Archives de Catégorie: Politique
Usine d’amiante d’Aulnay-sous-Bois : La transparence doit être faite sur la possible re-pollution du site
Le 6 avril 2013, le site de l’ancienne usine d’amiante (CMMP) a été fracturé et des milliers de mètres cubes de terre, probablement polluée, ont été déversés sur ce terrain attenant à l’école maternelle du Bourg qui accueille 250 élèves.
Un mois plus tard, alertés par les associations de défense des riverains et des victimes de l’usine qui ont montré encore toute leur vigilance, les écologistes ont relayé cette information au public. Ce n’est qu’à partir de ce moment que la municipalité a réagi.
Une telle négligence dans le traitement de ce grave délit est inacceptable. Pour Alain AMEDRO, ancien adjoint à l’environnement qui a initié en 2008 une dépollution exigeante sous bulle du site et obtenu en 2012 du Conseil Régional 2 millions d’euros pour cela : « Il faut tout mettre en oeuvre pour trouver ces délinquants. Ils ont commis un acte particulièrement odieux au regard du difficile combat pour obtenir un chantier de dépollution exemplaire et la reconnaissance des victimes du site. «
Les écologistes demandent au Maire :
- Que les analyses de la terre déversée soient rendues publiques, qu’elles soient indépendantes, qu’elles testent tous les polluants ainsi que la nature géologique de la terre déversée pour retrouver les coupables.
- Que la municipalité fasse toute la transparence et nous explique pourquoi, les élus, les parents d’élèves, l’inspectrice de l’Education Nationale, les enseignants et les riverains n’ont pas été tenus informés de ces faits datant d’un mois et demi (deux conseils municipaux sans évoquer le délit).
- Que le Conseil Municipal auditionne DeltaVille, entreprise publique en charge de la sécurité des lieux, pour expliquer ce retard d’information, le défaut de surveillance du site sensible, et sa responsabilité dans le financement de la communication du maire.
Les écologistes condamnent fermement les tentatives d’intimidation pour discréditer les parents d’élèves qui ont permis d’informer la communauté éducative tenue à l’écart par la mairie. Le sujet mérite que chacun garde la dignité nécessaire face à ce grave problème de sécurité sanitaire exposant les enfants et les riverains.
Tout doit être mis en oeuvre pour que les coupables soient retrouvés et jugés.
Source : Communiqué Aulnay Ecologie Les Verts
Les Verts appellent à manifester après l’évacuation du camp de Roms à Aulnay-sous-Bois
« La situation n’est plus tenable, sur un plan sanitaire et humanitaire », estime François Siebecke. Avec lui, l’ensemble des élus Europe Ecologie d’Aulnay s’émeuvent après l’évacuation début mai d’un campement rom le long de l’autoroute A3. « Il faut que les villes se coordonnent entre elles. On sait que les Roms expulsés se sont installés à quelques kilomètres de là », note François Siebecke. Le groupe écologiste participera à la manifestation régionale du 25 mai prochain devant l’hôtel Matignon à Paris.
Source : Le Parisien du 18/05/2013
4ème rencontre débat du PCF d’Aulnay-sous-Bois : Logement, une autre politique, c’est urgent !
Vous trouverez en cliquant ici ou sur l’image ci-contre l’invitation pour la 4ème rencontre-débat du Parti Communiste d’Aulnay-sous-Bois, dont le thème principal est le Logement.
Le Front de Gauche (dont fait partie le PCF) propose, pour mettre fin à la crise du logement, de :
- stopper la spéculation immobilière
- mettre fin aux expulsions des locataires qui ne payent pas leur loyer
- construire plus d’HLM
Lutte Ouvrière PSA Aulnay-sous-Bois : C’est la domination de la bourgeoisie qu’il faut balayer
La rédaction vous propose de lire un tract en provenance de Lutte Ouvrière PSA Aulnay-sous-Bois, très dans l’invective vis à vis de la classe politique française. Presque tout le monde y passe :
- Il n’y a plus rien à attendre du gouvernement socialiste
- Le Front national est un poison mortel pour les travailleurs
- Mélenchon est classé comme un opportuniste et un carriériste
La bourgeoisie et le patronat en prennent également pour leur grade. Les actualités liées à la grève et à la fermeture du site Aulnaysien sont également disponible en deuxième page de ce tract, accessible en cliquant ici.
Avec Cécile Duflot, diminution des places de stationnement et densification des zones pavillonnaires
La densification des zones tendues, comprendre la région Parisienne et quelques agglomérations de province, sera bientôt un devoir légal, à en croire les propositions avancées par la ministre écologiste Cécile Duflot.
