Archives de Catégorie: A vous la parole

André Cuzon, proposition pour une meilleure intégration

DROITS CIVIQUES : c’est pas acquis

J’ai pu constater que les demandes de naturalisations étaient difficilement acceptées, plus difficilement qu’il y a 20 ou 30 ans.

La naturalisation donne le droit de vote plein et tous les droits du citoyen.

Les refus de ces demandes concernent souvent des « grand-mères » selon une histoire classique…

L’émigration de travail maghrébine dans les années 50/60 puis sub-saharienne depuis a été complétée par les regroupements familiaux. Cela a abouti à des naissances en France d’enfants français.

Aujourd’hui de nombreuses « grand-mère  courage» qui ont élevé de nombreux enfants français souvent adultes et parents à leur tour (et aussi citoyens français bien sûr) ont été oubliées de la citoyenneté. Les demandes sont compliquées à faire, les aides rares : les associations souvent se battent plus sur le droit de séjour moins sur ce créneau.
A une époque la revendication du droit de vote des immigrés a laissé de côté  celle de la citoyenneté entière.

Cela a des conséquences graves pour ces « mères » qui sont souvent en France depuis 30 ans ou plus.

Les pères souvent étaient plus âgés ; souvent ils ont décédés avant les épouses ce qui a créé des difficultés familiales, éducatives, économiques et sociales.

Le travail salarié des femmes (en se levant à 5 heures du matin pour faire des ménages) est devenu indispensable.

A plus de 50 ans les difficultés  de langue et les faibles ressources financières (dues au temps partiel ) sont des freins important à l’acceptation des demandes de naturalisation qui sont largement souhaitées quand les enfants sont français (et les petits enfants) : ces conditions acquises ne suffisent pas, l’arbitraire et le racisme règnent.

La logique devrait qu’à la majorité des enfants français soit proposée la naturalisation des parents (qui le souhaitent bien sûr) .

Si nous voulons favoriser la citoyenneté des jeunes (inscription sur les listes   et participation aux élections) c’est essentiel. Ces jeunes sont révoltés par les refus de naturalisation de leurs parents, de leur mère-courage que ce soit pour raisons de ressources que de langue.

A ce jour il faut expliquer en sous-préfecture ce qu’est la laïcité (une gageure) pour les candidats : être mère et grand-mère de citoyens français n’est pas un critère !

L’abstention aux élections dans nos villes a des raisons objectives et mine la démocratie.

Les municipalités  auraient vraiment intérêt à faciliter ces demandes et l’état aussi bien sûr.

L’état civil municipal devrait aider à la constitution des dossiers et aux tests de langue.

Rien n’empêchent notre sous-préfecture du Raincy et nos maires de travailler ensemble sur ces sujets avec les associations et les syndicats.

En ce 50ème anniversaire de la mort du pasteur Martin Luther King nous devons encore nous mobiliser pour les droits civiques ici à Aulnay, territoire de « Paris terres d’envol » dans le 93 et dans la France de 2018.

Expérimentons ici une citoyenneté de proximité avec une police de proximité.

CIVIC RIGHTS and VOTING RIGHTS ici aussi

Article d’avril 2018 d’André Cuzon plus que jamais d’actualité.

Modifié le 13 03 2019 pour le grand débat, modifié le 3 07 2023 pour les cahiers de vacances

Ps : la validité des tests de français actuellement de 2 ans devrait être sans délai ou avec un délai long. Ces tests devrait être passé au plus près.

Mohamed Bounoua, référent Renaissance à Aulnay-sous-Bois, appelle au calme et à l’action des médiateurs contre les émeutes

Le référent Mohamed Bounoua est sorti de sa réserve pour appeler la population au calme après plusieurs nuits d’émeutes, et demande plus de moyens pour recruter des médiateurs pour apaiser les esprits.

De l’argent pour l’hôpital Ballanger Aulnay-sous-Bois, pas pour l’armée et la guerre !

Intervention d’une militante du POID, infirmière urgentiste, à la Commission

« participation citoyenne » avec le ministre de la ville et du logement à Gagny le 13 juin.

Une connaissance, conseillère municipale de Sevran, ville où j’habite, m’a proposé, ce que j’ai accepté, de participer à une « Commission participation citoyenne » sur la politique de la ville à Gagny mardi 13 juin. De nombreux représentants d’associations de quartiers étaient là, notamment de Sevran, Aulnay…Nous étions environ 300 personnes.

Le Ministre chargé de la ville et du logement, Olivier Klein, était présent, comme le préfet, le sous- préfet et toute une série de personnalités.

Pour le ministre, cette réunion avait pour objectif « d’écouter et surtout entendre », « d’essayer de construire les futurs contrats de ville pour 2030 avec les habitants. » ?

