Archives du blog

Communiqué de l’ancien Maire Gérard Ségura, des conseillers municipaux socialistes et de la section socialiste d’Aulnay-sous-Bois sur le décès de Gérard Gaudron

Nous venons d’apprendre la disparition de Monsieur Gérard GAUDRON. Nous présentons nos sincères condoléances à sa femme et à ses proches.

Monsieur GAUDRON , profondément attaché à sa ville et à ses habitants, a eu une longue carrière politique, ayant exercé les fonctions de conseiller municipal, Premier Adjoint puis Maire de notre ville, conseiller général et Député.

Nous avons eu l’occasion de travailler avec lui et malgré nos divergences politiques, nos relations ont toujours été cordiales et respectueuses.

Ces dernières années, nous avions plaisir à le croiser au marché de la gare, des occasions pour discuter avec lui et prendre des nouvelles de sa santé.

Nous tenons à lui rendre hommage pour son action dans notre ville et souhaitons tout le courage nécessaire à sa famille dans cette douloureuse épreuve.

Gérard Ségura, Ancien Maire et Conseiller général d’Aulnay-sous-Bois

Oussouf Siby, Conseiller municipal et territorial, Président du groupe des élus PS, PCF et Citoyens Guy Challier, Conseiller municipal

Carole Pourvendier, Secrétaire de section d’Aulnay-sous-Bois

Gérard Gaudron, le destin d’un homme politique à Aulnay-sous-Bois parsemé d’embûches et de trahisons

Gérard Gaudron, ancien Maire et Député d’Aulnay-sous-Bois, s’est éteint aujourd’hui à l’âge de 75 ans. Aulnaysien depuis 1980, il s’était rapidement rapproché de Jean-Claude Abrioux, homme politique bien connu dans la ville qui avait réussi à faire basculer Aulnay à droite en 1983, après un nouveau vote (la première élection municipale à Aulnay-sous-Bois avait été invalidée pour fraude, une urne avait été bourrée par certaines personnalités locales de Gauche). 

Adjoint puis premier adjoint, Gérard Gaudron avait également été conseiller général (jusqu’en 1998) et député (de 2007 à 2012). Celui qui avait été à la tête de la ville de Droite la plus importante du département de la Seine-Saint-Denis (de 2003 à 2008) n’a pas eu une carrière politique qui ressemble à un long fleuve tranquille. Zoom sur les éléments clé qui ont fait de l’ombre à un homme politique modeste et discret.

Une relation mouvementée avec Jean-Claude Abrioux

Gérard Gaudron était très connu dans les quartiers Nord de la ville, canton où il résidait et où il a été conseiller général 13 ans. Les habitants le voyaient souvent sillonner les quartiers dans sa petite voiture de l’époque, dans les années 80s et 90s. Bien moins à l’aise à l’oral que le Maire de l’époque Jean-Claude Abrioux, il était connu pour son travail de terrain, souvent dans la discrétion. Ce n’est qu’au milieux des années 90s qu’il trouva sur son chemin un certain Gérard Ségura, également implanté dans les quartiers Nord. Si on devait désigner quelqu’un qui a détruit la carrière politique de Gérard Gaudron, c’est bel et bien Gérard Ségura, qui l’a battu aux élections cantonales (1998 et 2004), mais surtout aux élections municipales de 2008 (pour 204 voix !).

Si ses relations avec Jean-Claude Abrioux étaient plutôt bonnes, elles se tendirent à partir de 2006, quand Gérard Gaudron, suivant les consignes de son parti, se présenta à la députation 2007. Jean-Claude Abrioux soutenait alors le Maire des Pavillons-sous-Bois, Philippe Dallier. De cette bataille électorale naquit un véritable schisme entre deux sous-groupes au sein de la Droite Aulnaysienne, le sous-groupe de Gérard Gaudron étant toutefois bien supérieur en nombre, Jean-Claude Abrioux ne pouvant compter souvent que sur d’anciens fidèles. Ce schisme eu un impact non-négligeable sur la suite des événements.

