Les enfants crèvent de faim dans la crèche du 11 Novembre à Aulnay-sous-Bois ?
Nous avons été interpellés ces derniers jours par plusieurs parents de la crèche du 11 Novembre concernant les ratios des repas servis aux enfants.
Les quantités semblent très insuffisantes puisqu’ils récupèrent leurs enfants affamés.
C’est une situation inacceptable qui nous rappelle malheureusement un problème identique, touchant l’an passé les élèves des écoles maternelles et élémentaires de la ville.
Le personnel de la crèche que nous remercions pour son excellent travail auprès des jeunes enfants est contraint de faire des choix, en calculant et en limitant les ratios par enfant, pour les repas du midi et le goûter. Ce n’est pas normal.
Soucieuses du bien-être et du bon développement des enfants dont elles ont la charge, ces auxiliaires de puériculture n’ont pas manqué de signaler à plusieurs reprises, la baisse des quantités livrées.
Or, à ce jour, elles n’ont constaté aucune amélioration.
Monsieur le Maire, depuis plusieurs années, pour des questions d’hygiène et de sécurité, les préparations des repas ne se fait plus dans les crèches, tout est livré par la cuisine centrale. Le personnel de crèche ne peut donc pas ajuster les quantités, faisant totalement confiance au service municipal.
Il est de votre responsabilité d’accorder aux crèches les moyens suffisants pour que ces jeunes enfants âgés entre deux mois et trois ans puissent manger à leur faim.
Par conséquent, nous vous demandons de revoir dans les meilleurs délais, cette question des ratios avec les responsables de la cuisine centrale.
Nous sommes persuadés qu’ils tiendront compte des réclamations et qu’ils augmenteront les quantités, pour satisfaire les petits et pour que le personnel de crèche puisse assurer sa mission avec sérénité.
En espérant une amélioration rapide, nous vous prions, Monsieur le Maire, de recevoir nos salutations les meilleures.
Source : Oussouf SIBY Conseiller Municipal, Conseiller territorial, Président du groupe des élu.e.s socialistes, communistes et citoyen.ne.s
La mort programmée des conseils de quartier à Aulnay-sous-Bois ?
Dans leur principe, les Conseils de Quartier sont des assemblées délibératives qui proposent des améliorations pour la vie quotidienne de chaque quartier.
Cela, l’équipe Beschizza ne l’a jamais accepté. La démocratie, le débat contradictoire, c’est insupportable pour nos élus. Ils ont donc fait des Conseils de Quartier un lieu où les élus contrôlent tout et remplacent la concertation par la propagande.
Mais leur système, qui s’apparentait à la conférence de presse a commencé à se gripper, et M. Cahenzli s’est trouvé face à des assemblées devenues hostiles, exaspérées de constater jour après jour l’émergence de projets contraires aux aspirations des habitants.
Il fallait donc trouver autre chose qui permette l’éclatement du groupe et empêche le développement d’une dynamique de contestation dans un lieu fermé.
C’est fait : on va « balader » les Aulnaysiens. La « balade » présente de nombreux avantages :
- Éclatement du groupe : chacun marchant à son rythme, plus de « dynamique de groupe »
- Plus de risque de scandale : à l’extérieur, ce serait une atteinte à l’ordre public.
- Plus de séances interminables : dès qu’on s’arrêtera un peu longtemps, les gens se fatigueront vite et pourront s’éclipser discrètement
- Plus de prise de parole critique des opposants, on ne les entendra pas, et dès que le sujet dépassera leur pas de porte, les gens s’en iront
- Sélection des participants : seuls les bons marcheurs viendront
- Et en cas de mauvais temps, un bon prétexte pour reporter « sine die ».
Le non-dit de ce projet : c’est qu’il n’y ait personne ou presque, pour pouvoir dire que les Aulnaysiens sont satisfaits, puisqu’ils restent tranquillement chez eux. La forme actuelle des Conseils de Propagande ayant déjà dégoûté bon nombre d’Aulnaysiens, c’est le coup de grâce pour la « démocratie de proximité ».
