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Aulnay Environnement sur le projet Croix-Blanche à Aulnay-sous-Bois
Nous rappelons que depuis le début (printemps 2011) nous pensons qu’une liberté réglementaire permettrait de concevoir et réaliser le meilleur projet, le meilleur rapport qualité/prix/coûts/environnement.
Nous avions à l’époque envisagé une zone de type intermédiaire comme dans le PLU d’avant 2008 : zone UH.
A l’évidence ce projet qui a des aspects économiques, environnementaux, sociaux et fiscaux ne peut reposer que sur un compromis.
Pour nous le nombre de logements ne peut excéder 45, sauf à poser des problèmes insurmontables pour le stationnement, les arbres et l’environnement en général.
Le stationnement doit être prévu en sous-sol mais limité à un seul niveau et environ 1,5 parking par logement. Le terrain à proximité peut donner des places de parking supplémentaires au sol (qui doit rester perméable) pour les visiteurs y compris ceux de l’annexe Mairie.
La nappe phréatique affleurant partout à Aulnay il est nécessaire de pomper de toutes façons. Un référé préventif est absolument indispensable pour donner des assurances aux riverains que les risques seront limités au maximum et qu’ils n’auront pas à payer les frais des dégâts éventuels dus aux eaux souterraines.
Accepter une hauteur qui pourrait aller jusqu’à 11 mètres (R + 2) permettrait de mieux respecter d’autres contraintes : nous l’avons écrit depuis juin 2011.
Nous avions contesté le principe de l’équilibre financier de l’opération dès 2011 : il est logique que la construction d’un équipement communal soit financé par la commune.
Cependant il faut limiter au maximum la charge imposable aux aulnaysiens: 1 million paraît un maximum.
Les estimations de charges doivent être le plus juste possible.
Pour orienter le projet nous nous sommes déterminés en faveur du scénario « habitat intermédiaire », à condition de
- limiter le nombre de logements (45 maximum) pour satisfaire à toutes les contraintes liées au respect des espaces verts, des arbres, des surfaces perméables (40% à respecter),
- limiter l’impact sur l’environnement : l’augmentation de la densité et le parking dans les rues avoisinantes, la vue et l’ensoleillement pour le voisinage.
- Ceci doit être compatible avec un déficit global d’opération maximum de 1 million d’euros assimilable au coût global de l’équipement communal. Cette annexe mairie doit par ailleurs comporter une salle de réunion pour les habitants et les associations.
Nous sommes favorables à une consultation bien entendu, mais la difficulté est d’en définir le cadre : le quartier (mais dans quelles limites ?) ou bien la commune, si l’impact sur les finances communales est élevé. Dans ce cas la consultation de tous les Aulnaysiens est légitime, mais cela reste-il pertinent si le déficit correspond au coût de la construction d’un équipement communal ?
Les avis motivés du comité de pilotage et du conseil de quartier sont à prendre en compte par la municipalité, à laquelle il revient de définir un choix financier, un montant maximum du coût pour la commune, à partir duquel seront définis les projets soumis à la consultation.
La consultation porterait alors sur 2 ou 3 projets différents respectant les mêmes équilibres financiers sur des choix architecturaux ou paysagers différents. Elle n’interviendrait donc que dans une étape ultérieure.
Source : Communiqué Aulnay Environnement
Philippe Grécourt : Faut-il se méfier de la démagogie Ségurienne ?
Lors de la dernière réunion de restitution sur le projet de circulation dans Aulnay Sud, la municipalité avait annoncé que rien n’était fait. De plus, celle-ci prétendait que la concertation était toujours ouverte. Mercredi 29 mai, à 9h30, des panneaux annonçant l’arrivée de pistes cyclables expérimentales ont été posés au croisement des avenues Nonneville et Jean Jaurès. Le scénario 2B, refusé par toute l’opposition municipale, est pour l’instant le seul pris en compte !
