoré par le document.

Si ce rejet est sans surprise, une phrase de la lette signé de Bruno Beschizza, président de Terres d’Envol, nous surprend franchement :

« Dès le lancement des études et de la concertation, je ne manquerai pas de vous en informer afin de vous associer pleinement à l’évolution du PLUi. »

Associer pleinement une association dès le lancement des études, voilà qui ne ressemble guère à la pratique habituelle à Aulnay, où rien n’est fait pour permettre  de connaître l’avis des habitants, puisqu’en violation de la loi, les Conseils de Quartier ne sont plus réunis depuis longtemps. Non seulement Terres d’Envol est le dernier des 4 territoires de Seine Saint Denis à avoir entrepris son PLUI, ce qui a permis aux promoteurs d’abuser le plus longtemps possible du laxisme du PLU aulnaysien, mais en matière de concertation, notre territoire arrive encore bon dernier, avec une participation aux réunions de 74 personnes, soit 0,02 %de la population, alors que dans d’autres territoires on compte des centaines, voire des milliers de participants. Pour la phase de concertation, les autre communes de l’EPT ont organisé 42 réunions, contre une seule à Aulnay, dans un coin de Chanteloup, sans publicité ni vidéoprojecteur (5 participants, dont 3 d’Aulnay Environnement). Pour l’enquête publique, une seule réunion, à Aulnay.

LA MUNICIPALITÉ ÉLUE EN MARS VA-T-ELLE ENFIN SE DONNER LES MOYENS

DE FAIRE  PARTICIPER LES HABITANTS À L’AMÉNAGEMENT DE LA COMMUNE ?

Source : Aulnay Environnement

Les attentes d’Aulnay Environnement partie 1 : L’urbanisme

Il y a 5 ans, nous avons envoyé aux différentes listes candidates aux élections une lettre ouverte exprimant nos attentes concernant la préservation et l’amélioration du cadre de vie des Aulnaysiens et notre aspiration à la mise en œuvre d’une politique globale pour lutter dans notre ville contre le dérèglement climatique, les fractures territoriales et sociales. Nos attentes portaient sur l’urbanisme, la circulation, les équipements collectifs, le patrimoine arboré, les déchets et l’énergie, la démocratie.

Sur l’urbanisme :

  • construction en retrait et refus des balcons surplombant le trottoir
  • encouragement à l’aménagement des parkings en rez-de-trottoir pour limiter le recours aux parkings souterrains
  • maintien sur la rue d’îlots verts et de créneaux de lumière en préservant les jardins et les grands arbres sur des points névralgiques
  • saisir toute occasion d’élargir les trottoirs.

 Force est de constater que nous n’avons pas été entendus.

  • L’alignement a été la règle, avec non seulement des balcons surplombants, mais aussi des fenêtres d’appartement donnant directement sur le trottoir, à hauteur de passant. Le PLUI du territoire Terre d’Envol, (présidé par notre maire) interdit à présent cette pratique. Comment notre municipalité ne s’est-elle pas rendu compte plus tôt de ce qui représente l’un des aspects les plus choquants de la densification ? C’est le fait d’un règlement du PLU de 2015 bâclé en quelques mois et jamais discuté avec les habitants.
  • Les parkings en sous-sol, jusqu’à deux à trois niveaux, sont la règle, alors que le SAGE, gestionnaire du réseau hydrographique, préconise au maximum un seul niveau. C’est une pratique irresponsable, qui fait peser de lourdes menaces sur l’avenir. Le réseau d’évacuation des eaux de pluie, modernisé par le département, risque d’être à terme saturé, tandis que les immeubles riverains voient leur-sol sol déjà affecté par l’humidité de la nappe phréatique rabattue vers le voisinage par les cuvelages des parkings.
  • Beaucoup de jardins et de grands arbres ont disparu, la liberté des promoteurs a été totale, pour densifier au maximum. À Aulnay, la nature joue de moins en moins son rôle de régulateur face au dérèglement climatique, qui n’est absolument pas pris en compte !
  • Aucun élargissement de trottoir n’a été effectué lors d’opérations immobilières, le cas de la rue Tournadour est exemplaire.

