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Mohamed Ayyadi interpelle le département et le Maire d’Aulnay-sous-Bois sur les assistantes sociales

Monsieur Le President, Monsieur Le Maire,

Comme vous le savez, notre pays traverse une crise sanitaire, économique et sociale sans precedent.

Notre département, qui est le plus jeune de France mais aussi le plus pauvre, paie un lourd tribut face a la pandémie.

Cette situation dramatique a intensifie les inégalités sociales mais aussi les inégalités entre les territoires dans la lutte contre le covid-19.

Je souhaite saluer ici l’action des acteurs du département, des communes ainsi que du tissu associatif qui ont su faire face avec courage et determination pour répondre a la détresse des Séquano-Dionisiens.

C’est dans cet esprit qu’il est aujourd’hui plus que nécessaire de renforcer l’offre de service public comme rem part efficace pour lutter contre les inégalités poussées par le coronavirus.

Apres deux mois de confinement, la situation s’est aggravée, avec des consequences sociales dramatiques pour des centaines de families – vous avez d’ailleurs évoqué, Monsieur le President, une augmentation des bénéficiaires du RSA depuis le mois de mars.

II est done extrêmement urgent de rétablir le fonctionnement du service social de notre ville.

En 2014, la municipalité aulnaysienne a pris la decision de mettre fin au service social de notre ville. J’avais d’ailleurs pris part a ce vote par discipline de groupe et c’est est l’une des nombreuses raisons qui m’avaient amène finalement a quitter la majorité de Bruno Beschizza.

Aujourd’hui, je sollicite votre bienveillance afin que nous puissions engager une discussion en vue de rétablir une convention sociale entre la ville d’Aulnay-sous-Bois et le Département de la Seine-Saint-Denis: c’est vital pour l’avenir des Aulnaysiens.

Les assistantes sociales sont essentielles dans le suivi et l’accompagnement d’un public fragilise qui va malheureusement s’accroître en raison de cette pandémie.

II est urgent que la ville et le département puissent travailler de concert dans le but de réduire les
souffrances qu’endurent chaque jour nos concitoyens les plus fragiles.

Pour ma part, je suis disponible et dispose a participer a !’elaboration et a la réussite de ce partenariat dont j’ai l’intime conviction qu’il sera bénéfique pour notre ville.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le President. Monsieur le Maire, !’expression de mes salutations distinguées.

Source : communiqué de Mohamed Ayyadi, Conseiller Départemental de Seine-Saint-Denis

L’ancien commissaire d’Aulnay-sous-Bois Vincent Lafon de nouveau attaqué dans la presse

Vincent Lafon, ancien commissaire à Aulnay-sous-Bois et aujourd’hui en charge du district d’Asnières-sur-Seine dans les Hauts-de-Seine, est de nouveau la cible d’un article du Parisien où le personnage est décrit comme un « chef de meute » aux multiples bavures.

Pour rappel, M. Lafon était en poste à Aulnay-sous-Bois lors de l’affaire Théo. Maintenant en charge du secteur d’Asnières, une de ses équipes est impliquée dans une intervention musclée où un policier tient des propos racistes.

Dans cet article du Parisien, nous apprenons que les relations entre le maire Bruno Beschizza et M. Lafon n’était pas au beau fixe. Nous citons :

« À l’époque, Bruno Beschizza, l’ex-officier de police devenu maire d’Aulnay (LR), prend fait et cause pour Théo. Résultat : les relations avec Lafon se tendent, jusqu’à devenir inexistantes.

Toujours en 2017, Séverine Maroun, adjointe à la sécurité, et Loïc Le Roux, directeur de la police municipale, avouaient ne « jamais être tenus au courant » des interventions des policiers de Vincent Lafon. Dont les actions parfois violentes perturbent le travail de la police municipale, qui mettra de longs mois avant de pouvoir remettre les pieds dans le quartier de la Rose-des-Vents.

Une semaine avant l’affaire Théo, un autre jeune, Mohammed K., se verra prescrire 5 jours d’ITT après avoir été contrôlé par les policiers d’Aulnay. Il dénonçait aussi des insultes racistes. Ainsi, au journal « Libération », un médecin chargé d’intervenir lors des gardes à vue avait déclaré : «Il y a deux commissariats défavorablement connus dans le 93 : celui de Saint-Denis, et celui d’Aulnay.»« 

Des propos étonnant qui montrent que quelques secteurs de la ville semblaient échapper au contrôle de la municipalité de manière périodique.

