Désorganisation et ratés au niveau des bus de substitution entre Paris et Aulnay-sous-Bois ce matin
Avec l’arrêt du RER B entre Aulnay-sous-Bois et Paris, des bus de substitution ont été mis en place pour permettre aux usagers d’atteindre leur destination. Cependant, plusieurs erreurs ou ratés ont été recensés ce matin par des lecteurs.
Tout d’abord, une conductrice s’est perdue avec son bus à Aulnay-sous-Bois malgré l’aide de son GPS. Elle fut si désorientée qu’elle demande à plusieurs reprises son chemin aux passagers.
Dans l’autre sens, c’est un chauffeur qui dépose les usagers à Saint-Denis RER B au lieu de Saint-Denis RER D. Certaines personnes ont ainsi loupé leur correspondance.
Frank Cannarozzo fustige les blogueurs apprentis-justiciers à Aulnay-sous-Bois et leur pouvoir virtuel
Frank Cannarozzo, adjoint LR à Aulnay-sous-Bois, ne mâche pas ses mots lorsqu’ils visent certains blogs à Aulnay-sous-Bois. Visant Hervé Suaudeau sans le nommer, mais aussi un collectif « révolutionnaire », M. Cannarozzo regrettent la campagne infâmante et les commentateurs anonymes qui n’assument pas leurs propos :
« Cela fait 3 ans, je vous laisse trouver le déclencheur…, que la majorité subit les tracts anonymes dans les boites aux lettres, les articles accusateurs sur les blogs, les menaces pas du tout voilées. Et certains s’étonnent que cela ait des conséquences ? Cette campagne infamante qui dure depuis 2017 est le fait de nos adversaires, se prenant tour à tour pour des journalistes, des enquêteurs, des justiciers et des exécuteurs ! L’opposition d’aujourd’hui s’étonne d’avoir essuyé un tract anonyme à propos de sa tête de liste mais il ferait bien de regarder du côté des fournisseurs habituels de tracts anonymes qui paient au black de pauvres gens pour les mettre dans les boites aux lettres. Ont-ils eux-mêmes dénoncés pendant ces 3 années ces pratiques diffamantes ? Jamais ! Pire, ils ont mis sur leur liste les bloggeurs-apprentis -justiciers. Bref, ils ont acquiescé puis cautionné en les installant sur leur liste. Et si l’un de ses apprentis-justicier s’est fait bousculer, c’est bien regrettable, mais le monde réel n’est pas le monde virtuel dans lequel il se croit roi. Dans le monde réel, les gens n’ont que faire de leur pouvoir virtuel et ne supporte pas l’inquisition péremptoire.
Et ils devraient simplement constater que les aulnaysiens n’ont que faire des inquisiteurs du net et des corbeaux incapables de montrer leur visage, ils veulent des actions concrètes. Voilà la vraie leçon de cette élection !«
Source : Frank Cannarozzo
Pour mettre fin à la polémique sur les indemnités des élus à Aulnay-sous-Bois, Frank Cannarozzo répond
Frank Cannarozzo, adjoint au Maire et ancien conseiller municipal d’opposition de 2008 à 2014 qui avait fustigé Gérard Ségura sur l’augmentation des indemnités de l’époque, répond et explique pourquoi il est important que le Maire et ses adjoints se voient attribuer une augmentation similaire :
« Comme pour chaque début de mandat, les élus ont voté les indemnités qui leur seront versées en échange du travail qu’ils vont fournir. Pour mémoire, pour les adjoints au maire : avant 2008 le montant brut était de 1620 euros, puis la gauche en 2008 l’a monté à 2200 euros soit + 35%, puis nous l’avons baissé en 2014 à 1710 euros soit – 24% et aujourd’hui il passe à 2003 euros, ce qui reste inférieur de 10% à ce que la gauche pratiquait… C’est bien d’avoir de la mémoire !
Et combien ça fait en vrai ? Eh bien pour couper court à tous les fantasmes, je vous donne mon net perçu après cotisations et impôts en février 2020 : 1092 euros !