Un homme brisé par la défaite des élections municipales de 2008

Maire en 2003 suite au retrait de Jean-Claude Abrioux (qui resta conseiller municipal) via un vote au conseil municipal, Gérard Gaudron se présenta devant les électeurs en 2008 fragilisé par deux facteurs importants : l’impopularité croissante du président Nicolas Sarkozy, qu’il soutenait car étant du même parti, et surtout la triste affaire des Assedic, où le Canard Enchaîné, suite à des fuites en provenance d’un homme de Gauche, avait révélé qu’il percevait des indemnités chômages alors qu’il était député-maire (ce qui n’est pas compatible). Même s’il remboursa les sommes indûment perçues, son rival Gérard Segura profita de l’aubaine pour faire campagne en distillant informations, rumeurs et parfois mensonges, tel un lent poison.

Gérard Gaudron devait également faire face à une campagne calomnieuse insidieuse du fait qu’il avait mis dans sa liste Daniel Jacob, qui était connu pour son appartenance au Mouvement Pour la France de Charles Pasqua. Même si Daniel Jacob avait quitté ce parti, la Gauche Aulnaysienne, y compris le blogueur local Hervé Suaudeau (qui était de mèche alors avec Alain Amédro, homme politique écologiste et membre de la liste de Gérard Ségura), joua sur les ambiguïtés. De l’aveu même de Séverine Maroun et de Frank Cannarozzo, la présence de Daniel Jacob sur la liste aurait fait perdre…des centaines de voix ! Bien entendu, il était impossible de vérifier la justesse de cette estimation, Daniel Jacob s’étant beaucoup investi dans la campagne.

La suite, on la connait : il perd les élections municipales 2008 de peu, et malgré un recours (retoqué ensuite par le conseil d’Etat, sur recommandation du rapporteur public, ancien proche… de Lionel Jospin !). Cette défaite le brisa et jamais il ne s’en remettra.

Un homme affaibli et attaqué directement ou sournoisement par des membres de sa propre famille politique

Suite à cette défaite, le parcours politique de Gérard Gaudron s’apparente à une véritable descente aux enfers : il se fit malmener, parfois humilier en conseil municipal par le Maire Gérard Ségura, et la confirmation de l’élection de 2008 donna de l’appétit à quelques barons locaux, qui voulaient le déloger pour tenter de battre Gérard Ségura en 2014.

Tout d’abord, il y eu Jacques Chaussat qui, de manière assez habile, préféra laisser son parti UDF pour basculer au Parti Radical (rattaché à l’UMP) pour pouvoir se présenter en 2008 dans le canton sud de la ville. Gérard Gaudron, alors au sommet (il était député-Maire) aurait bien pu investir un candidat UMP pour battre Jacques Chaussat dont le mouvement était plus opportuniste qu’autre chose. Mais Gérard Gaudron, qui n’aimait pas les conflits, laissa l’investiture à Jacques Chaussat. Mal lui en a pris, puisque ce choix s’est retourné contre lui.

Jacques Chaussat, profitant d’un Gérard Gaudron affaibli, tissa son réseau en s’appuyant sur Billel Ouadah, franc-tireur et fin politique qui n’hésita pas « lancer des scuds » en direction de Gérard Gaudron – sous la bénédiction de Jacques Chaussat – pour préparer le terrain. Jacques Chaussat a également utilisé Daniel Jacob, commerçant bien connu à Aulnay-sous-Bois, pour savonner la planche de Gérard Gaudron, et pour débaucher des militants et sympathisants UMP pour les rallier à la cause de Jacques Chaussat. Bien entendu, Daniel Jacob ne faisait que suivre à la lettre les directives qu’on lui donnait.

Mais Gérard Gaudron devait aussi faire face à des ennemis internes bien plus sournois. C’est ainsi que Frank Cannarozzo, qui avait rejoint Jean-Claude Abrioux par opportunisme alors qu’il appartenait à une liste dissidente (Gisèle Dellinger), se voyait investi d’une mission divine et tenta de fédérer autour de lui une équipe pour « tuer le père ». Sans jamais s’exposer (même si Gérard Gaudron avait des soupçons), Frank Cannarozzo ne cessa de balancer des peaux de banane à celui qu’il croyait incapable de battre Gérard Ségura. Il n’hésitait pas à le railler en cercle clos, et attendait son heure pour véritablement sortir du bois.

