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Un toit pour elles anéantie par la mairie renaîtra-t-elle de ses cendres ?
Au départ l’association a fonctionné en payant des nuitées d’hôtel aux femmes qui étaient dans la rue, parfois avec de jeunes enfants, ou en sollicitant un hébergement solidaire par l’intermédiaire de leur compte Facebook. Ainsi donc des particuliers femmes se proposaient d’accueillir gracieusement pour quelques jours ces femmes dans l’embarras.
Ces solutions n’étant cependant pas pérennes et fort coûteuses ne permettaient pas vraiment aux femmes de pouvoir se » poser » durablement pour effectuer leurs démarches de recherche de logement et de travail. C’est ainsi qu’un toit pour elles a eu l’idée de louer un pavillon qui d’ailleurs leur a été spontanément proposé par un propriétaire héritier qui avait pris connaissance de leur recherche et de leur projet.
C’est donc en toute connaissance de cause que la personne qui avait hérité de ce pavillon à Aulnay sous Bois, avait accepté de le louer à cet association qui recueillait les femmes involontairement placées dans la rue. Un bail a été conclu de gré à gré et l’association a du effectuer 4000 euros de travaux pour rendre ce pavillon habitable.
Des lits, des matelas, des draps et tout ce qui est nécessaire à un bon accueil ont été achetés. La mairie a prétendu dans un premier temps que des voisins soupçonnaient un squat, puis ensuite a déclaré que cette habitation n’était pas aux normes, et enfin qu’il y avait un problème parmi les héritiers dans la succession de ce pavillon…. Désormais elle publie un communiqué où elle accuse clairement l’association de ne pas être en conformité avec les règles d’hygiène et de sécurité
Difficile de ne pas soupçonner que la mairie n’a pas cherché délibérément la petite bête pour obtenir la fermeture de ce modeste pavillon qui avait au moins le mérite, à défaut d’être un hôtel 5 étoiles, d’être fonctionnel et d’accueillir jusqu’à une dizaine de femmes, parfois avec leur bébé. Réunies dans ce pavillon, elles avaient reconstitué une sorte de famille, s’entraidant entre elles et se soutenant moralement. Elles ne faisaient rien de mal, au contraire car cet hébergement plus pérenne que les nuitées discontinues leur permettaient bien davantage d’accomplir leurs démarches administratives et de réinsertion, tant par la recherche d’un logement que d’un travail, d’une formation, d’une alternance ou d’une poursuite d’études suspendues….
Nous pouvons constater que la démarche de cette association est très différente de celle de l’équipe municipale actuelle ! La première trouve des solutions concrètes avec peu de moyens et beaucoup d’engagement et de travail bénévole, tandis que la mairie qui dispose des impôts abondés par tous les Aulnaysiens préfère détruire et anéantir du jour au lendemain le travail persévérant d’une association caritative et humanitaire qui apportait pourtant des solutions pragmatiques et des résultats à une situation désastreuse vécue par les femmes que l’état et même les collectivités territoriales prennent insuffisamment en considération, pour ne pas dire qu’elles s’en désintéressent totalement !
Les exigences astronomiques de la mairie qui ne fait que se réfugier vers des textes et articles de lois tous plus sont fastidieux et abscons à lire et impossibles à réaliser, même avec la meilleur volonté du monde, ne peuvent que s’adresser à des institutions étatiques, pas à des citoyens bénévoles qui se mobilisent pour réparer les injustices engendrées par les pouvoirs publics qui ne font rien ou si peu pour solutionner cette préoccupante problématique des femmes à la rue qui perdure depuis de trop nombreuses années !
Alors peut-être qu’effectivement ce pavillon n’était pas idéalement adapté à l’accueil de quelques femmes, cependant il faut savoir que celles qui y ont été hébergées sont venues de leur plein gré en sollicitant le secours de un toit pour elles, et qu’elles étaient heureuses de se sentir enfin en sécurité et libérées des tourments de la rue !
