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Le PLUI de Paris Terre d’Envol retoqué, un coup dur pour Bruno Beschizza
Il y a quelques jours, nous avons reçu une lettre recommandée provenant de l’Établissement Public Territorial (EPT) Terres d’Envol ( Aulnay-sous-Bois, Drancy, Dugny, Le Blanc-Mesnil, Le Bourget, Sevran, Tremblay-en-France, Villepinte). En termes choisis, on nous faisait part d’une réalité élégamment habillée : le préfet avait rejeté le PLUI (Plan Local d’Urbanisme Intercommunal), l’EPT devait revoir sa copie.
De ce rejet, nous ne sommes pas surpris, car malgré de petites améliorations comme le retrait obligatoire pour éviter que des fenêtres d’appartements donnent directement sur la rue (une aberration permise par un PLU communal bâclé en 2014), nous avons fait plusieurs communiqués indiquant les insuffisances notoires du PLUI en nous concentrant sur le cas d’Aulnay, en particulier le 24 mars 2022, à l’occasion de la première concertation, et le 23 mars 2024, nous avons relayé l’avis défavorable de l’Autorité Environnementale, avant d’appeler le 27 novembre 2024 les Aulnaysiens à participer à l’enquête publique.
Sur notre site, on pourra consulter l’avis déposé sur le site de l’enquête publique par Aulnay Environnement le 8 janvier 2025. Rappelons que du PLUI dépend notre PLU, et donc, l’aménagement de la ville, en particulier dans le contexte du dérèglement climatique, largement ignoré par le document.
Si ce rejet est sans surprise, une phrase de la lette signé de Bruno Beschizza, président de Terres d’Envol, nous surprend franchement :
« Dès le lancement des études et de la concertation, je ne manquerai pas de vous en informer afin de vous associer pleinement à l’évolution du PLUi. »
Associer pleinement une association dès le lancement des études, voilà qui ne ressemble guère à la pratique habituelle à Aulnay, où rien n’est fait pour permettre de connaître l’avis des habitants, puisqu’en violation de la loi, les Conseils de Quartier ne sont plus réunis depuis longtemps. Non seulement Terres d’Envol est le dernier des 4 territoires de Seine Saint Denis à avoir entrepris son PLUI, ce qui a permis aux promoteurs d’abuser le plus longtemps possible du laxisme du PLU aulnaysien, mais en matière de concertation, notre territoire arrive encore bon dernier, avec une participation aux réunions de 74 personnes, soit 0,02 %de la population, alors que dans d’autres territoires on compte des centaines, voire des milliers de participants. Pour la phase de concertation, les autre communes de l’EPT ont organisé 42 réunions, contre une seule à Aulnay, dans un coin de Chanteloup, sans publicité ni vidéoprojecteur (5 participants, dont 3 d’Aulnay Environnement). Pour l’enquête publique, une seule réunion, à Aulnay.
LA MUNICIPALITÉ ÉLUE EN MARS VA-T-ELLE ENFIN SE DONNER LES MOYENS
DE FAIRE PARTICIPER LES HABITANTS À L’AMÉNAGEMENT DE LA COMMUNE ?
Source : Aulnay Environnement
Les attentes d’Aulnay Environnement partie 1 : L’urbanisme
Il y a 5 ans, nous avons envoyé aux différentes listes candidates aux élections une lettre ouverte exprimant nos attentes concernant la préservation et l’amélioration du cadre de vie des Aulnaysiens et notre aspiration à la mise en œuvre d’une politique globale pour lutter dans notre ville contre le dérèglement climatique, les fractures territoriales et sociales. Nos attentes portaient sur l’urbanisme, la circulation, les équipements collectifs, le patrimoine arboré, les déchets et l’énergie, la démocratie.
Sur l’urbanisme :
- construction en retrait et refus des balcons surplombant le trottoir
- encouragement à l’aménagement des parkings en rez-de-trottoir pour limiter le recours aux parkings souterrains
- maintien sur la rue d’îlots verts et de créneaux de lumière en préservant les jardins et les grands arbres sur des points névralgiques
- saisir toute occasion d’élargir les trottoirs.
Force est de constater que nous n’avons pas été entendus.