Gérard Gaudron devait également se méfier d’autres membres de son cercle proche, mais ceux-ci étaient bien moins dangereux politiquement que les deux mentionnés ci-dessus.

Malgré les défaites et les trahisons, Gérard Gaudron pouvait toujours compter sur quelques soutiens indéfectibles

Si la gentillesse et surtout la faiblesse de Gérard Gaudron ouvraient la porte à des attaques de l’intérieur, il pouvait compter sur quelques soutiens non négligeables. Alain Ramadier par exemple, celui qu’il poussa pour qu’il devienne conseiller régional, lui vouait une loyauté indéfectible. Même pendant sa descente aux enfers, jamais Alain Ramadier n’a osé tenter de trahir Gérard Gaudron. Il était le seul responsable politique à le défendre face à la grogne interne. Une véritable amitié s’était forgée entre les deux hommes.

Gérard Gaudron pouvait également compter sur le soutien du Maire du Raincy (Eric Raoult), qui ne le lâcha jamais… sauf quand il n’avait plus guère le choix (il dû s’incliner face au Maire de Meaux Jean-François Copé, qui ne voyait pas Gérard Gaudron battre Gérard Ségura, car déjà trop affaibli face à la maladie et aux trahisons internes).

Un homme politique…trop gentil ?

Mais ce qui pouvait caractériser Gérard Gaudron, c’était peut-être sa gentillesse, gentillesse qui devenait une faiblesse. Il n’hésita pas à proposer d’aider le blogueur Alain Rabier, pris dans la tourmente judiciaire avec Gérard Ségura suite à quelques articles malencontreux. Pourtant Alain Rabier avait pris ouvertement position contre lui. Séverine Maroun et Frank Cannarozzo n’étaient pas du même avis et souhaitaient laisser Alain Rabier dans la panade.

Malgré les trahisons de Jacques Chaussat, jamais Gérard Gaudron n’a souhaité répliquer politiquement face à celui qui profitait d’une situation qui lui semblait favorable. Il n’hésita pas non plus à aider Séverine Maroun suite à la défaite de 2008 en la prenant comme attachée parlementaire, quand celle-ci était en difficulté financière suite à sa démission de son poste à la Mairie d’Aulnay-sous-Bois en espérant devenir adjointe.

On n’imagine pas l’actuel Maire d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza faire preuve d’une telle mansuétude…

Un hommage unanime pour un homme qui incarne le dernier Maire type de sa génération

Il laisse derrière lui enfants et petits-enfants. De sa timidité et de son apparente non-envie d’aller au contact des gens, il a laissé plus d’un dans l’incompréhension. Pourtant, Gérard Gaudron était loin d’être hautain et carriériste et incarna cette génération de Maire au contact des habitants et des employés de la ville. Gérard Ségura instilla une autre génération, axée sur la communication, l’aspect théâtral des conseils municipaux et la politique spectacle, génération aujourd’hui parfaitement incarnée par Bruno Beschizza, puissance 10 !

Plus que son œuvre politique, c’est son humanisme, sa gentillesse, son caractère réservé qui resteront à jamais son image de marque. Et rien que pour cela, c’est bel et bien un hommage unanime que la ville lui doit, de l’extrême-gauche à l’extrême-droite. Et bien entendu, toute la rédaction d’Aulnaycap lui rend hommage et adresse ses plus sincères condoléances aux membres de sa famille. Jamais Gérard Gaudron ne quittera le cœur des personnes qui l’on côtoyé… 

Hommage des Élus et militants socialistes d’Aulnay-sous-Bois à Robert Badinter

La section du parti socialiste d’Aulnay-sous-Bois rend hommage à Robert Badinder, « Un Juste parmi les Justes »

Nous venons de perdre un homme d’Etat exceptionnel, un homme de gauche, fervent défenseur des droits de l’homme et de l’universalisme.

Par son combat incessant, il a marqué à jamais la République, luttant contre vents et marées pour un monde plus juste et plus humain.

Militant jusqu’au bout, il a fait progresser le droit et l’humanisme notamment par l’abolition de la peine de mort , la dépénalisation de l’homosexualité ou encore la fin des tribunaux d’exceptions.

