Archives de Catégorie: Actualité

Attentats de Nice et expressions multiples

Mahathir Mohamad, ex premier ministre malaisien : « les Musulmans ont le droit de punir les Français. Les Musulmans ont le droit d’être en colère et de tuer des millions de Français », a-t-il écrit sur son compte twitter et sur son blog. Son tweet a été cité et partagé 15 000 fois en une heure. ( …)  Dans le même texte, il se lance également dans une comparaison entre la façon de s’habiller des occidentales et des orientales, expliquant qu’en Europe, au cours des années « de plus en plus de parties du corps ont été exposées « .

De nombreux signalements ont été faits concernant le tweet de Mahathir Mohamad dans lequel il évoque le droit de tuer les Français. En une heure à peine, il avait déjà été cité sur Twitter plus de 15 000 fois, majoritairement pour le dénoncer.

Twitter a finalement retiré le message de Mahathir Mohamad après que la France a réclamé la suspension pure et simple du compte.  Le secrétaire d’Etat français au numérique Cédric O a appelé la plateforme américaine à suspendre le compte et à retirer le message mentionnant que les musulmans auraient « le droit de tuer des millions de Français« .  » Je viens de m’entretenir avec le Directeur Général de Twitter France. J’ai exigé que le compte de (Mahathir Mohamad) soit immédiatement suspendu. Twitter ne saurait se rendre complice d’un appel au crime ».

Le maire de Nice Christian Estrosi, : « Trop c’est trop, il est temps maintenant que la France s’exonère des lois de la paix pour anéantir définitivement l’islamo-fascisme de notre territoire « 

Eric Ciotti, député LR des Alpes Maritimes : « Pour la première fois depuis l’occupation, la France n’est plus libre ! Notre pays est en guerre, nous sommes en guerre ! Pensées pour les victimes de ce nouvel attentat qui touche au cœur notre ville de Nice « 

Guillaume Peltier (député LR):    « Quand est-ce que nos gouvernants vont prendre la mesure de la guerre qui nous est déclarée ? Encore des morts, des blessés en l’église Notre-Dame de #Nice. Cessons les tergiversations. C’est la guerre : anéantissons l’ennemi, protégeons notre peuple, sauvons notre civilisation. »

Nicolas Sarkozy : « L’extrême gravité de la situation exige des décisions fortes, immédiates et sans retour. La France doit faire preuve d’une détermination sans faille et d’un grand sang froid afin de ne pas tomber dans le piège dans lequel les ennemis de la démocratie veulent nous attirer  »

Jean Castex : « le plan vigipirate est dorénavant porté au niveau « urgence attentat » sur l’ensemble du territoire national après l’attentat de Nice. « 

Une dame de confession musulmane, très en colère contre les djihadistes : « Nous allons manifester, on va dormir par terre, pour dire que ça suffit, que ça ne peut pas se passer comme ça. Pourquoi on ne met pas ces gens-là à la porte ? Pourquoi ces gens-là font-ils ça en France ? Pourquoi viser la France qui nous a tout donné ?  La France nous a ouvert la porte, nos compatriotes qui sont restés dans nos pays prennent des bateaux et font n’importe quoi pour arriver en France, ils meurent même sur la route, a-t-elle poursuivi, faisant référence aux migrants qui rejoignent le pays, parfois au péril de leur vie. On a prié pour venir en France, certains ont vendu des maisons, des terres, pour arriver en France, et aujourd’hui c’est ça le remerciement à la France ? ».

Voici le visage de cette musulmane courageuse qui exprime toute sa gratitude à la France pour son accueil et ses aides. Merci de désavouer les criminels et de défendre les lois de la république qui nous protègent. Vous faites honneur à la France et vous incarnez la fraternité et la tolérance de son peuple.  Vous êtes un enfant de France.

Le pape François : « Je suis proche de la communauté catholique de Nice, en deuil après l’attaque qui a semé la mort dans un lieu de prière et de consolation. Je prie pour les victimes, pour leurs familles et pour le bien-aimé peuple français, afin qu’il puisse réagir au mal par le bien. « 

David Lisnard, le maire (LR) de Cannes :   » Ce fléau, il faut mener le combat par la répression, la maîtrise de flux migratoires (…) C’est un combat tous azimuts, c’est un combat civilisationnel «

Le père Gil Florini :   »  Je suis dans la phase de la colère. On est dans une espèce d’humanité qui ne réagit plus avec un cœur et un cerveau mais avec du factice. C’est faux de penser que Dieu dicte aux humains d’aller tuer d’autres humains. « 

Boubakeur Bekri, imam de Nice : « On est complètement consternés, on ne sait plus quoi dire, nous sommes abasourdis. Nous pensons d’abord aux victimes. Il faut dire que nous ne pouvons pas accepter ce qui est arrivé ici. C’est grave, grave, grave ! Il faut absolument que l’on puisse agir collectivement. C’est quelque chose d’abject, au summum de l’abject. Nous devons condamner de toute notre force. On ne peut pas rester posé face à cet attentat. On ne peut pas laisser faire. C’est odieux, c’est un crime et nous nous sentons profondément révoltés à l’intérieur de nous-mêmes. « 

