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Sylvie Billard : Où sont passés les millions de la Morée à Aulnay-sous-Bois ? (Épisode 3)
Dans les deux premiers épisodes sur la copropriété de la Morée, je vous ai raconté l’histoire de son placement sous administration judiciaire en 1997 et de ces deux plans de Sauvegarde.
Dans ce troisième épisode et les suivants, nous découvrirons le témoignage de plusieurs copropriétaires.
Je commence par celui de Victoire (prénom modifié) au sujet des places de parking.
« En 2019, j’ai appris sur mon relevé de charges que l’emplacement de mon parking allait changer. Du pied de mon immeuble, il allait être transféré 3 rues plus loin. Imaginez ma vie au quotidien. Imaginez quand je rentre des courses. Je les dépose en bas de mon immeuble en espérant que personne ne me les volera le temps que j’aille me garer 3 rues plus loin et que je revienne. Imaginez mon sentiment d’insécurité lorsque je traverse le quartier en pleine nuit l’hiver alors que l’éclairage est soit insuffisant, soit inexistant comme cela a été le cas durant plusieurs jours cette année.
Je ne suis pas un cas isolé. De nombreux copropriétaires sont dans ma situation. Nous n’avons eu aucune information, discussion préalable. Cela nous est tombé dessus insidieusement par ce relevé de charges.
Les travaux de résidentialisation de mon immeuble sont bien avancés, les parkings au pied de l’immeuble commencent à être attribués. A l’exception de ceux qui ont réussi à obtenir un passe-droit, les copropriétaires des derniers étages ne se verront remettre aucun badge d’accès aux parkings. Est-ce parce que les copropriétaires les plus combattifs habitent ces étages ?
Comme les autres, je dois laisser ma place à de nouveaux bénéficiaires alors que :
-
- je dispose de l’acte notarié de mon appartement et de ma place de parking précisant son emplacement,
- j’ai payé 4 000 € la réfection de cette place dont je ne profiterai jamais car Blériot me met dehors !
Vous imaginez cette cruauté. Nous n’avons pas notre mot à dire. Tout est décidé par maître Blériot, l’administrateur judiciaire provisoire. Nous n’avons reçu aucun d’avis d’expropriation. L’administrateur provisoire nous dit que les actes notariés n’ont aucune valeur juridique et qu’il se base sur le cadastre. Il nous dit que des copropriétaires ont voté en conseil syndical. Mais la plupart de ces copropriétaires ne sont même pas au courant qu’ils en font partie et n’ont pas voté ce type de résolution.
Je n’ai jamais mon mot à dire. Un juriste proche du dossier qualifie la situation de notre copropriété de « Dictature judiciaire », au point que j’ai le sentiment de ne pas habiter chez moi, mais chez maître Blériot. Ce n’est plus une copropriété. C’est devenu un HLM. Mon rôle est juste de payer, payer, payer des charges courantes de plus en plus élevées, payer des travaux non votés par les copropriétaires. Je me lève tous les matins de la semaine à 5h, je travaille dur. Et pour quel résultat ? Il me reste à peine de quoi vivre. Je suis dépossédée de ma vie. Je suis aspirée dans une spirale infernale d’impuissance et de désespoir. L’un d’entre nous ne l’a pas supporté et s’est suicidé. D’autres ont divorcé à cause de ces problèmes sans fin. D’autres encore ont perdu leur appartement.
Avec d’autres copropriétaires, nous refusons ce vol manifeste, nous refusons de le subir sans rien faire. Avec l’appui de LAREEM d’Hadama Traoré, nous avons :
-
- manifesté devant le cabinet Blériot,
- collecté plus de 200 signatures dans le cadre d’une pétition soutenue par notre élue Sylvie Billard, la seule élue à nous soutenir,
- réalisé le plan de tous nos emplacements de parking sur la base de nos actes notariés que nous avons apportés à la mairie.