L’une d’entre elles, étudiante en master II, s’est retrouvée à la rue dès le 1er confinement car ayant perdu son travail qui lui permettait de payer le loyer de sa chambre, a été contrainte de la quitter. Elle s’est réfugié en plein hiver dans une cave pour se protéger des agressions de la rue et se chauffait en brûlant des morceaux de bois et de papier à l’intérieur d’une boîte en fer pour ne pas créer d’incendie. Croyez-vous vraiment que vivre dans la maison du cœur à Aulnay sous Bois ne représentait pas pour elle une amélioration très nette de ses conditions de survie ?
Une autre jeune femme a été contrainte d’arrêter ses études après sa licence pour prendre en charge sa mère atteinte d’un cancer et en même temps quitter un mari violent ! Pensez-vous que se réfugier dans la maison du cœur n’était pas pour elle un havre de paix bienvenu comparativement à sa situation antérieure ?
Une autre encore s’est retrouvée enceinte avec un conjoint qui l’a abandonnée. Elle élève seule son bébé de 6 mois, le père ne semblant pas se soucier de son fils …. Une autre encore s’est retrouvée sans travail et rapidement sans logement puisqu’elle ne pouvait plus payer son loyer….
Toutes ces femmes ont été heureuses de quitter des situations potentiellement dangereuses pour intégrer la maison du Cœur à Aulnay sous Bois et n’ont pas eu à se plaindre de tout ce qui a été mis à leur disposition pour pouvoir se nourrir, se soigner, dormir en paix, se laver, entretenir leurs vêtements et accomplir leurs démarches administratives avec la sérénité d’avoir une adresse qui ne change pas tous les quatre matins. Elles ont également bénéficié d’ateliers encourageant leur autonomie et favorisant de multiples apprentissages grâce à l’intervention gracieuse de bénévoles chacun spécialistes en leurs domaines.
La mairie qui dispose d’un énorme budget abondé par les Aulnaysiens peut-elle se targuer ou s’enorgueillir d’en faire autant ?
La mairie voudrait-elle nous faire croire qu’elle a le réel souci de ces femmes accablées par la vie et souvent malheureusement par les hommes qui se comportent de façon indignes envers elles ?
Est-il juste de se réfugier derrière quantité de normes impossibles à assumer financièrement pour une association, pour mettre un coût d’arrêt sans appel, sans états d’âme et sans scrupules à ses activités charitables alors même que le secours qu’elle apporte est précieux et indispensable, et qu’elle supplée justement aux défaillances et à tous les manquements des pouvoirs publics et des collectivités territoriales qui devraient au contraire s’emparer de cette cause mettant les femmes à l’abri de la rue et de la prédation des hommes !
Pourquoi la mairie qui juge que rien dans ce pavillon n’est aux normes ni conforme aux prescriptions légales préfère contraindre l’association à arrêter totalement ses activités et son bénévolat, plutôt que de reconnaître le bien fondé et le positif de son travail, en lui fournissant sur la ville un lieu de substitution adapté et conforme à toutes les règles qu’elle exige et impose ?
Elle en a pourtant le pouvoir et les moyens financiers !!!
Nul n’est dupe des manœuvres non fraternelles et non solidaires de la mairie et de ces élus sans cœur qui cherchent à coup de communiqués de presse infamants et sous couvert d’une hallucinante inflation de normes et de règles accablantes pour une modeste association, à se faire passer pour de bons samaritains qu’ils ne sont absolument pas !
Article rédigé les 10 et 11 avril 2021 par Catherine Medioni
L’association Un Toit Pour Elles sanctionnée pour être trop proche d’un groupe d’opposition à Aulnay-sous-Bois ?