Vous en penserez ce que bon vous semble mais je pense que la vigilance et plus que jamais indispensable face à cette municipalité qui ne cesse de faire taire les associations qui militent pour le bien des Aulnaysiens.
Vous pouvez compter sur des associations telles que Capade pour assurer cette défense du cadre de vie des habitants d’Aulnay-sous-Bois.
Source : communiqué de Philippe Grécourt, membre du bureau Capade Sud, en charge du dossier de la circulation.
NDLR : les panneaux ont semble t-il été retirés jeudi. Marche-arrière de la Mairie ou sabotage par un riverain mécontent ?
Projet Syctom-SIAAP au Blanc-Mesnil / Aulnay-sous-Bois : le site Internet est en ligne
Le site Internet dédié au projet de centre de valorisation des biodéchets et des boues issues de l’épuration des eaux usées au Blanc-Mesnil / Aulnay-sous-Bois vient d’être mis en ligne. Découvrez-le à l’adresse : http://projet.siaap.syctom.fr
Porté par le Syctom, l’agence métropolitaine des déchets ménagers, et le SIAAP, le service public de l’assainissement francilien, ce projet d’équipement public vise à recycler les déchets organiques et les boues, pour produire du compost et du biogaz.
Ce site présente les enjeux et les objectifs de ce projet, les modalités de la concertation publique mise en œuvre par les deux établissements publics porteurs du projet, en lien étroit avec la ville du Blanc-Mesnil, les rendez-vous proposés à la population locale (réunions publiques, ateliers thématiques, visites de sites), etc. Il donne également accès à diverses sources documentaires (lettres d’information, comptes-rendus, photos, vidéos…).
En parcourant le site, vous pouvez publier votre avis sur le projet (si vous êtes un particulier) ou adresser directement votre contribution (si vous représentez une collectivité, un organisme public, une association, etc.). Ces apports seront ajoutés en ligne.
Pour rappel, seule la ville de Blanc-Mesnil a entamé une démarche de concertation, la ville d’Aulnay-sous-Bois restant à l’écart. Les associations Capade Nord, Capade Sud et Aulnay Environnement ont commencé cette démarche.
La journée de l’exemple à Aulnay-sous-Bois ce samedi dans le quartier de Mitry
La journée de l’Exemple sera déployée dans le dispositif « Mitry fête son quartier », dont les objectifs recherchent la dynamisation du quartier.
Comme à l’accoutumée, la rue du 8 Mai 1945 sera investie, dépaysée et fermée à la circulation afin d’accueillir la manifestation.
Cette année l’intervention déployée sera, une nouvelle fois, conforme à la démarche mise en œuvre par le centre social depuis mai 2011 dans la stratégie de valorisation de l’image du quartier.
La journée de l’Exemple mettra en relation, en partage des habitants-témoins et des populations dans un face à face pédagogique générateur d’ échanges de parcours et d’expériences, donnant à voir à certains habitants et/ou permettant à d’autres d’approcher, d’accéder à des métiers dont on s’interdit parfois, par méconnaissance ou en raison d’une information erronée, l’accès.
Tout cela sur une tonalité de lien social, de festivité et de convivialité nourries par des espaces de détentes, des animations évènementielles et musicales.
Horaires :
- 13h30 : accueil du public ;
- 14h – 18h : Cœur de l’animation : Stands témoins, jeu « Fil-rouge » lié à l’animation des stands-témoins, Scène avec projection en direct des images et des échanges dans les différents stands, spectacle de l’association La Rage, Stand « Prévention et dépistage du cancer du sein » porté et animé par un groupe d’habitantes du quartier investies dans le projet social de l’équipement, Animations diverses, Tirage au sort du jeu « Fil-rouge » se rapportant aux stands-témoins en clôture de l’après-midi et remise des lots.