Vincent Lafon est un homme de terrain qui préfère prendre des risques plutôt que de jouer politique et gravir des échelons. Ses hommes sont bien souvent assignés sur des missions délicates comme l’Euro 2016 ou la Cop21. Certaines personnalités politiques veulent sa tête, mais Vincent Lafon semble toujours apprécié de ses hommes et par une partie de sa hiérarchie.

Vous trouverez ci-dessous les vidéos de notre reportage dans le Commissariat d’Aulnay en compagnie de Vincent Lafon ainsi qu’une interview exclusive accordée à Aulnaycap :

Aulnay Environnement interpelle Bruno Beschizza pour obtenir une ville propre

Vous avez renouvelé aux Aulnaysiens votre promesse de leur donner « Une ville où il fait bon vivre ». Nous ne doutons pas que cette promesse est faite pour s’adresser à tous, habitants du nord comme du sud.

C’est pourquoi nous nous permettons d’attirer votre attention sur le problème auquel sont confrontés les habitants du 25-27 rue Edgar Degas : les conteneurs enterrés pour éviter les odeurs des poubelles sont inaccessibles, les vider est devenu impossible ; à cela s’ajoute tout autour l’accumulation des sacs de déchets qui ne sont pas ramassés.

Il semble que les diverses entités concernées par le problème se renvoient le soin de le régler. Nous pensons que la salubrité publique est mise en cause, un soin  qui relève du pouvoir du Maire. Nous vous serions reconnaissants d’user de votre pouvoir pour mettre rapidement un terme à cette situation, comme à celle d’autres points de notre ville affectés par des problèmes analogues.

  • Photo d’illustration

Source : Aulnay Environnement

Scandale Bruno Beschizza à Aulnay-sous-Bois : Il se fait voter une augmentation de près de 11 000 € par an !

Alain Amédro répond aux contrevérités financières de Bruno Beschizza qui essaye de détourner l’attention de sa forte augmentation d’indemnités en cette période de crise sanitaire et sociale.

Lors du conseil municipal du 27 mai 2020, notre groupe a dénoncé cette mesure inexplicable. Alors que la municipalité a été défaillante dans l’aide aux familles aulnaysiennes dont certaines n’arrivent plus à nourrir leurs enfants, le maire s’attribue près de 11 000 € d’augmentation annuelle pour atteindre 6 223 € brut mensuel (hors cumul de mandats).

Pour tout type de réponse M. Beschizza tente trois contre-attaques :

  • En conseil municipal il tente de détourner l’attention en arguant que M. Amédro aurait été indemnisé au maximum de l’enveloppe possible lorsqu’il était conseiller régional. C’est une fausse information car les élu-e-s régionaux de l’époque avaient fait le choix de maintenir les indemnités 40% en dessous du maximum théorique.
  • Deux jours après, par un courrier de réponse publié sur un blog d’information « 100% libre et indépendante ! » qui est en réalité le blog du maire adjoint aux finances, M. Beschizza sous-entend que son augmentation ne serait que de 14 % (ce qui est déjà beaucoup). Pour faire dire cela, il mélange l’enveloppe globale, et son enveloppe personnelle. Rappelons qu’en 2014 M. Beschizza s’accordait 5 309 € brut par mois alors qu’en mai 2020, il fait voter 6 223 € soit près de 11 000 € de plus par an ! (17,22%), près de 66 000 sur 6 ans !
  • Dans ce même courrier, toujours pour détourner l’attention, il annonce un autre chiffre faux : l’indemnité d’adjoint au maire d’Alain Amédro aurait été « revalorisée de 30 % » en 2009. En 2008, l’élection se fait fin mars, les indemnités ont donc commencé en avril, et sont au nombre de 9, une par mois. Or M. Beschizza compare cette enveloppe annuelle avec la suivante comportant trois mois de plus ! Trop de précipitation a nuit à la clairvoyance du maire. C’est fort dommage !

Mais, même si le maire avait eu raison, il est choquant de justifier son comportement par les errements des autres.

Ces grossières tentatives n’ont pour but que de cacher cette augmentation indécente de près de 11000 par an. Ne doutons pas que Monsieur Beschizza, Maire, Conseiller Régional, Président de l’Établissement Territorial Paris Terres d’Envol présentera des excuses aux aulnaysien-ne-s pour avoir propagé de fausses informations et à Alain Amédro pour avoir voulu attenter à sa réputation.