Ces actions portent leur fruit puisque le cabinet Blériot suspend l’attribution des places de parking.
L’actuelle majorité et les services municipaux ne nous aident pas. Sur les places de parking comme pour le reste, les services municipaux nous disent qu’il faut mettre en œuvre les décisions de maître Blériot. Citémétrie, l’opérateur choisi par la mairie, ne nous aide pas non plus, mais quel est leur choix ?
Nous rappelons que ce sont nos impôts qui financent les services municipaux pour qu’ils répondent à nos besoins. Nous rappelons que ce sont nos votes qui donnent leur légitimité aux élus et non maître Blériot.
Les seules améliorations obtenues résultent de nos luttes que nous continuerons donc avec l’appui indéfectible depuis plus d’un an de LAREEM et de notre élue citoyenne.
Que la lutte continue pour que nos droits soient enfin respectés et que la démocratie soit enfin (r)établie ! »
Suite aux prochains épisodes donc.
Sylvie Billard
L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s
Pour le compte des copropriétaires de la Morée
Sylvie Billard : Où sont passés les millions de la Morée à Aulnay-sous-Bois ? (Épisode 2)
Cher.e.s aulnaysien.ne.s,
Dans le premier épisode sur la copropriété de la Morée, je vous ai raconté l’histoire de son placement sous administration judiciaire en 1997 et de son plan de Sauvegarde (2007-2012) de 18,5M€ de travaux urgents et de réhabilitation financés à 75% par des subventions publiques.
Dans ce second épisode, je vais vous raconter l’histoire du deuxième plan de sauvegarde signé en 2014 pour financer les travaux de résidentialisation.
Plan de sauvegarde pour des travaux de résidentialisation
Le 4 mars 2014 est signée entre la ville d’Aulnay-sous-Bois, l’État et l’ANAH une convention d’OPAH CD pour des travaux de résidentialisation :
- a minima pour la remise en état de tous les sols privés (parkings privatifs et voiries intérieures), la reprise du réseau d’assainissement et la réfection du réseau d’éclairage extérieur.
- a maxima pour la pose de clôtures et de caméras.
Les travaux minimum constituent la dernière étape indispensable en vue de la scission judiciaire de la copropriété en cinq nouvelles entités et de la fin à la mission de l’administrateur provisoire actant l’aboutissement des mesures de redressement de cette copropriété.
Des demandes de financement de travaux déjà financés
Le 27 mars 2017, Maître BLÉRIOT adresse aux copropriétaires un programme de travaux correspondant pour partie aux travaux financés par plan de sauvegarde de 2007 et figurant dans le programme adressé aux copropriétaires en 2010. Ces appels de charge 2007 et 2017 sont en pièces jointes.
Les copropriétaires craignent de perdre leurs biens immobiliers. Alors que beaucoup sont surendettés, en 2018 leurs charges courantes s’élèvent à 2 800 000 €, les travaux litigieux à 2 677 657 €, auxquels s’ajoutent les restes à charge des copropriétaires à déterminer en 2019. Comment redresser une copropriété et la sortir de l’administration judiciaire en imposant des charges si importantes à des copropriétaires qui ne parviennent déjà pas à payer leurs charges courantes ?
Malgré la contestation par les copropriétaires du financement de travaux déjà financés, le 12 mars 2018 l’administrateur provisoire procède à l’appel de fonds provisionnel correspondant aux travaux minimums de résidentialisation
Le scandale kafkaïen des places de parking
En 2019 au démarrage des travaux, les copropriétaires découvrent avec stupeur que le parking qu’ils occupent depuis l’achat de leur logement, pour lequel ils disposent d’un acte notarié et dont ils financent la réfection ne leur est plus attribué car maître Blériot ne reconnaît pas leurs actes notariés et se base uniquement sur le cadastre. Ainsi par exemple des habitants de la rue Ambourget se voient attribuer un parking rue des Aulnes à 10 minutes à pied de chez eux.