Et à quoi sert une indemnité ? A payer vos frais de représentation. Et il est bon de se rappeler que les élus de notre majorité utilisent leur téléphone personnel, leur voiture personnelle, paient leur carburant, etc. Ce ne fut pas le cas de tous les élus de gauche avant 2014…
Quel est le travail d’un élu municipal ? Écouter les aulnaysiens a différents occasions, marchés, festivités, associations, réunions. Mener des réunions de travail avec des habitants, les services de la ville et les partenaires. Lire des études complexes, qui ne relèvent pas de votre métier et convaincre de la pertinence de vos projets. Participer à d’autres instances ou vous êtes nommé pour défendre les intérêts de la ville. Être présent à toutes les étapes de la vie municipale : cérémonies, festivités, évènements, etc. La grande majorité de ce travail ne peut pas être vu par les habitants mais il est très important et vous le prenez sur votre vie professionnelle, familliale, vos loisirs, vos passions.
Pour conclure, ces indemnités sont nécessaires au regard de tout ce temps passé, des sacrifices, des mécontentements que vous devez entendre, parfois des insultes ou des menaces. »
Source : Frank Cannarozzo
Bruno Defait, ancien conseiller municipal de Gauche à Aulnay-sous-Bois, ne comprend pas l’augmentation des indemnités
Nouvel épisode concernant la polémique sur l’augmentation des indemnités des élus LR à Aulnay-sous-Bois : Bruno Defait, ancien conseiller municipal en charge des transports à Aulnay-sous-Bois de 2008 à 2014, est sorti de son silence. Dans un tweet laconique et sibyllin, il fustige l’augmentation auto-accordée des indemnités de Bruno Beschizza, mais aussi des adjoints. On peut lire ainsi :
« Dommage d’argumenter sur le contexte actuel, même dans le contexte d’avant le contexte actuel, les salariés français dont les salariés de la mairie seraient heureux d’avoir 23% d’augmentation! Surtout qu’une indemnité est censée uniquement compenser une perte de revenus.«
Rappelons que plusieurs adjoints à Aulnay-sous-Bois sont employés à Paris Terre d’Envol ou cumulent avec d’autres mandats. Tous ne sont pas employés du privé et en effet, ne subissent pas de pertes de revenus.
M. Defait était connu pour ses prises de parole acerbes et son franc-parler lorsqu’il siégeait au conseil municipal. Un trait de caractère qui ne plaisait pas à tout le monde, y compris au sein de la majorité PS-EELV-Communiste de 2008.
Témoignage de Jean-Claude Cahagnet,chef étoilé à Aulnay-sous-Bois, sur le confinement et la restauration
Pendant la fermeture des restaurants, le seul étoilé du «93», motard rescapé d’une terrible chute, s’est improvisé traiteur à succès.
Et soudain, le «vide». Une sensation totalement inédite dans une existence jusqu’à présent traversée à tombeau ouvert, qui vous confisque la moindre capacité d’analyse, subordonnée à un minimum de clairvoyance. Comme tous les marmitons, cafetiers, maîtres queux et autres gâte-sauce de l’Hexagone, Jean-Claude Cahagnet n’est pas près d’oublier ce fameux oukase étatique du 14 mars, stipulant qu’à compter de minuit, devraient fermer sine die «tous les lieux recevant du public, non indispensables à la vie du pays», comme les «bars, cafés, restaurants…».
«Même s’il ne s’agissait pas d’un coup de théâtre, sur le coup, on n’y croit pas», resitue le chef de l’Auberge des Saints Pères à Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis, chemisette noire, pantacourt et sandales, dans l’atonie proprette de la salle déserte où, d’ordinaire, affluent les fines gueules, bercées par le doux cantabile des ustensiles qui virevoltent dans la cuisine contiguë.
Source et article complet : Libération
Le discours d’investiture de Bruno Beschizza laisse une profonde impression de malaise
D’abord, on ne peut qu’adhérer à sa profession de foi, lorsqu’il réitère son engagement du 5 avril 2014, celui du « rassemblement » : «nous ne serons pas les élus d’un clan, ni d’un quartier, je serai le maire de toutes les Aulnaysiennes et de tous les Aulnaysiens.»
