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Commémoration de l’esclavage, de la traite négrière et de leur abolition : que chacun.e assume son histoire et construise pour tou.te.s un avenir de liberté, d’égalité et de fraternité (2/5)

1. La traite des noirs

Entre les VIIe et XXe siècles, les 3 traites asservirent environ 42 millions d’Africains :

  • L’atlantique, 11 millions sur 110 ans,
  • L’orientale, dont l’arabo-musulmane avec 17 millions sur 13 siècles,
  • L’intra-africaine, 14 millions majoritairement au XIXe siècle.

Traites occidentale et orientale des VIIe au XIXe siècles

1.1 La traite atlantique : la plus dénoncée

Pratiquée entre les XVIe et XIXe siècles, cette traite est la plus connue et la plus dénoncée. Prenant exemple sur les Espagnols et les Portugais, qui – les premiers – implantèrent l’esclavage aux Amériques, les Français s’y mirent également. Alors qu’en 1315 un Édit stipula que tout esclave touchant le sol français devait automatiquement libre, eut lieu en 1594 la première expédition négrière française. Louis XIII autorisa la traite en 1642. En 1685, Louis XIV édicta le Code noir qui réglementa la vie des esclaves dans les colonies françaises, leur dénia tout droit juridique et officialisa le statut des esclaves comme des « biens meubles », que l’on peut posséder, vendre ou échanger.

Nombre de captifs (en milliers) par pays ayant organisé leur déportation

Entre la fin du XVIIIe et le XIXe, un grand nombre d’États occidentaux décidèrent d’abolir la traite et l’esclavage.

Cette abolition – qui mis du temps à se traduire dans les faits – ne doit pas faire oublier qu’elle résulte certes des mouvements abolitionnistes européens, mais également des luttes menées par les esclaves eux-mêmes.

Le cas de Saint-Domingue (Haïti) est de ce point de vue emblématique. De 1791 à 1804, sous la direction de François Dominique Toussaint Louverture puis de Jean-Jacques Dessalines, tous deux anciens esclaves émancipés, l’île connue la première révolution anti-esclavagiste du continent américain, point d’orgue de la « chaîne des insurrections » aux Antilles.

En 1793, pour rétablir le calme et éviter que les esclaves ne livrent l’île aux Anglais en échange de leur affranchissement, l’esclavage fut progressivement aboli sur l’île avant de l’être à la Guadeloupe en 1794 par la Convention.

Mais en 1801, dans un contexte de guerre européenne pour la domination des Antilles et des Amériques, s’ajoutant aux guerres continentales, Napoléon – alors 1er Consul – fut pris de court par Toussaint Louverture qui, après sa victoire sur les Anglais, chassa les Espagnols, se nomma Gouverneur général à vie de l’île réunifiée et mena dès lors une politique indépendante. Saint-Domingue représentant plus de 50 % de la production mondiale de sucre (le pétrole de l’époque en termes d’importance économique), il était hors de question pour Napoléon de la perdre. Par ailleurs, la même année, en Guadeloupe, à Sainte-Anne et Pointe-à-Pitre, des officiers noirs se soulevèrent contre le pouvoir colonial. L’empire caraïbe était menacé. La réaction fut d’autant plus violente que Bonaparte était entouré d’un puissant lobby colonial et que les Anglais voyaient d’un mauvais œil cette abolition qu’ils n’envisageaient pas dans leurs colonies où ils craignaient un embrasement. Napoléon Bonaparte profita du répit continental suite à la signature de la paix à Lunéville avec l’Autriche en 1801, pour rétablir la souveraineté française sur Saint-Domingue et la Guadeloupe.

Après la paix d’Amiens de 1802 prévoyant la restitution par l’Angleterre à la France de la Martinique, Sainte-Lucie et Tobago non visés par le Décret de 1794, Napoléon maintint l’esclavage dans ces territoires récupérés, puis le rétablit en Guadeloupe, Guyane et Saint-Domingue. Pour l’historien Jean-Joël Brégeon, Napoléon était initialement défavorable au rétablissement de l’esclavage. Mais pour l’historien Jean-François Niort, Bonaparte – manipulé par le lobby esclavagiste – fut convaincu que le rétablissement de l’ordre en Guadeloupe et à Saint-Domingue nécessitait le rétablissement de l’esclavage. Il « réussit » en Guadeloupe, mais à Saint-Domingue l’expédition française fut défaite en 1803. La révolution de Saint-Domingue, devenue Haïti, constitua la première révolte d’esclaves réussie et Haïti devint en 1804 la première République noire indépendante du monde moderne.