Les copropriétaires ont adressé leur acte notarié et le plan de leur place de parking à la mairie, ainsi qu’une pétition.
Rien n’y a fait. Que fait la Ville d’Aulnay-sous-Bois pourtant désignée par le préfet « coordonnateur chargé de veiller au bon déroulement du plan de sauvegarde » ?
Le déni démocratique de la scission
En juillet 2021, maître Blériot doit présenter une demande de scission judiciaire auprès du Président du Tribunal de Grande Instance de céans. En 2022, interviendra la fin de la mission de l’Administrateur Provisoire.
Qui a décidé de cette scission en 5 entités de cette immense copropriété composée de 18 bâtiments (8 de 4 étages, 3 de 9 et 7 de 12) et 897 logements ? Quelle est la viabilité de ces nouvelles entités ?
Il semblerait que cette orientation se fonde sur le nombre de stations de chauffage.
Les 08 et 20 sept. 2020, j‘ai donc interpellé la mairie pour le compte des copropriétaires :
Monsieur le maire, président de paris terre d’envol,
Monsieur le directeur général des services,
Monsieur le maire adjoint,
Nous avons bien compris que les centrales de chauffage constituent une contrainte à prendre en compte. Dès lors, nous souhaitons savoir s’il est possible de découpler chaque problématique :
- chaque immeuble devenant une copropriété à part entière ;
- chaque centrale de chauffage devenant une entité de mutualisation regroupant les copropriétés concernées, à l’instar d’un syndicat intercommunal qui n’entraîne pas la disparition des villes adhérentes ;
- tout ou partie des copropriétés constituant une centrale d’achat, à l’instar de l’UGAP (la centrale d’achat de l’État) qui n’entraîne pas la fusion de chaque ministère.
Nous souhaitons réfléchir -en toute objectivité- aux avantages et inconvénients de ces scénarios.
Je n’ai reçu aucune réponse. Pourtant les copropriétaires devraient pouvoir décider de leur avenir. Ils sont dépossédés de tout, soutenus ni par la justice, ni par la mairie qui assume insuffisamment les responsabilités qui lui ont été attribuées par le préfet.
Cher.e.s aulnaysien.ne.s, les copropriétaires de la Morée ont besoin de votre soutien. Voilà pourquoi, je vous raconterai en plusieurs épisodes leur histoire incroyable, celle de leur désespoir, de leur fatigue, mais aussi celle de leurs luttes pour leurs droits et pour la justice.
Suite aux prochains épisodes donc.
Sylvie Billard
L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s
Pour le compte des copropriétaires de la Morée
Votre.elue.citoyenne@gmail.com
Sylvie Billard : Où sont passés les millions de la Morée à Aulnay-sous-Bois (partie 1) ?
Cher.e.s aulnaysien.ne.s,
Où sont passés les 18,5 millions de la Morée investis dans le cadre de son plan de sauvegarde ? Cette question vous concerne au plus haut point, car 75 % de cette somme proviennent d’argent public, donc de votre argent. Et vous avez le droit de savoir comment il est utilisé.
Située dans le secteur de Mitry, la Morée est une copropriété privée composée de 18 bâtiments (8 de 4 étages, 3 de 9 et 7 de 12) et 897 logements.
L’organisation juridique de cette copropriété est complexe (syndicat horizontal, syndicat principal et syndicats secondaires). « La copropriété connaît des problèmes de gestion qui se traduisent par un taux d’impayés de charges important et une dette aux fournisseurs élevée. Ainsi, depuis 1997, plusieurs administrateurs judiciaires provisoires se sont succédés pour tenter de la redresser », maître Philippe BLERIOT a été désigné par ordonnance du 7 octobre 2003 en qualité d’administrateur provisoire avec tous les pouvoirs de l’assemblée générale et du conseil syndical, ce qui équivaut selon les dires d’un juriste proche du dossier à « une dictature judiciaire ». Sa mission -régulièrement renouvelée- devrait s’achever en 2022, date de la fin du redressement judiciaire de la copropriété.
cette copropriété a fait l’objet de 2 plans de sauvegarde :
- en 2007, de 18 millions dont 12,9 de subvention publique pour financer des travaux urgents et de réhabilitation,
- en 2014, pour sa résidentialisation.