Les déboires de l’association Un Toit Pour Elles, dont le siège se trouve dans un pavillon du sud de la ville d’Aulnay-sous-Bois, interpellent. Car si certains parlent d’acharnement, il semblerait que les actions de la municipalité d’Aulnay-sous-Bois soient une sorte de rétorsion contre une collusion avec le groupe politique Aulnay En Commun.
Un groupe politique prompt à faire la promotion de l’association
L’association Un Toit Pour Elles a un objectif louable : héberger, aider et réinsérer les femmes victimes de violence, de pression pour leur donner une seconde chance. Ces femmes qui ont bien souvent sacrifié leur carrière pour fonder un foyer et qui se retrouvent à la rue du jour au lendemain à cause d’un mari violent ou volage méritent d’être secourues. L’association a donc, de prime abord, une mission d’intérêt général.
Cependant, et pour des raisons qui restent assez floues, cette association semble avoir des liens étroits avec le groupe politique Aulnay En Commun. Non seulement ce groupe communique énormément sur les activités de cette association (pour rappel, il y a de nombreuses associations à Aulnay-sous-Bois qui aident les plus fragiles et qui ne bénéficient pas d’une telle couverture médiatique), mais le canal de communication MonAulnay, également tenu par des membres proches de ce groupe politique, n’hésite pas à battre le pavé pour défendre cette association coûte que coûte.
Bien entendu, il n’est nullement question de remettre en cause cette proximité qui est, dans le monde associatif, naturelle. Même si les associations non politiques se doivent d’avoir un devoir de réserve et éviter toute liaison « dangereuse » avec des groupes ou des mouvements politiques, il n’est pas rare de voir des affinités apparaître en fonction de la constitution des bureaux. Ainsi à Aulnay-sous-Bois, certaines associations culturelles, sportives ou éducatives n’hésitent pas à transgresser leurs statuts et à faire l’éloge de la municipalité ou d’un groupe d’opposition, ou à critiquer ouvertement l’un des camps. Ceci n’est pas propre à Aulnay-sous-Bois et certaines associations le font de manière plus ou moins intelligente en fonction de la qualité des membres de leur bureau.
Une municipalité qui ne transige pas avec le « manque de loyauté » ou de neutralité
Certains affirmeront que des associations – et pas des moindres – n’hésitent pas à soutenir, d’une manière plus ou moins rusée, la municipalité en place. Il ne faut pas oublier que la ville d’Aulnay-sous-Bois subventionne un grand nombre d’associations dont le rôle est primordial pour le lien social et l’activité des administrés quelle que soit leur génération. De cette subvention, la ville s’attend au minimum à une neutralité sur le plan politique.
Cependant, certaines associations ou certains collectifs – qui ne bénéficient pas forcément de subventions – ont, sans forcément apporté de preuves tangibles, fait part de mesures de rétorsion suite à des rapprochements de personnalités proches ou faisant partie de l’opposition. Sans juger sur le fond, il est important de noter que ce type de pratique n’a rien d’illégale et est appliquée quasiment partout en France.
La majorité municipale à Aulnay-sous-Bois est toute puissante. Même si très peu d’Aulnaysiens se sont rendus aux urnes aux municipales 2020 – le début de l’épidémie de Covid aidant -, la victoire de Bruno Beschizza est sans appel. Et en l’absence d’une opposition plus structurée et surtout plus proche des « vrais gens » – et non sur les réseaux sociaux – le Maire peut espérer renouveler son mandat pour quelques lunes encore, comme le dirait le très célèbre blogueur local P’tit Louis.
L’association Un Toit Pour Elles a t-elle été victime de la trop forte proximité de son bureau avec le groupe d’opposition Aulnay En Commun ? S’il est difficile de répondre à cette question dans la mesure où plusieurs paramètres subjectifs entrent en jeu, il est fort à parier que la municipalité aurait été un peu plus conciliante si cette association avait montré, dans la forme principalement, plus de distance avec le microcosme politique local.