Ne nous y trompons pas : la circulaire de la Direction de la Démocratie de Proximité présente hypocritement ces balades comme «le prolongement de la série des conseils de quartier », mais la lettre jointe du maire parle d’une « évolution du format de nos rencontres ».
IL S’AGIT TOUT SIMPLEMENT DE SUPPRIMER LES RÉUNIONS DES CONSEILS DE QUARTIER, ET D’EMPÊCHER TOUTE FORME AUTHENTIQUE DE « DÉMOCRATIE DE PROXIMITÉ » !
Source : Aulnay Environnement
Le maire d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza reçu à Matignon, il réclame de l’argent à l’Etat concernant les émeutes
Elisabeth Borne a reçu à Matignon, jeudi 5 octobre, des experts et des élus, afin de partager le diagnostic et les pistes de réflexion, lors d’un conseil national de la refondation après les émeutes qui ont eu lieu dans le pays en début d’été. Bruno Beschizza, maire d’Aulnay-Sous-Bois (Seine-Saint-Denis), était notamment invité. « Pour moi, l’important c’était le symbolique« , souligne l’élu. « Quand on est le maire d’une ville de banlieue, peu écoutée, avec 10 millions de dégâts, on est toujours satisfait d’être reçu à Matignon« , insiste Bruno Bescizza. « Colère, parce que trois mois plus tard, zéro centime de remboursé, zéro reconstruction financée dans les dégâts causés après les émeutes. Donc on voit le décalage, et c’était cela pour moi, le témoignage important par rapport à l’État« , déclare l’édile.
Source et article complet : FranceInfo
Résidence senior Croix Blanche : Aulnay Environnement et QCBE ont gagné la première manche
Suite à la requête présentée devant le Tribunal Administratif par Aulnay Environnement et QCBE contre le permis de construire (tacite !) de la Résidence Croix Blanche, LE MAIRE A RETIRÉ SON PERMIS.
D’évidence, les conseils du Maire ont compris que les arguments de notre avocate étaient imparables. Rappelons quelques-uns des manquements au PLU relevés dans le permis de construire :
- Une surface insuffisante et un emplacement inadéquat pour les locaux d’ordures ménagères, aussi bien pour leur dépôt par les résidents que pour leur enlèvement
- Un nombre de places de stationnement insuffisant, un local vélo et deux roues motorisées non conforme
- Une vue sur le cœur d’ilot complètement obstruée sur 80 m, alors qu’elle doit être préservée au-delà de 20 mètres de façade.
- Hauteur de 16 mètres non conforme au règlement
- Une volumétrie, des matériaux et des teintes sombres en totale rupture avec le bâti environnant, portant atteinte à l’intérêt du quartier
Quelques enseignements :
- Incompétence de la direction des services de l’urbanisme qui a donné aveuglément son accord tacite à un projet non conforme. Combien d’autres projets ont été ainsi acceptés ?
- Nécessité du recours coûteux en justice pour faire entendre la voix du simple bon sens, dans une ville où l’arbitraire est roi et où l’on doit constater le refus de tout dialogue. RAPPELONS QUE CE PROJET A PROVOQUÉ UN TOLLÉ AU CONSEIL DE QUARTIER, CE QUI N’A EU AUCUN EFFET SUR LA MUNICIPALITÉ.
Qu’il soit bien clair que nos associations ne sont ni contre les constructions dans l’absolu, ni contre l’augmentation des possibilités d’accueil des seniors. Mais elles tiennent à dénoncer une fois de plus une opération qui en cache une autre :
- Il n’est pas question d’une nouvelle résidence à Aulnay, mais du remplacement du foyer des Cèdres, avec une offre sensiblement supérieure de logements, mais plus petits, et sans rapport avec l’augmentation de la demande.