13 ans après le 1er plan de sauvegarde, les travaux soit n’ont pas été réalisés, soit sont de mauvaise qualité. Les appels de fonds pour des travaux déjà financés ou rejetés se succèdent et les charges courantes s’envolent dans un contexte organisationnel difficilement compréhensible. L’endettement de la copropriété s’est accru de 574 846,60 (Montant des dettes en 2003 : 1 209 601,76 euros et en 2017 : 1 784 448,36 euros). Les copropriétaires à bout se sentent abandonnés par la mairie et les autres financeurs publics.
Voici leur histoire, l’histoire cruelle d’une administration judiciaire censée les aider, mais que certains qualifient de « racket », l’histoire cruelle d’une justice aussi absurde qu’inhumaine, l’histoire cruelle de pouvoirs publics qui exercent un contrôle insuffisant et les abandonnent à un face-à-face avec un administrateur judiciaire souvent honni.
Frise chronologique du plan de sauvegarde pour des travaux urgents et de réhabilitation
Le 10 octobre 2007 est signé un plan de sauvegarde pour financer les travaux :
- d’urgence dont ascenseurs,
- de réhabilitation (ravalement, halls, peinture, individualisation chauffage et eau, clôture de la copropriété …).
La durée du plan de sauvegarde est fixée à cinq ans à compter de la date de signature de l’arrêté préfectoral du 10 octobre 2007 :
- Son article 2 concerne la commission de suivi du plan de sauvegarde est instituée, présidée par le Préfet ou son représentant.
- Son article 4 désigne la Ville d’Aulnay-sous-Bois « coordonnateur chargé de veiller au bon déroulement du plan de sauvegarde. À l’issue de sa mission, elle établira un rapport qu’elle présentera à la commission de suivi. Le Préfet ou son représentant transmettra ce rapport au procureur de la République ainsi qu’à la commission de surendettement des particuliers « .
La ville a désigné en janvier 2008, suite à appel d’offres, le Pact Arim 93 opérateur chargé du suivi et de l’animation du plan de sauvegarde de la Morée. Les subventions publiques versées par l’ANAH, la région le département et la commune d’Aulnay-sous-Bois s’élèvent à 12,9 millions, la participation des copropriétaires à 5,6. Le coût de l’ensemble des travaux estimé entre 16 630 000 et 16 691 000 euros est largement couvert par ces 18,5 millions.
Outre sa participation initiale, la ville d’Aulnay-sous-Bois a investi plus de 900 000 euros dans la rénovation de la voirie et 300 000 euros pour la remise en état du chauffage.
En 2015, maître Blériot estime les travaux finis, mais les copropriétaires l’informent que :
- certains travaux de réhabilitation prévus dans le plan de sauvegarde de 2007 n’ont pas été réalisés (réfection des revêtements des allées et parkings),
- d’autres (rénovation des caves) ont été réalisés, mais présentent des malfaçons ou sont inachevés : caves inaccessibles et inondées en temps de pluie, câbles électriques sans gaines pendant dans les caves et dans tous les bâtiments faisant encourir des risques d’électrocution aux habitants.
En 2017, soit dix ans après l’adoption du plan de sauvegarde, maître Philippe Blériot reprend les travaux non effectués jusque-là et procède à un nouvel appel de fonds auprès des copropriétaires, d’un montant de 3 millions à raison d’environ 3 000 euros par copropriétaires alors que ces travaux sont déjà financés par les 18,5 millions initiaux.