La ville d’Aulnay-sous-Bois s’explique sur l’éviction de l’association Un Toit Pour elles et évoque des problèmes d’hygiène
Le respect des normes de sécurité et d’hygiène, quelle que soit l’intention louable des associations, plus qu’une obligation légale, est un devoir moral envers tous ceux qui bénéficient des services de ces associations. La ville d’Aulnay-sous-Bois a par conséquent exigé des travaux lourds à l’association, qui n’a pas souhaité suivre ces recommandations. La ville rappelle également que 10 personnes ont été récemment intoxiquées au monoxyde de carbone et souligne que l’hygiène et la sécurité restent une priorité majeure.
L’association quitte donc Aulnay-sous-Bois.
Pour découvrir le communiqué, cliquer sur l’image ci-dessous.
Des femmes bientôt mises à la rue à cause de la municipalité d’Aulnay-sous-Bois, selon une élue d’opposition
Écœurée, indignée, sous le choc… La municipalité d’Aulnay-sous-Bois a tout entrepris et a réussi à faire fermer « la maison du cœur » de l’association Un ToîT Pour Elles qui accueillait et hébergeait des femmes sans-abri…
L’intrusion répétée et illégale de la police municipale dans le pavillon privée causant de grands traumatismes chez ces femmes, la divulgation de l’adresse du pavillon mettant leur sécurité en danger ainsi que les pressions financières, ont obligé l’association à quitter la ville !
Tout entreprendre pour remettre à la rue des femmes qui essaient de se reconstruire, de sortir de la précarité et des violences est d’une monstruosité sans nom ! Et utiliser des arguments fallacieux pour justifier ses agissements est tout aussi abjecte.
Avec la cagnotte ouverte par les Élu·e·s Aulnay en Commun, l’association peut financer 6 nuits d’hôtel pour chacune des femmes qu’elle aide. Un grand merci à toutes les personnes qui ont fait un don pour leur venir en aide !
Malheureusement, elles vont inévitablement se retrouver une nouvelle fois à la rue, certaines avec leurs enfants, si aucune solution n’est trouvée très vite..
Cette municipalité a toujours eu pour habitude d’agir en toute impunité. Il faut que cela cesse !
Pour celles et ceux qui le peuvent, une cagnotte est ouverte sur le site de l’association pour l’aider à ouvrir un centre social et d’hébergement.
Source : Sarah Kassouri, élue du groupe d’opposition municipale Aulnay En Commun
Aulnay-sous-Bois se prépare pour le Ramadan qui commence la semaine prochaine
Comme chaque année, et malgré le contexte sanitaire inquiétant, Aulnay-sous-Bois aura un air de fête avec l’arrivée du Ramadan, qui commence le 12 ou le 13 avril prochain (l’observatoire de ce dimanche devrait statuer cette date).
La grande place de parking qui était utilisée autrefois par Intermarché (qui a fermé ses portes depuis) dans le quartier de la Rose des Vents (dit des 3000) accueille des stands où les familles et associations proposeront des plats de différentes contrées (Maghreb, Asie, Moyen-Orient, Afrique Subsaharienne…). De quoi favoriser les interactions tout en étant vigilant sur les règles de distanciation.
Genèse et émergence de l’association un toit pour elles et son éradication d’Aulnay sous Bois
Inlassablement, sur leur compte Facebook, l’association » un toit pour elles » affiche son projet d’ouverture d’un centre social et d’hébergement en direction des femmes ! On comprend au travers de leurs publications régulières que l’accent est placé d’office sur la mise à l’abri et en sécurité des femmes qui se retrouvent sans logements, parfois avec des enfants….
Les raisons qui ont jeté ces femmes à la rue sont aussi diversifiées que remplies de péripéties parfois surprenantes, soudaines et imprévisibles, mais toutes ont un dénominateur commun une fois dans la rue : leur vulnérabilité extrême aux agressions, aux rackets, aux arnaques, aux abus de confiance, au marchandage et aux viols ! Cette réalité là est celle de la société que nous avons construite et à laquelle il faut apporter des réponses pérennes.