Qu’il soit bien clair que nous ne sommes pas contre les constructions, même si cette municipalité a été élue « contre le bétonnage ». Mais en clair, nous attendons  une politique d’urbanisme qui nous propose une densification maîtrisée. Or il est évident qu’il n’y a eu, sur deux mandatures, aucune maîtrise, aucune politique globale d’aménagement sur la plus grande partie de la ville. Le cas le plus évélateur est la construction de l’immeuble de la rue Princet, qui ne respecte pas l’alignement avec les grand immeubles voisins et rend impossible l’aménagement et l’élargissement d’une voie structurante entre le RER B et la future gare du Grand Paris. De surcroît, de graves malfaçons rendent sa destruction partielle ou totale inévitable, posant en plein  milieu de la ville ce qui ressemble déjà à une ruine. Pour combien de mois ou d’années ?

La promesse répétée de « préservation des quartiers pavillonnaires » s’est révélée vide de sens. Partout, des petits immeubles remplacent les pavillons, souvent sans respecter les règles du PLU. L’absence de surveillance des permis de construire est patente. Quant aux plus beaux pavillons, les plus anciens, qui représentent un patrimoine apprécié de tous les passants, mais qui se trouvent en bordure de la zone de centralité, ils disparaissent peu à peu. Parfois même c’est toute une rue qui va voir éclore d’énormes immeubles, comme rue du colonel Moll.

Pour les quartiers Nord, le constat est encore plus accablant : une densification à outrance, qui fait disparaître les espaces de loisirs, et des cités comme le Gros Saule complètement délaissées durant dix ans. 

EN CE QUI CONCERNE L’URBANISME, DIRE QUE LE BILAN EST DÉCEVANT SERAIT UN DOUX EMPHÉMISME.

Source : association Aulnay Environnement

Une personnalité locale se blesse à Aulnay-sous-Bois à cause des trous dans la chaussée !

« Ce n’est plus Aulnay-sous-Bois, c’est Aulnay-les-Trous ! » : tels sont les propos d’Aurore Buselin, personnalité locale à Aulnay-sous-Bois, bien connue dans le quartier de Mitry. Aurore Buselin a trébuché à cause d’un trou situé au 45 bis Avenue de Nonneville, sur le passage piéton. Ce secteur est extrêmement dangereux !

Comment cela peut arriver ? Quand ses gens sortent du bus, ils traversent pour aller sur Chanteloup, et dans leur empressement, ne voient pas forcément ce trou. C’est ce qui est arrivé à notre confrère.

Madame Buselin demande à la municipalité d’intervenir immédiatement.

40 avenue de Livry : l’immeuble fantôme qui scandalise Sevran

À Sevran, au 40 avenue de Livry, un bâtiment intrigue, dérange et alimente la colère des habitants.

D’abord annoncé comme un projet innovant et écologique, cet immeuble modulaire de quatre étages, surnommé aujourd’hui par beaucoup “le cube blanc”, s’est transformé en symbole de l’urbanisme contesté de la municipalité.

Un projet né sous l’étiquette verte

Présenté en 2021 comme un chantier moderne et respectueux de l’environnement, “Le Fourty” devait allier performance énergétique et rapidité de construction. Ossature métallique issue du recyclage, promesses de réduction des nuisances, économies d’énergie : le discours paraissait séduisant. Le projet, porté par le promoteur Coprom (groupe Coréal), incluait un cabinet médical et dix logements locatifs intermédiaires.

De la promesse à la désillusion

Quatre ans plus tard, le contraste est frappant. L’immeuble, construit en plein cœur d’une zone pavillonnaire, reste vide de ses habitants annoncés. Les finitions laissent à désirer : façades préfabriquées masquées récemment par un enduit, contours de fenêtres bricolés, échafaudages toujours en place. Sur le terrain, les riverains dénoncent un chantier interminable, dangereux et inesthétique.