Source: communiqué Aulnay en commun

  • Photo d’illustration

Bruno Defait, ancien conseiller municipal de Gauche à Aulnay-sous-Bois, ne comprend pas l’augmentation des indemnités

Nouvel épisode concernant la polémique sur l’augmentation des indemnités des élus LR à Aulnay-sous-Bois : Bruno Defait, ancien conseiller municipal en charge des transports à Aulnay-sous-Bois de 2008 à 2014, est sorti de son silence. Dans un tweet laconique et sibyllin, il fustige l’augmentation auto-accordée des indemnités de Bruno Beschizza, mais aussi des adjoints. On peut lire ainsi :

« Dommage d’argumenter sur le contexte actuel, même dans le contexte d’avant le contexte actuel, les salariés français dont les salariés de la mairie seraient heureux d’avoir 23% d’augmentation! Surtout qu’une indemnité est censée uniquement compenser une perte de revenus.« 

Rappelons que plusieurs adjoints à Aulnay-sous-Bois sont employés à Paris Terre d’Envol ou cumulent avec d’autres mandats. Tous ne sont pas employés du privé et en effet, ne subissent pas de pertes de revenus.

M. Defait était connu pour ses prises de parole acerbes et son franc-parler lorsqu’il siégeait au conseil municipal. Un trait de caractère qui ne plaisait pas à tout le monde, y compris au sein de la majorité PS-EELV-Communiste de 2008.

Le discours d’investiture de Bruno Beschizza laisse une profonde impression de malaise

D’abord, on ne peut qu’adhérer à sa profession de foi, lorsqu’il réitère son engagement  du 5 avril 2014, celui du « rassemblement » : «nous ne serons pas les élus d’un clan, ni d’un quartier, je serai le maire de toutes les Aulnaysiennes  et de tous les Aulnaysiens.»  

Dans son idéal de gestion de « bon père de famille », il revendique une attitude merveilleusement attentive : « la faute serait de ne pas écouter. Et nous écoutons, nous concertons, même imparfaitement. Il faut écouter, encore écouter, toujours écouter, être attentif à tous et agir pour chacun. La proximité, c’est le contact avec le réel, avec les vrais gens, des gens qui ont un visage, des gens qui ont une voix, des gens qui ont des sentiments, même quand ils sont finalement presque en colère, qui ont des expressions, des émotions. »

Mais brusquement le « bon père de famille » devient père fouettard lorsqu’il parle du « pire : des réseaux sociaux, ou de certains blogs. Ce petit monde de l’entre-soi qui ne parle qu’à lui-même et dans lesquels parfois malheureusement certains se prennent tout à la fois pour des spécialistes, des journalistes, des enquêteurs, des juges, des inquisiteurs, voire certains des bourreaux. Ce sont les nouveaux Marat. »

Cela veut-il dire que les membres de la municipalité mais aussi certains agents municipaux sont invités à déserter les réseaux sociaux et un certain blog où ils vantent à l’envie l’action municipale et utilisent tous les arguments propres à décrédibiliser le moindre désaccord avec les choix de la municipalité ? 

Cela veut-il dire qu’ils doivent tous montrer leur vrai visage en renonçant à l’usage peu courageux des pseudos ? Cela veut-il dire que ce blog fondé par un adjoint du maire est invité à sortir de l’ « entre-soi » en s’ouvrant aux commentaires critiques ?

Cela veut-il dire que si l’on n’est ni spécialiste, ni enquêteur, ni juge, on n’a pas le droit de s’exprimer ? Cela veut-il dire que toutes les personnes qui disent sur la toile leur désaccord avec un projet municipal sont des inquisiteurs et deviennent (peut-on en croire ses oreilles ?) des bourreaux ?! Et que faut-il comprendre dans cette référence historique qui arrive comme la cerise sur la gâteau, ou plutôt comme la tête sur le billot : ces gens-là seraient « de nouveaux Marat » !

Reprenons nos esprits : Jean-Paul Marat,  médecin et journaliste, s’est distingué sous la Révolution par un discours populiste d’une extrême brutalité, réclamant sans cesse que l’on coupe des têtes. Il encourageait une violence populaire qui s’est malheureusement de nombreuses fois déchaînée, en particulier lors des  tristement célèbres massacres de septembre 1792. Dans les blogs clairement visés par le Maire, en clair Aulnaycap et surtout MonAulnay, (qui eux laissent s’exprimer toutes les opinions), si l’on veut trouver un discours de violence, il est bien dans celui de certains commentaires particulièrement hostiles que l’on peut résumer ainsi : « vous avez été battus, maintenant taisez-vous !» Certes, il y a un progrès depuis Marat : il n’est plus question de couper des têtes, mais des langues. Notons au passage que les multiples procédures judiciaires engagées par le Maire visent précisément à la même chose, et que l’une d’entre elles a bien atteint son but : la disparition d’un blog. Peu importe d’être presque toujours finalement débouté : la pression psychologique générée par les procédures et le poids des frais de justice restent des moyens d’intimidation non négligeables.