Le 13 janvier 2020 UTPE déplore l’invisibilité des femmes sans domicile fixe et révèle qu’entre 2013 et 2018 « elles font face à des difficultés particulières liées au genre, et subissent durant leur vie à la rue, des violences multiples spécifiques. » 280 femmes « SDF » sont décédées durant cette période, dont 24 mineurs parmi elles…Des enfants de moins de 9 ans ! Un tiers des disparues étaient mères d’un ou deux enfants…. Ce drame de société ne peut perdurer et puisque les hébergements existants sont saturés et insuffisants à répondre à l’ampleur des besoins, les bénévoles d’UTPE tentent d’apporter concrètement des solutions sans l’aide des pouvoirs publics.
Ils ont donc développé quantité d’idées pour récolter des dons par la création de cagnottes en ligne, par la vente de tirelires estampillées UTPE ou de Roses pour la Saint valentin dont les bénéfices étaient intégralement reversés à la cagnotte ! Dans les débuts de leurs activités, UTPE qui ne disposait pas d’un logement à proposer, utilisait les fonds récoltés pour payer des nuits d’hôtel ou demandait à des particuliers femmes volontaires de bien vouloir héberger d’autres femmes, parfois avec enfants, partout en France en créant des alertes. C’est ainsi que plusieurs d’entre elles ont trouvé un toit en attendant d’accomplir les démarches administratives qui les rendraient de nouveau indépendantes et autonomes.
Cependant selon UTPE, le système de l’hébergement à la nuitée et le principe de la trêve hivernale, entraine la discontinuité de l’accompagnement social et fragilise davantage encore des personnes ayant déjà vécu nombre de ruptures qui impactent leur santé mentale et physique. Une solution pérenne d’hébergement serait par conséquent plus à même d’apporter des solutions durables et une réinsertion définitive à ces femmes. C’est la raison pour laquelle » un toit pour elles » a dans un premier temps loué un pavillon à Aulnay sous Bois pour accueillir et aider une dizaine de femmes avec leurs enfants lorsqu’elles en ont, tout en continuant à solliciter les dons dans le but d’acheter un lieu définitif plus grand qui leur permettra à la fois d’héberger ces femmes mais également d’y avoir des locaux abritant toutes les activités collectives utiles à la réussite de leur réinsertion.
Mohamed Jemal, président de l’association, aidé et soutenu de Monia, vice-présidente, ainsi que de tous les bénévoles anonymes qui sont convaincus que l’ouverture d’un centre plus grand et pérenne leur évitera de perdre des loyers dont l’argent sera directement investi dans la réinsertion des femmes, sont les artisans de ce projet auquel tout le monde peut participer en apportant sa propre contribution et à sa façon !
Il serait donc souhaitable que cette association humanitaire et caritative dont l’objectif est de sortir toutes les femmes de la rue, indépendamment de leur race, de leur statut social, de leur couleur politique ou leur religion, ne se retrouvent pas prise en otage dans des guéguerres politiciennes qui les exposent à la vindicte des LR actuellement à la tête de la mairie juste parce que Aulnay en commun et les Aulnaysiens qui ont le cœur à gauche lui ont apporté leur soutien ! Certains trolls de droite qui se sont exprimé dans les commentaires des blogs ont clairement affirmé récemment qu’ils ne voulaient pas de pauvres à Aulnay et que tous les Aulnaysiens ou citoyens qui seraient soutenus par les opposants politiques seraient automatiquement considérés « comme des ennemis qu’ils écraseraient » (SIC) !
