Archives de Catégorie: Santé

Le Maire d’Aulnay-sous-Bois tente de rassurer les parents d’élèves pour la reprise des activités scolaires

Vous trouverez ci-dessous une lettre adressée aux parents d’élèves où le Maire d’Aulnay-sous-Bois explique les mesures sanitaires prises par la ville concernant le retour des enfants dans les écoles et les crèches.

Vidéo, le RER B complètement bondé malgré les risques du Covid-19

Malgré les directives gouvernementales qui nous demandent d’appliquer des gestes barrières et une distanciation d’un mètre, il est quasiment impossible de respecter ces consignes dans le RER B. A l’intérieur, les rames sont souvent pleines. Les usagers portent bien le masque mais les risques sont là.

La vidéo ci-dessous, transmise par notre lectrice Alya, montre un instant hallucinant au sein d’une des rames du RER B. Les usagers semblent dépités.

Covid-19, surmortalité de près de 120% en Seine-Saint-Denis, Aulnay-sous-Bois durement touchée

En mars-avril, avec la pandémie de Coronavirus, la surmortalité a atteint 118,4% en Seine-Saint-Denis. D’autres départements ont également été durement touchées comme les Hauts-de-Seine (+101,5%) et le Val-de-Marne (+92,6%).

La zone Nord du département de la Seine-Saint-Denis a été la plus durement touchée. Cette zone comprend des villes comme Saint-Denis, Aulnay-sous-Bois ou encore Villepinte. Cette surmortalité dans cette zone s’explique via différents facteurs :

  • Grands ensembles et concentration de population
  • Pollution qui favorise la transmission du virus
  • Pauvreté et mauvaise accès aux soins

Distribution de masques anti-covid à Aulnay-sous-Bois dès aujourd’hui dans les boîtes aux lettres

C’est aujourd’hui que les masques que la ville a commandé commencent a être distribués.

Plusieurs rappels :

  • C’est le produit le plus réclamé sur toute la planète, donc merci d’avoir été patient.
  • C’est l’un des produits les plus volé sur toute la planète, donc la ville a peu communiqué sur le moment de la livraison.
  • Ils arrivent par 2 dans les boites aux lettres mais pour ceux qui sont plus a la maison, il suffira d’appeler un numéro de téléphone pour récupérer les autres

Source : Frank Cannarozzo

Hélène, Infectiologue à l’hôpital Ballanger Aulnay-sous-Bois, alerte sur le manque de moyens

Une mobilisation non récompensée

À l’hôpital d’Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis, où tout le monde s’est mobilisé au service des malades, Hélène Gros, médecin infectiologue, redoute, elle aussi, un retour en arrière. « Vous vous battez pendant dix ans pour avoir une psychologue dans un service qui accompagne les malades parce que cela fait partie du soin et de la qualité de la prise en charge des malades », raconte l’infectiologue.

Hélène Gros explique que cette psychologue, qui « ne compte pas ses heures », est venue tous les jours pendant l’épidémie en faisant deux heures de vélo par jour à cause du manque de transports. « Elle soutient tout le monde, c’est-à-dire les équipes ou les malades coupés des familles, décrit Hélène Gros. Et puis finalement, on sort de la crise, ça se calme, et on lui renouvelle un CDD pour un mois et on ne lui dit pas : ‘On vous garde’. C’est typique de ce qui va mal à l’hôpital. »

Source et article complet : FranceTvInfo

Covid-19, des règles dictées par des bureaucrates selon une infectiologue à l’hôpital Ballanger Aulnay-sous-Bois

 Au début de la crise, une multitude de règles théoriques étaient édictées par des bureaucrates et suivies par nos directions effectivement endoctrinées », décrit Hélène Gros, infectiologue à l’hôpital Robert-Ballanger d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Mais, peu à peu, le rapport de forces s’est inversé entre les directions et les soignants. « Nous obtenions tout ce que nous demandions. L’humain était au premier plan de nos discussions. Nous avons pu prouver que, nous, médecins, étions capables de réorganiser l’hôpital en un temps record », ajoute Hélène Gros. Mais, même chassées pour un temps, les logiques financières reviennent toujours au galop : « Fin avril, nous avons commencé à voir ressurgir les vieilles habitudes. »

Source et article complet : L’Humanité

Hausse de la mortalité de 146 % en Seine-Saint-Denis à cause du Covid-19

Le département de la Seine-Saint-Denis est celui où la hausse de la mortalité a été la plus abrupte. Cette hausse est essentiellement due à l’épidémie de Coronavirus, mais aussi à cause du manque de traitement de certaines maladies et déficiences comme le cancer.

En effet, certains patients ont souhaité abandonner leur traitement ou les consultations à l’hôpital à cause de la peur du Covid. Alors que la tension se relâche, les différents hôpitaux ont contactés les patients atteints du cancer afin de poursuivre les traitements à domicile ou dans l’établissement, dans un secteur où les patients du Covid sont proscrits.