Pour les historiens Pierre Branda et Charles-Eloi Vial même sans Napoléon, « le rétablissement de l’esclavage était assez probable » à l’époque. Par la suite, Napoléon dira qu’il avait commis une faute. À son retour d’exil de l’île d’Elbe durant les Cent-Jours, il ordonna en 1815 l’interdiction de la traite et de la vente d’esclaves. Battu à Waterloo, l’Empereur fut contraint d’abdiquer une deuxième fois.

Louis XVIII regagna son trône le 8 juillet et institua la Seconde Restauration. Tous les actes de « l’usurpateur » furent annulés. En 1817, Louis XVIII prohiba l’introduction d’esclaves noirs dans les colonies françaises. En 1818, la Loi renouvela l’interdiction de la traite. En 1827, la loi la qualifia de crime. En 1831, Louis-Philippe renforça les dispositions contre la traite.

Il faudra attendre 1848 pour que l’abolition de l’esclavage soit décrétée. L’abolition permit d’émanciper 250 000 esclaves des colonies françaises. Une Loi de 1849 prévoyait d’indemniser les anciens propriétaires d’esclaves « ayant dû appliquer l’interdiction de l’esclavage » et ainsi perdre leur main-d’œuvre gratuite… Loi abrogée en 2016 !

Bien que cette traite atlantique soit la plus connue et reconnue et qu’elle ait été abolie il y a 159 ans, elle est la plus dénoncée par les racialistes qui pour mieux dénoncer un soi-disant privilège blanc taisent les traites orientale et infra-africaine et plus encore celle des blancs.

1.2 La traite orientale ou arabo-musulmane : la plus taboue

La traite orientale désigne le commerce d’esclaves approvisionnant les Proche-Orient, Moyen-Orient et Orient durant l’antiquité. Le développement d’empires (Égypte, Assyrie, Babylone, Perse, royaumes hellénistiques, Carthage, Rome, Chine…) nécessitant une main-d’œuvre abondante et pas chère, des filières de commerce d’esclaves se mirent en place.

Le christianisme et l’islam ne proscrivirent que l’esclavage de leurs propres croyants, mais pas celui des « infidèles », bien que les noirs musulmans ne bénéficièrent pas de cette règle.

La traite arabo-musulmane, principale composante de la traite orientale a duré du milieu du VIIe siècle au début du XXe siècle, avec une intensification aux XVIIIe et XIXe siècles. Le monde musulman, à son apogée, s’étendant sur trois continents, de l’océan atlantique (Maroc, Espagne) à l’Inde et le sud de la Chine, la traite arabo-musulmane répondit aux besoins de main-d’œuvre et poursuivit les routes déjà empruntées durant l’Antiquité :

L’esclavage en terre d’islam a recouvert des réalités très diverses. Outre le fait que parmi les esclaves, les Africains étaient de loin les plus nombreux, les possibilités d’émancipation et d’ascension sociale différaient considérablement pour un Africain soumis au travail forcé, une Circassienne destinée à un harem ou un jeune des Balkans intégré de force dans l’armée, comme les janissaires.

La mortalité des esclaves noirs fut encore plus effroyable que dans le cadre de la traite atlantique pourtant déjà considérable. Outre les tués, les blessés ou faibles exécutés sur place lors des razzias, les décès lors du transport, pour une personne « exportée », trois ou quatre périssaient. Ensuite, le taux de survie et de reproduction des populations noires déportées dans le monde arabe – bien plus faible qu’aux Amériques où ils ont prospéré démographiquement – s’explique par leurs conditions de vie très dégradées et par la castration fréquente des captifs et l’infanticide afin que ces Africains ne fassent pas souche dans le monde arabo-musulman.

Pour l’anthropologue Franco-Sénégalais Tidiane N’Diaye, auteur du « génocide voilé » (Éditions Gallimard), la majorité des Arabes ont islamisé les peuples africains, le Coran d’une main, le couteau à eunuque de l’autre. Derrière le prétexte religieux, ils commettaient les crimes les plus révoltants et les cruautés les plus atroces.