Pour les 300 présents, c’est de leur vie actuelle insupportable dont il fallait parler ! Une représentante d’association : « Notre quartier est à l’abandon. »

Une responsable de centre social : « la subvention municipale a baissé de moitié. Si l’on doit fermer, cela entraînera la fin de l’aide aux devoirs, la fin du seul lien social du quartier. »

Un parent d’élève : « Le collège Balzac a été sorti de la zone d’éducation prioritaire et on a perdu des moyens déjà insuffisants ».

Plusieurs ont dénoncé les hausses de charges insupportables.

Un autre représentant d’association : « Il ne s’agit pas ici de traiter quartier par quartier, il faut une solution pour tout le monde ! »

Je suis alors intervenu : « Monsieur le Ministre du Logement, je suis infirmière urgentiste. L’hôpital occupe une place essentielle dans la vie des habitants. Votre gouvernement, le gouvernement Macron, a voté une loi de programmation militaire de 413 milliards pour la Défense. Pendant ce temps à l’hôpital Ballanger d’Aulnay, les urgences de nuit ont fermé, comme la diabétologie ; le service de gynéco- obstétrique a fait grève pour exiger le remplacement de 15 sage-femmes.

Tout l’argent doit aller à l’hôpital, à l’école, au logement et pas à la défense et à la guerre ».

Mon intervention a été applaudie.

Le Ministre n’a pas répondu. Il a quitté la salle avant la fin de la réunion. J’ai suivi sa horde d’admirateurs et je l’ai interpellé à nouveau : « Vous avez bien esquivé la question, Monsieur le Ministre ». Il a souri et s’en est allé.

Naïma

SIGNEZ L’APPEL DU POID :

Les Milliards pour l’école, les hôpitaux, les services publics, les logements sociaux, pas pour la guerre ! Confiscation des 413 milliards d’euros de la loi de programmation militaire pour les affecter aux besoins du peuple travailleur et de la jeunesse (écoles, hôpitaux, salaires, retraites).

Source : POID

Accumulation de poubelles et des rats dans le quartier du Gros Saule à Aulnay-sous-Bois

Non, il n’y a pas qu’à Paris que le problème des déchets et des rats persiste : la photo ci-dessous montre des poubelles déposées devant la PMI du Gros-Saule à Aulnay-sous-Bois, avec la présence de nombreux rats !

Les riverains dénoncent des odeurs insupportables accentuées par la chaleur estivale. Pourtant cet endroit est très fréquenté par des enfants que vont à l’école à proximité. De plus il y’a la crèche non loin.

Cette scène se répète très souvent dans le quartier du Gros-Saule, avec son lot de béton et de déchets ménagers. En outre les arbustes n’ont pas été coupés, certains endroits deviennent des cachettes sombres. Cela engendre des soucis au niveau sécurité, des lascars utilisant la pénombre pour perpétrer leurs larcins.

Une honte, du jamais vu s’exclame une lectrice !

Extrait de passages du livre de François RUFFIN , « Il est où le bonheur », rappelons-nous

ET SI TOUT ESPOIR N’ETAIT PAS PERDU

 « S’unir, plus que jamais s’unir, pour donner à la France d’autres espoirs. »
C’est  Antoine CROIZAT qui lance ça, dans les années 1930.
S’unir  souhaite À.CROIZAT. Car jusque là, les partis marxistes vont aux urnes, et à la défaite en ordre dispersé. Même le coup d’état, avorté, du 6 février 1934 ne suffit pas contre le fascisme, les cortèges syndicaux marchent séparés , socialistes et communistes en frères ennemis….Mais la base va bouger. Le 12 février, un lundi de grève générale à  Paris.une foule immense envahit la place de la Nation au cri de « Unité, Unité ».Partout en France, dans toutes les grandes villes ,la jonction s’opère , avec non seulement le même appel, 

«  Unité, Unité » mais le même réflexe de survie… »

« …M.Thorez prône «  l’action commune immédiate », une union de la gauche. Et même du centre gauche, Thorez prône «  l’alliance des classes moyennes avec la classe ouvrière » en appelle au Parti radical.Qui refuse d’abord. Là encore chez les radicaux, c’est la base qui va réclamer l’unité. Et qui permet donc la naissance du front populaire
Derrière un slogan ramasse-tout : « Pain, Paix, Liberté » le 3 mai 1936, la victoire est large 57% des suffrages, 386 députés sur 608. C’est un basculement à gauche

« Il s’agit , après avoir plié, tout subi,tout encaissé en silence pendant des mois et des années d’oser enfin se redresser. Se sentir debout. Prendre la parole à son tour. Se sentir des hommes… »