Dans son idéal de gestion de « bon père de famille », il revendique une attitude merveilleusement attentive : « la faute serait de ne pas écouter. Et nous écoutons, nous concertons, même imparfaitement. Il faut écouter, encore écouter, toujours écouter, être attentif à tous et agir pour chacun. La proximité, c’est le contact avec le réel, avec les vrais gens, des gens qui ont un visage, des gens qui ont une voix, des gens qui ont des sentiments, même quand ils sont finalement presque en colère, qui ont des expressions, des émotions. »
Mais brusquement le « bon père de famille » devient père fouettard lorsqu’il parle du « pire : des réseaux sociaux, ou de certains blogs. Ce petit monde de l’entre-soi qui ne parle qu’à lui-même et dans lesquels parfois malheureusement certains se prennent tout à la fois pour des spécialistes, des journalistes, des enquêteurs, des juges, des inquisiteurs, voire certains des bourreaux. Ce sont les nouveaux Marat. »
Cela veut-il dire que les membres de la municipalité mais aussi certains agents municipaux sont invités à déserter les réseaux sociaux et un certain blog où ils vantent à l’envie l’action municipale et utilisent tous les arguments propres à décrédibiliser le moindre désaccord avec les choix de la municipalité ?
Cela veut-il dire qu’ils doivent tous montrer leur vrai visage en renonçant à l’usage peu courageux des pseudos ? Cela veut-il dire que ce blog fondé par un adjoint du maire est invité à sortir de l’ « entre-soi » en s’ouvrant aux commentaires critiques ?
Cela veut-il dire que si l’on n’est ni spécialiste, ni enquêteur, ni juge, on n’a pas le droit de s’exprimer ? Cela veut-il dire que toutes les personnes qui disent sur la toile leur désaccord avec un projet municipal sont des inquisiteurs et deviennent (peut-on en croire ses oreilles ?) des bourreaux ?! Et que faut-il comprendre dans cette référence historique qui arrive comme la cerise sur la gâteau, ou plutôt comme la tête sur le billot : ces gens-là seraient « de nouveaux Marat » !
Reprenons nos esprits : Jean-Paul Marat, médecin et journaliste, s’est distingué sous la Révolution par un discours populiste d’une extrême brutalité, réclamant sans cesse que l’on coupe des têtes. Il encourageait une violence populaire qui s’est malheureusement de nombreuses fois déchaînée, en particulier lors des tristement célèbres massacres de septembre 1792. Dans les blogs clairement visés par le Maire, en clair Aulnaycap et surtout MonAulnay, (qui eux laissent s’exprimer toutes les opinions), si l’on veut trouver un discours de violence, il est bien dans celui de certains commentaires particulièrement hostiles que l’on peut résumer ainsi : « vous avez été battus, maintenant taisez-vous !» Certes, il y a un progrès depuis Marat : il n’est plus question de couper des têtes, mais des langues. Notons au passage que les multiples procédures judiciaires engagées par le Maire visent précisément à la même chose, et que l’une d’entre elles a bien atteint son but : la disparition d’un blog. Peu importe d’être presque toujours finalement débouté : la pression psychologique générée par les procédures et le poids des frais de justice restent des moyens d’intimidation non négligeables.
Prêter à l’adversaire ce que l’on fait soi-même, chercher à discréditer et bâillonner toute opposition, c’est une pratique familière dans certains régimes politiques, ce n’est assurément pas un discours de ce rassemblement dont se réclame le Maire.
Nombreux sont ceux qui considèrent qu’il n’est pas nécessaire d’applaudir à toutes les initiatives de la municipalité pour mériter un statut de « vrais gens ».
Nombreux sont ceux qui se considèrent comme « des gens qui ont un visage, des gens qui ont une voix, des gens qui ont des sentiments », et qui revendiquent ce droit « d’être en colère, qui ont des expressions, des émotions » même si cela ne s’exprime pas exclusivement sur le terrain choisi par le Maire, oralement et au hasard d’une rencontre au marché, mais sur la toile, à visage découvert, sans le masque d’un pseudo, de façon argumentée et réfléchie. Et sans haine.
Le Maire s’honorerait de mettre en œuvre une conception de la démocratie qui tolère et respecte la contestation sous toutes ses formes, qui veillerait à recevoir les associations qui ont leur propre vision de l’avenir de la ville, et répondrait à leurs courriers, comme il s’y était engagé en 2014. Une conception de la démocratie qui reposerait sur une écoute et une concertation réelle, une vraie prise en compte de tous les Aulnaysiennes et Aulnaysiens, passant par la recherche du compromis sinon du consensus, et qui se dispenserait de toute mise au pilori.
Source : René-Augustin Bougourd
Si les blogs Aulnaysiens ne pèsent pas sur le débat politique, ils peuvent aider les habitants, la preuve !
Dans un article précédent, nous indiquions, non sans désappointement, que les blogs et les réseaux sociaux ne pesaient pas vraiment dans le débat politique. Cependant, les blogs peuvent servir d’alerte et aider à faire passer un message à la municipalité pour une action rapide et efficace.