« Cette traite, qu’il est difficile de ne pas qualifier de génocide de peuples noirs par massacres, razzias sanglantes puis castration massive, chose curieuse, très nombreux sont ceux qui souhaiteraient la voir recouverte à jamais du voile de l’oubli, souvent au nom d’une certaine solidarité religieuse, voire idéologique. »

En effet, entre musulmans on ne doit pas se critiquer. De plus, évoquer la traite arabo-musulmane reviendrait à minimiser la traite transatlantique qui lui est postérieure. Enfin, l’abolition de la traite et de l’esclavage en Afrique et en Afrique du Nord a été imposée par les puissances coloniales au XIXe et XXe siècles (remplaçant souvent l’esclavage par le travail forcé) et non suite à un mouvement abolitionniste arabo-musulman et africain.

1.3 La traite infra-africaine : la plus tue

« La question des traites internes au continent africain est un sujet quasi tabou en Afrique. Ibrahima Thioub témoigne de la sensibilité du sujet, lors d’une conférence organisée en 2001 à Bamako : “la réaction de la salle, en tout cas, du côté des Africains, a été d’une violence à laquelle je ne m’attendais pas du tout. Il y a eu cette réaction épidermique, mais peu scientifique à ma communication. Quand je suis sorti de la salle, des Africains sont venus me voir […] pour me dire : ‘ce que vous dites là, c’est vrai, vous avez raison, on doit explorer cet aspect des choses, mais il ne faut pas le dire devant les blancs’ ».

Les traites orientale et atlantique ont pourtant été facilitées par la préexistence de traites internes au continent africain depuis l’Antiquité, destinées à satisfaire les besoins de main-d’œuvre de l’Afrique noire précoloniale. Selon Patrick Manning, la traite Infra-Africaine aurait concerné au moins 14 millions de personnes :

  • huit millions d’africains furent razziés en Afrique de l’Est, transportés par la route transsaharienne vers le Maroc ou l’Égypte ;
  • neuf millions furent déportés dans les régions de la mer Rouge ou de l’océan indien.

Ibrahima Thioub, chercheur sénégalais étudiant les responsabilités africaines dans la traite des esclaves, feint de s’interroger : « Est-ce à dire que les esclaves tombaient du ciel ? Il a bien fallu les produire. Il n’y a aucune puissance qui a les ressources pour venir sur les côtes africaines, pénétrer à l’intérieur du continent […] pour les exporter. Des élites africaines ont très bien compris l’avantage qu’elles pouvaient tirer de ce facteur externe qui arrive sur les côtes africaines », de ce commerce triangulaire développé entre l’Europe, l’Afrique et le continent américain.

Après leur capture à l’intérieur de l’Afrique, les esclaves étaient confiés à des caravaniers qui les ramenaient sur le littoral où ils étaient revendus en l’échange de tissus, alcool, matières brutes (métaux, tabac…), sel, épices, outils, quincailleries, verroteries très recherchées pour les parures, et les armes alimentant les guerres incessantes entre différents royaumes.

À partir du XVe siècle, les sociétés africaines répondirent à la traite Atlantique par une violence sans précédent. Entre le XVe et le XVIIIe siècle, plusieurs royaumes ont prospéré dans le golfe du Bénin grâce au commerce des esclaves.

Fin XVIIIe et courant XIXe, en raison de l’abolition de la traite atlantique, de nombreux États africains dépendants de la traite internationale des esclaves réorientèrent leurs économies vers l’exploitation d’esclaves dans les plantations domestiques.

Le géographe Yves Lacoste rappelle qu’une bonne partie des élites d’Afrique occidentale venues au pouvoir au XXe siècle appartiennent à des ethnies autrefois négrières.

« Sur la côte Atlantique, bien des bourgeoisies locales ont un lien de parenté étroit avec des rois ayant vendu des Africains aux Occidentaux. Aujourd’hui, encore, une partie de l’hostilité entre des ethnies côtières qui ont ‘collaboré’ et celles de l’intérieur du continent qui ont été déportées, est héritée de cette époque. D’autre part, de nombreux esclaves libérés se sont à leur tour livrés à la traite négrière, du Liberia en passant par la Sierra Leone ou le Bénin. (…)

Plus au nord, dans des pays comme le Sénégal et le Mali, le sujet est tout aussi délicat à aborder. Certaines ethnies, notamment les Peuls, se sont livrées à des razzias. Des ‘djihads’ qui n’aboutissaient pas uniquement à des conversions : il s’agissait aussi de fournir des esclaves au monde arabo-musulman. Aujourd’hui encore, de l’Afrique de l’Ouest au Darfour, des Africains sont vendus par des marchands d’esclaves».

Les populations locales sont d’autant moins choquées par les traites d’hier qu’elles persistent aujourd’hui encore. Pour toutes ces raisons, c’est donc naturellement que descendants de victimes et de bourreaux condamnent à l’unisson l’Occident.

