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Le compte à rebours est lancé pour les lycéens et apprentis d’Ile-de-France
300M€ de travaux ont été engagés cette année dans les lycées d’Ile-de-France et 37M€ dans les CFA, qui ouvriront 4 500 nouvelles places.
Quatre cent cinquante mille jeunes reprennent mardi le chemin des lycées franciliens. Y trouveront-ils beaucoup de changement? Forcément un peu, pas forcément tout de suite, en tout cas pour ce qui est des murs. La politique affichée par le conseil régional présidé par Jean-Paul Huchon (PS) voit plus loin. Elle vise la fameuse France de 2025, or « les jeunes qui sont aujourd’hui en fin de collège ou au lycée sont ceux qui devront avoir un emploi en 2025 , réussir cette rentrée c’est réussir pour plus tard et la région a les atouts pour cela! », souffle, lyrique, Jean-Paul Huchon, à l’heure de planter le décor de la rentrée dans les 469 lycées.
Bientôt on dira 471, en comptant le lycée horticole de Montreuil, jusqu’alors sous la tutelle de l’Etat, et l’ouverture en « léger différé » du lycée de Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne). L’immobilier est bien le chapitre le plus visible du budget régional et du PPI (plan prévisionnel d’investissement) de 2,4 Mds€ votés pour 2012-2022. La région annonce aussi faire de l’apprentissage, de la lutte contre les inégalités et contre le décrochage scolaire deux axes prioritaires.
L’immobilier. C’est « la » responsabilité première du conseil régional, avec ses 6, 5 millions de mètres carrés à gérer, rénover, entretenir, agrandir… Cette année, 130 opérations sont lancées, dont l’extension de Louise-Michel à Epinay, la construction du nouveau lycée du Bourget (ouverture prévue en 2014), la reconstruction des services de restauration de Flora-Tristan à Noisy-le-Grand et Paul-Eluard à Saint-Denis. Ils représentent près de 300 M€ engagés en 2013.
L’apprentissage. Plus de 100000 apprentis rentrent également mardi dans les 160 CFA, et « l’objectif est d’atteindre 118000 en 2015 ». Cette rentrée voit s’ouvrir 4500 nouvelles places. L’investissement dans les CFA représente 37 M€ et l’accompagnement des apprentis 249 M€.
Le numérique. Avec en moyenne 20000 ordinateurs à remplacer par an pour le parc informatique de 160000 postes, « le problème, c’est la maintenance », admet Jean-Paul Huchon. Le régler représentera un peu plus de 2 M€ sur les 62 consacrés à l’équipement des lycées, des éléments de cuisine aux oscilloscopes.
Le décrochage. 29000 lycéens décrocheurs, « c’est insupportable ». Alors, on met les bouchées doubles. Les crédits aussi : 2 M€. Et l’on « mutualise » avec le ministère de l’Education nationale, par le biais d’une convention signée « prochainement ». Le « plan régional d’action de lutte contre le décrochage » doit être finalisé et signé dans les prochaines semaines. C’est à Paris qu’ouvre cette année le cinquième microlycée pour 45 élèves de première.
Source : Le Parisien du 30/08/2013
12 millions de Franciliens et moi, et moi et moi…
Nous en savons un peu plus sur la population Francilienne, région qui comporte le plus d’habitants en France. Le nouvel Atlas des Franciliens est désormais disponible sur le site officiel de la région.
Nous apprenons ainsi les données suivantes :
- Il y avait 11 786 000 habitants en Ile-de-France en 2010, soit 18,8% de la population Métropolitaine (pour 2,2% du territoire)
- Il y a 1,1 million d’habitants en plus par rapport à 1990. Il y a 104 000 naissances de plus que de décès chaque année
- 47% des franciliens ne sont pas nés en Ile-de-France
- Entre 100 000 et 200 000 provinciaux s’intallent chaque année en Ile-de-France, alors que 180 000 à 200 000 franciliens font le chemin inverse
- 40% des immigrés qui vivent en Ile-de-France viennent d’Afrique
- 26,3% des habitants en Seine-Saint-Denis touchent le RSA (contre 5,8% dans toute l’Ile-de-France)
Les données complètes en cliquant ici.
La région Ile-de-France se dote d’un observatoire des violences faites aux femmes
La décision a été actée hier en commission permanente : l’Ile-de-France dispose désormais d’un observatoire des violences faites aux femmes. « La création de cet observatoire nous permettra d’améliorer significativement les dispositifs existants », insiste Abdelhak Kachouri, vice président à la région en charge de la citoyenneté. Depuis 2004, plus de 15 M€ ont été investis dans la lutte contre ces violences, rappelle la région, citant la réalisation de programmes d’hébergement pour les femmes victimes ou les formations sanitaires et sociales pour les futurs travailleurs sociaux.