- L’alignement a été la règle, avec non seulement des balcons surplombants, mais aussi des fenêtres d’appartement donnant directement sur le trottoir, à hauteur de passant. Le PLUI du territoire Terre d’Envol, (présidé par notre maire) interdit à présent cette pratique. Comment notre municipalité ne s’est-elle pas rendu compte plus tôt de ce qui représente l’un des aspects les plus choquants de la densification ? C’est le fait d’un règlement du PLU de 2015 bâclé en quelques mois et jamais discuté avec les habitants.
- Les parkings en sous-sol, jusqu’à deux à trois niveaux, sont la règle, alors que le SAGE, gestionnaire du réseau hydrographique, préconise au maximum un seul niveau. C’est une pratique irresponsable, qui fait peser de lourdes menaces sur l’avenir. Le réseau d’évacuation des eaux de pluie, modernisé par le département, risque d’être à terme saturé, tandis que les immeubles riverains voient leur-sol sol déjà affecté par l’humidité de la nappe phréatique rabattue vers le voisinage par les cuvelages des parkings.
- Beaucoup de jardins et de grands arbres ont disparu, la liberté des promoteurs a été totale, pour densifier au maximum. À Aulnay, la nature joue de moins en moins son rôle de régulateur face au dérèglement climatique, qui n’est absolument pas pris en compte !
- Aucun élargissement de trottoir n’a été effectué lors d’opérations immobilières, le cas de la rue Tournadour est exemplaire.
Qu’il soit bien clair que nous ne sommes pas contre les constructions, même si cette municipalité a été élue « contre le bétonnage ». Mais en clair, nous attendons une politique d’urbanisme qui nous propose une densification maîtrisée. Or il est évident qu’il n’y a eu, sur deux mandatures, aucune maîtrise, aucune politique globale d’aménagement sur la plus grande partie de la ville. Le cas le plus évélateur est la construction de l’immeuble de la rue Princet, qui ne respecte pas l’alignement avec les grand immeubles voisins et rend impossible l’aménagement et l’élargissement d’une voie structurante entre le RER B et la future gare du Grand Paris. De surcroît, de graves malfaçons rendent sa destruction partielle ou totale inévitable, posant en plein milieu de la ville ce qui ressemble déjà à une ruine. Pour combien de mois ou d’années ?
La promesse répétée de « préservation des quartiers pavillonnaires » s’est révélée vide de sens. Partout, des petits immeubles remplacent les pavillons, souvent sans respecter les règles du PLU. L’absence de surveillance des permis de construire est patente. Quant aux plus beaux pavillons, les plus anciens, qui représentent un patrimoine apprécié de tous les passants, mais qui se trouvent en bordure de la zone de centralité, ils disparaissent peu à peu. Parfois même c’est toute une rue qui va voir éclore d’énormes immeubles, comme rue du colonel Moll.
Pour les quartiers Nord, le constat est encore plus accablant : une densification à outrance, qui fait disparaître les espaces de loisirs, et des cités comme le Gros Saule complètement délaissées durant dix ans.
EN CE QUI CONCERNE L’URBANISME, DIRE QUE LE BILAN EST DÉCEVANT SERAIT UN DOUX EMPHÉMISME.
Source : association Aulnay Environnement
Une personnalité locale se blesse à Aulnay-sous-Bois à cause des trous dans la chaussée !
« Ce n’est plus Aulnay-sous-Bois, c’est Aulnay-les-Trous ! » : tels sont les propos d’Aurore Buselin, personnalité locale à Aulnay-sous-Bois, bien connue dans le quartier de Mitry. Aurore Buselin a trébuché à cause d’un trou situé au 45 bis Avenue de Nonneville, sur le passage piéton. Ce secteur est extrêmement dangereux !
Comment cela peut arriver ? Quand ses gens sortent du bus, ils traversent pour aller sur Chanteloup, et dans leur empressement, ne voient pas forcément ce trou. C’est ce qui est arrivé à notre confrère.
Madame Buselin demande à la municipalité d’intervenir immédiatement.
40 avenue de Livry : l’immeuble fantôme qui scandalise Sevran
À Sevran, au 40 avenue de Livry, un bâtiment intrigue, dérange et alimente la colère des habitants.
D’abord annoncé comme un projet innovant et écologique, cet immeuble modulaire de quatre étages, surnommé aujourd’hui par beaucoup “le cube blanc”, s’est transformé en symbole de l’urbanisme contesté de la municipalité.