Ce matin, une lectrice qui réside à Aulnay Sud a remarqué que les rues de son quartier ont été nettoyées, la balayeuse est passée. Un article publié sur Aulnaycap montrant, photos à l’appui, l’état déplorable des rues de ce quartier a vraisemblablement fait réagir.
S’il y a un domaine où un blog peut contribuer à la vie citoyenne et à la démocratie de proximité, c’est bel et bien le relais d’information pour permettre à tout un chacun de d’exprimer via un média qui a pignon sur rue.
L’inutilité des blogs et des réseaux sociaux dans le débat politique, et si Bruno Beschizza avait raison ?
Lors du conseil municipal d’installation, Bruno Beschizza, réélu dès le premier tour avec près de 60% des voix, en tête dans tous les bureaux de vote, en a profité pour tacler les blogs et les réseaux sociaux. Ragaillardi par sa victoire sans appel, M. Beschizza a évoqué, sans les nommer, les blogueurs et férus de commentaires sur les différents réseaux sociaux, avec des qualificatifs peu flatteurs :
- Personnes déconnectées du terrain, qui vivent dans le virtuel et n’impact quasiment pas les débats
- Personnes qui restent dans « l’entre-soi », qui refusent le débat sur le terrain et évitent les contacts
- Personnes qui se targuent d’être spécialistes, expertes et qui n’acceptent pas forcément les idées contradictoires
S’il est vrai que M. Beschizza grossit volontairement le trait, n’y-a-t-il pas un peu de vérité dans ses propos ?
Des blogs qui n’apportent que peu d’information originale
Aulnay-sous-Bois est une ville connue pour sa blogosphère riche et variée et ses réseaux sociaux actifs. Jérôme Charré, qui a aujourd’hui disparu de la circulation, en avait été le précurseur en 2005 avec Monaulnay. Très critique vis-à-vis de Gérard Gaudron à l’époque (ils s’étaient opposés sur la démolition du Galion), M. Charré avait tenté d’ouvrir la voie en apportant une information décalée par rapport à Oxygène. Vint Aulnay Radical de Billel Ouadah, qui visait à distiller une vision « centriste » mais qui diffusait principalement des informations nationales.
Mais c’est surtout l’électrochoc de l’élection de M. Ségura (PS) en 2008 qui a provoqué l’apparition de blogs favorables ou non à la majorité socialiste :
- Aulnay Autrement avec Laurent Comparot, fidèle lieutenant de M. Segura et qui défendait à bras le corps le programme de la majorité d’alors
- Aulnay Libre qui au départ regroupait des personnes qui ne voulaient pas que des logements sociaux soient construits dans le secteur de la rue des Saules
- L’éphémère Aulnay En Marche qui, de manière anonyme, attaquait aussi bien la majorité municipale PS que les personnes de droite non favorables à Gérard Gaudron
Il y en eu d’autres, qui ont connu des destins variés, la plupart n’étant plus actifs aujourd’hui.
Aujourd’hui, fort est de constater que les blogs Aulnaysiens ont plutôt mal vieilli et manquent souvent d’originalité. Mise à part les articles élaborés et biens construits – mais presque systématiquement contre M. Beschizza – d »Hervé Suaudeau sur MonAulnay, les articles acides et souvent drôles de Stéphane Fleury sur Aulnay Libre (même si le ton quasi propagandiste leur font perdre un peu d’intérêt) et les reportages vidéos et originaux d’Aurore Buselin sur ce présent blog, le contenu des blog est bien souvent pauvre.
Ainsi, 90% des informations sur les blogs sont :
- Des articles du Parisien
- Des recopies d’article via des Google Alertes
- Des recopies d’article via les différents groupes de Facebook (notamment #SLAPC)
- Des communiqués de syndicat ou de groupes politiques
Bien entendu, ce constat s’applique également à Aulnaycap, même si de nombreux contributeurs, anonymes ou non, apportent des informations originales et souvent très intéressantes que nous sommes fiers de publier.