Dans le pays des droits de l’homme dont la devise nationale est « liberté, égalité, fraternité », est-il concevable qu’à Aulnay sous bois des élus en position de pouvoir s’arrogent le droit avec notre argent, d’occasionner des tracas à une association qui ne fait que du bien, au point qu’elle soit obligée de rompre le bail et de quitter Aulnay après avoir dispatché et trouvé des hébergements à ses pensionnaires, juste parce que cette équipe municipale mène une guerre sans merci aux invisibles et aux précarisés de notre société et qu’elle refuse, en se faisant passer pour de fallacieux bons samaritains, la mixité sociale en trouvant toutes les astuces et excuses légales de principe pour les décourager de rester à Aulnay ?
Nous ne sommes pas dupes !
Chacun doit se poser ces questions fondamentales et ne plus laisser faire ces élus qui font honte à notre devise nationale ! Adopter la politique de l’autruche, rester impassible face à une telle persécution sous couvert de respect des lois pour débouter ces femmes hors de notre ville, sont des actes indignes du pays des droits humains et citoyens et parjurent notre devoir de solidarité et de fraternité envers les plus fragilisés par la vie.
Article Rédigé le 20 mars par Catherine Medioni et remis à jour le 9 avril 2021, date anniversaire de la perquisition musclée dans un lieu privé.
Intervention de Benjamin Giami sur le budget 2021 d’Aulnay-sous-Bois
Ce soir, nous devons donc voter le budget et faire par conséquent une analyse de vos dépenses de ces dernières années. Avant de commencer, je souhaiterais faire un bref rappel sur les chiffres financiers et budgétaires de notre ville.
Le budget global de la ville s’élève à environ 219 millions d’euros, 151 millions d’euros au titre des dépenses de fonctionnement et 68 millions pour les investissements.
Sur les 151 millions d’euros de dépenses de fonctionnement, il faut rappeler qu’il y a plus de 94 millions d’euros dédiées aux charges de personnel.
Le poste des ressources humaines est donc très, voire trop important puisqu’il représente plus de 60% des dépenses de fonctionnement. Et ce qu’on remarque, c’est que même si l’on a moins de salariés, la masse salariale continue à progresser.
Alors pourquoi ? Déjà, simple exemple, vous avez multiplié par deux le nombre de Directeurs Généraux Adjoints, les faisant passer de 4 à 8, avec des salaires très élevés, ce qui n’est pas justifié puisque vous mettez en place des délégations de services publics et que les transferts de compétences se font désormais de la ville vers le territoire Paris Terre d’Envol.
Les charges de personnel augmentent donc alors que nous sommes dans une situation financière et budgétaire extrêmement inquiétante. Alors, où allez-vous faire des économies ?
Par exemple, vos dépenses relatives aux sports et à la jeunesse passent de 5,9 millions d’euros à 4,8 millions€. Donc tout est une question de priorité, vous me direz. Mais baisser autant les dépenses dans ce domaine me semble être une erreur et un très mauvais signal à notre jeunesse.
Sur les dépenses d’investissement, vous avez de moins en moins de marge de manoeuvre. En 2020, 20% des dépenses étaient destinées au remboursement de la dette. En 2021, la part de ces dépenses dépasse désormais les 25 %. Oui, vous avez bien entendu : un quart des dépenses d’investissement est désormais destiné au remboursement de la dette. Et devinez quoi, sur les recettes de la ville, eh bien 28% proviennent de nouveaux emprunts ! Sans oublier que près de la moitié de cette dette est à taux variable. C’est un véritable cercle vicieux.
Après un mandat de mauvaise gestion, nous nous engageons sur la même voie, les dépenses d’équipement sont financées par l’emprunt… La dette s’alourdit de plus en plus, passant de 100 millions en 2014 à 160 millions d’euros aujourd’hui, pour atteindre selon vos projections 184 millions d’euros en 2025.
Le ratio de l’encours de dette par habitant augmente de près de 7% en une année, à environ 1900€ par habitant en 2021, sachant que la moyenne des villes de même strate est de 1410€. C’est-à-dire que toutes les dépenses à venir vont être grevées par cette épée de Damoclès que l’on a sur nos têtes.
