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Le village des médias en Seine-Saint-Denis en danger à cause d’un référé en justice

Une atteinte grave et immédiate à la préservation de la biodiversité »

Saisie en référé par deux associations de défense de l’environnement (MNLE 93 et le Collectif pour le Triangle de Gonesse) et par une trentaine de riverains qui attaquaient l’autorisation environnementale délivrée par le préfet de Seine-Saint-Denis, la Cour administrative d’appel de Paris a estime que « l’exécution de l’arrêté attaqué porte une atteinte grave et immédiate à la préservation de la biodiversité, qui constitue à la fois un intérêt public et un intérêt défendu par les requérants ». 

Le juge des référés estime aussi qu’il n’est pas avancé de « solutions alternatives permettant de limiter l’atteinte portée aux espèces protégées et, en particulier, d’éviter l’urbanisation, sur une superficie d’environ huit hectares, de la frange sud-ouest de l’Aire des Vents laquelle pouvait en tout état de cause faire l’objet d’une réhabilitation adaptée à son état ».

Source et article complet : France Bleu

Suite et fin de notre reportage dans l’usine Chimirec à Dugny, la recherche, les contrôles et le marché

Suite et fin de notre reportage dans l’usine Chimirec à Dugny, nous nous proposons de mettre l’accent sur la recherche, les contrôles et comment Chimirec souhaite s’adapter par rapport aux évolutions technologiques.

Avant d’aller dans le vif du sujet, il est bon de rappeler que Chimirec évolue sur un marché concurrentiel (collecte – traitement des déchets industriels) où des géants comme Véolia, Suez ou Paprec proposent des prestations transverses. Cependant, Chimirec s’en sort plutôt bien et continue de gagner des nouveaux clients.

Chez Chimirec Dugny, il existe un laboratoire pour contrôler, sous forme d’échantillon, les déchets récupérés chez les industriels et les déchetteries collectives. Ces contrôles visent à vérifier si le contenu est bien celui annoncé par l’industriel. En cas de différence (présence plus massive de solvants ou de produits polluants), Chimirec peut se retourner vers son client pour exiger une pénalité ou une revue des tarifs.

Ci-dessous, nous vous proposons une vidéo d’un responsable du laboratoire Chimirec qui procède à ces contrôles :

Autre point d’attention, les évolutions du marché avec l’arrivée en force de la voiture électrique, ce qui signifie moins de collecte d’huiles claires auprès des garagistes. Chimirec nous informe que l’impact de la voiture électrique est pour le moment insignifiant, le volume d’huiles collectées étant toujours croissante. Cependant, Chimirec s’est déjà adapté à ce changement de marché et a commencé à développer un pôle spécialisé dans la collecte des batteries des voitures électriques.

A noter que Chimirec a déjà investi dans quelques camions à hydrogène pour réduire l’empreinte carbone de ses activités.

Dernier point concernant le confort des employés, il n’existe pas de cafétéria sur le site, et aucun restaurant d’entreprise n’est prévu sur le site à Aulnay-sous-Bois. Conscient des possibles allers – retours des employés qui généreront du trafic routier le midi, Chimirec souhaite se rapprocher auprès des autres entreprises de l’ancien site PSA pour ouvrir un restaurant d’entreprise partagé.

Chimirec semble donner toutes les garanties pour une implantation réussie sur l’ancien site PSA à Aulnay-sous-Bois. Alain Boulanger, président de l’association CAPADE qui défend le cadre de vie des Aulnaysiens, semblait rassuré et espère que cette implantation généra des emplois et des activités sur le bassin Aulnaysien.

Non, la future usine Chimirec à Aulnay-sous-Bois ne sera pas SEVESO

Suite de notre reportage dans l’enceinte de l’usine Chimirec à Dugny proche de l’aéroport du Bourget. Nous vous proposons d’accès nos observations dans cet article sur la sécurité, l’environnement et le futur impact dans l’environnement Aulnaysien.

Le terrain non couvert de l’usine Chimirec à Dugny

Une association locale à Aulnay-sous-Bois avait alerté l’opinion publique qu’une usine de type SEVESO – Chimirec – allait s’implanter sur le Nord du terrain PSA à Aulnay-sous-Bois, à proximité immédiate des habitations. Il n’en est rien puisque le le site Chimirec à Dugny n’est plus classée SEVESO depuis 2015. De plus, aucun traitement ne sera effectué sur le nouveau site qui se concentrera sur la collecte des déchets industriels et le tri.

Conteneurs à l’intérieur de l’atelier Chimirec à Dugny

A noter que bien qu’il existe plusieurs classifications SEVESO, le tonnage du stockage des produits polluants ou dangereux joue beaucoup dans ce classement. Chimirec n’ayant pas vocation à stocker longtemps ces matières dangereuses, la capacité de stockage du nouveau site fait que ce dernier ne peut pas être classé SEVESO. Le stockage des produits dangereux n’excède jamais les 90 jours (réglementation française).

Les cuves de l’usine Chimirec à Dugny

A noter que sur le site d’Aulnay-sous-Bois, il n’y aura que 4 cuves installées pour le stockage des huiles claires. Le site de Dugny traite 3000 tonnes de ces huiles claires, sachant que leur traitement sera effectué sur un site en Bretagne. Interrogée sur la possibilité d’utiliser le chemin de fer et le Fret pour transférer par rail le contenu des 4 cuves via la voie mère qui traverse Aulnay-sous-Bois, la direction affirme que le tonnage est trop faible et que le rail n’est pas suffisamment flexible pour transférer rapidement les huiles vers le site de Bretagne qui, lui-même, n’est pas embranché au rail.