A noter : à partir de 17h30, tirage et remise des lots du jeu « Fil-rouge » ; le Maire, la Présidente de l’ACSA ainsi qu’un certain nombre de personnalités présentes –les Administrateurs de l’ACSA au premier titre- seront sollicitées pour remettre des lots aux habitants-lauréats.
- 20h30 – 23h : Projection en plein air sur la rue du 8 Mai 1945 de la finale de la Ligue des Champions 2013.
Le site sera sécurisé par une équipe de sécurité complétée par les médiateurs de la ville.
Rappel : pétition en cours et grande manifestation à Aulnay-sous-Bois le 7 juin sur le RER B
En septembre prochain, le STIF mettra en place le RER B Nord en omnibus avec arrêt à chaque station entre Paris et Roissy / Mitry, aux heures de pointe. Le temps de trajet sera donc globalement augmenté d’une dizaine de minutes.
Ce qui va changer ( ou non ) le 2 septembre 2013
- La saturation sera maintenue puisque la fréquence des trains sera la même : 20 trains maximum par heure aux heures de pointe. Un train toutes les 3 min sur le tronçon Paris/Aulnay et toutes les 6 min sur les tronçons Aulnay/Roissy et Aulnay/Mitry, du fait du tunnel commun RER B et D à la Gare du Nord.
- Les trains seront rénovés d’ici … 2015 ! mais avec moins de confort : moteurs vieux de 34 ans déjà fatigués, moins de places assises (une quarantaine par wagon), plus de voyageurs debout entassés, vitres et portes souvent non remplacées, climatisation déjà en panne … tout cela avec quelques vieux RER A en renfort !
- Les habitants de Drancy et Blanc-Mesnil ont besoin de plus de trains : nous sommes d’accord , mais l’omnibus leur offrira plus de trains saturés des voyageurs montés dans les gares précédentes.
Rappelons que la fréquentation de cette ligne s’est accrue de 35 % en 10 ans, qu’en sera-t-il demain avec les nombreuses constructions de logements prévues. La saturation, qui ne peut que s’accroître avec le temps, pénalisera tous les usagers entassés dans les wagons avec des temps de trajet de plus en plus longs.
Le temps de trajet plus long avec un moindre confort c’est ce que dénonçait le rapport parlementaire de mars 2012 qui voulait « mettre les usagers au centre du système » :
« la pénibilité du même trajet de trente minutes augmente de 50% lorsque l’on est debout plutôt qu’assis et deux fois plus lorsque l’on est « debout serré ».
Pour tous les usagers il faut une offre supplémentaire et immédiatement.
Nous demandons donc pour le 2 septembre 2013 :
- L’arrêt au moins à Aulnay des trains directs Paris-Roissy aux heures creuses
- Un train de la ligne K entre Gare du Nord (surface) Aulnay, Mitry, Crépy toutes les 15 min
c’est à la portée sans coûts importants, les trains de ligne K ont été rénovés et sont agréables avec des strapontins (désengorgement immédiat du RER B et plus de place pour les stations proches de Paris).
Cette revendication a le soutien de Daniel Goldberg député qui a présidé la commission parlementaire RER.
A ce jour, la Région et le STIF ne répondent pas à cette demande.
Il est donc nécessaire de mobiliser les usagers.
Nous vous proposons donc d’appuyer nos revendications en signant la pétition
(voir au verso) à titre personnel ou collectif.
PEUPLE DU RER : INDIGNEZ-VOUS ! MANIFESTEZ !
RASSEMBLEMENT le vendredi 7 juin
Place de la gare à AULNAY à 18 heures
Nous voulons une première avancée
D’autres mobilisations suivront :
- contre un CDG-Express qui veut utiliser les voies existantes.
- pour des investissements importants pour un RER B qui transporte tous les jours près de 1 million de voyageurs : voitures à 2 étages et/ou doublement du tunnel en gare du Nord.
- pour un débat et des décisions sur la tarification et le financement des transports en Île-de-France avec un élargissement de l’assiette du versement transport.