Un projet né sous l’étiquette verte
Présenté en 2021 comme un chantier moderne et respectueux de l’environnement, “Le Fourty” devait allier performance énergétique et rapidité de construction. Ossature métallique issue du recyclage, promesses de réduction des nuisances, économies d’énergie : le discours paraissait séduisant. Le projet, porté par le promoteur Coprom (groupe Coréal), incluait un cabinet médical et dix logements locatifs intermédiaires.
De la promesse à la désillusion
Quatre ans plus tard, le contraste est frappant. L’immeuble, construit en plein cœur d’une zone pavillonnaire, reste vide de ses habitants annoncés. Les finitions laissent à désirer : façades préfabriquées masquées récemment par un enduit, contours de fenêtres bricolés, échafaudages toujours en place. Sur le terrain, les riverains dénoncent un chantier interminable, dangereux et inesthétique.
Des nuisances quotidiennes
Durant des mois, trottoirs bloqués par des algécos, bennes encombrant la chaussée et poussières ont rythmé le quotidien du quartier. Plusieurs publications citoyennes ont alerté sur les risques encourus par les piétons, notamment les personnes à mobilité réduite et les enfants. “C’est une catastrophe ce cube !”, “À détruire totalement”, “Honteux !!” : les réactions récoltées sur les réseaux sociaux témoignent d’un rejet massif de ce bâtiment.
Une municipalité mise en cause
Le permis de construire a été délivré par la mairie de Sevran, dirigée par Stéphane Blanchet. Dans un même temps, les bulletins municipaux vantaient une ville “plus écologique, plus verte, plus citoyenne”. Pour beaucoup d’habitants, l’immeuble du 40 avenue de Livry incarne au contraire un bétonnage anarchique, sans vision d’ensemble ni concertation avec la population.
Un “immeuble fantôme” qui interroge
Pourquoi ces logements n’ont-ils jamais été habités ? Les hypothèses vont d’une non-conformité technique à des blocages administratifs ou financiers. Aucune explication claire n’a pour l’heure été donnée aux Sevranais, renforçant le sentiment d’opacité autour de la gestion de l’urbanisme local.
Un symbole politique
Au-delà de sa simple architecture, le “cube blanc” est devenu un symbole : celui d’une politique d’aménagement perçue comme déconnectée des réalités et des attentes des habitants. Alors que les municipales de 2026 approchent, nul doute que ce bâtiment vide et contesté pèsera dans le débat public.
Source : Jessy Miller
Le Plan Local d’Urbanisme intercommunal va-t-il sauver Aulnay-sous-Bois du bétonnage ?
Grâce à l’adoption du premier Plan Local d’Urbanisme intercommunal par Paris Terres d’Envol, Aulnay-sous-Bois protège activement son secteur pavillonnaire, qui constitue une richesse historique de notre ville !
Ce PLUi marque une étape décisive pour un développement équilibré, au service de tous les habitants, et respectueux de l’environnement.
« Il témoigne de notre capacité à “faire territoire”, à œuvrer pour un développement durable de ce territoire trop longtemps considéré comme l’arrière-cour des aéroports. », Bruno Beschizza, Maire d’Aulnay-sous-Bois et Président de Paris Terres d’Envol.
Hadama Traoré regrette la décision de destruction du Galion à Aulnay-sous-Bois et présente une maquette
Dénigré par certains, admiré par d’autres, le Galion était sans aucun doute le symbole des quartiers Nord de la ville d’Aulnay-sous-Bois. Le centre commercial au rez-de-chaussée faisait vivre tout un quartier et son architecture particulière ne laissa pas indifférent.
Mais dans le cadre du Plan de Rénovation Urbaine (PRU), le Galion a été détruit, malgré les protestations de figures locales comme Jérôme Charré. Si bien que cette barre n’est plus.
Pour Hadama Traoré, le leader de La Révolution Est En Marche, cette destruction fut une sorte de crime contre le patrimoine Aulnaysien. Si bien qu’une maquette en son hommage a été créée pour se rappeler à quoi ressemblait ce bâtiment :
Mais aujourd’hui, le quartier se transforme avec des immeubles imposants, sans âme diront certains. Du Galion ne reste que de vagues souvenirs d’un passé aujourd’hui révolu.
Avis d’Aulnay Environnement sur la ZAC Val Francilia
Si les balades urbaines se sont bien déroulées, la réunion de lancement, sous le contrôle des élus, a été menée de façon lamentable, en monopolisant la parole durant une longue suite d’exposés qui suscitaient de nombreuses interrogations impossibles à exprimer, avant de proposer à la vingtaine de participants de poser leurs questions par flashcode !