- Il s’agit d’un changement complet de statut : Les Cèdres sont un établissement public dépendant du Centre Communal d’Action Sociale, avec des logements en location, Croix Blanche sera une résidence dont les logements seront accessibles sur le marché immobilier.
- Il s’agit en fait de réaliser une belle opération immobilière, les bords du canal libérés par la démolition des Cèdres constituant un emplacement particulièrement convoité.
- Les résidents y gagneront un équipement qui sera (peut-être !) plus aux normes, mais ils y perdront en agrément, au croisement de deux rues particulièrement bruyantes aux heures de pointe, avec comme seul espace vert le patio d’une résidence qui, dans le projet actuel, a l’apparence d’une caserne XIXe siècle.
La résidence senior va prendre quelque retard, mais nous n’en sommes pas responsables. Une véritable concertation avec les riverains et avec les usagers (par exemple, leur a-t-on dit qu’il leur faudrait traverser tout la résidence pour déposer leurs ordures à côté du parking ?) aurait fait gagner du temps.
IL FAUT CEPENDANT S’ATTENDRE À CE QUE LA MUNICIPALITÉ PERSISTE DANS SON MÉPRIS POUR LES CITOYENS ET CHOISISSE DE PROPOSER UN RÈGLEMENT DU PLUI PERMETTANT DE CONSTRUIRE PLUS HAUT ET ENCORE PLUS MASSIF
L’AULNAY DE DEMAIN DOIT SE FAIRE AVEC LES AULNAYSIENS, PAS CONTRE EUX !
Source : Aulnay Environnement
Alertes à la bombe à Aulnay-sous-Bois dans le lycée Voillaume, le Protectorat Saint-Joseph et l’Institution L’Espérance
Plusieurs alertes à la bombe ont bloqué le fonctionnement de 3 établissements scolaires à Aulnay-sous-Bois, à savoir le lycée Voillaume, le Protectorat Saint-Joseph et l’Institut L’Espérance. Ces 3 alertes se sont révélées fausses et les élèves ont pu regagner progressivement leur établissement.
Des alertes fausses touchent de nombreux établissements dans toute la France.
Démocratie de Proximité : Le Maire d’Aulnay-sous-Bois a l’air de découvrir les habitants !
Pendant 10 ans, Bruno Beschizza a été sourd aux innombrables remarques des habitants, des associations et des élus d’opposition dénonçant des conseils de quartier transformés en propagande municipale, sans tenir compte des préoccupations des aulnaysiens.
Surprise ! Les deux défaites électorales ont peut-être eu un effet «électro-choc » pour que Bruno Beschizza se rappelle qu’à Aulnay, il y a des habitants et qu’il serait temps de les écouter!
En effet, dans un courrier transmis hier aux conseillers de quartier, Bruno Beschizza fait son mea culpa. Certes, il n’écrit pas que son ancienne conception des conseils de quartier n’était pas démocratique ! Il précise même qu’il a bien entendu nos préoccupations et qu’il va faire évoluer les rencontres.
Maintenant, place à l’écoute à travers des balades urbaines. Autrement dit, fini la communication unilatérale, place aux échanges avec les aulnaysiens.
Nous lui disons chiche! Allons au Gros Saule, à la cité de l’Europe, aux 3000, aux Étangs, à Mitry pour constater l’état des équipements publics, de la voirie, des espaces publics.
Allons rue Émile Zola, route de Bondy, rue Jules Princet, pour observer comment et avec son accord, les promoteurs ont défiguré la ville et continuent de plus belle.
Faisons un tour de la ville, pour voir à quel point la ville est sale, demandons aux habitants s’ils se sentent en sécurité.
Les balades urbaines ou réunions en bout de rue existaient systématiquement sous l’ancienne municipalité avant tout projet d’urbanisme.