Covid-19, 835 morts recensés en Seine-Saint-Denis mais avec une baisse au niveau des réanimations

Au 30 avril 2020, 835 morts du Coronavirus étaient recensés dans tout le département de la Seine-Saint-Denis. On dénombre également 1447 hospitalisations et 183 personnes en réanimation, en baisse notable.

La Seine-Saint-Denis est le 4ème département le plus touché en France après Paris, le Val-de-Marne et les Hauts-de-Seine.

Sonia Doysié, documentaliste au CHI Robert Ballanger Aulnay-sous-Bois, dans un collectif pour un monde meilleur après Covid-19

Plus de 330 infirmier.e.s, aide-soignant.e.s, médecins, psychologues, etc. invitent à construire un mouvement populaire pour faire advenir un « monde d’après » plus juste, sans attendre un « après-crise ».

Nous sommes des soignant.e.s et professionnel.le.s de la santé d’horizons divers. Bouleversé.e.s et en colère, nous décidons de nous lever et de crier haut et fort « Bas les masques ! » Nous disons stop aux mensonges, à l’hypocrisie et au cynisme du gouvernement !

Nous lançons un appel à tous nos collègues professionnel.le.s de santé et du médico-social qui partent travailler la boule au ventre.

Un appel aux « travailleurs et travailleuses essentiel.le.s », aux « premier.e.s de corvée », qui sont exposé.e.s pour faire tourner la machine.

Source et article complet : Politis

Nadia Kerlan : nous crions notre détresse à l’hôpital Ballanger Aulnay-sous-Bois à cause du Covid-19

Alors qu’elles sont trop souvent invisibilisées dans les médias, les femmes sont en première ligne face à la crise sanitaire du Covid-19. Infirmières, aides-soignantes, caissières, aides à domicile, femmes de ménage… Pendant le confinement, elles sont une majorité à travailler pour subvenir aux besoins des Français·es. Nadia Kerlan est aide-soignante à l’Hôpital Robert Ballanger, à Aulnay-sous-Bois. Elle travaille depuis 15 ans en service de réanimation et s’occupe actuellement des patient·es touché·es par le Covid-19. Elle publie régulièrement des textes sur les réseaux sociaux afin d’y partager le quotidien des soignant.es en ce temps de crise.

Quelle difficultés rencontrez-vous depuis le début de la crise ?

Nous n’étions pas préparé·es à affronter une crise sanitaire d’une telle envergure. Au départ, nous étions un peu dans l’inconnu et surtout, nous ne savions pas les dégâts que le virus pouvait faire. Nous avions pour exemple la Chine, mais comme le gouvernement avait l’air de dire que le virus ne viendrait pas en France, nous ne nous sommes pas trop inquiété·es. Lorsque les cas ont commencé à affluer dans les services de réanimation, le gouvernement savait que nous allions manqué de matériels : il n’y avait plus de masques depuis la crise H1N1. Là où je travaille, nous avons tout de même eu un peu de chance, nous n’avons jamais manqué de masque FFP2, par contre nous avons manqué de casaques, ce sont des sur-blouses. Nous avons toujours eu des gants et nous avons eu la chance d’avoir des visières, fabriqués en 3D par des personnes venues spontanément nous les donner. Au niveau du personnel, le seul problème que nous avons eu, c’est que nous sommes dans un service de réanimation et qu’il est très compliqué de travailler chez nous, nos équipes se sont donc auto-supplées. Une très grande fatigue s’est installée chez les soignant·es.

Pour l’instant, nous allons faire face, car l’épidémie semble s’être calmée. Les questions qui se posent maintenant sont : est-ce que c’est une accalmie passagère, est-ce que le virus va s’arrêter comme ça du jour au lendemain, ou est-ce qu’avec le déconfinement du 11 mai, nous allons avoir une deuxième vague de malades ? Dans ce cas-là, peut-être que le matériel va manquer.

Actuellement, ce sont plus les établissements de santé comme les EHPAD qui ont été délaissés, qui ont manqué de matériels et qui n’ont pas eu les moyens de se protéger comme il le faut. Je pense que s’il y a eu autant de soignant·es touché·es, c’est qu’il y a eu des manques de matériels. Si nous avons le bon équipement, nous pouvons vraiment nous protéger. De l’intérieur, les soignant·es ont été directement touché·es par les émotions des patient·es puisqu’elles/ils ne pouvaient pas avoir de visites. Habituellement dans les services de réanimation, les familles prennent le relais pour soutenir les patient.es qui peuvent ressentir des angoisses. Là, étant donné que les visites sont interdites, ce sont les soignant·es qui gèrent ces angoisses, le plus dur reste le physique et le psychologique.

Source et article complet : 50-50magazine