2/ les limites de la ZAC
Il manque à la présentation une caractérisation de l’ensemble de cet espace périphérique reposant sur une analyse historique : le passage tardif et plus ou moins bien contrôlé du statut d’espace agricole à espace urbain, essentiellement commercial ou voué à la logistique, et parfois dégradé.
C’est ainsi un espace de relégation sociale, où se trouvent deux hôtels sociaux regroupant des personnes en situation précaire, pour lesquelles l’accès aux écoles, en particulier, est problématique.
Or il apparaît que les limites de la ZAC Val Francilia ne vont pas jusqu’aux frontières de la commune, au-delà de l’autoroute A1, où se trouvent les 2 hôtels sociaux, rue Copernic et rue Robert Bremond. Cette extrême périphérie est-elle donc vouée à être abandonnée à elle-même ?
Même dans la zone de la ZAC, les problèmes sociaux sont largement ignorés. Plusieurs commerces importants y sont présents, dont la gamme de produits est destinée à une population aux revenus modestes, avec des attentes spécifiques (BUT, Hmarket, etc. ) , la zone de chalandise s’étendant sur la Rose des Vents. C’est aussi un site de distribution et de stockage des Restos du cœur. Comment est envisagé le maintien de ces activités ou services qui ne risquent pas de devenir inutiles ? Comment est envisagée la circulation, souvent faite à pied, depuis la Rose des Vents, et jusqu’au centre O’parinor, où se trouve l’enseigne discount ATACADAO, qui se revendique adapté aux « zones populaires » ?
3/ Les équipements
Le dossier parle de nouveaux logements, mais quid des écoles, crèches, maisons médicales ?
Une telle ZAC pourrait être l’occasion d’étudier la possibilité d’équipements culturels modernes, qui est l’une des grandes carences de la commune, alors que d’autres villes du territoire (Drancy, Tremblay) , pourtant moins peuplées, se dotent de grands équipements culturels. Le seul équipement culturel moderne de toute la commune, l’espace Jules Verne, de dimensions au demeurant modestes, juste à la mesure du quartier Balagny, se trouve à l’extrême sud de cette vaste zone.
Quels équipements spécifiques de loisirs et de culture pour la jeunesse ? pourquoi ne pas saisir l’occasion pour implanter une micro-folie ? À noter qu’autrefois dans la zone des Mardelles, il y avait un Centre d’Art Contemporain. Sur son emplacement, vient d’être déposé un projet de construction consacrée à des activités industrielles et de stockage.
4/ les déplacements
Débouché d’un nœud autoroutier, et traversé par un flux de camions appelé à s‘intensifier vers les zones d’activité, le carrefour de l’Europe est déjà un « point noir ». La situation ne peut que s’aggraver avec la mise en service de la gare du Grand Paris et la création annoncée dans le PLUI de 2400 logements. On prône les « circulations douces », alors qu’aucun parking de délestage n’est prévu à la sortie des autoroutes. C’est un problème de première grandeur, concernant tous les Aulnaysiens, qui mériterait de voir la population associée à la réflexion. Or les demandes de création d’un groupe de travail ouvert aux Aulnaysiens ont été obstinément repoussées par les responsables. Une fois de plus à Aulnay se manifeste le refus absolu des élus à associer les citoyens à la transformation de l’espace où ils vivent, là où d’autres élus, dans d’autres communes de la Métropole, quelle que soit leur appartenance politique, sont convaincus que « rien ne peut se faire sans la population ». Par ailleurs, on ne peut que se réjouir du projet de nouvelle voie de désenclavement, de la Fosse à la Barbière jusqu’à Balagny.
5/ Le stade du PSG
On doit déplorer l’obstination des élus à contraindre les maitres d’œuvre à prendre en compte l’implantation d’un stade du PSG, une lourde hypothèque pour la réflexion d’ensemble sur le site, alors que cette hypothèse est hautement improbable. Elle divise la population. Là aussi, une consultation serait opportune.
Source : Aulnay Environnement
Vidéo. Hadama Traoré défend le dernier espace vert du secteur Vélodrome à Aulnay-sous-Bois face au bétonnage
Il y a encore 20 ans, dans le secteur Savigny – Vélodrome à Aulnay-sous-Bois, il y avait de nombreux espaces verts sauvages : il y avait celui qui s’étendait du Bricoman à la cité Moïse, mais aussi plusieurs terrains entre les deux branches de la RN2, où de nombreux jeunes jouaient au football. Depuis, le béton a grappillé du terrain, il ne reste que le terrain vert du vélodrome, qui s’est vu amputer une partie de son espace avec la construction d’immeubles et de maisons Impasse le Cornouiller de Savigny et rue du Vélodrome.