Une audience en trompe l’œil
S’il est vrai que les bogs les plus populaires peuvent se targuer d’avoir une audience confortable (sur Aulnaycap, on dépasse souvent les 3000 lecteurs uniques par jour), s’agit-il vraiment d’une audience capable d’influer la politique à Aulnay-sous-Bois ? Certainement pas. Quelques règles techniques permettent de gonfler artificiellement l’audience avec des personnes venant de toute la France, et même au-delà. La technique est bien comprises de certains :
- Un titre avec des mots clé pour obtenir de l’audience via les résultats de recherche Google (Covid-19, Réouverture des écoles, Les 3000…)
- Une image qui choque pour inciter au clic
- Des copier/coller de l’article sur les différents groupes Facebook pour obtenir artificiellement une audience supplémentaire
- Parfois des appuis de groupes politiques pour gonfler l’audience via un partage de l’information
Mais au final, les blogs n’ont que peu d’influence sur le débat local. La preuve, malgré les attaques systématiques de certains blogs contre Bruno Beschizza et sa gestion, celui a été réélu dans un fauteuil. Bien entendu, la visibilité de ces blogs agace et c’est pour cela que Bruno Beschizza les critique – voire les attaque. Mais ce n’est certainement pas en glissant un article critique dans un flot de copier/coller du Parisien d’informations généralistes qu’un blog pourra faire trembler l’homme fort d’Aulnay.
Des réseaux sociaux souvent brouillons parfois ridicules
Outre les blogs, on trouve de nombreux groupes et personnalités locales qui parlent d’Aulnay-sous-Bois. On peut évoquer le « fameux » groupe communautaire #SLAPC où certains sujets sont tabous au risque de se faire vilipender (en totale contradiction avec l’esprit de liberté d’expression) ou encore le groupe un peu plus ouvert Aulnay En Commun. On ne peut pas ne pas mentionner le groupe sans nul doute le plus intéressant, « Tu es d’Aulnay Sous Bois , quand …. » qui parle de l’histoire de la ville avec les photos d’archive.
Hormis ce dernier groupe, on peut voir, outre les partages systématiques et parfois agaçants des blogs par leurs rédacteurs, des contributions d’experts auto-proclamés et de procureur de la pensée. On y trouve parfois des propos simplistes, comme si d’un coup de baguette magique, les maux de la planète pourraient disparaître. A se demander pourquoi ces personnes, parfois anonymes ou utilisant un pseudo, ne font pas une liste pour mettre au grand jour leurs idées.
Là aussi, Bruno Beschizza peut dormir tranquille. Il n’y a pas de structure, pas de fil directeur. C’est flou et bien souvent, les propos qui y sont tenus sont plutôt des repoussoirs. Si ces réseaux avaient vraiment une quelconque importance, Bruno Beshizza n’aurait presque pas besoin de faire campagne.
Des blogs et les réseaux sociaux peuvent-ils vraiment peser ?
Au-delà de ce triste constat, il serait imprudent de dire que les blogs et les réseaux sociaux n’aient aucune influence sur la vie politique. Certains blogueurs ou personnalités influentes sont des lanceurs d’alerte, avec des informations qui peuvent être reprises par les médias de premier plan. Si un blog est inutile lorsqu’il fait un simple copier-coller d’un média, il a toute son utilité lorsque la rédaction effectue un travail d’investigation, de manière indépendante et impartiale.
Si le blogueur est influencé par un parti politique, s’il a des attaches avec un Maire ou si au contraire il est son opposant, l’information distillée ne peut pas être impartiale et le blog perd de son intérêt et de son miel. Il reste cependant des blogueurs totalement neutres et, à défaut d’être journalistes, peuvent apporter une information nouvelle et rafraîchissante.
Dans certaines villes, des blogs ont émergé avec des personnalités certes politisées mais sans ambition politique. Des informations structurées, recherchées, vérifiées au sein d’une ligne éditoriale claire et non fourre-tout mettent souvent à mal les équipes municipales en place. A défaut de les faire tomber, ces informations peuvent influer sur les décisions municipales et faire un véritable contre-poids contre tous les excès. Hélas, nous en sommes loin à Aulnay-sous-Bois…
Emilie Garcia, directrice de maternelle à Aulnay-sous-Bois, s’exprime sur la réouverture des écoles le 2 juin
Rouvrir des écoles d’ici mardi, cela semble impossible pour cette directrice de maternelle d’Aulnay-Sous-Bois, élue du SNUipp FSU, Emilie Garcia. « Si on se projette sur la semaine du 8, là ça pourrait être envisageable s’il y a les ressources pour faire le ménage, s’il y a les ressources humaines pour accueillir les élèves en termes d’enseignants », énumère-t-elle. « Cela fait beaucoup de si… »
Source et article complet : Europe 1