Fortement endettés du fait de prêts bancaires souscrits pour financer les travaux en 2007 et ne comprenant pas les raisons de ce nouvel appel de fonds, plus de 200 copropriétaires signent une pétition pour :
- informer l’administrateur de l’état d’inachèvement des travaux de réhabilitation effectués (caves),
- lui demander d’engager une action en responsabilité contre le maître d’œuvre, la société Brézillon,
- lui demander de justifier de l’utilisation des 18,5 millions déjà perçus,
- s’opposer à ces nouveaux travaux et levées de fonds qui prolongerait l’endettement de la copropriété.
Occupant seul les pouvoirs de l’assemblée générale et du conseil syndical, faute d’avoir permis aux copropriétaires d’en désigner un, l’administrateur leur oppose une fin de non-recevoir.
Les copropriétaires n’ont aucune visibilité, ni la moindre information sur l’utilisation des fonds versés dans le cadre du plan de sauvegarde de 2007, ni sur les charges courantes qui ne cessent d’augmenter. Certains sont contraints de vendre leur lot faute de pouvoir payer. La grande majorité des appartements vendus aux enchères le sont par maître Philippe Blériot. Beaucoup de copropriétaires en ont peur.
Face à l’impossibilité d’une résolution amiable, 56 copropriétaires sur 900 engagent des actions :
- devant le tribunal de grande instance (TGI) de Bobigny pour rétracter l’ordonnance du 9 octobre 2017 prorogeant la mission de l’administrateur provisoire ;
- devant le TGI de Paris pour demander la désignation d’un expert afin de :
- déterminer l’étendue des malfaçons sur les travaux effectués,
- vérifier les comptes du syndicat des copropriétaires de la Morée,
- fixer le préjudice enduré par les demandeurs.
S’il rejette la demande d’expertise comptable, par décision du 8 janvier 2019, le juge des référés du TGI de Paris désigne un expert judiciaire bâtimentaire avec un délai de consignation de la somme de 11 200 euros au 8 mars 2019.
Les demandeurs à la situation financière précaire éprouvent beaucoup de difficultés à réunir cette somme. Ils demandent au Juge des référés la prorogation du délai de consignation.
Le lundi 11 mars 2019, les copropriétaires demandeurs au référé expertise réunissent la totalité du montant de la provision et se rendent au TGI de Paris pour y déposer lesdits chèques.
Cependant, le délai étant fixé au 8 mars 2019, la régie refuse de prendre les chèques en l’absence de décision de caducité de l’ordonnance du 8 janvier 2019.
Malgré la requête en relevé de caducité, le tribunal estime que « après examen, il apparaît que nous sommes dans l’impossibilité d’identifier 20 chèques (total de 2 400 €) de sorte que votre demande ne peut prospérer. Par ailleurs, le montant total des consignations s’élève à 11 210 euros alors que l’ordonnance de référé prévoit une provision à verser d’un montant de 11 200 €. »
Si près du but, la justice leur dérobe leur victoire.
Depuis, la situation s’enlise. Pris dans la spirale infernale des appels de fonds, des charges, beaucoup de copropriétaires ont le sentiment de travailler uniquement pour payer l’administrateur, d’être impuissants, de ne pouvoir compter sur personnes, d’un cauchemar sans fin. Certains se sont suicidés ou ont sombré dans la dépression. D’autres, malgré leur abattement, veulent se battre encore et encore.
Cher.e.s aulnaysien.ne.s, les copropriétaires de la Morée ont besoin de votre soutien. Voilà pourquoi, je vous raconterai en plusieurs épisodes leur histoire incroyable, celle de leur désespoir, de leur fatigue, mais aussi celle de leurs luttes pour leurs droits et pour la justice.
Suite aux prochains épisodes donc.
Source : Sylvie Billard, L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s
Pour le compte des copropriétaires de la Morée
Hadama Traoré apporte un rayon de soleil aux habitants des mille-mille à Aulnay-sous-Bois
Ce cliché date de dimanche dernier. Les copropriétaires de la résidence la Morée (rue des Aulnes) s’organisent des moments festifs afin d’apprendre à se connaître pour vivre et faire ensemble.