Des nuisances quotidiennes

Durant des mois, trottoirs bloqués par des algécos, bennes encombrant la chaussée et poussières ont rythmé le quotidien du quartier. Plusieurs publications citoyennes ont alerté sur les risques encourus par les piétons, notamment les personnes à mobilité réduite et les enfants. “C’est une catastrophe ce cube !”, “À détruire totalement”, “Honteux !!” : les réactions récoltées sur les réseaux sociaux témoignent d’un rejet massif de ce bâtiment.

Une municipalité mise en cause

Le permis de construire a été délivré par la mairie de Sevran, dirigée par Stéphane Blanchet. Dans un même temps, les bulletins municipaux vantaient une ville “plus écologique, plus verte, plus citoyenne”. Pour beaucoup d’habitants, l’immeuble du 40 avenue de Livry incarne au contraire un bétonnage anarchique, sans vision d’ensemble ni concertation avec la population.

Un “immeuble fantôme” qui interroge

Pourquoi ces logements n’ont-ils jamais été habités ? Les hypothèses vont d’une non-conformité technique à des blocages administratifs ou financiers. Aucune explication claire n’a pour l’heure été donnée aux Sevranais, renforçant le sentiment d’opacité autour de la gestion de l’urbanisme local.

Un symbole politique

Au-delà de sa simple architecture, le “cube blanc” est devenu un symbole : celui d’une politique d’aménagement perçue comme déconnectée des réalités et des attentes des habitants. Alors que les municipales de 2026 approchent, nul doute que ce bâtiment vide et contesté pèsera dans le débat public.

Source : Jessy Miller

Le Plan Local d’Urbanisme intercommunal va-t-il sauver Aulnay-sous-Bois du bétonnage ?

Grâce à l’adoption du premier Plan Local d’Urbanisme intercommunal par Paris Terres d’Envol, Aulnay-sous-Bois protège activement son secteur pavillonnaire, qui constitue une richesse historique de notre ville !

Ce PLUi marque une étape décisive pour un développement équilibré, au service de tous les habitants, et respectueux de l’environnement.

« Il témoigne de notre capacité à “faire territoire”, à œuvrer pour un développement durable de ce territoire trop longtemps considéré comme l’arrière-cour des aéroports. », Bruno Beschizza, Maire d’Aulnay-sous-Bois et Président de Paris Terres d’Envol.

Hadama Traoré regrette la décision de destruction du Galion à Aulnay-sous-Bois et présente une maquette

Dénigré par certains, admiré par d’autres, le Galion était sans aucun doute le symbole des quartiers Nord de la ville d’Aulnay-sous-Bois. Le centre commercial au rez-de-chaussée faisait vivre tout un quartier et son architecture particulière ne laissa pas indifférent.

Mais dans le cadre du Plan de Rénovation Urbaine (PRU), le Galion a été détruit, malgré les protestations de figures locales comme Jérôme Charré. Si bien que cette barre n’est plus.

Pour Hadama Traoré, le leader de La Révolution Est En Marche, cette destruction fut une sorte de crime contre le patrimoine Aulnaysien. Si bien qu’une maquette en son hommage a été créée pour se rappeler à quoi ressemblait ce bâtiment :

Mais aujourd’hui, le quartier se transforme avec des immeubles imposants, sans âme diront certains. Du Galion ne reste que de vagues souvenirs d’un passé aujourd’hui révolu.

 

Avis d’Aulnay Environnement sur la ZAC Val Francilia

1/La concertation

Si les balades urbaines se sont bien déroulées, la réunion de lancement, sous le contrôle des élus, a été menée de façon lamentable, en monopolisant la parole durant une longue suite d’exposés qui suscitaient de nombreuses interrogations impossibles à exprimer, avant de proposer à la vingtaine de participants de poser leurs questions par flashcode !