Bientôt, vous ne pourrez plus rien faire, car la dette a pris une telle importance qu’elle ne pourra qu’augmenter. Les chiffres que je viens de citer sont éloquents. Et ce, en grande partie à cause des charges de personnel qui sont trop fortes et des dépenses inconsidérées que vous avez engagées ces dernières années, notamment un parking à 7 millions € où personne ne va.
Et que dire du stade nautique ? Si nous ne contestons pas l’utilité d’une piscine pour notre ville, nous nous interrogeons sur la réalité de son coût et la maitrise des dépenses à venir, quand on sait que le constructeur vient de vous demander 2,8 millions d’euros supplémentaires par rapport à ce qui était prévu, en raison de retards liés à la pandémie et à des mesures de protection supplémentaires. Ce surcoût imposé à la ville est inquiétant pour la suite de la délégation de service engagée pour 25 ans.
Encore une fois, pour justifier votre manque de marge de manœuvre, vous n’aurez pas d’autre choix que de continuer à vous défausser sur les autres pour justifier votre gestion de bon père de famille. Vous pourrez encore et toujours justifier votre dette par la baisse des dotations de l’Etat. Pourtant, les chiffres sont là et sont sans équivoque. Même si les dotations avaient été maintenues, la dette aurait augmenté drastiquement.
Et pour faire suite à ce que vous avancez, il n’y a pas de comparaison possible entre la mission du gouvernement qui est de soutenir l’économie et d’aider les différents secteurs en crise, alors qu’avant cette crise, le gouvernement s’est toujours attaché à respecter la règle des 3%, et votre gestion imprudente de la ville depuis plus de 7 ans.
Par conséquent, bien évidemment, le groupe « Aulnay Plus Fière Plus Forte » votera contre ce budget.
Source : Benjamin Giami, président du groupe Aulnay Plus Fière, Plus Forte
Reportage photos des ateliers d’habiletés manuelles prévues pour les pensionnaires de l’association « un toit pour elles »
La perquisition surprise et musclée infligée par la ville à l’association humanitaire et caritative nommé « un toit pour elles » qui avait obtenu un bail en bonne et due forme du propriétaire qui le leur avait spontanément proposé, s’était donné pour objectif d’accueillir les femmes qui avaient perdu leur logement et de les accompagner jusqu’à leur totale et pleine réinsertion.
Il faut rappeler que les femmes qui se retrouvent à la rue, plus que les hommes SDF, subissent des violences inouïes que personne ne souhaiterait avoir à endurer : rackets, agressions, menaces, chantages, viols…. Dans lesquels les hommes sont majoritairement impliqués ! Depuis cette intervention choquante pour les pensionnaires traumatisées qui a eu lieu il y a très exactement un mois, toutes les activités préparées et mises en place depuis des mois par les bénévoles sont stoppées, et si des solutions pérennes ne sont pas trouvées, ne verront jamais le jour !
Je reproduis ci-dessous les photos de ces ateliers d’habiletés manuelles qui ne peuvent plus avoir lieu depuis cette intrusion violant le lieu de vie de ces femmes, parce que les conditions imposées par la mairie ne pourront probablement être remplies faute de ressources financières suffisantes. Cette équipe municipale préfère ériger des obstacles plutôt que d’aider à maintenir ouvert le centre d’hébergement, et bien évidemment elle préfère dilapider notre argent dans des procès-baillons inutiles plutôt que d’apporter une aide financière afin qu’un toit pour elles poursuive ses activités !
Tous ces ateliers d’habiletés manuelles visent à enseigner aux femmes le faire soi-même et à acquérir différentes techniques de bricolage qui pourront plus tard se décliner dans leur vie quotidienne et leur être utiles dans la vie de tous les jours. Ces ateliers permettent à ces femmes de se découvrir des aptitudes qu’elles ignoraient et de retrouver une confiance en elles en développant créativité et ingéniosité pour affronter les défis ou les accidents de la vie.