- pour un vrai « comité de ligne » permettant une vraie participation des usagers.
Mobilisons le maximum d’usagers, de citoyens
Source : communiqué Aulnay Environnement
Inscription sortie du 8 juin du Cercle Archéologique et Historique de la Région d’Aulnay-sous-Bois
Une sortie est organisée par le Cercle Archéologique et Historique de la Région d’Aulnay-sous-Bois, le 8 juin, pour un circuit en Champagne.
Au programme :
- L’écomusée d’OEULLLY
- Mémorial des Batailles de la Marne à DORMANS
- Dégustation-vente chez un producteur de champagne
Prix : 40€ pour un adhérent, 43€ pour un non adhérent
RENDEZ-VOUS le samedi 8 juin 2013 devant le Centre administratif, Bd F. Faure
- 7 H 45, Formalités d’embarquement
- 8 H, Décollage
- Retour prévu entre 19 et 20 heures
Détails et bulletin d’inscription en cliquant ici ou sur l’image ci-contre.
Lettre d’Alain Boulanger au Président de la Commission d’enquête du SDRIF
Quand les élections régionales sont couplées avec un autre scrutin, il peut y avoir ponctuellement un engouement envers nos élus régionaux et la région IDF.
La complexité de notre « millefeuille » ne fait pas ressortir clairement les compétences d’une telle collectivité, il suffit de réaliser un micro trottoir pour en être convaincu. La position de certains élus (Dallier et Bartolone) a même ajouté un peu plus de grisaille en proposant la fusion des départements de la 1ère couronne (92-93 et 94) avec Paris. D’autres (notamment Braouzec) ont imaginé son périmètre élargi jusqu’en limite de la zone dense.
Dans ce contexte, que penser de la fin de la constitution des intercommunalités sous l’impulsion des préfets aux compétences départementales alors que certaines de ces collectivités mériteraient d’être réfléchies sur des objectifs économiques qui ne suivent pas forcément les limites des départements conçus il y a plus de 200 ans ?
Ce préambule n’a pour but que de poser le fait de mettre tout en œuvre pour que nos compatriotes s’emparent, à chaque fois que possible et nécessaire, de la possibilité de s’exprimer sur l’avenir que leur proposent leurs élus, en l’occurrence régionaux. Comment ne pas penser, en la circonstance, que nous sommes dans une parodie de consultation ?
Objectivement tout a été mis en œuvre, c’est-à-dire RIEN, pour que les Franciliens sachent qu’était attendu leur point de vue sur le nouveau SDRIF qui est soumis à consultation. Il n’est pas logique de laisser faire le hasard pour prendre connaissance de l’enquête publique.
A croire que l’ensemble des collectivités n’a pas la volonté (objective) de vouloir faire acte de pédagogie sur un projet qui a vocation à s’imposer à toutes les villes et départements d’IDF afin d’assurer une complémentarité des projets communaux, les permis de construire relevant de la compétence des maires depuis 1982.
La cohérence d’un projet régional n’en intègre pas moins des projets de territoires complémentaires que l’ancien président de Paris Métropole avait imaginés en argumentant un projet basé sur le polycentrisme. Ceci renvoie à la nécessité d’une recherche d’efficacité dans la constitution des nouvelles collectivités que sont les intercos. La désagréable impression pourrait être de laisser à penser que ces collectivités, ajoutées à d’autres sans réel lien, sont plus susceptibles d’accroître les dépenses en une période où nous devrions chercher à les réduire.
Etant déjà en période préélectorale, les maires qui désirent se faire réélire en mars2014 sont peu soucieux de la construction de ces projets communs que nous devrions bâti en surmontant les égoïsmes communaux.
En Seine-Saint-Denis, deux intercos ont une vraie pertinence ; pour le reste du département tout reste à faire, de préférence en écartant les préoccupations politiciennes, les CDT apportant une confusion supplémentaire.
