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Une plateforme de lutte contre les discriminations voit le jour

Elizabeth Moreno, la ministre déléguée chargée de l’égalité entre les Femmes et les Hommes, a confié au Défenseur des droits, la gestion et le pilotage de cette plateforme en ligne accessible à l’adresse www.antidiscriminations.fr. Elle permettra à  » toute personne victime ou témoin d’une discrimination, quels qu’en soient le motif (handicap, origine, sexe, âge, etc.) et le domaine (emploi, logement, accès à la santé, éducation, etc.) de contacter directement et en toute confidentialité les équipes juridiques du Défenseur des droits. « 

A cette occasion, un numéro de téléphone dédié est créé : le 39 28 (de 9h à 18h, prix d’un appel local), joignable par tchat (de 9h à 18h) et accessible aux personnes sourdes et malentendantes.

C’est lors d’un entretien sur le média  » brut  » que Emmanuel Macron avait admis et reconnu l’existence de violences policières, et qu’il s’était engagé sur l’égalité des chances et la lutte contre les discriminations. Deux mois plus tard, lancé le 12 février, ce nouveau service voit le jour.

Cette plateforme aura donc vocation à recueillir les signalements et à apporter gratuitement une aide aux victimes de discriminations.

Les engagements de la plateforme anti-discriminations :

  • Que vous soyez victime ou témoin, nous vous écoutons et vous accompagnons pour agir face aux situations de discriminations.
  • Nous pouvons aussi vous accompagner ou vous orienter en cas de violences et de propos haineux.
  • Les équipes du Défenseur des droits vous répondent gratuitement et en direct pour vous accompagner au mieux selon les besoins de votre situation. Les échanges sont confidentiels.
  • Les violences sont punies par la loi dans tous les cas. C’est une circonstance aggravante lorsqu’elles sont accompagnées d’une intention raciste, antisémite, sexiste, homophobe…
  • Les propos haineux, qu’ils soient racistes, antisémites, sexistes, homophobes…, sont punis par la loi, tout comme l’incitation à la haine ou à la violence. S’ils sont exprimés en public, dans les médias ou sur internet, leur signalement est facilité pour les faire cesser au plus vite.
  • Chaque situation est différente. De nombreux acteurs publics ou associatifs interviennent en cas de discriminations, de violences ou de propos haineux. Il est parfois difficile de savoir à qui s’adresser mais il y a toujours un interlocuteur pour vous aider. Nous vous aidons à trouver celui qui est le plus adapté à votre situation.
  • Internet doit être un espace de liberté où chacun peut communiquer et s’épanouir. Les droits de tous doivent y être respectés pour que la « toile » reste un espace d’échanges et de respect, et non le lieu d’insultes, d’injures, de calomnies, d’atteintes à la dignité, à la considération, à l’image et à l’honorabilité des personnes. Désormais il est possible de signaler ce type de propos. En effet, les pouvoirs publics ont mis un portail de signalement à votre disposition. En cliquant sur le bouton « SIGNALER », vous pouvez transmettre des signalements de contenus ou de comportements illicites auxquels vous vous seriez retrouvés confrontés au cours de votre utilisation d’Internet : https://www.internet-signalement.gouv.fr/PortailWeb/planets/Accueil!input.action

Article rédigé le 15 février 2021 par Catherine Medioni

Près de 6 habitants sur 10 en Seine-Saint-Denis se disent victimes de discriminations

Selon une étude récente effectuée sur l’ensemble du département de la Seine-Saint-Denis, 6 personnes sur 10 se disent avoir été victime d’une discrimination au cours des 5 dernières années. Ces discriminations se caractérisent sous différentes formes, comme l’accès au marché du travail, l’obtention de stage de requalification, les contrôles au faciès ou encore les remarques désobligeantes dans les rues ou les transports.

Pour rappel, une large partie de la population de la Seine-Saint-Denis est d’origine extra-européenne.

Hadama Traoré alerte sur la politique discriminatoire à Aulnay-sous-Bois

M. le préfet,
Depuis 2017, le mouvement LREEM dénonce la politique économique discriminatoire portée par le Maire (L.R.) de la ville d’Aulnay-sous-bois. En effet, la ville a signé un accord avec Intermarché (Immo Mousquetaire) pour interdire les magasins qui vendent des produits jugés communautaires (voir pièce jointe).
Le mouvement LREEM a accompagné la société STM à porter plainte contre Intermarché (immo mousquetaire) pour discrimination populaire. Cliquez sur le lien de l’article du Parisien :
En date du 23 septembre 2020, le Maire annonce avec tristesse la fermeture du magasin d’alimentation Intermarché. Il est dit qu’une des raisons de la fermeture du magasin d’alimentation  Intermarché est dût à la vente de produits dit « communautaire ». 
Mr le maire Bruno Beschizza de la ville d’Aulnay-sous-Bois est l’arroseur, arrosé et la population en est victime. 
Le mouvement LREEM a alerté la population sur les conséquences de la destruction du Galion. Voici 3 articles qui résument 3 ans de lutte contre la discrimination populaire :
En Octobre 2020, nous irons au conseil municipal demander des réponses au maire de la ville d’Aulnay-sous-Bois. 
Nous espérons une enquête administrative sur la politique menée par le Maire de la ville d’Aulnay-sous-Bois.
Source : Hadama Traoré

Rachid Bouaou, vendeur des foulards recalé par Intermarché, porte plainte pour discrimination

Alors que la barre du Galion va être démolie, un vendeur de foulards s’est vu refuser l’accès à une nouvelle zone commerciale. Il crie à la « discrimination ». L’enseigne de grande distribution, propriétaire de la galerie, réfute.