Prêter à l’adversaire ce que l’on fait soi-même, chercher à discréditer et bâillonner toute opposition, c’est une pratique familière dans certains régimes politiques, ce n’est assurément pas un discours de ce rassemblement dont se réclame le Maire.

Nombreux sont ceux qui considèrent qu’il n’est pas nécessaire d’applaudir à toutes les initiatives de la municipalité pour mériter un statut de « vrais gens ».

Nombreux sont ceux qui se considèrent comme « des gens qui ont un visage, des gens qui ont une voix, des gens qui ont des sentiments »,  et qui revendiquent ce droit « d’être en colère, qui ont des expressions, des émotions » même si cela ne s’exprime pas exclusivement sur le terrain choisi par le Maire, oralement et au hasard d’une rencontre au marché, mais sur la toile, à visage découvert, sans le masque d’un pseudo, de façon argumentée et réfléchie. Et sans haine.

Le Maire s’honorerait de mettre en œuvre une conception de la démocratie qui tolère et respecte la contestation sous toutes ses formes, qui veillerait à recevoir les associations qui ont leur propre vision de l’avenir de la ville,  et répondrait à leurs courriers, comme il s’y était engagé en 2014. Une conception de la démocratie qui reposerait sur une écoute et une concertation réelle, une vraie prise en compte de tous les Aulnaysiennes et Aulnaysiens, passant par la recherche du compromis sinon du consensus, et qui se dispenserait de toute mise au pilori.

Source : René-Augustin Bougourd

L’inutilité des blogs et des réseaux sociaux dans le débat politique, et si Bruno Beschizza avait raison ?

Lors du conseil municipal d’installation, Bruno Beschizza, réélu dès le premier tour avec près de 60% des voix, en tête dans tous les bureaux de vote, en a profité pour tacler les blogs et les réseaux sociaux. Ragaillardi par sa victoire sans appel, M. Beschizza a évoqué, sans les nommer, les blogueurs et férus de commentaires sur les différents réseaux sociaux, avec des qualificatifs peu flatteurs :

  • Personnes déconnectées du terrain, qui vivent dans le virtuel et n’impact quasiment pas les débats
  • Personnes qui restent dans « l’entre-soi », qui refusent le débat sur le terrain et évitent les contacts
  • Personnes qui se targuent d’être spécialistes, expertes et qui n’acceptent pas forcément les idées contradictoires

S’il est vrai que M. Beschizza grossit volontairement le trait, n’y-a-t-il pas un peu de vérité dans ses propos ?

Des blogs qui n’apportent que peu d’information originale

Aulnay-sous-Bois est une ville connue pour sa blogosphère riche et variée et ses réseaux sociaux actifs. Jérôme Charré, qui a aujourd’hui disparu de la circulation, en avait été le précurseur en 2005 avec Monaulnay. Très critique vis-à-vis de Gérard Gaudron à l’époque (ils s’étaient opposés sur la démolition du Galion), M. Charré avait tenté d’ouvrir la voie en apportant une information décalée par rapport à Oxygène. Vint Aulnay Radical de Billel Ouadah, qui visait à distiller une vision « centriste » mais qui diffusait principalement des informations nationales.

Mais c’est surtout l’électrochoc de l’élection de M. Ségura (PS) en 2008 qui a provoqué l’apparition de blogs favorables ou non à la majorité socialiste :

  • Aulnay Autrement avec Laurent Comparot, fidèle lieutenant de M. Segura et qui défendait à bras le corps le programme de la majorité d’alors
  • Aulnay Libre qui au départ regroupait des personnes qui ne voulaient pas que des logements sociaux soient construits dans le secteur de la rue des Saules
  • L’éphémère Aulnay En Marche qui, de manière anonyme, attaquait aussi bien la majorité municipale PS que les personnes de droite non favorables à Gérard Gaudron

Il y en eu d’autres, qui ont connu des destins variés, la plupart n’étant plus actifs aujourd’hui.