« On espère que l’exemplarité de la Seine-Saint-Denis sera utile », commente Ernestine Ronai, présidente de l’observatoire du 93 et chargée d’une mission de coordination nationale par la ministre des Droits des femmes. Constatant l’efficacité de l’expérience menée depuis onze ans dans le département avec le déploiement de téléphones d’alerte, la région a déjà décidé de doubler le financement des appareils mis en place à Paris. Il y en aura donc une quarantaine au total. Ces appareils sont attribués par le parquet pour une durée de six mois renouvelables à des femmes victimes de violences conjugales et qui ont porté plainte. Le numéro d’une centrale d’urgence est préenregistré et permet à la femme en danger de donner l’alerte à tout moment. Depuis son entrée en vigueur, en 2009 en Seine-Saint-Denis, plus d’une centaine de femmes ont été provisoirement équipées.
Source : Le Parisien du 12/07/2013
Ile-de-France : Une aide aux vacances pour les familles modestes
Le Père Noël qui passe en plein cœur de l’été, c’est déjà une réalité pour 13 000 Franciliens depuis 2007. La commission permanente du conseil régional a débloqué hier une nouvelle subvention de 610 000 €. Elle bénéficiera cette année à 630 familles (558 l’an dernier) qui, sans cet argent, ne pourraient pas changer d’air durant les prochaines grandes vacances.
Comment sont-elles choisies? Les associations caritatives et les centres sociaux ciblent les bénéficiaires potentiels, souvent des familles monoparentales, des chômeurs ou des personnes en précarité. Ceux qui ne sont jamais partis en vacances ont davantage de chance de toucher le gros lot. L’Union nationale de tourisme (Unat) IDF rend ensuite un avis pour le compte de la région.
Combien? Le conseil régional participe à hauteur de 60% du coût du séjour, celui-ci ne devant pas excéder 450 €. Comme il ne s’agit ni de gratuité ni de faire l’aumône, les bénéficiaires sont invités à participer, en fonction du quotient familial, en essayant de rester en deçà de 20% du coût total.
Où? Dans des villages vacances en France, pour des séjours d’une semaine en pension complète, animations incluses. « J’ai été touché de voir que des personnes qui ont vu pour la première fois la mer se sont ensuite investies dans des associations pour aider les autres à bénéficier à leur tour de la même expérience », se félicite Francis Parny, vice-président du conseil régional chargé des sports et loisirs.
Une quinzaine de séjours sont encore disponibles en juillet et une dizaine en août. Les demandes sont a envoyer à l’adresse mail suivante : resa.dispo.idf@hotmail.com.
Source : Le Parisien du 31/05/2013
Ile-de-France : dézonage du pass Navigo cet été
À partir du 13 juillet jusqu’au 18 août, le passe Navigo sera dézoné tous les jours de la semaine. Une mesure qui s’ajoute à son dézonage le week-end.
L’Île-de-France n’aura bientôt plus de secrets pour les 2,5 millions d’abonnés du passe Navigo. À partir du 13 juillet et jusqu’au 18 août, ces derniers, de même que les titulaires de la carte Solidarité transport mois et les abonnés Améthyste, pourront profiter du dézonage intégral tout au long de la semaine, c’est-à-dire abonnement. La décision a été prise ce 16 mai par le Stif, l’autorité régulatrice des transports en Île-de-France, et fait suite au dézonage le week-end et les jours fériés, en vigueur depuis septembre dernier.
« Avec le dézonage estival, nous prenons une mesure sociale car ce sont les Franciliens les plus modestes, ceux qui n’ont pas les moyens de partir en vacances, qui en profiteront directement », souligne Jean-Paul Huchon, président de la Région.
Un abonné sur cinq utilise le dézonage
Selon le Stif, un abonné Navigo sur cinq a utilisé le dézonage le week-end lors du premier trimestre 2013. Une mesure qui bénéficie en premier lieu aux banlieusards. Ils ont effectué 43% des trajets hors zones d’abonnement entre janvier et mars, contre 28% pour les Parisiens détenteurs d’un passe zones 1-2. « Depuis 2010, la Région, les départements et le Stif ont su faire chaque année un pas supplémentaire vers la tarification unique des transports en Île-de-France, rappelle Jean-Paul Huchon. Nous continuerons à porter cet objectif et il nous faut poursuivre le travail de conviction auprès des parlementaires pour obtenir les ressources nécessaires. »
Outre le dézonage estival, le Stif a voté une mesure tarifaire en faveur des détenteurs de forfaits Navigo zones 1-5 : en juillet et en août, ils paieront leur forfait 7,5% de moins que les autres mois.