«… Blum entre à Matignon …en quinze jours, à peine, les 40 heures sont accordées, les congés payés passent à l’assemblée, approuvés par 563 voix contre une ! A la quasi –unanimité, les députés votent  « les  vacances pour tous ». Même la droite ! Cette conquête, même les ouvriers n’osaient qu’à peine l’imaginer un mois plus tôt. Le patronnât la combattait sourdement et sans mal , depuis une décennie … »

« …Lorsque le peuple déborde comme un torrent, quelle rive lui résiste ? »
« Alors j’ai fait un rêve que je vous livre: celui du front populaire écologique. « S’unir, plus que jamais s’unir, pour donner à la France d’autres espoirs « et nous aussi, il nous faut donner d’autres espoirs, d’autres espoirs que l’extrême droite et l’extrême argent… »
Comme hier, il va falloir le gueuler fort avec nos amis, « Unité, Unité !, tanner les partis , faire taire les querelles, rassembler les chapelles, allier la classe moyenne aux populaires…que cesse la bataille des nains pour qu’on puisse bousculer les grands…. »

« …Il faut essayer quelque chose, enjoignait le Président Roosevelt . Le peuple ne nous en voudra pas d’avoir échoué, mais il nous en voudra à de ne pas avoir essayé. »

L’actualité ne collerait-elle pas à ce passé déjà oublié…. ?

Contribution extérieure  

Comment être passé à côté de cet excellent article du PARISIEN du 4 mai 2023 écrit par Laurence Voyer

 « Bonjour,

Il suffit de traverser une ville de banlieue pour se rendre compte du problème. Au beau milieu d’un alignement de maisons particulières, on voit surgir un petit immeuble flambant neuf dont les balcons offrent une vue imprenable sur le jardin du voisin qui, lui, a construit sa maison au temps où le quartier était encore pavillonnaire. Manque d’intimité, perte de luminosité, densification de la circulation, stationnement insuffisant… la liste des inconvénients est longue comme un jour sans pain et avec vis-à-vis, sans compter le préjudice des mois de travaux et du bruit qui va avec.
Pas besoin d’être un brillant urbaniste pour comprendre que les deux univers vont avoir du mal à cohabiter. C’est pourtant le résultat de la multiplication de ces programmes immobiliers « sauvages », qui fleurissent sans réflexion ni concertation, si ce n’est sur le montant du chèque donné aux propriétaires pour qu’ils vendent une « dent creuse » (un terrain vide au milieu d’autres terrains construits) ou même leur maison (elle sera démolie pour faire place nette).

Les outils juridiques existent pour fixer des règles Ensuite, si le plan local d’urbanisme autorise la construction de bâtiments de deux ou trois étages, le tour est joué. Pour finir, les villes se retrouvent avec des ensembles sans harmonie, pour ne pas dire affreux, sur les bras. Est-ce cela la cité de demain ? Au contraire, dans les colloques, architectes et urbanistes la dessinent plus aérée, plus verte, plus modulable et même plus apaisée. Pas construite au coup par coup, en fonction des seules opportunités foncières. Parce que les terrains disponibles sont rares, ils doivent faire l’objet de toutes les attentions. Les outils juridiques existent pour fixer des règles. Certaines municipalités élaborent des chartes de construction durable avec les promoteurs et les habitants pour obtenir un consensus sur le développement urbain. La population augmente, le besoin de logements se fait toujours plus pressant et il n’est pas question de tout figer. Alors construire oui, mais pas n’importe comment. »

*Merci à notre lecteur aulnaysien de nous rappeler par l’intermédiaire du Parisien  une telle vérité considérant bien entendu que toute ressemblance avec une réalité serait très fortuite puisque l’article évoque de petits immeubles de 3 étages, inconnu à …! 

Le harcèlement scolaire, un fléau sous-estimé et des parents livrés à eux-même ?

Il y a quelques jours, un petit garçon de 10 ans, du nom de Thibault, a mis fin à ses jours. Scolarisé dans une école de Montbrison (Auvergne – Rhône Alpes), il subissait un véritable harcèlement à l’école, tant moral que physique. Insulté, martyrisé, brutalisé, il est même revenu un jour avec une main cassée.

Face à ces brimades, la mère a tout naturellement contacté le responsable de l’établissement, qui lui aurait rétorqué qu’elle « couvait trop son fils ». Finalement, rien ou presque rien n’a été mis en place, et le drame – qui aurait pu être évité – a touché de plein fouet la famille du petit garçon.

Le cas de Thibault n’est pas isolé : d’autres enfants se sont suicidés, alors scolarisés en primaire ou au collège, faisant la une des journaux locaux, puis sombrant dans l’oubli. Quels outils pour éviter ces drames ? Certains évoquent que les enfants harcelés doivent tout simplement changer d’école. Dans d’autres cas, les parents d’enfants victimes prennent le taureau par les cornes et, telle la loi du talion, vont effectuer des représailles ciblées contre les enfants bourreaux, allant de la menace au tabassage en règle. Une méthode qui fonctionne parfois, mais qui peut engendrer des poursuites judiciaires, allant jusqu’à la prison.