Nous lui devons beaucoup, merci à lui et nos condoléances à sa famille.

Sylvie Billard sur le décès de Raoul Mercier : hommage à l’ami trop tôt parti

Ce samedi matin 26 juin 2021, Raoul Mercier nous a quittés.

Pour affronter le grand Départ avec la sérénité du devoir accompli, Raoul Mercier aura vécu pleinement jusqu’à ses derniers instants dans tous les domaines politique, littéraire, privé.

  • Politique :
    • En 2020, il participa à son ultime campagne municipale. Quittant AEC, dont il ne supportait plus les mauvaises manières et les règles hasardeuses de désignation des candidats qui ne l’assuraient pas de pouvoir s’investir alors que la Grande Horloge hâtait son tictac infernal, il devint tête de liste de solidarité intergénérationnelle avec pour noble ambition d’amener à la citoyenneté et au vote celles et ceux qui en étaient éloignés. Restée pour ma part au sein d’AEC avec l’issue que vous connaissez, nous rêvions tous deux d’une unité que nous fûmes bien seuls à vouloir. L’échec était inévitablement au bout du chemin. Certains nous qualifièrent d’électrons libres et de traites. Quant à nous, nous partagions sereinement la même fidélité en amitié et aux valeurs qui nous ont toujours animés : humanisme, universalisme, citoyenneté, laïcité, bienveillance… Par respect pour lui et puisqu’il ne peut plus se défendre, il était important de rétablir la vérité.
    • Au sein du CADA qu’il cofonda pour inventer d’autres pratiques politiques, il définit la stratégie que je mis avec zèle en œuvre et qui aboutit en août 2019 à la publication du Manifeste « Servir Aulnay » auquel il tenait tant et à notre engagement lors des élections municipales de 2020 pour le mettre en œuvre. Ne trouvant plus en son sein suffisamment d’amitié et de démocratie, il le quitta à regret, tout comme moi.
    • Il transmit à Hadama Traoré et à moi-même le soin d’accompagner les copropriétaires de la Morée victimes de tant d’injustices, ce que nous fîmes et continuerons à faire chacun à notre manière.
  • Littéraire :
    • Il prêta sa plume à la rédaction d’ouvrages dont le manifeste « Servir Aulnay » et « Je les accuse de désinformation » d’Hadama Traoré. Il publia deux livres – « Du plaisir d’écrire à l’envie de transmettre » et « De l’influence à la persuasion » – et finalisait son dernier opus « De l’oubli au mépris » retraçant 20 ans d’engagement d’Aulnaysien. J’espère vivement sa publication tant il concrétisait son ultime volonté de transmettre le relais de ses engagements et analyses aux Aulnaysien.ne.s.
  • Privé :
    • Il a mené jusqu’à leurs termes les travaux dans sa propriété de Mayenne, berceau familial qu’il voulait transmettre à ses enfants magnifié, serti de 70 hortensias et d’un bel étang. Il voulait me le montrer pour partager son bel ouvrage. J’aurais tant aimé.

Depuis plusieurs années déjà, Raoul Mercier préparait son Départ, menant ses derniers projets tambour battant quitte à altérer sa santé déjà fragile et transmettant le flambeau à plusieurs de ses fidèles.

Nous avions tant prévu de choses à faire ensemble dans les mois qui viennent que je peine encore à admettre sa disparition. Je veux l’appeler, lui parler… Je me sens, comme d’autres fidèles qui se joignent à moi dans ce moment douloureux, orpheline.

C’est le cœur grave et désormais lourd que j’ai commencé à honorer envers lui les engagements que me dictent notre amitié, notre communauté de valeurs et les circonstances. J’ai demandé que la médaille d’honneur de la ville lui soit accordée en reconnaissance de la qualité de son engagement au service de notre ville. Je remercie infiniment le Maire d’avoir accepté. J’ai demandé ce jour la publication de son texte posthume à AulnayCap que je remercie vivement. J’ai bien évidemment présenté mes condoléances à sa famille. Et dans les prochains mois, je mettrai en œuvre avec détermination les directives que nous nous étions fixées.