Aujourd’hui, fort est de constater que les blogs Aulnaysiens ont plutôt mal vieilli et manquent souvent d’originalité. Mise à part les articles élaborés et biens construits – mais presque systématiquement contre M. Beschizza – d »Hervé Suaudeau sur MonAulnay, les articles acides et souvent drôles de Stéphane Fleury sur Aulnay Libre (même si le ton quasi propagandiste leur font perdre un peu d’intérêt) et les reportages vidéos et originaux d’Aurore Buselin sur ce présent blog, le contenu des blog est bien souvent pauvre.

Ainsi, 90% des informations sur les blogs sont :

  • Des articles du Parisien
  • Des recopies d’article via des Google Alertes
  • Des recopies d’article via les différents groupes de Facebook (notamment #SLAPC)
  • Des communiqués de syndicat ou de groupes politiques

Bien entendu, ce constat s’applique également à Aulnaycap, même si de nombreux contributeurs, anonymes ou non, apportent des informations originales et souvent très intéressantes que nous sommes fiers de publier.

Une audience en trompe l’œil

S’il est vrai que les bogs les plus populaires peuvent se targuer d’avoir une audience confortable (sur Aulnaycap, on dépasse souvent les 3000 lecteurs uniques par jour), s’agit-il vraiment d’une audience capable d’influer la politique à Aulnay-sous-Bois ? Certainement pas. Quelques règles techniques permettent de gonfler artificiellement l’audience avec des personnes venant de toute la France, et même au-delà. La technique est bien comprises de certains :

  • Un titre avec des mots clé pour obtenir de l’audience via les résultats de recherche Google (Covid-19, Réouverture des écoles, Les 3000…)
  • Une image qui choque pour inciter au clic
  • Des copier/coller de l’article sur les différents groupes Facebook pour obtenir artificiellement une audience supplémentaire
  • Parfois des appuis de groupes politiques pour gonfler l’audience via un partage de l’information

Mais au final, les blogs n’ont que peu d’influence sur le débat local. La preuve, malgré les attaques systématiques de certains blogs contre Bruno Beschizza et sa gestion, celui a été réélu dans un fauteuil. Bien entendu, la visibilité de ces blogs agace et c’est pour cela que Bruno Beschizza les critique – voire les attaque. Mais ce n’est certainement pas en glissant un article critique dans un flot de copier/coller du Parisien d’informations généralistes qu’un blog pourra faire trembler l’homme fort d’Aulnay.

Des réseaux sociaux souvent brouillons parfois ridicules

Outre les blogs, on trouve de nombreux groupes et personnalités locales qui parlent d’Aulnay-sous-Bois. On peut évoquer le « fameux » groupe communautaire #SLAPC où certains sujets sont tabous au risque de se faire vilipender (en totale contradiction avec l’esprit de liberté d’expression) ou encore le groupe un peu plus ouvert Aulnay En Commun. On ne peut pas ne pas mentionner le groupe sans nul doute le plus intéressant,  « Tu es d’Aulnay Sous Bois , quand …. » qui parle de l’histoire de la ville avec les photos d’archive.

Hormis ce dernier groupe, on peut voir, outre les partages systématiques et parfois agaçants des blogs par leurs rédacteurs, des contributions d’experts auto-proclamés et de procureur de la pensée. On y trouve parfois des propos simplistes, comme si d’un coup de baguette magique, les maux de la planète pourraient disparaître. A se demander pourquoi ces personnes, parfois anonymes ou utilisant un pseudo, ne font pas une liste pour mettre au grand jour leurs idées.

Là aussi, Bruno Beschizza peut dormir tranquille. Il n’y a pas de structure, pas de fil directeur. C’est flou et bien souvent, les propos qui y sont tenus sont plutôt des repoussoirs. Si ces réseaux avaient vraiment une quelconque importance, Bruno Beshizza n’aurait presque pas besoin de faire campagne.

Des blogs et les réseaux sociaux peuvent-ils vraiment peser ?

Au-delà de ce triste constat, il serait imprudent de dire que les blogs et les réseaux sociaux n’aient aucune influence sur la vie politique. Certains blogueurs ou personnalités influentes sont des lanceurs d’alerte, avec des informations qui peuvent être reprises par les médias de premier plan. Si un blog est inutile lorsqu’il fait un simple copier-coller d’un média, il a toute son utilité lorsque la rédaction effectue un travail d’investigation, de manière indépendante et impartiale.

Si le blogueur est influencé par un parti politique, s’il a des attaches avec un Maire ou si au contraire il est son opposant, l’information distillée ne peut pas être impartiale et le blog perd de son intérêt et de son miel. Il reste cependant des blogueurs totalement neutres et, à défaut d’être journalistes, peuvent apporter une information nouvelle et rafraîchissante.