Source : Iledefrance.fr
Michel Riottot : La « Métropole de Paris » ou l’empilement des pouvoirs
Notre région va devenir le plus majestueux des mille feuilles « politico-administratif » dont la France a le secret. Privilégiés, nous contemplions déjà un beau monument:
- 1 281 conseils municipaux
- 115 intercommunalités
- huit conseils généraux
- un conseil régional
- un parlement national et des administrations d’État.
Le schéma d’aménagement de l’ile-de-France, le Sdrif- mis à l’enquête publique jusqu’au 30 avril – se donnait comme ambition de structurer, de préserver et de mieux gouverner la région. La structuration est déjà bien amorcée puisque 92 % des communes, où vivent 7,6 millions de Franciliens, sont regroupées en intercommunalités.
Or, nous voyons soudain sortir un lapin du chapeau de nos gouvernants: « la Métropole de Paris », inscrite dans la future loi de décentralisation. Officiellement, elle a pour objet de faciliter la construction de logements en panne (35 000 seulement sortis de terre l’an dernier) mais aussi d’obliger, d’ici à 2015, les communes de zone dense à se grouper en intercommunalités de 200 000 à 300 000 habitants.
Le périmètre sur lequel règnera cette « Métropole » concentrera 90 % des logements et de la population soit 10 millions d’habitants. Dotée d’un budget conséquent mais aussi de pouvoirs d’aménagement et d’urbanisme, elle sera gouvernée par un « conseil métropolitain » composé du maire de Paris et des présidents des intercommunalités.
Problème: comment coordonner l’action de ce « lapin » avec celle du conseil régional? Jamais à court d’idées, nos énarques ont imaginé pour cela une « conférence métropolitaine » mettant autour d’une table, les représentants du conseil métropolitain, du conseil régional et des conseils généraux. C’est la nouvelle couche de l’appétissant gâteau.
Aux six strates de pouvoir qui s’accumulent sur notre malheureux territoire, on se propose d’en ajouter deux supplémentaires. Cette géologie politique nous parait dangereuse au cas où le jeu démocratique de l’alternance donnerait des majorités différentes au conseil métropolitain et à la conférence métropolitaine. Un risque de paralysie et, pour en sortir, le recours à l’arbitrage de l’État. Est-ce l’effet recherché?
La « Métropole de Paris » serait exactement l’inverse d’une décentralisation sensée et même une régression démocratique majeure. D’autant que les corps intermédiaires ont été peu consultés. C’est dire avec quelle méfiance nos associations considèrent cet objet « politico-administratif » non identifié: nos actions pour faire respecter le droit dans la jungle des aménageurs et des promoteurs sont déjà qualifiées de « malveillantes », voire de « mafieuses ».
Pour l’heure, nous nous permettons de qualifier cette réforme d’ « abracadabrantesque ».
Source : article de Michel Riottot, président d’Ile-de-France Environnement
Le raccordement au très haut débit pour toute l’Ile-de-France d’ici 2020
Pour faire de l’Île-de-France la 1e région 100 % fibrée d’Europe d’ici 2020, deux engagements ont été pris par la Région et ses partenaires ce 8 avril.
Donner partout accès à l’Internet à très haut débit : c’est l’objectif de la Région qui, ce 8 avril, a signé avec l’État, France Télécom-Orange et SFR une déclaration commune portant sur le déploiement de la fibre optique sur l’intégralité des foyers et entreprises de l’Île-de-France.
« Cet objectif de couverture du territoire à 100 % en fibre optique confirme, a déclaré Jean-Paul Huchon, la volonté partagée des acteurs franciliens, publics et privés, de renforcer la place de l’Île-de-France comme première région européenne en matière de recherche, de création numérique et d’accueil d’entreprises internationales ».
Article complet sur Ile-de-France.fr
Enquête publique sur l’avenir de l’Île-de-France
L’enquête publique sur les grands projets franciliens d’ici à 2030 se tient du 28 mars jusqu’au 30 avril dans de nombreux lieux et sur le Web.
Depuis le 28 mars, les Franciliens sont appelés à donner leur avis sur le Sdrif (Schéma directeur de la région Île-de-France), qui définit les grands projets d’ici à 2030. Pour cela, deux solutions sont possibles : soit cliquer sur le site enquetespubliques.iledefrance.fr, soit se rendre au siège de la Région ou dans l’une des mairies participantes (cf Liste des lieux de consultation)
Et pour se forger une opinion, un dossier d’enquête a été spécialement conçu qui résume les grands objectifs du Sdrif en matière notamment de logement (mise à disposition de 70.000 nouveaux logements par an), d’emploi (création de 28.000 emplois par an), de transport (modernisation du réseau existant et construction du Grand Paris Express) ou encore d’agriculture (développement des circuits courts, etc).