2/ les limites de la ZAC

Il manque à la présentation une caractérisation de l’ensemble de cet espace périphérique reposant sur une analyse historique : le passage tardif et plus ou moins bien contrôlé du statut d’espace agricole à espace urbain, essentiellement commercial ou voué à la logistique, et parfois dégradé.

C’est ainsi un espace de relégation sociale, où se trouvent deux hôtels sociaux regroupant des personnes en situation précaire, pour lesquelles l’accès aux écoles, en particulier, est problématique.

Or il apparaît que les limites de la ZAC Val Francilia ne vont pas jusqu’aux frontières de la commune, au-delà de l’autoroute A1, où se trouvent les 2 hôtels sociaux, rue Copernic et  rue Robert Bremond. Cette extrême périphérie est-elle donc vouée à être abandonnée à elle-même ?

Même dans la zone de la ZAC, les problèmes sociaux sont largement ignorés. Plusieurs commerces importants y sont présents, dont la gamme de produits est destinée à une population aux revenus modestes, avec des attentes spécifiques (BUT, Hmarket, etc. ) , la zone  de chalandise s’étendant sur la Rose des Vents. C’est aussi un site de distribution et de stockage des Restos du cœur. Comment est envisagé le maintien de ces activités ou services qui ne risquent pas de devenir inutiles ? Comment est envisagée la circulation, souvent faite à pied, depuis la Rose des Vents, et jusqu’au centre O’parinor, où se trouve l’enseigne discount ATACADAO, qui se revendique adapté aux « zones populaires » ?

3/ Les équipements

Le dossier parle de nouveaux  logements, mais quid des écoles, crèches, maisons médicales ?

Une telle ZAC pourrait être l’occasion d’étudier la possibilité d’équipements culturels modernes, qui est l’une des grandes carences de la commune, alors que d’autres villes du territoire (Drancy, Tremblay) , pourtant moins peuplées, se dotent de grands équipements culturels. Le seul équipement culturel moderne de toute la commune, l’espace Jules Verne, de dimensions au demeurant modestes, juste à la mesure du quartier Balagny, se trouve à l’extrême sud de cette vaste zone.

Quels équipements spécifiques de loisirs et de culture pour la jeunesse ? pourquoi ne pas saisir l’occasion pour implanter une micro-folie ? À noter qu’autrefois dans la zone des Mardelles,  il y avait un Centre d’Art Contemporain. Sur son emplacement, vient d’être déposé un projet de construction consacrée à des activités industrielles et de stockage.

4/ les déplacements

Débouché d’un nœud autoroutier, et traversé par un flux de camions appelé à s‘intensifier vers les zones d’activité, le carrefour de l’Europe est déjà un « point noir ». La situation ne peut que s’aggraver avec la mise en service de la gare du Grand Paris et la création annoncée dans le PLUI de 2400 logements. On prône les « circulations douces », alors qu’aucun parking de délestage n’est prévu à la sortie des autoroutes. C’est un problème de première grandeur, concernant tous les Aulnaysiens, qui mériterait de voir la population associée à la réflexion. Or les demandes de création d’un groupe de travail ouvert aux Aulnaysiens ont été obstinément repoussées par les responsables. Une fois de plus à Aulnay se manifeste le refus absolu des élus à associer les citoyens à la transformation de l’espace où ils vivent, là où d’autres élus, dans d’autres communes de la Métropole, quelle que soit leur appartenance politique, sont convaincus que « rien ne peut se faire sans la population ». Par ailleurs, on ne peut que se réjouir du projet de nouvelle voie de désenclavement, de la Fosse à la Barbière jusqu’à Balagny.

5/ Le stade du PSG

On doit déplorer l’obstination des élus à contraindre les maitres d’œuvre à prendre en compte l’implantation d’un stade du PSG, une lourde hypothèque pour la réflexion d’ensemble sur le site, alors que cette hypothèse est hautement improbable. Elle divise la population. Là aussi, une consultation serait opportune.

Source : Aulnay Environnement