Ce mercredi de 14h30 à 16h, nous menons la 4ème réunion publique au 9 rue des Aulnes, afin de préparer la prochaine réunion avec le service habitat de la ville d’Aulnay-sous-Bois qui aura lieu le mardi 2 mars.
Bravo aux copropriétaires de la Morée pour leur ténacité. La révolution est en marche et personne ne pourra l’arrêter.
Source : Hadama Traoré
Les copropriétaires de La Morée à Aulnay-sous-Bois s’organisent derrière Hadama Traoré
Afin de préparer au mieux la future rencontre avec le service habitat de la ville d’Aulnay-sous-Bois et l’opérateur Citémetrie, les membres du mouvement La Révolution Est En Marche (LREEM) a réuni 43 copropriétaires munis de leur acte notarié. En effet, le leader Hadama Traoré et son équipe ont effectué une cartographie des places de parking. Ils se sont appuyés sur les numéro de la place de parking qui figurent sur leur acte notarié.
LREEM lutte pour conserver les places de parking des copropriétaires de la résidence la Morée. Hadama Traoré dit bravo aux copropriétaires de la résidence la Morée en soulignant que cette 3ème réunion publique est une réussite. Pour lui, la révolution est en marche et personne ne pourra l’arrêter.
Hadama Traoré obtient le soutien de Philippe Palomo pour aider la copropriété de la Morée à Aulnay-sous-Bois
Hadama Traoré a été reçu par Philippe Palomo, Directeur Général des Services (DGS), pour évoquer différents sujets concernant les habitants des quartiers Nord de la ville d’Aulnay-sous-Bois. Les deux hommes ont longuement discuté de la situation des copropriétaires de la résidence la Morée. Selon Hadama Traoré, le leader de La Révolution Est En Marche (LREEM), la mairie d’Aulnay-sous-Bois prend au sérieux l’inquiétude des copropriétaires. De cette réunion plusieurs actions ont été décidées :
- Une convention d’occupation privée sera effectuée afin que les copropriétaires puissent jouir de leurs places de parking.
- L’opérateur « Citémetrie », mandaté par la municipalité de la ville d’Aulnay-sous-Bois, cherchera une solution juridique pour solutionner cette problématique
- En urgence, une réunion de clarification sera mise en place entre les copropriétaires, l’élu à l’habitat, le service habitat, et l’opérateur
Afin de préparer au mieux cette réunion en urgence, le mouvement LREEM invite les copropriétaires de la résidence la Morée de la rue Ambourget (2-4-6) à la prochaine réunion publique qui se déroulera de 12h à 17h, au 4 rue Ambourget, le samedi 20 février. Les membres LREEM vont effectuer une cartographie des places de parking en appliquant le droit coutumier, en rapport avec les actes notariés.
Hadama Traoré espère une forte implication des copropriétaires et félicitent les résidents pour leur ténacité. Et le leader conclut ainsi : « Seule l’union sera notre force. La révolution est en marche et personne ne pourra l’arrêter« .
Hadama Traoré victorieux dans son combat auprès des copropriétaires de la Morée à Aulnay-sous-Bois
Pour Hadama Traoré, le rêve du mouvement LREEM (La Révolution Est En Marche) devient réalité. L’union des copropriétaires en colère de la ville d’Aulnay-sous-Bois, des membres actifs du mouvement LREEM, des gilets jaunes et le collectif COR a payé. En effet, ce collectif impressionnant a réussi à forcer la main de l’administrateur judiciaire (cabinet Bleriot) avec un début de concertation.
Hadama Traoré félicite les copropriétaires de la résidence la Morée pour leur détermination. Selon lui, la révolution est en marche et personne ne pourra l’arrêter.