Ce terrain est un véritable poumon pour les habitants surtout lorsque les beaux jours sont là : promenade avec le chien, enfants qui jouent au football, pique-nique en famille… Ce terrain anachronique était une sorte d’exception pour la ville où le moindre m² est exploité.
Mais ce terrain semble en danger et des fouilles sont en cours, fouilles qui pourraient conduire à une potentielle viabilisation du terrain pour y construire des immeubles.
Hadama Traoré se veut comme un rempart contre le bétonnage du terrain vert
Ce terrain vert revêt d’une importance particulière pour les riverains. Le Parc du Sausset est certes à proximité mais ne propose pas autant de liberté d’activités. Et comme souvent dans une ville de la région Parisienne, tout espace vert sauvage attise la convoitise des promoteurs immobiliers.
Tout comme les citoyens de la Cité Arc-en-Ciel quartier Fontaine des Près en 2009-2010, Hadama Traoré a décidé de mettre tout son poids dans la bataille pour protéger cet espace vert. Il en fait un combat apolitique, ne souhaite aucune récupération, et se veut le porte-parole des riverains attachés à ce terrain.
Un combat du pot de terre face au pot de fer, une bataille non-équilibrée entre un leader associatif et toute une municipalité. Saura-t-il fédérer derrière lui un maximum de personnes et pousser les autorités, comme ce fut le cas pour la rue des Saules, à abandonner toute velléité de construction sur ce terrain ?
Vous pouvez découvrir sa déclaration en cliquant sur l’image ci-dessous :
ZAC Val Francilia à Aulnay-sous-Bois : retour au bon sens mais refus constant d’un réel dialogue
Le Val Francilia nouveau est arrivé, avec une bonne nouvelle : le projet dit « Richez », qui serait mieux nommé « Beschizza 1 » car c’est toujours le Maire qui dicte les orientations, est définitivement abandonné. « Beschizza 2 » renonce à construire des logements sur le Parc Ballanger. La victoire de la lutte citoyenne menée en 2019-2020 par les associations Vivre Mieux à Aulnay et Aulnay Environnement est confirmée. La municipalité, sans évidemment l’avouer, se rallie à nos contre-propositions d’alors : concentrer le projet sur les abords du boulevard Georges Braque, la friche PSA et les zones d’activités : le tiers sud-ouest de la friche PSA rebaptisée Innoval (tout le reste est déjà aux mains de diverses entreprises), la Fosse à la Barbière et Les Mardelles, avec au cœur la future gare.
Restons cependant vigilants concernant le parc Ballanger : le projet de faire traverser le parc par une voie (provisoirement) « douce » n’a jamais été officiellement abandonné. Son intégration au projet est passée sous silence et la fin annoncée de son rôle de « lisière conclusive » interroge.
Les modalités de la réunion du 28 avril à l’espace Jules Verne montrent en revanche que rien n’a changé dans la politique antidémocratique de la municipalité.
- Verrouillage du débat, avec un long tunnel d’exposés techniques, les orateurs et les thèmes se succédant, en repoussant les questions (on en aura oublié la moitié) en fin de réunion, dont il est rappelé avec insistance que la durée est limitée. On invite les présents à poser leur question par QR code ! Surtout entendre le moins possible la voix des habitants ! Comment s’étonner que la frustration tourne à l’agressivité ? évidemment, le but n’est pas d’établir les conditions d’un échange serein, mais de réduire au minimum la petite fenêtre démocratique imposée par la loi. En face des habitants, des gens qui craignent de devoir lâcher la moindre parcelle du pouvoir et n’ont pas compris l’intérêt d’un échange apaisé.
- Restriction de l’aire géographique de la « concertation », en situant la réunion dans un lieu excentré, où de surplus il est très difficile de se garer. Comme si l’accès à Parinor et à la future gare ne concernait pas les gens du Vieux pays et du Sud ! Évidemment, une autre réunion dans un lieu central est nécessaire ! Mais l’objectif, qui est de ne rien faire qui puisse favoriser la participation citoyenne était atteint : seulement une vingtaine d’habitants était présents. Et cela va continuer : 2 « balades » urbaines limitées à la contenance d’un autocar, une réunion de synthèse en juillet, un seul « atelier » proposé aux habitants. Selon les habitudes de « La Belle Friche » chargée de la concertation, une procédure imposée qui n’est qu’une parodie.