L’entrepôt où s’effectue contrôles et pesées sur le site Chimirec à Dugny

Du côté du fonctionnement de l’usine à Aulnay, pas d’activités la nuit ni le week-end. Les premiers camions ne sortiront que vers 6h30 du matin et plus aucune activité ne sera signalée après 18h.

A noter qu’il existe des habitations collées au site à Dugny et selon la direction, aucun riverain ne se plait des activités de l’entreprise. Il n’y a jamais eu d’accident majeur sur le site de répertorié depuis 1985. Un système de détection d’incendie est en place et des simulations sont effectuées périodiquement pour s’assurer que les employés appliquent les bonnes pratiques de mise en sécurité. Les installations ayant pour vocation la mise en sécurité et la détection d’incendie seront encore renforcées sur le site à Aulnay-sous-Bois.

 

Reportage au sein de l’usine Chimirec à Dugny, introduction

Avec l’arrivée des jeux olympiques de 2024 et la nécessité de construire un village Olympique à proximité, l’usine Chimirec a été priée de trouver un autre lieu pour pouvoir continuer ses activités. Chimirec à Dugny est spécialisée dans la collecte et le regroupement des huiles usagées, des peintures et autres produits qui peuvent être recyclés ou qui doivent subir un traitement approprié.

Le site PSA à Aulnay-sous-Bois a été sélectionné par Chimirec pour poursuivre ses activités, l’usine doit déménager vers 2022. Cette annonce a suscité quelques inquiétudes auprès des associations de défense des riverains et c’est dans une optique de transparence que les dirigeants de l’usine ont souhaité inviter les différents blogs et les principales associations de riverain.

Les cuves et les conteneurs de produits à recycler / collecter sur le site Chimirec

Aujourd’hui 13h30, le blog Aulnaycap (représenté par Arnaud Kubacki) et l’association CAPADE (représentée par Alain Boulanger) étaient invités pour une visite de site et poser le maximum de questions remontées notamment par les Aulnaysiens. Nous vous proposons dans une premier temps de faire une synthèse de ce qu’est Chimirec pour bien comprendre le contexte, ses activités, son histoire :

  • Chimirec est une entreprise familiale fondée en 1958 et dont la première activité était de collecter les huiles moteur des garages
  • Personnes présentes lors de la réunion de ce jour :
    • Philippe Develter, directeur du site
    • Valérie Toselli, directrice QHSE (Qualité, Hygiène, Sécurité, Environnement) du groupe en charge des certifications ISO et de la rédaction du cahier des charges de l’implantation du site à Aulnay-sous-Bois
    • Eric Gautret, Secrétaire Général Chimirec Dugny
  • Nombre de clients : 45000 (niveau groupe) dont 180 à Aulnay-sous-Bois (Chimirec Dugny)
  • 2 activités principales : Collecte & regroupement, Traitements (à noter qu’il n’y aura aucun traitement de produits sur le site à Aulnay-sous-Bois, l’activité à Dugny sera délocalisée à l’usine près de Chinon en Bretagne)
  • Chimirec est leader dans la récupération des déchets chez les garagistes ainsi que dans la récupération / tri / collecte des déchetteries d’Île-de-France
  • Chimirec a une triple certification : ISO 9001 / ISO 14001 / OHSAS 18001
  • Le site d’Aulnay-sous-Bois sera plus moderne et permettra aux employés de travailler dans des conditions optimales. Le siège social sera implanté à Aulnay-sous-Bois sur un terrain jouxtant l’usine
  • Le groupe espère la création de 70 à 80 emplois sur 3 ans sur le site d’Aulnay-sous-Bois

Les camions et les bennes dans le site Chimirec Dugny

Rendez-vous demain pour la suite de notre reportage dans l’enceinte de l’usine Chimirec à Dugny.

Vidéo, un chauffeur de bus sauvagement agressé par des jeunes à Dugny à cause d’un différent

Un chauffeur de la ligne 133 a été frappé mardi soir à Dugny en Seine-Saint-Denis à la suite d’un différend de circulation. La RATP dénonce cet acte barbare.

Le chauffeur de bus a été tiré par les cheveux, frappés au visage. Un acte scandaleux qui a été filmé et qui est consultable via la vidéo ci-dessous. La plaque d’immatriculation des agresseurs a été filmée et devrait permettre à la police de les interpeller :

Jeux Olympiques 2024 de Paris : Aulnay-sous-Bois reste dans la course pour le village Olympique

PSA_LibeAlors que Paris devrait officialiser sa candidature aujourd’hui, nous en savons un peu plus sur les potentiels sites qui pourraient accueillir le village olympique si cette candidature était retenue. Aulnay-sous-Bois et son site PSA reste dans la course mais devra faire face à Dugny (le parc de l’Aire des Vents) et Saint-Denis (Pleyel).

Chose assez surprenante, les organisateurs songent à « pacifier » les autoroutes en boulevards urbains (à l’image de la RN2 à Aulnay-sous-Bois) pour rendre plus agréable le village aux athlètes. Mais nous voyons mal comment l’A1, l’A3 ou même l’A104 pourraient être ainsi transformées.

Quid du futur du site après les JO ? Il est envisagé d’en faire un foyer pour jeunes travailleurs, une université et des logements.

Toutes les explications sont accessibles ici.

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