Et vous, l’un de vos enfants a-t-il subi des brimades à l’école ? Quelles ont été vos réactions et comment la situation s’est apaisée ? En tout cas, ce n’est pas en ne faisant rien et en excusant l’inexcusable chez les enfants bourreaux que la situation va s’améliorer…

Notre patrimoine de grands arbres : le massacre continue à Aulnay-sous-Bois !

Il fut un temps où les édiles municipaux avaient le souci de préserver un minimum de grands arbres lors d’un programme immobilier. Il en fut ainsi, il y a une trentaine d’années, lors de la construction de la Grande Nef et du marché de la Gare. Quelques chênes centenaires sont encore là pour en témoigner. Il y a des architectes et des promoteurs capables de faire cela, pourvu qu’on le leur impose. Mais le patrimoine arboré, notre maire s’en moque ! Les chênes centenaires du terrain de la Croix Blanche, il a commencé par les faire disparaître de la liste des arbres remarquables du PLU. Puis il a laissé entreposer des tonnes de matériaux à leur pied, ce qui a conduit à en abattre la moitié, et aujourd’hui, on abat les derniers survivants !  

Rien n’oblige à abattre ces arbres ! Mais il faut créer le fait accompli.  Aulnay Environnement a déposé un recours administratif pour obtenir des modifications au projet immobilier de résidence senior, entre autre le respect de ce patrimoine arboré. On aurait pu penser que ce recours suspendait les travaux. Mais le promoteur n’en a cure, pas plus que la municipalité du cadre de vie de ses administrés.

TOUJOURS MOINS DE GRANDS ARBRES, C’EST TOUJOURS MOINS D’OISEAUX, PLUS DE CHALEUR ET DE CO!

Source : Aulnay Environnement

Les rats envahissent plusieurs quartiers d’Aulnay-sous-Bois dont le Vieux-Pays et contaminent les animaux

On pensait que les rats (ou surmulots) n’étaient problématiques qu’à Paris ? Il n’en est rien, il semblerait que ces rongeurs ont commencé à envahir plusieurs quartiers de la ville d’Aulnay-sous-Bois, dont le quartier du Vieux-Pays.

Une lectrice nous indique ainsi que son quartier est envahi par les rats. Elle a envoyé une lettre à la mairie, et prépare un nouveau courrier avec la signature des habitants de son quartier pour faire dératiser le Vieux-Pays car cela devient invivable.

Hier encore, un rat se trouvait devant sa porte d’entrée. Pire encore, son chien a été contaminé par une bactérie qui s appelle la leptospirose, dont seul le rat et d’autres rongeurs en sont porteurs, il y a 15 jours. Il a failli en mourir…

Ce qui inquiète encore plus notre lectrice, c’est que cette bactérie peut être transmise à un homme de manière très simple. Elle a une fille de 21 mois qui aime jouer dans le jardin et qui met ses mains à la bouche en permanence, sa crainte est qu’elle puisse se faire contaminer également.

La prolifération des rats à Aulnay-sous-Bois commence à devenir un vrai problème. Notre lectrice estime que le fait de creuser le sol pour construire des immeubles ne fait qu’augmenter leur prolifération car cela les fait tous sortir. Elle en croise quasiment tous les jours.

Si certaines personnes comme des écologistes veulent protéger les rats, leur prolifération cause beaucoup de problèmes pour les habitants. Si comme les guêpes ou les frelons les rats montrent leur utilité, un trop grand nombre peut causer des problèmes de sécurité et de santé. La mairie va-t-elle agir ou rester insensible ?

Hadama Traoré déplore la vétusté du quartier du Gros Saule à Aulnay-sous-Bois

Franchement, j’en ai visité des quartiers, celui ci, à Aulnay-sous-Bois, dans le quartier du Gros Saule, est le plus vétuste et dangereux de la ville d’Aulnay-sous-Bois :

  • Pas de VMC,
  • Chauffage électrique qui amène des factures de dingue,
  • Isolation catastrophique,
  • Précarité énergétique : le vent passe par les fenêtres,
  • Pas de porte dans le hall d’entrée,
  • La liste est trop longue.

Il est juste incroyable de se dire que c’est le patrimoine de la ville d’Aulnay-sous-Bois. Dès demain, un courriel sera adressé au bailleur Aulnay habitat, car le site doit subir une réhabilitation en avril 2023. À ce jour, les locataires n’ont plus de nouvelle.
Devenons exigeants pour être considérés. La révolution est en marche et personne ne pourra l’arrêter.

Source : Hadama Traoré, leader du mouvement La Révolution Est En Marche