Un aspect essentiel est resté particulièrement nébuleux : la construction de logements sur cette ZAC. Terres d’Envol dans sa réponse à la MRAE concernant le PLUI, annonce page 9, un projet de 2800 logements sur Val Francilia entre 2025 et 2040. La réunion nous a laissé dans le flou total, en particulier sur le destin du boulevard George Braque : rétrécissement d’une voie départementale actuellement parking pour poids lourds ? Construction de logements sur l’espace ainsi gagné ?
Même flou sur le Carrefour de l’Europe, point noir des communications dans cette zone. Dès 2019, nous demandions un atelier avec les habitants pour y réfléchir, la question est revenue, alors qu’avec la nouvelle gare, les problèmes ne peuvent que s’aggraver. La solution avancée : tout le monde prend les transports en commun ! Et pour la partie du trajet que l’on fait en voiture, où sont prévus les parkings de délestage ? Rappelons que pour les habitants du sud qui voudront monter jusqu’à la future gare, l’anarchie des constructions le long de la rue Jules Princet rend impossible la mise en place d’un bus rapide à haut niveau de service, pourtant prévue depuis des décennies. La réflexion d’un aménagement à l’échelle de la ville brille toujours par son absence.
Un seul point positif à ce sujet : la volonté de détourner une partie du trafic de poids lourds à travers la Fosse à la Barbière par la rue Benoit Frachon. Est-il prévu de la prolonger à travers les Mardelles ? Ce n’était pas clair, et pourtant on nous a parlé, vers le sud, de la desserte de l’Oréal. Dans ce cas, quel franchissement de l’ex N2 ? Un débat réellement ouvert aurait pu permettre d’y voir plus clair. Et ce n’est pas le dossier sur le site de la ville, simple prospectus publicitaire (idem pour les panneaux d’exposition à Jules Verne), qui pourra nous éclairer.
Un point noir qui grève la réflexion sur l’évolution de tout cet espace : l’obstination de la municipalité à faire travailler les équipes sur l’implantation du futur stade du PSG face à Parinor. Tout le monde sait que cela ne se fera pas, et que les problèmes de gestion des accès seraient énormes. L’aubaine est trop belle d’enfumer les habitants avec une coûteuse campagne d’affichage, pour masquer l’absence de perspective d’amélioration de la vie quotidienne des Aulnaysiens.
Une question, venue de responsables du Secours Populaire a fait apparaître une évidence en fin de réunion : l’absence de prise en compte de la vie sociale et de ses problèmes. Pour la municipalité, il n’est question que des entreprises. Pour qui les nouveaux logements ? De standing ou sociaux ? Quels locaux pour les associations, en particulier caritatives, dans une ville où ils sont notoirement insuffisants, et souvent dégradés ? Et quelle place pour la culture ? On nous « balade » avec un stade, mais dans ce projet où sont les équipements culturels ?
Pour nous consoler, il apparaît que la zone d’activités lnnoval sera un vrai paradis pour les écologistes : verdissement intensif avec la plantation de 21 000 arbres (sic), « verdissement » des consommations d’énergie, et larges trottoirs dans la fosse à la Barbière. Si seulement ces magnifiques équipes pouvaient se pencher sur l’aménagement du centre et du sud de la ville, où l’on coupe les arbres et détruit les jardins avec une froide détermination, et où l’on construit des blocs de 5 étages en bordure de trottoirs de 50 centimètres, de quelle ville merveilleuse ne nous feraient-elles pas rêver ?
Source : Aulnay Environnement
ZAC Val Francilia-InnovVal à Aulnay-sous-Bois, réunion de lancement
Dans le cadre de la création à venir de la ZAC (Zone d’Aménagement Concerté) Val Francilia-InnovVal, la Ville d’Aulnay-sous-Bois et le Territoire Paris Terres d’Envol organisent une concertation préalable de la population du 28 avril au 14 juin 2025.
Une réunion publique de lancement de la concertation se déroulera le lundi 28 avril 2025 à 18h30 à l’Espace Jules Verne (5 Rue Clément Ader).
Pour en savoir plus, cliquer ici.