Sylvie Billard
L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s
Votre.elue.citoyenne@gmail.com

Commémoration de l’esclavage, de la traite négrière et de leur abolition : que chacun.e assume son histoire et construise pour tou.te.s un avenir de liberté, d’égalité et de fraternité (1/5)

Introduction

En 2001, la loi Taubira reconnut comme crimes contre l’humanité, la seule traite négrière occidentale.

En 2004, l’historien Olivier Pétré-Grenouilleau montra dans « Les traites négrières » qu’il existait non pas une, mais trois traites négrières : atlantique, arabo-musulmane et interafricaine, la dernière étant support des deux premières traites et de l’esclavagisme purement africain. Accusé de hiérarchiser les traites pour minimiser la responsabilité occidentale, il fit l’objet d’une plainte ensuite abandonnée.

En 2005, Jacques Chirac décida de faire du 10 mai la journée de « commémoration nationale de l’esclavage, de la traite négrière et de leur abolition ».

En 2006, à un journaliste qui l’interpellait sur son silence concernant la traite arabo-musulmane, Christiane Taubira répondit qu’il était préférable de ne pas l’évoquer pour que les « jeunes Arabes » « ne portent pas sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfaits des Arabes »

Selon moi, toutes les formes de traites et d’esclavages – qui sont des abominations – doivent être dénoncées et combattues, quels qu’en soient leurs auteurs, leurs victimes, les époques. Les traites les plus connues sont celles subies par les Africains. Mais elles ont également touché des blancs. Quant à l’esclave, pratiqué par toutes les civilisations, seuls les Occidentaux ont décidé de l’abolir et ont mis les autres pays en situation de le faire notamment lors des colonisations européennes (également condamnables). Malheureusement, l’esclavage fait encore 40 millions de victimes dans le monde, l’Afrique subsaharienne étant la région la plus « esclavagiste ».

Contre les racialistes qui se victimisent sans cesse et crachent leur haine des blancs, je dis : que chacun assume son histoire dans ce qu’elle a de plus et de beaucoup moins glorieux et regarde de l’avant pour construire pour tou.te.s un avenir de liberté, d’égalité et de fraternité. Et cela passe – non pas par le rabâchage haineux et biaisé de faits anciens aussi atroces soient-ils -, mais par leur analyse rigoureuse et la lutte contre les faits présents.

Sylvie Billard
L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s
Votre.elue.citoyenne@gmail.com

Napoléon à l’honneur à Aulnay-sous-Bois pour le bicentenaire de sa disparition

L’empereur Napoléon fait partie des personnages français les plus connus au monde. Apprécié chez certains pour avoir mis de l’ordre après une révolution violente et des guerres interminables, décrié chez d’autres pour son côté expansionniste et esclavagiste, Napoléon fait couler beaucoup d’encre.

Cependant, le Maire d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza souhaite mettre ces querelles de côté en mettant à l’honneur l’empereur qui a failli faire de la France la première puissance mondiale. Exposition cours Napoléon du 5 au 15 mai, défilé militaire le 15 mai au Boulevard de Strasbourg, reconstitution historique les 15 et 16 mai au parc Dumont : les historiens apprécieront !

Merci à Aurore pour les photos !

Georges Vauzou, le passionné d’histoire à Aulnay-sous-Bois qui veut participer au trophée Alexandre

Passionné par les tournois historiques sur table, Georges Vauzou espère pouvoir participer cette année au trophée Alexandre, un tournoi et jeu de reconstitution de l’Histoire. Découvrez son portait dans le magazine Oxygène de mars.

 

L’aventurier des radios libres avec Jean Ducarroir, un habitant d’Aulnay-sous-Bois

Il aurait pu devenir professeur d’université. Au lieu de cela, il sacrifia six années de sa courte existence à la cause des radios libres. Jean Ducarroir (1950-2003) fut de toutes les aventures, au Larzac, à Malville, devant la prison de la Santé, dans une librairie de Saint-Denis, sous les combles du Parti socialiste, dans des usines occupées, sous les lambris d’un ministère, etc.

Trois fois aux prises avec la justice, deux fois condamné puis amnistié, il fonda la Fédération nationale des radios libres et veilla, après l’élection de François Mitterrand, à la sanctuarisation du tiers-secteur radiophonique.

Il fut l’âme de ce mouvement à nul autre pareil. Jean Ducarroir était un habitant d’Aulnay-sous-Bois.