Repose en paix ami précieux. Tes fidèles poursuivront tes combats et leurs actions seront autant d’étincelles d’éternité de ton bel engagement pour la ville et ses habitant.e.s.

Sylvie Billard

L’élue citoyenne de tou.te.s les Aulnaysien.ne.s

 

Un rassemblement autour des policiers nationaux à Aulnay-sous-Bois en présence du Maire Bruno Beschizza

Un rassemblement a été organisé au commissariat de la police nationale d’Aulnay-sous-Bois en présence du maire de la ville, Bruno Beschizza, du député de la circonscription, Alain Ramadier, et de la sénatrice de la Seine-Saint-Denis, Annie Delmont-Koropoulis. La première adjointe, Séverine Maroun, était également présente.

La Ville d’Aulnay-sous-Bois
adresse ses pensées aux proches et aux collègues de cette policière qui a été assassinée par un terroriste à Rambouillet.

Une liste de SDF morts en pleine rue en 2020 dont un homme de 48 ans à Aulnay-sous-Bois

535 personnes sont mortes dans la rue, sans domicile en France en 2020. Une liste a été publiée pour leur rendre hommage et faire en sorte à ce que l’on ne les oublie pas. A Aulnay-sous-Bois, un homme est mort le 22 août 2020, en pleine rue, oublié de tous. La chaleur accablante fut certainement l’une des causes de la mort de ce quarantenaire.

Monsieur BALLANGER Robert

Hôpital intercommunal Robert BALLANGER

Parc Robert BALLANGER

Boulevard Robert BALLANGER

Il y a 40 ans , M . BALLANGER Robert disparaissait… Qui aujourd’hui, à Aulnay sous Bois,  l’a connu? Pas les nouveaux Aulnaysiens ni même les Aulnaysiens  de moins de 60 ans et pourtant…

Rappel d’un passé politique qui aura débuté dès l’âge de 20 ans en devenant membre du PCF qu’il restera toute sa vie jusqu’à sa disparation en 1981

  • Participation à la résistance pendant la seconde guerre mondiale, constituant

 un groupe de résistance en Bretagne et devenant vice-président du comité de libération de Seine et Oise

  • Député de Seine et Oise à l’âge de 33 ans de 1945 à 1967 puis de Seine Saint Denis de 1968 à 1981 
  • Président du groupe communiste à l’Assemblée Nationale de 1964 à 1981
  • Conseiller général du Raincy de 1945 à 1958
  • Maire d’Aulnay sous bois de 1971 à 1978

Il aura ainsi assurer 14 mandats au cours de sa carrière politique .

François ASENSI, député maire de Tremblay en France , à la fois son suppléant à l’Assemblée Nationale de 1978 à 1981 et son successeur lui aura rendu en 2011 un hommage vibrant sur les bancs de l’hémicycle de l’Assemblée à l’occasion des trente ans de sa disparition en 1981 dont ces quelques témoignages.

A l’assemblée Nationale : son activité parlementaire laissera une empreinte  mémorable sous bien des aspects où il portera par exemple pas moins de 301 propositions de lois sur la seule législature de 1973 / 1978 sur entre autres, des valeurs telles qu’il aura toujours défendues, l’approndissement de la démocratie et l’amélioration de la vie quotidienne…

Ses multiples interventions, son charisme, ses qualités de tribun populaire toujours prêt à défendre les victimes d’un système qu’il aura combattu , le feront redouter de ses adversaires politiques

A Aulnay sous Bois : Outre ses combats parlementaires, on ne peut oublier l’énergie inlassable qu’il aura déployé comme maire d’Aulnay de 1971 à 1978 avant de passer la main à Pierre THOMAS.