Hadama Traoré obtient une pétition de 200 signataires pour défendre la Morée à Aulnay-sous-Bois
Hadama Traoré, le leader de La Révolution Est En Marche, est heureux de vivre la révolte sociale des copropriétaires en colère de la résidence « la Morée » à Aulnay-sous-Bois. Après plusieurs actions dont une le week-end dernier pour rassembler le maximum de personnes autour de la défense de la copropriété en difficulté, les résidents ont nommé des référents par bâtiment et ont fait une pétition avec plus de 200 signataires.
La pétition sera remise à la municipalité le 17 février. Les signataires sont ceux de la rue des Aulnes et de la rue Ambourget. Une mobilisation très importante a lieu ce mardi 16 février de 11h à 15h, au siège du mandataire judiciaire Mr Bleriot qui se situe au 26 chemin de la Madeleine à Bobigny.
Hadama Traoré souligne le courage et la détermination des copropriétaires.
Réunion publique avec les résidents de La Morée à Aulnay-sous-Bois organisée par Hadama Traoré ce samedi
Ce samedi 13 février à 14h00, Hadama Traoré, le leader de La Révolution Est En Marche, co-anime une réunion publique avec les copropriétaires de la résidence La Morée à Aulnay-sous-Bois. Charges exorbitantes, travaux urgents, problèmes divers qui pourrissent le quotidien des résidents : Hadama Traoré entend trouver des solutions pragmatiques et pérennes pour faire de ce véritable quartier résidentiel un havre de quiétude.
Rendez-vous au rue des Aulnes à Aulnay-sous-Bois, samedi à 14h.
Lettre ouverte n°9 sur les propositions des copropriétaires dans le cadre de l’enquête publique relative à l’opération d’aménagement du quartier la Morée-Ambourget
Dans le cadre de l’enquête publique sur le programme d’aménagement des espaces publics du quartier la Morée-Ambourget* dont ils reconnaissent l’intérêt, des copropriétaires ont élaboré avec mon appui des propositions qu’ils vous demandent de prendre en compte pour améliorer leur quotidien.
Leurs principales préoccupations relèvent pour certaines de missions courantes de la ville et peuvent donc trouver des réponses à court terme. Elles concernent la sécurité publique, les équipements collectifs et les usages, le civisme, la propreté, les espaces verts et convivialité, l’animation du quartier. Ils ont clairement exprimé ce qu’ils voulaient et ce qu’ils ne voulaient pas. Ils vous posent également des questions.
Je vous invite à leur répondre en précisant le calendrier de mise en œuvre des propositions que vous leur ferez.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le maire, mes salutations les meilleures.
Sylvie Billard
Elue de gauche, écologiste et citoyenne
Pour le compte de copropriétaires de la Morée
Préoccupations et questions des copropriétaires de la Morée :
- La sécurité publique
- Au niveau des rues
Lorsque nous rentrons chez nous, nous sommes obligés de marcher sur la route, car les voitures ambulantes sont sur les trottoirs et attirent des vendeurs de drogue, des fumeurs et des voitures dont les conducteurs et passagers s’arrêtent pour acheter des sandwichs et de la drogue. Il y a tellement de voitures que nous ne pouvons pas passer. Les piétons et les voitures doivent tous les jours faire des détours. Cela casse l’image du quartier et c’est une source de honte. Nous avons honte d’inviter des ami.e.s chez nous. Malgré le confinement, il y a beaucoup de gens et la police ne fait rien.
- Qui donne les autorisations de ces commerces ambulants ? Est-il possible de leur retirer leur autorisation ?
- Que peuvent faire les polices nationales et municipales pour empêcher ces attroupements gênants et le trafic de drogue ?
- Au niveau du square de la Morée
Le projet d’aménagement est très bien avec notamment des aires de jeu pour les enfants, mais il faut résoudre le problème du trafic de drogue avec ces adultes qui squattent le square et le rendent peu attractif. Il faut donc des espaces ouverts, visibles pour décourager les trafics illicites.