Source : Editions-Glyphe

Le quartier des Etangs à Aulnay-sous-Bois dans les années 70s, symbole d’un passé révolu

Beaucoup disent que l’urbanisme sauvage des années 60s et 70s a conduit à l’érection de quartiers remplis de barres d’immeuble et de tours sans âme. Pourtant, à regarder les photos d’époque de plus près, il semblerait qu’au moment de leur construction, certains quartiers résidentiels étaient loin de ce que l’on représente dans notre imaginaire.

@Memoire2cite

Comme on le voit sur la photo ci-dessus, les parcs et les immeubles étaient entretenus, la verdure était au rendez-vous. C’était aux Etangs à Aulnay-sous-Bois dans les années 70s. Comme quoi les architectes ne voulaient pas faire obligatoire du moche.

La rue Maxime Gorki, révélateur de la gestion aulnaysienne

Un très ancien Aulnaysien choqué par l’évènement de la rue Maxime Gorki nous fait part de son désappointement devant la mise à l’écart d’ Aulnaysiens, désormais coutumière de cette majorité, du jamais vu, même à l’époque des Bolcheviks qu’il n’était pourtant pas, nous précise-t-il.

Aulnaysien de toujours, comment ne pas se sentir concerné par ce scandale de déni de démocratie de 43 citoyens, le Maire, chef de file et ses 42 acolytes, élus Aulnaysiens

Un Maire, nouveau résidant de la ville depuis 7 ans, c’est peu, a décidé de transformer une ville selon ses propres options, pas celle des Aulnaysiens implantés parfois depuis plusieurs générations et pour se faire il s’appuie sur ses 42 petits soldats qui lui obéissent au doigt et à l’œil … Il est vrai que le nom de Maxime Gorki posait un véritable problème à M.Cannarozzo , M.Pachoud, Mme Sago, Mme Belmouden, M.Marques, M.Chaussat, Mme Delmont, Mme Rade, M Sanogo, Mme Nicot,  M.Doudy,  Mme Hernie….et à tous les autres  constituant cette majorité qui ont souhaité d’un accord unanime la disparition de M.Gorki dans notre commune, ce qui pouvait peut être les empêcher de dormir. A sa place, le nom de ce grand homme, par la taille,  ex Président de la République qui aurait pu, si nécessaire, prendre la place d’une rue anonyme, de fleurs par exemple, de villes par exemple, Strasbourg par exemple…. Par contre, on oublie qu’un homme qui a pourtant marqué son époque, François Mitterand n’a toujours pas de rue à Aulnay sous bois. Pour rappel, c’était aussi un Président de la République mais nos élus n’ont peut-être pas connu, tant la mémoire est parfois très sélective.

Après le sacre du parc Napoléon (personnage contesté), après l’élimination de M.Camélinat. (120 000 ouvriers dans la rue derrière son cortège funéraire), voici donc celle d’un intellectuel décrit ainsi sur le site wikipédia :

« Enfant pauvre, autodidacte, formé par les difficultés et les errances de sa jeunesse, passé par le journalisme, il devient un écrivain célèbre dès ses débuts littéraires. Auteur de nouvelles pittoresques mettant en scène les misérables de Russie profonde, de pièces de théâtre dénonciatrices comme les Bas fonds ou de romans socialement engagés comme la Mère, il racontera sa vie dans une trilogie autobiographique: Enfance/ ma vie d’enfance, En gagnant mon pain, Mes universités…. »

Si Tolstoï et Dostoïevski figurent parmi les plus grands auteurs russes, ils n’auraient jamais pu imaginer atteindre une célébrité semblable à celle qu’acquit Maxime Gorki ».

Les 5 raisons faisant sa grandeur :

  • Ses livres rendaient compte de la réalité russe tel qu’il la percevait.
  • Léon Tolstoi était jaloux de son succès.
  • Il fut membre honoraire de l’Académie des sciences à 34 ans.
  • Il fut l’annonciateur de la tempête de la Révolution.
  • Il fut l’auteur le plus influent d’URSS ».

Mesdames, Messieurs les élu(e)s, cela ne vous suffit-il pas? Quel est celle ou celui d’entre vous qui pourrait lui arriver à la cheville? M. Morin, que faites-vous de la culture?

Donc, nous risquons de voir les noms de Mrs Scohy , Solbès, Ballanger ou autres infidèles qui ont construit AULNAY avant vous, disparaître des nominations aulnaysiennes ? Et qu’en pense Capade, qu’en pense A2M, qu’en pense Aulnaysud …et cette fameuse liste d’opposition si forte, si fière dont les 4 élus ont totalement disparu de la blogosphère aulnaysienne,

Le constat est sans appel / c’est grave, quelle étroitesse d’esprit, de surcroît anti-démocratique.