Les préoccupations du SDRIF semblent teintées de bon sens, même certains objectifs relèvent de la quadrature du cercle. Construire en densifiant sans altérer le charme pavillonnaire d’une banlieue qui se désindustrialise en se paupérisant n’est-ce pas un objectif impossible ?. Car construire la ville en évitant l’étalement urbain c’est aussi engorger nos artères (comme pour le corps humain) à un moment où nous souffrons d’un retard important de financement des transports en commun comme le RER B, champion toutes catégories pour son manque de service.
Les équilibres des territoires étant précaires et si nous ne voulons pas laisser sans correction l’urbanisation de la région Ile-de-France . conçue depuis l’après guerre, il n’en faut pas moins tenir compte de ces différences fondamentales qui existent entre villes dortoirs ou pas dortoirs. Le levier, en l’espèce, est le commerce de centre ville qui, en assurant un service apporte un vrai lien social. Cela pour dire que la tentation du Président de la région Ile-de-France, en tant que Président d’EPA Plaine de France, de voir se réaliser à Gonesse un centre commercial de 500 boutiques est proprement effarant et n’est pas loin de faire craindre un tsunami commercial à son ouverture.
L’offre commerciale ne peut se réduire aux objectifs de groupes privés et aux besoins de taxes professionnelles des maires.
L’année 2013 se termine par un nouveau centre commercial à 3 km d’O’Parinor : Aéroville. Son impact avec ses 200 boutiques et 12 salles de cinéma est d’ores et déjà chiffrable. Alors de grâce, donnez de la cohérence à des territoires qui ne doivent pas voir se construire …… des friches commerciales ! Nous méritons mieux que le misérabilisme ambiant en dynamisant de façon coordonnée un territoire comptant un pôle de compétitivité non délocalisable : aéroport Charles de Gaulle. A n’en pas douter les CCI et la CGPME Ile-de-France ont déjà une vision aboutie du Nord-Est parisien et elles ne sont pas forcément les seules.
Imaginer réellement une forme de démocratie participative dans l’élaboration de notre futur ne doit pas être une utopie (si d’autres méthodes étaient employées telle que la communication de cette enquête publique).
Nous espérons avoir été dans notre rôle, à savoir prendre la parole quand on nous la donne au lieu de la réclamer et ensuite ne rien en faire ;
Alain BOULANGER
Président CAPaDe Sud
Philippe Gente interpellé par l’association Croix-Blanche à Aulnay-sous-Bois
« Monsieur l’Adjoint au Maire,
Nous venons de lire le tout dernier Oxygène n°178, en date du 13 mai 2013, et la page 14 nous a quelque peu interloqués…
Vous n’avez cessé de nous répéter qu’aucun architecte n’était mandaté pour le projet Croix-Blanche et aujourd’hui, nous apprenons que l’agence « Dialogue Urbain » (qui s’était occupé des scenarii du mois de juin 2011 et dont les plans masse avaient fait l’unanimité auprès des habitants sur leur manque de réflexion et leur médiocrité) semble toujours faire partie du projet selon le rédacteur de l’article, Monsieur Lombard.
Serait-ce une erreur de ce rédacteur ? Ou bien comptiez-vous informer les membres du Comité de Pilotage que le travail du programmiste était couplé avec cette agence ?
Par ailleurs, dans quelles conditions le marché de maîtrise d’œuvre (toujours un marché public) a t-il été passé ?
Enfin, maintenez-vous que le dernier mot reviendra au Conseil municipal, comme nous pouvons le lire dans le dernier paragraphe de l’article en question , et contrairement aux promesses de Monsieur Segura d’organiser un référendum de quartier si une pétition de plus de 1 000 signatures lui parvenait ? A moins que vous ne reveniez à nouveau sur une telle annonce ?