Dans le dossier de presse intitulé « Réformer l’urbanisme et l’aménagement pour engager la transition écologique des territoires », nous apprenons ainsi :
- Qu’il faut limiter les obligations réglementaires de stationnement :
« Des règles trop strictes en termes de stationnement conduisent à une augmentation du coût des projets de construction, qui peut entraîner leur abandon ou engendrer des surcoûts importants. En effet, la réalisation d’une place de stationnement coûte en moyenne 20 000 à 25 000 €. Certains plans locaux d’urbanisme fixent des contraintes disproportionnées, comme, par exemple, l’obligation de construire trois places de stationnement par logement dans le centre de certaines grandes agglomérations.
…
C’est pourquoi, le gouvernement va réduire les obligations de construction de places de stationnement imposées aux constructeurs de logements, dès lors que leur projet immobilier est situé à proximité de transports collectifs. Concrètement, il ne pourra pas être exigé plus d’une place de stationnement par logement dans ces secteurs »
- Qu’il faut permettre la densification des quartiers pavillonnaires
« Dans les zones tendues, les quartiers pavillonnaires, très peu denses, constituent un gisement de foncier qu’il convient d’exploiter pour construire des logements, tout en contribuant au renouvellement urbain de ces quartiers et en optimisant les équipements existants. Le projet de loi urbanisme et logement prévoit une série de mesures qui créeront les conditions favorables à la densification de ces tissus pavillonnaires existants. Il s’agit en particulier de restreindre la possibilité pour les PLU de fixer une taille minimale de terrain et une densité maximale des constructions, deux éléments qui freinent la densification »
Ces nouvelles règles, si votées et appliquées, risquent fortement d’impacter le tissu pavillonnaire Aulnaysien, situé à 15 km de Paris et où existent encore des terrains d’une certaine superficie. Le cas du 5 rue du Sausset pourrait ainsi devenir beaucoup plus fréquent…
Source : Dossier de presse
Les élus Verts déplorent l’évacuation du camp de Roms à Aulnay-sous-Bois
Nous déplorons les conditions d’expulsion du campement Rom d’Aulnay-sous-bois accueillant environ 140 personnes, situé au croisement de la RN370 et de l’A3, lundi 6 Mai 2013.
Depuis plusieurs années, la répétition des expulsions ne font que produire des déplacements forcés insoutenables aux populations Roms déjà victimes de discriminations.
Les gouvernements se succèdent et la situation de ces citoyens européens ne fait qu’empirer. Leurs conditions de vie sont toujours plus difficiles et indignes.
Nous rappelons la déclaration du Premier Ministre à l’issue de la conférence interministérielle du 22 août 2012 : « c’est une question d’humanité et de respect des principes fondateurs de la République qui appellent à traiter de façon égale et digne toute personne en situation de difficulté sociale (¼) ».
Nous saluons les initiatives locales comme celle la ville de Montreuil qui a créé des logements pour garantir une insertion durable des Roms, ainsi que les dispositifs de la Région Ile-de-France visant à soutenir ces initiatives locales.
Nous pensons que chaque niveau institutionnel (Europe, Etat, Région, Département et Commune) doit prendre sa part et intervenir dans cette situation. Une table ronde régionale doit se mettre en place d’urgence où devront siéger les représentants des familles et les associations.
Nous soutenons la proposition de résolution de la sénatrice Aline ARCHIMBAUD demandant notamment la levée des mesures transitoires entravant l’insertion économique des Roms.
Enfin, nous réaffirmons notre soutien aux associations qui œuvrent pour la coordination des actions de terrain, en particulier, la scolarisation des enfants, le suivi médico-social des familles et l’insertion professionnelle des adultes.
Nous appelons à manifester notre solidarité et notre volonté de vivre-ensemble lors de la manifestation régionale du samedi 25 mai à 15h à Paris, de la Place Saint-Michel à l’Hôtel Matignon.
Source : communiqué du groupe Aulnay Ecologie Les Verts
Les grévistes de PSA Aulnay-sous-Bois toujours mobilisés, manifestation contre Najet Vallaud-Belkacem
Le contact n’a pas eu lieu. Un dispositif de sécurité a tenu hier à distance une délégation de grévistes de l’usine PSA d’Aulnay, en marge de la visite de la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, au lycée Paul-Robert (Les Lilas). Celle-ci était venue rencontrer des élèves dans le cadre de la semaine de l’entreprenariat au féminin. Hier soir, un autre rendez-vous devait avoir lieu entre la direction du groupe automobile et des syndicalistes, selon Jean-Pierre Mercier. Le délégué CGT indiquait hier avoir reçu un projet d’accord de fin de conflit envoyé par la direction, et jugé « inacceptable en l’état ». Une partie des salariés de l’usine, vouée à la fermeture en 2014, sont en grève depuis le 16 janvier.
Source : Le Parisien du 14/05/2013
Philippe Gente interpellé par l’association Croix-Blanche à Aulnay-sous-Bois
« Monsieur l’Adjoint au Maire,
Nous venons de lire le tout dernier Oxygène n°178, en date du 13 mai 2013, et la page 14 nous a quelque peu interloqués…
Vous n’avez cessé de nous répéter qu’aucun architecte n’était mandaté pour le projet Croix-Blanche et aujourd’hui, nous apprenons que l’agence « Dialogue Urbain » (qui s’était occupé des scenarii du mois de juin 2011 et dont les plans masse avaient fait l’unanimité auprès des habitants sur leur manque de réflexion et leur médiocrité) semble toujours faire partie du projet selon le rédacteur de l’article, Monsieur Lombard.
