Depuis ce lundi, un tournoi met aux prises douze équipes représentant différents pays. Fin juin ou début juillet 2021, ce sera au tour de la CAN des quartiers d’enflammer la ville avec des jeunes défendant les couleurs d’Etats africains.
À l’arrivée des beaux jours, c’est devenu un rendez-vous attendu de pied ferme par des milliers de Franciliens amateurs de ballon rond. Depuis le printemps 2019 et les premières compétitions organisées à Créteil (Val-de-Marne) ou à Évry (Essonne), on ne compte plus les communes à avoir accueilli des tournois de football amateurs mettant aux prises des équipes représentant pour la plupart des pays d’Afrique. À Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le phénomène a pris une dimension particulière.
La deuxième édition de la « League des nations » s’y est ouverte ce lundi, à 19 heures, par un match opposant la France aux DOM-TOM. La première l’a emporté 8 à 4.
«On attend 200 à 300 personnes par match»
« On voulait faire quelque chose de différent par rapport à la CAN des quartiers (NDLR : déclinaison locale de la Coupe d’Afrique des nations), où il n’y a que des pays africains en compétition », expose Oumarou Cissé, l’organisateur en chef de l’événement. Ce longiligne trentenaire préside l’association de quartier Mille espoirs, dont le but est d’« encadrer les jeunes par le sport ».
Durant les trois prochaines semaines, douze équipes de six titulaires, pour la plupart habitant la ville, s’affronteront chaque soir sur le terrain Ormeteau, au pied des bâtiments de brique du quartier Mitry-Ambourget. Environ 150 spectateurs ont assisté à la rencontre inaugurale, ce lundi soir.
« On attend 200 à 300 personnes par match », avance Oumarou Cissé. Le public pourrait être encore plus nombreux : depuis le 19 mai, le nombre de spectateurs d’une compétition sportive en plein air peut aller jusqu’à un millier.
Un adolescent distribue des masques à l’entrée du terrain
Pour l’occasion, les organisateurs ont établi un protocole sanitaire. Il se compose de six consignes : le port du masque, le respect de la distanciation physique, l’interdiction des poignées de main, le lavage des mains à l’entrée et à la sortie du stade, le départ de l’enceinte au plus tard à 20h30 et le respect du couvre-feu fixé à 21 heures.
À l’entrée du terrain, ce lundi, un adolescent proposait ainsi des masques à qui en réclamait. « On peut en distribuer 150 par jour », précise Oumarou Cissé. Plusieurs s’en passeront. « Je suis immunisé, j’ai eu le Covid il y a deux semaines », plaisante un spectateur accoudé à l’une des barrières disposées pour prévenir tout envahissement de terrain en cas de liesse.
D’autres, par politesse, ne peuvent s’empêcher de tendre leur main en guise de salut. C’est un retour à la vie d’avant, celui des contacts et de la convivialité propres aux amateurs de ballon rond, qui se dessine autour du terrain Ormeteau.
Source et article complet : Le Parisien