Les habitants du quartier se sont pliés aux exigences de la Municipalité en matière de concertation dans le cadre de la démocratie participative. Mais les riverains commencent vraiment à se lasser de ces changements de ton, de ces revirements à répétition, et se posent de nombreuses questions quant à la capacité de nos dirigeants locaux à prendre des décisions franches. Le passage en force n’est ni la solution pour la Municipalité, ni pour les habitants du quartier.
Voyez-vous, en vous envoyant un tel mail, nous n’espérons pas avoir de réponse de votre part. Nous savons que depuis un certain temps vous avez pris la décision (ou peut-être l’a-t-on prise pour vous) de ne plus répondre à l’association QCBE. En revanche, si nous persistons à vous écrire, c’est pour laisser des traces écrites destinées au juge administratif qui aura à trancher, tôt ou tard, sur nos différends, et qu’il puisse se rendre compte que nous faisons preuve de bonne foi à l’égard de la municipalité.
Car malheureusement nous comprenons (« enfin » vous vous direz !) que l’issue démocratique et référendaire, tant promise par Monsieur le Maire, ne verra jamais le jour.«
Souce : Lettre de l’Association de Défense du Quartier de la Croix-Blanche et de ses Environs (QCBE)
FCPE Bourg Maternelle d’Aulnay-sous-Bois : Chacun doit prendre ses responsabilités
Après plusieurs mois de désamiantage de l’ancien site du CMMP, le terrain dépollué subit depuis le 6 avril un dépôt de milliers de tonnes de terre et de gravats probablement pollués.
Les riverains ont alerté. Le collectif des victimes de l’amiante et les représentants FCPE de l’école maternelle ont demandé à la municipalité d’entamer des actions visant à évaluer les dangers de cette terre pour les riverains, les enfants de l’école maternelle et d’évaluer la conduite à tenir.
La rentrée scolaire de printemps approchant, nous nous devions de réagir en tant que représentants de parents d’élèves responsables. Nous avons donc organisé, avec une vingtaine de parents, l’occupation ce matin du bureau de la directrice. Les parents ont été informés par voie de tract. La plupart n’étaient au courant de rien.
Nous avons obtenu :
- L’information officielle de la directrice et l’inspectrice qui découvraient visiblement la situation et ont pu ainsi se saisir enfin du dossier.
- La présence de l’inspectrice et de l’adjointe à l’enseignement pour une réunion de crise immédiate.
- La décision de ne plus utiliser la cour d’école attenante au terrain saccagé par des milliers de tonnes de terres d’une provenance très douteuse.
- L’engagement de la mairie d’une réunion avec les représentants de parents vendredi pour nous remettre les résultats des analyses de terre.
Nous demandons maintenant que chacun – à son niveau – prenne ses responsabilités :
Parents : Les parents de notre groupe ont décidé dès ce mardi de retirer leurs enfants de l’école en organisant une garde tournante jusqu’aux résultats d’analyse.- Associations : Nous avons exercé notre devoir d’alerte en informant les parents, les autres associations de parents d’élèves, par voie de tract ce matin et en relayant l’appel à témoin pour découvrir les auteurs.
- Autorités : La mairie, l’inspection et la préfecture doivent évaluer maintenant les mesures conservatoires et de protection potentielles afin de ne pas exposer inutilement les enfants à des polluants éventuellement très dangereux1. Nous avons demandé la mise sous bâche des gravats et de réfléchir à une fermeture éventuelle de l’école.
La situation est particulièrement traumatisante après plus de 10 ans de combat très difficile pour obtenir une dépollution satisfaisante du terrain de l’ancienne usine d’amiante. Le mieux qu’il puisse nous arriver est que notre alerte et les mesures que nous demandons d’envisager, soient inutiles. Enfin, même si nos questionnements sont gênants, nous ne rentrerons dans aucune tentative de polémique qui ne ferait que distraire des responsabilités que nous exposons et exerçons.
Source : communiqué FCPE Bourg