Ces balades peuvent reprendre, elles sont utiles pour bien connaître le terrain et faire un diagnostic mais elles ne peuvent pas remplacer des conseils de quartiers ! Cela risque de se transformer en une nouvelle mascarade !
Les conseils de quartier doivent bien sûr évoluer, doivent être enfin des moments d’échanges et de débats qui permettent, AVEC et POUR les habitants, de dégager des problèmes et des propositions.
Les aulnaysiens veulent du concret et une amélioration significative de leur quotidien.
Nous espérons que tous les habitants d’un même quartier qui le souhaitent seront conviés à ces rencontres et qu’elles se tiendront à un moment où les gens sont disponibles, en soirée ou en week-end.
Source : communiqué opposition de Gauche à Aulnay-sous-Bois (Oussouf SIBY, Président de groupe, Sarah KASSOURI, Guy CHALLIER, Jean-Marie TOUZIN)
CONSEIL DE LECTURE : « L’impasse de la métropolisation » de Pierre VERMEREN
Après le livre:« La France qui déclasse » de la désindustrialisation à la crise sanitaire,
« La métropolisation est une tendance lourde de nos sociétés. Ne aux États Unis, ce phénomène de concentration de la production de richesses dans de très grandes agglomérations a gagné la France au cours des derniers décennies et l’a profondément transformée. Pierre Vermeren retrace les étapes de cette nouvelle organisation du territoire autour de ses principaux pôles urbains.
Mais l’objet de son livre est surtout d’alerter sur les retombées négatives de cette évolution.Elle a conduit à une éviction des classes moyennes et populaires des métropoles, renvoyées dans une France périphérique appauvrie.La crise des gilets jaunes a mis en lumière les dommages démocratiques de cette partition sociale et territoriale. Encore faut-il leur ajouter les dégâts écologiques causés par le béton-roi, la démultiplication des infrastructures nécessaires à l’approvisionnement et au fonctionnement des métropoles et l’usage massif de l’automobile imposée à leur périphérie.
Le bilan sans complaisance de ces effets délétères de toute nature mène une conclusion sans ambages: la métropolisation est une impasse. Il n’est que temps de remettre en chantier une vision plus équilibré de l’aménagement du territoire. »
Passage P.11
« Les élites sociales françaises vivent en majorité dans la douzaine de métropoles que compte ce pays: Paris, Lyon, Marseille,Toulouse, Bordeaux,Lille, Strasbourg,Nice, Nantes, Rennes, Grenoble,et Montpellier. Au sens strict, ces douze communes comptent moins de 10% de la population française. Au sens large, en intégrant leurs aires métropolitaines, elles en représentent un peu plus d’un quart ( 27 à 28%) dont plus de la moitié pour Paris et sa banlieue. Elles hébergent au moins les deux/tiers des cadres français et des classes aisées. Elles produisent plus de la moitié de la richesse nationale et abritent la quasi totalité des médias nationaux : presse, radios, télévisions, médias internet sociétés de communication et de productions audio-visuelles ou filmiques…
….Pourtant, rapportées à la superficie du territoire national, ces métropoles n’en couvrent qu’à peine 5%. »
Pierre Vermeren est professeur d’histoire contemporaine à Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il est notamment l’auteur de « La France qui déclasse et de : « On a cassé la République »
Source : contribution externe
Meurtre d’Eyoub à Aulnay-sous-Bois : onze hommes sous les verrous
Un peu plus d’un an après cette tragique exécution, Faid, 26 ans, a été mis en examen, samedi à Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour « meurtre en bande organisée et association de malfaiteurs » avant d’être écroué. Ce garçon est soupçonné d’avoir participé à l’exécution d’un jeune homme de 18 ans, Eyoub, menée, durant la nuit du mardi 31 mai 2022, dans la cité des 3 000 à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Il est le onzième suspect mis en examen et écroué dans cette affaire qui, selon nos informations, semble être un règlement de comptes sur fond de concurrence pour le contrôle d’un point de deal.