« Si c’est pas de la discrimination, qu’est-ce que c’est ? » Rachid Bouaou, commerçant à Aulnay-sous-Bois, est en colère. Il vient de déposer plainte pour « discrimination » contre Intermarché, propriétaire d’une nouvelle zone commerciale, située dans le quartier de la Rose-des-Vents. Il estime que l’enseigne a refusé son installation, en raison de son activité : la vente de foulards orientaux. Le groupe les Mousquetaires, maison-mère d’Intermarché, réfute.

L’homme vend ses étoffes et ses robes de mariées orientales au Galion depuis 1991. « Les clients ne manquent pas », assure-t-il. Or, cette barre mêlant logements et commerces, construite en 1968, doit être détruite l’an prochain, rénovation urbaine oblige. Certains des quarante-cinq commerces ont été « relogés » à proximité, dans la galerie commerçante flambant neuve d’Intermarché. Mais pas celui de Rachid Bouaou, qui a reçu un courrier de l’enseigne stipulant que l’activité de sa société « ne correspond pas au plan de merchandisage prévu pour cet ensemble commercial ». Un kebab, trois épiceries orientales, un autre vendeur de foulards et un distributeur de mobilier oriental ont également été recalés. « C’est clair : ils ne veulent rien d’oriental à côté de leur supermarché », attaque-t-il.

Source et image : Le Parisien

Discrimination des Seniors

personnes_ageesLe monde du travail discrimine honteusement les seniors, ceux qui sont encore trop jeunes pour accéder à la retraite, et qui sont déjà trop vieux pour travailler !   Pourtant le travail est ( était ) un droit qu’il est aujourd’hui très difficile  de voir et faire respecter.  La crise étant passée par là,  la délocalisation massive de nos entreprises dans des pays moins taxés, une consommation et un pouvoir d’achat en berne expliquent les circonstances économiques et politiques défavorables qui ont transformé insidieusement ce droit en privilège, ou en chance pour ceux qui en ont encore un, et en un moyen radical et définitif d’exclusion pour tous ceux qui l’ont perdu  par une fin de CDD ou par un licenciement !

A l’instar de la loi DALO, les Seniors devraient peut-être exiger du gouvernement qu’il instaure le droit au travail opposable ? le DATO ?  La question mérite d’être sérieusement étudiée, car dans un pays dont la devise met en avant la liberté, l’égalité et la fraternité, il n’est pas acceptable que des millions de citoyens soient écartés de ce droit fondamental reconnu à ceux qui en ont encore un, mais pour combien de temps encore ?

La liberté ne peut véritablement s’exercer que si l’être humain dispose de moyens décents de subsistance. Or sans travail, pas de revenus, aucun moyens de subsistance, des projets suspendus et impossibles, une existence bloquée, voire condamnée au pire !

Il n’y a pas non plus d’égalité mise en œuvre lorsqu’un état et ses dirigeants du moment laissent des pans entiers de sa population sombrer dans l’indigence la plus absolue, parce qu’elle est d’office écartée du droit à la prospérité par des conjonctures indépendantes de sa volonté, faute d’emploi disponible surtout, mais également faute d’un revenu de subsistance décent qui s’y substituerait !

Enfin, où se trouve la fraternité lorsque le travail et ses règles parfois injustes et perverses se trouvent court-circuitées par des considérations purement individualistes, économiques ou politiques, par une absence totale de solidarité entre différentes catégories de population qui s’excluent mutuellement de l’accès aux droits pourtant fondamentaux : les actifs contre les privés d’emploi, les précaires, les seniors ou les retraités , les jeunes contre les anciens, les français contre les immigrés, les nantis, les riches, ou les privilégiés contre les pauvres, les accidentés de la vie, les plus fragiles, les bénéficiaires d’un travail contre les grévistes qui le défendent… ???

Le recul de l’âge de la retraite pour les plus de 50 ans dans un contexte d’absence  dramatique d’emplois est le plus mauvais coup que pouvait porter les faux représentants du peuple contre son propre peuple ! Exigeons le report de ces règles scélérates qui condamnent nos jeunes et nos seniors à une misère sociale garantie, jusqu’à ce qu’une situation de plein emploi qu’ils sont pour l’heure incapables de mettre en œuvre soit effective dans notre pays !

Article et réflexions rédigées par Catherine Medioni

Le département de la Seine-Saint-Denis obtient le label Diversité

fete_chanteloupLa Seine-Saint-Denis est un département cosmopolite, multiculturel. Si la loi interdit tout recensement sur des critères ethniques, nombreux sont ceux qui pensent, à l’exception des DOM-TOM, que ce département est l’un des territoires français ayant la plus forte proportion de personnes d’origine non-européenne.

C’est donc tout naturellement que le 93 a obtenu son label Diversité, créé en 2008 par l’Etat sous Nicolas Sarkozy. Grâce aux audits effectuées auprès du conseil départemental (du 23 au 30 septembre 2015) par l’AFNOR (association en charge de décerner ce label), deux nouveautés ont été relevées : une cellule égalité au travail (peut être saisie par un agent s’estimant victime d’une discrimination dans le cadre de son activité professionnelle) et un guide du recrutement à destination des agents afin de lutter contre les discriminations à l’embauche.

Soirée spectacle organisée par l’ACSA au théâtre Jacques Prévert d’Aulnay-sous-Bois sur la discrimination

DiscriminonLe vendredi 31 janvier, à partir de 19h00, les Centres Sociaux d’Aulnay-sous-Bois organise une soirée spectacle au théâtre Jacques Prévert (134 Avenue Anatole France) contre la discrimination. Le défunt Nelson Mandela en est le symbole.

Programme :

  • 19h : Ouverture de l’exposition
  • 20h : Début du spectacle
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