Pour mémoire, la version précédente du Schéma directeur de la région avait été adoptée en 1994.
La densification et la construction d’immeubles dangereuses pour la santé ?
« Les principaux objectifs du SDRIF2013 consistent à densifier l’habitat pour réduire l’étalement urbain et la consommation énergétique moyennant la construction de nouveaux transports pour stimuler l’activité économique. Un programme dans la continuité des deux derniers siècles.
Alliée à une meilleure hygiène, l’espérance de vie y est passée de 37 ans en 1810 à 80 ans en 2004, 15 % des enfants nés en 1900 mouraient avant l’âge d’un an mais seulement 0,44 % en l’an 2000. Cette amélioration s’est également faite par la dé-densification des quartiers centraux où s’entassaient près de 80 000 habitants au kilomètre carré et le rejet vers la périphérie de la ville des ouvriers, des salariés pauvres et des immigrés (la zone et les bidonvilles des banlieues).
Construire la ville sur la ville,objectif des urbanistes, n’est pas le rêve des Franciliens dont 70 % souhaitent posséder une maison individuelle.On voit par là le grand écart que doivent réaliser les aménageurs de la région pour entraîner une adhésion sur leurs projets allant au-delà des spécialistes.
Un aménagement favorable à la santé doit diminuer la fatigue et le stress en réduisant la durée des trajets domicile-travail. L’étalement de l’urbanisation le long des axes de transports en grande couronne au détriment d’espaces naturels est le contraire d’une ville compacte idéale.
Supprimer des espaces verts, réduire les espaces de respiration comme les quartiers pavillonnaires pour y construire des immeubles et des infrastructures de transports est, au contraire, un risque pour la santé. Les dernières études épidémiologiques portant sur 41 millions d’habitants européens montrent clairement les liens entre la santé et la proximité d’espaces verts de qualité.
Paris et ses trois départements limitrophes forment la métropole capitale européenne la plus pauvre en espaces verts. Densifier dans ces conditions pose donc la question de la qualité de vie des habitants. Multiplier des ‘Îlots parisiens à 800 logements par hectare comme dans le 9ème arrondissement, soit plus que les densités du 1ge siècle, semble alors une perspective trop élevée. Les épidémies virales mais aussi bactériennes se transmettront d’autant plus rapidement que les individus vivront près les uns des autres. Enfin,la vie dans un espace restreint entraîne des comportements violents. Paris ne doit pas rester la seule mégalopole en France. D’autres métropoles régionales doivent se développer comme l’a indiqué Jean-Marc Ayrault, le premier ministre, dans son discours du 6 mars sur le Nouveau Grand Paris. »
Source : communiqué de Michel Riottot, Président d’Ile-de-France Environnement
Près de un Francilien sur quatre exposé à trop de dioxyde d’azote et de particules
Les niveaux annuels autorisés de dioxyde d’azote et de particules en suspension ont de nouveau été régulièrement dépassés en 2012 en Ile-de-France, surtout à Paris et le long des axes routiers majeurs de la région, indique le bilan annuel d’Airparif présenté mercredi 27 mars.
« La qualité de l’air reste insatisfaisante en Ile-de-France », estime l’organisme chargé des contrôles, tout en notant « une certaine stabilité depuis plusieurs années ».
TAUX EXCESSIFS À PROXIMITÉ DES GRANDS AXES
« Le dioxyde d’azote reste un des enjeux principaux en matière de pollution atmosphérique en Ile-de-France », relève Airparif. Cette pollution, surtout liée au trafic des véhicules Diesel, est très prégnante dans la capitale avec 9 Parisiens sur 10 exposés à des dépassements.
Globalement, 3 millions de Franciliens – un chiffre en léger recul –, sur les 11,8 millions que compte la région, sont concernés par des taux moyens de dioxyde d’azote excessifs, concentrés à proximité des grands axes. La valeur limite annuelle est ainsi dépassée sur 15 % du réseau routier francilien et 80 % des voies parisiennes.
Pour les particules PM10 (des particules en suspension d’un diamètre inférieur à 10 micromètres), quelque 2,4 millions de personnes (contre 2,7 millions en 2011) sont exposées à trop de dépassements de seuils. Pour les particules fines (PM2,5), le schéma est très similaire : la valeur limite annuelle est respectée loin du trafic, mais dépassée à proximité de grands axes.
Image et article complet sur Le Monde