Le mystère du corps retrouvé en morceaux dans une poubelle à Aulnay-sous-Bois dans les années 70s

Pour les plus anciens, c’est un mystère effrayant qui n’est pas encore résolu. Au milieu des années 70s, un habitant des quartiers Nord d’Aulnay, fraîchement sortis de terre, a fait une découverte macabre dans l’une des poubelles du secteur : un corps découpé en morceaux gisait, la tête parfaitement au dessus de la pile.

Rapidement, l’histoire a été colportée, déformée de quartier en quartier. Les enfants prirent peur, un monstre pouvait se cacher derrière cet acte odieux. S’agissait-il d’un tueur en série ? Du croquemitaine ? D’une créature maléfique ? Du descendant de Jack l’éventreur ?

A défaut d’avoir fait la une des journaux de l’époque, une légende s’instaura principalement dans le quartier des 3000. Puis la légende se dissipa pour ne rester qu’un vague souvenir chez les plus anciens. On ignore si le coupable a été appréhendé et l’identité de la victime, mais une chose est sûre : c’est une légende propre à Aulnay-sous-Bois.

Denis de Paris, le Saint décapité qui a donné son nom au département

Denis de Paris est un Saint qui a vécu lorsque la Gaule était encore sous domination Romaine, au 3ème siècle après Jesus-Christ. Venu de l’Italie, ce Saint avait pour mission d’évangéliser les populations de la Gaule Romaine. Il fonda plusieurs églises en France, mais fut décapité après avoir été nommé évêque de Paris, alors appelée Lutèce.

Selon Actu.fr, c’est Saint Geneviève qui parvint à convaincre le clergé Parisien de l’érection d’une église sur sa tombe, église qui devint au fil des siècles la célèbre Basilique de Saint-Denis.

La légende affirme que Saint Denis aurait marché la tête dans ses mains jusqu’à l’emplacement de la basilique actuelle. C’est le bon roi Dagobert qui immortalisa à tout jamais ce Saint en se faisant inhumer dans sa basilique, qui devient alors la basilique des rois de France.

Historique consternant du rond-point de la rue Albert Ballet à Aulnay-sous-Bois

Suite aux articles parus en février datés du 11 et du 17 février, des riverains qui œuvrent depuis des dizaines d’années font l’historique de ce carrefour.

Sous la mandature de Jean Claude ABRIOUX, l’adjoint au maire changé de la circulation Gérard GAUDRON à écouter les riverains et créé un rond-point à l’angle des six rues (Bondy, Albert Ballet, Franklin, Reims et Havre). Cela ralentissait la circulation mais n’empêchait pas les camions venant de la Négresse de prendre le rond-point à l’envers.

Sous la mandature de Gérard SEGURA, l’adjoint chargé de la circulation Bruno DEFAIT «Ingénieur» n’a jamais voulu nous écouter, mais le maire nous a écouté.

Le collège SIMONE VEIL a été construit sous la mandature de Gérard SEGURA mais inauguré sous la mandature de Bruno BESCHIZZA. Cette construction a augmenté fortement la circulation et le bruit dans cette zone. Des feux rouges ont été installés mais mal réglés. Le bus 616 a été dévié à l’aller par la rue Franklin et au retour par la rue Albert Ballet (60 bus par jour). Nous avions demandé à deux adjoints dont Franck CANNAROZZO, qui s’est déplacé, de mettre les feux sur trois positions. Cela a déclenché des concerts de klaxons matin et soir (CF bruit Parif). Une pétition a été remise en mains propres à Bruno BESCHIZZA lors de l’assemblée générale de CAPADE en Mai 2016. Le conseiller en charge de la circulation Mathieu TELLIER « Ingénieur » a décidé la suppression du rond-point et l’organisation actuelle. Passage de tous les camions de plus de 3,5 T jusqu’à 40 T malgré les panneaux d’interdiction de l’avenue de la Division Leclerc en passant par Bondy et Pavillons-sous-bois sans aucune de verbalisation.

Ceci explique que les jardinières et les balisettes soient systématiquement détériorées. Heureusement pour l’instant, aucun enfant à notre connaissance n’a été victime d’un accident de la route dans cette zone fréquentée par plus de 1 000 élèves.

Article de J. GRANET et de P. GRECOURT