- Que peuvent faire les polices nationales et municipales pour empêcher ces attroupements gênants et le trafic de drogue ?
- Les équipements collectifs et usages
- Les poubelles rue des Aulnes donnent une image de saleté qui ne donne pas envie de passer devant.
- Les rues : Il y a trop de trous. Elles sont sales. On se sent laissés pour compte.
- Les espaces publics: ils sont sales. Le quartier est sale.
- L’éclairage : En pleine nuit, on est quelques fois obligé d’utiliser notre portable pour voir clair et éviter les trous.
- Les jeunes ouvrent souvent les vannes d’eau dans les rues l’été.
- Il y a des rodéos de motos ce qui est dangereux pour les enfants.
Il n’y a pas de ronde de police.
- Il y a des problèmes de parking : on nous vole ce qui nous appartient sans notre autorisation.
Ce que nous ne voulons plus :
- Des voitures ambulantes qui attirent des trafics de drogue
- Des voitures partout qui entravent la circulation des piétons et des voitures
- De la saleté
- Des dealers dans les cages d’escalier et les espaces publics
- Des poubelles gérées de façon anarchique
Ce que nous voulons :
- Sécurité publique
- Pouvoir être tranquille dans la rue. La sécurité est la principale préoccupation. « Je veux pouvoir me sentir bien dehors ».
- Augmenter les rondes de police notamment l’été et pour empêcher les rodéos
- Empêcher les rodéos par des équipements adaptés : installer des ralentisseurs, casser les lignes droites rue Ambourget notamment, refaire les parkings des autres immeubles
- Améliorer l’éclairage
- Civisme et propreté
- Installer des poubelles dans les rues
- Renforcer les passages de ramassage des encombrants : « il n’y a tellement pas de place que je dois garder mes encombrants chez moi parfois pendant 1 mois »
- Mieux gérer les poubelles collectives
- Renforcer la propreté et le civisme, ce qui passe aussi par l’éducation et la sensibilisation
- Après les travaux, si nous voulons que le quartier reste propre et agréable, au final c’est le comportement des gens qui fera la différence.
- Stationnement
- Trouver un compromis acceptable entre le stationnement et les espaces verts, sachant qu’il y a de plus en plus de voitures par famille.
- Réfléchir à un stationnement de voitures vertical automatique pour réduire l’emprise au sol
- Espaces verts et convivialité
- Aménager des espaces verts de proximité, fleuris comme dans le centre, propres, qui donnent envie de venir, de flâner, qui donnent envie de vivre
- Etudier l’implantation de jardins et de poulaillers partagés pour faire sortir les gens de chez eux, lutter contre la solitude, amener de la convivialité
- Equipement et animation
- Installer des équipements sportifs pour tous en extérieur, pourquoi pas dans le square
- Protéger les vannes d’incendie
- Proposer des équipements polyvalents de proximité pour les jeunes et les adultes (en substitution notamment des vannes)
- Proposer des sorties, des animations et des activités pour occuper les jeunes
- Installer des « vélib » pour faciliter la mobilité
- Il faut de la sécurité, de la propreté, des travaux, des équipements, un changement de comportement et des animations.
* Pour la bonne compréhension des lecteurs :
Le programme d’aménagement destiné à résoudre les dysfonctionnements suivants : habitat dégradé, absence de délimitation des espaces publics et privés, stationnement sauvage, trame urbaine peu lisible. Il vise à améliorer l’aménagement des espaces publics, la gestion et l’accessibilité du quartier, le renouvellement de l’entrée du quartier avec un nouveau projet de logements et de commerces sur l’ilot du 8 mai 1945.
Il diffère des programmes de résidentialisation et de scission de la copropriété de la Morée menées dans le cadre de l’OPHCD. Mais ces programmes distincts sont étroitement liés, puisque qu’ils concernent la même entité foncière.