Serait-ce une erreur de ce rédacteur ? Ou bien comptiez-vous informer les membres du Comité de Pilotage que le travail du programmiste était couplé avec cette agence ?
Par ailleurs, dans quelles conditions le marché de maîtrise d’œuvre (toujours un marché public) a t-il été passé ?
Enfin, maintenez-vous que le dernier mot reviendra au Conseil municipal, comme nous pouvons le lire dans le dernier paragraphe de l’article en question , et contrairement aux promesses de Monsieur Segura d’organiser un référendum de quartier si une pétition de plus de 1 000 signatures lui parvenait ? A moins que vous ne reveniez à nouveau sur une telle annonce ?
Les habitants du quartier se sont pliés aux exigences de la Municipalité en matière de concertation dans le cadre de la démocratie participative. Mais les riverains commencent vraiment à se lasser de ces changements de ton, de ces revirements à répétition, et se posent de nombreuses questions quant à la capacité de nos dirigeants locaux à prendre des décisions franches. Le passage en force n’est ni la solution pour la Municipalité, ni pour les habitants du quartier.
Voyez-vous, en vous envoyant un tel mail, nous n’espérons pas avoir de réponse de votre part. Nous savons que depuis un certain temps vous avez pris la décision (ou peut-être l’a-t-on prise pour vous) de ne plus répondre à l’association QCBE. En revanche, si nous persistons à vous écrire, c’est pour laisser des traces écrites destinées au juge administratif qui aura à trancher, tôt ou tard, sur nos différends, et qu’il puisse se rendre compte que nous faisons preuve de bonne foi à l’égard de la municipalité.
Car malheureusement nous comprenons (« enfin » vous vous direz !) que l’issue démocratique et référendaire, tant promise par Monsieur le Maire, ne verra jamais le jour.«
Souce : Lettre de l’Association de Défense du Quartier de la Croix-Blanche et de ses Environs (QCBE)
FCPE Bourg Maternelle d’Aulnay-sous-Bois : Chacun doit prendre ses responsabilités
Après plusieurs mois de désamiantage de l’ancien site du CMMP, le terrain dépollué subit depuis le 6 avril un dépôt de milliers de tonnes de terre et de gravats probablement pollués.
Les riverains ont alerté. Le collectif des victimes de l’amiante et les représentants FCPE de l’école maternelle ont demandé à la municipalité d’entamer des actions visant à évaluer les dangers de cette terre pour les riverains, les enfants de l’école maternelle et d’évaluer la conduite à tenir.
La rentrée scolaire de printemps approchant, nous nous devions de réagir en tant que représentants de parents d’élèves responsables. Nous avons donc organisé, avec une vingtaine de parents, l’occupation ce matin du bureau de la directrice. Les parents ont été informés par voie de tract. La plupart n’étaient au courant de rien.
Nous avons obtenu :
- L’information officielle de la directrice et l’inspectrice qui découvraient visiblement la situation et ont pu ainsi se saisir enfin du dossier.
- La présence de l’inspectrice et de l’adjointe à l’enseignement pour une réunion de crise immédiate.
- La décision de ne plus utiliser la cour d’école attenante au terrain saccagé par des milliers de tonnes de terres d’une provenance très douteuse.
- L’engagement de la mairie d’une réunion avec les représentants de parents vendredi pour nous remettre les résultats des analyses de terre.
Nous demandons maintenant que chacun – à son niveau – prenne ses responsabilités :
Parents : Les parents de notre groupe ont décidé dès ce mardi de retirer leurs enfants de l’école en organisant une garde tournante jusqu’aux résultats d’analyse.- Associations : Nous avons exercé notre devoir d’alerte en informant les parents, les autres associations de parents d’élèves, par voie de tract ce matin et en relayant l’appel à témoin pour découvrir les auteurs.
- Autorités : La mairie, l’inspection et la préfecture doivent évaluer maintenant les mesures conservatoires et de protection potentielles afin de ne pas exposer inutilement les enfants à des polluants éventuellement très dangereux1. Nous avons demandé la mise sous bâche des gravats et de réfléchir à une fermeture éventuelle de l’école.
La situation est particulièrement traumatisante après plus de 10 ans de combat très difficile pour obtenir une dépollution satisfaisante du terrain de l’ancienne usine d’amiante. Le mieux qu’il puisse nous arriver est que notre alerte et les mesures que nous demandons d’envisager, soient inutiles. Enfin, même si nos questionnements sont gênants, nous ne rentrerons dans aucune tentative de polémique qui ne ferait que distraire des responsabilités que nous exposons et exerçons.
Source : communiqué FCPE Bourg