Dans certaines villes, des blogs ont émergé avec des personnalités certes politisées mais sans ambition politique. Des informations structurées, recherchées, vérifiées au sein d’une ligne éditoriale claire et non fourre-tout mettent souvent à mal les équipes municipales en place. A défaut de les faire tomber, ces informations peuvent influer sur les décisions municipales et faire un véritable contre-poids contre tous les excès. Hélas, nous en sommes loin à Aulnay-sous-Bois…

Polémique sur la hausse des indemnités des élus à Aulnay-sous-Bois, la même qu’en 2008 ?

Avec la crise du Covid-19, les commerçants au bord de l’asphyxie, les premiers licenciements et une dette qui explose, certains s’attendaient, à l’image d’autres pays, que les nouveaux élus fassent preuve de sacrifice en n’augmentant pas – voire en diminuant – leurs indemnités.

Ce ne fut pas le cas à Aulnay-sous-Bois. Bruno Beschizza s’est octroyé – via un vote à la majorité du conseil municipal – une belle augmentation (+23%). Les 20 adjoints bénéficient également d’une belle augmentation de leurs indemnités alors que les conseillers municipaux avec délégation voient leurs indemnités baisser.

Cette augmentation en période de crise fait couler beaucoup d’encre notamment dans les médias d’opposition. Cela n’est pas sans rappeler une polémique identique, en 2008, quand la majorité municipale PS, fraîchement élue, s’étaient octroyée une belle augmentation. Dans cet article, Frank Cannarozzo, actuel adjoint de la majorité de M. Beschizza, déclarait :

« En dépit du partage des délégations, les adjoints sont augmentés de 500 euros par mois: ce n’est ni légitime ni moral

Ceux qui diffamaient il y a quelques mois s’augmentent grassement »

Une revue globale des indemnités votées en 2008 est disponible ici.

Du côté de l’opposition actuelle, Hervé Suaudeau parlait, lors de l’augmentation des indemnités de 2008, du « coût de la démocratie », indiquant ainsi que les indemnités pouvaient se justifier si la démocratie « fonctionnait mieux » à Aulnay. Pour cette année 2020, Alain Amédro, leader de l’opposition de Gauche, pense le contraire et souhaitait que cette augmentation soit versée sur un fond de solidarité pour les plus nécessiteux. Un souhait qui n’a pas été accepté par M. Beschizza.

Force Ouvrière communaux d’Aulnay-sous-Bois félicite la réélection de Bruno Beschizza

Monsieur le Maire,

Comme il est de coutume, le syndicat FORCE OUVRIÈRE vous adresse ses félicitations ainsi qu’à vos élus en égard aux résultats du scrutin des élections municipales.

FORCE OUVRIÈRE libre et indépendant de toutes opinions politiques s’adresse donc à vous de manière solennelle. En effet, de nombreux défis NOUS attendent,VOUS attendent.

Dés le début de votre mandat, vous avez l’occasion exceptionnelle, en faisant preuve de courage pour VOS agents qui souffrent depuis plusieurs années de perte de pouvoir d’achat de prendre une mesure simple :

  • L’ATTRIBUTION D’UNE PRIME DE 200 EUROS POUR TOUS !

FORCE OUVRIÈRE rappellera son attachement au service public, tout au long de votre mandature.

FORCE OUVRIÈRE condamnera toute forme de privatisation.

FORCE OUVRIÈRE sera force de proposition afin qu’ ENSEMBLE, Monsieur Le Maire, nous garantissions un service public de qualité à la population, et que VOUS garantissiez à VOS agents toute l’attention qu’ils méritent de part leur investissement au quotidien qui fait la grandeur de notre ville.

Source : Communiqué FO Communaux d’Aulnay-sous-Bois

Rémi Mozer quitte la majorité dès le premier conseil municipal d’Aulnay-sous-Bois

Remi Mozer, en position 43 sur la liste « Vivre Aulnay avec Bruno Beschizza », a démissionné et laissé place à Soulimane Baaouchi (position 45). M. Beschizza a en effet annoncé hier lors du conseil municipal d’installation que M. Mozer quittait la majorité sans donner plus de raison.

Du côté de la liste « Aulnay plus fière, plus forte » de Benjamin Giami, c’est Sébastien Garnaud qui quitte le navire sans donner plus de raison, laissant sa place à Christian Bausson.