 On lui doit notamment la modernisation de la ville d’Aulnay sous bois telle que nous la connaissons aujourd’hui avec la création de toutes les zones d’activités existantes, l’implantation de Citroen sur sa commune en 1973, son soutien à l’hôpital public qui porte aujourd’hui son nom , son action de développeur et d’aménageur, il sera à l’origine aussi du SEAPFA en 1971, le syndicat intercommunal regroupant Aulnay, Sevran, Villepinte, Blanc Mesnil et Tremblay,  ses efforts à attirer des entreprises sur le site de Paris nord mais sans assister à la pose de la première pierre du site qui se tiendra quelques mois après son décès ou à l’écoute de ses concitoyens, préoccupation permanente, bien avant que l’on ne parle de démocratie participative, il invitera les Aulnaysiens à s’exprimer lors des assises de la vie quotidienne aux débats organisés dans différents lieux de la ville ou encore à l’origine de l’espace Jacques Prévert lieu de culture à Aulnay , etc…

Pendant près de 3 décennies, il aura ainsi marqué la vie politique aulnaysienne par sa forte personnalité, unanimement reconnue par tous.

François ASENSI concluait cet hommage avec fierté et émotions :

«  Robert BALLANGER fut un grand résistant, un homme de conviction, un patriote, un aménageur infatigable , un grand communiste. »

Mais au-delà de son engagement politique au PCF,  il aura su forcer l’estime même de ses adversaires politiques et ainsi que l’exprimait son successeur à la mairie d’Aulnay sous bois lors des obsèques de Robert BALLANGER:

« Cet homme fut de ceux que l’on respecte, que l’on écoute, que l’on aime…, quatre mots peuvent qualifier sa vie d’homme : fidélité, dévouement, courage, créativité. »

Christian PICQ

Sources : Wikipédia/ Discours de M.ASENSI/ Ouvrage sous la responsabilité du service d’information municipale « Aulnay sous Bois, jeunesse d’un vieux pays »

Mise en place d’un accueil périscolaire lundi 2 novembre à Aulnay-sous-Bois pour commémorer Samuel Paty

Un aménagement au niveau de l’accueil périscolaire sera effectué lundi 2 novembre au matin pour permettre aux enseignants de rendre un hommage à Samuel Paty, sauvagement assassiné pour avoir partager des caricatures de Mahomet.

Hommage devant la Mairie d’Aulnay-sous-Bois à Samuel Paty, professeur sauvagement tué

Hier midi, une minute de silence a été observée sur le parvis de l’Hôtel de Ville en hommage à Samuel Paty, professeur de collège tragiquement assassiné vendredi dernier. Environ 150 Aulnaysiens étaient présents.

Au revoir Docteur Allouch, un grand homme qui s’est éteint à Aulnay-sous-Bois !

C’est avec beaucoup d’émotion que les militants du collectif d’associations, en lutte depuis plus de 20 ans pour la recherche et l’indemnisation des victimes de l’ancienne usine d’amiante CMMP d’Aulnay-sous-Bois et la déconstruction sous bulle du site pollué, ont appris le décès du docteur Maurice ALLOUCH.

Le docteur ALLOUCH en a été un participant actif à nos côtés dès 2008. Il a mis ses compétences, sa générosité et son humanisme au service de son prochain.

En 2009, le conseil municipal d’Aulnay lui avait confié la présidence du Comité de Pilotage ainsi créé sur ce dossier.

Durant cinq années, il a assuré bénévolement une permanence tous les mercredis après-midi au Centre Municipal de Santé (CMES) rue Coullemont. Au début sur son temps personnel car il était toujours en activité professionnelle puis ensuite en tant que retraité.

Il recevait, écoutait, conseillait, orientait les malades potentiels vers un autre médecin ou le service de pneumologie de l’hôpital Robert Ballanger, tout en mettant les malades en relation avec notre collectif d’associations pour l’aide à l’indemnisation auprès du Fonds d’Indemnisation des Victimes de l’Amiante (FIVA).

Nous avons tous apprécié son humanisme et son engagement guidé par le seul souci de la santé publique. Il était donc de plain-pied dans notre mouvement citoyen. Merci à lui de tout coeur car nous avons perdu aussi l’ami qu’il était devenu. Nous ne l’oublierons pas.

Nous adressons à sa femme, ses enfants et ses proches, toutes nos sincères condoléances et toute notre amitié.

Pour le Collectif des Riverains et Victimes du CMMP : Gérard Voide
Pour l’association Ban Asbestos France : Annie Thébaud-Mony
Pour l’Addeva 93 : Alain Bobbio
Pour Aulnay Environnement : Robert Halifax