Il est impérativement souhaitable que tout ce qui a été si courageusement et durement mis en place depuis plusieurs années par les bénévoles au bénéfices de ces femmes que la société ne doit pas abandonner, ne soit pas stupidement et arbitrairement anéantie par une municipalité qui n’a même pas levé le petit doigt pour leur apporter une aide logistique et matérielle qui facilite l’installation pérenne et indispensable de ce centre, et qui n’a jamais alloué une aide financière abondée par les impôts de tous les Aulnaysiens qui ont bien plus de cœur, de solidarité et de fraternité que cette équipe rigidifiée dans ses prérogatives d’extrême droite et cristallisée dans des alibis de faux bons samaritains !
Article rédigé le 9 avril 2021 par Catherine Medioni
L’acteur des «Misérables» Steve Tientcheu lance une école de cinéma ouverte aux habitants d’Aulnay-sous-Bois
A l’instar de l’école Kourtrajmé à Montfermeil, Steve Tientcheu, qui s’est illustré dans le film de Ladj Ly primé à Cannes, et le scénariste et réalisateur Tarik Laghdiri souhaitent former des Aulnaysiens aux métiers du septième art.
Adepte des métaphores et des formules ciselées, Tarik Laghdiri espère « semer des graines dans la tête des habitants » de sa ville, Aulnay-sous-Bois (Seine-et-Marne). Depuis un an et des confinements, dont il a raconté les difficultés à nos lecteurs à travers un journal de bord, ce cinéaste amateur fourmille de projets. Parmi lesquels figure une école de cinéma, dont la concrétisation est attendue cet été.
La graine a d’abord germé dans l’esprit du comédien Steve Tientcheu, qui s’est notamment distingué dans le rôle du maire dans le film de Ladj Ly « Les Misérables ». Tout comme le réalisateur multirécompensé a fondé l’école Kourtrajmé à Montfermeil, l’acteur aulnaysien de 38 ans souhaite faire du septième art un atout pour sa commune.
« L’idée m’est venue après la montée des marches à Cannes (NDLR : lors du festival en mai 2019, « Les Misérables » a remporté le prix du jury), rembobine Steve Tientcheu. Je me suis dit que c’était le moment de rentrer à la maison et de rendre à ma ville, jeune et dynamique, ce que j’avais appris. »
Premiers recrutements d’ici l’été
Le tandem est complémentaire. L’allure frêle et juvénile de Tarik, 36 ans, contraste avec la carrure et la voix imposantes de son aîné. « Lui apporte sa sagesse et son calme, moi ma mentalité de rhinocéros », résume Steve d’une formule qui claque.
Leur projet — « L’école de cinéma à ciel ouvert » — consiste à créer un parcours de formation professionnalisant, pour initier les habitants du secteur aux métiers du cinéma. Son rythme ne sera pas celui d’une école classique. Chaque session sera centrée « sur un projet artistique et ses besoins », précise Tarik.
Source et article complet : Le Parisien
Vidéo, Benjamin Giami s’inquiète du budget catastrophique de la ville d’Aulnay-sous-Bois
Lors du conseil municipal du 7 avril 2021, chaque président de groupe pouvait s’exprimer sur le budget 2021 de la ville d’Aulnay-sous-Bois. Benjamin Giami, président du groupe Aulnay Plus Fière, Plus Forte, s’est exprimé sur le sujet et dresse un bilan bien sombre des finances de la ville :
- Part de la charge du personnel
- Salaire ahurissant des salaires des DGA malgré une délégation à Paris Terre d’Envol
- Augmentation de la dette
- Part du remboursement de la dette dans le budget
- Augmentation de la facture pour le centre nautique
Compte-tenu de ce constat, Benjamin Giami a appelé à voter contre ce budget.
Ci-dessous, la vidéo de son intervention :