CRB :  » jamais le sang versé des fils et des filles ne consolera le cœur des mères de l’humanité « 

Source : contribution externe du 29 Octobre 2020

Je pleure tous les martyrs des  » cinglés d’Allah  » qui ne sont que des bouchers

Je pleure tous les martyrs des  » cinglés d’Allah  » qui ne sont que des bouchers

Attentats du 29 Octobre 2020 à Nice

Une fois de plus, c’est avec un chagrin immense et une indignation incommensurable qu’ il me faut utiliser ma plume pour dénoncer, une fois de plus, un attentat qui vient d’être perpétré à Nice ce jour et qui résulte du fanatisme criminel et pervers de quelques dépravés mentaux et moraux.

Jusqu’à quand cet islam imposteur non divin et immoral va répandre sa haine et ses crimes sur des innocents dont la vie vient d’être fauchée dans la plus grande barbarie une fois de plus ?

Jusqu’à quand le peuple uni de France contre la sauvagerie et les crimes va se laisser massacrer par ces faucheurs de vie qui ne travaillent pas pour Allah mais pour le diable ?

Car si vraiment Dieu existe, et en émettant cette hypothèse je n’affirme ni qu’il existe, ni qu’il n’existe pas, pour ne heurter ni les croyants de toutes religions, ni les athées et les agnostiques dont je respecte les croyances et les convictions, eh bien je veux croire de tout mon cœur et de toute mon âme, que si ce Dieu existe, jamais il n’encouragerait la haine et la mort entre tous ses enfants qu’il ne classe pas et qu’il ne discrimine pas pour des raisins de race ou de religion !

Je veux croire qu’il est juste et bon et qu’il invite tous ses enfants à ne pratiquer que l’amour et la tolérance les uns envers les autres.

Et je veux croire de toutes mes forces que tous ceux qui ont vraiment la foi, ne voudrait jamais faire à autrui, ce qu’il n’apprécierait pas qu’il lui soit fait !

L’islamisme radical est une imposture monumentale et cherche à diviser le peuple de France qui doit rester uni et ne jamais cautionner le crime !

La France Laïque et républicaine ne peut et ne doit jamais tolérer qu’un dogme religieux s’impose et prévale sur ses lois ! C’est sa laïcité qui l’affirme et l’exige !

Nice matin :

Une attaque à l’arme blanche a eu lieu ce jeudi matin à Nice, dans le secteur de l’église Notre-Dame, en plein centre-ville.

Au moins trois morts, une femme égorgée

Une femme âgée d’environ 70 ans a été égorgée par un individu muni d’un couteau. L’auteur de l’attaque a fait au moins trois morts, dont deux dans l’église, selon une source gouvernementale et plusieurs blessés. 

Sérieusement blessée, une victime est décédée dans un bar proche où elle s’était réfugiée

D’après le maire de Nice, Christian Estrosi, le gardien de l’église fait partie des victimes.

Les faits se sont déroulés vers 9h, près de l’église Notre-Dame, en plein cœur du centre-ville de Nice. 

Selon nos informations, qui confirment celles du député Eric Ciotti et du maire Christian Estrosi, il s’agit bien d’un attentat terroriste.

Article rédigé le 29 octobre 2020 par Catherine Medioni

 

 

Dissolution par décret de l’association islamiste radicale Barakacity

Gérald Darmanin, ministre de l’intérieur a annoncé le matin du 28 octobre 2020 sur son compte twitter la dissolution de cette association en ces termes :

« L’association BarakaCity a été dissoute en conseil des ministres ce matin. Comme le détaille le décret que j’ai présenté, elle incitait à la haine, entretenait des relations au sein de la mouvance islamiste radicale, se complaisait à justifier des actes terroristes. »

Vous pouvez prendre connaissance du décret ici.

Covid, le confinement est de retour le vendredi 30 octobre

Le président Emmanuel Macron, après avoir analysé la situation et les différents scénarios, a décidé de replonger la France dans un confinement à partir du vendredi 30 octobre. Les bars et les restaurants seront fermés et une attestation sera nécessaire pour sortir.

Contrairement au confinement de mars dernier, les élèves d’écoles, de collèges et de lycées pourront toujours aller dans leur établissement. Les étudiants et élèves post-bac devront faire leurs cours à distance. Le télé-travail sera de mise mais les entreprises et usines qui ne peuvent pas s’appuyer sur cette technique pourront continuer à fonctionner. Les employés pourront ainsi rejoindre leur lieu de travail avec une dérogation.

Une appréciation de la situation tous les 15 jours sera réalisée. Ce que beaucoup craignaient arrive donc pour faire face à la nouvelle vague qui fait plusieurs centaines de victimes par jour.

Pierre Jourde s’adresse aux concitoyens musulmans

Ecrivain et critique littéraire français, professeur à l’université Grenoble Alpes, lauréat de plusieurs prix littéraires, Pierre Jourde dans une chronique qui n’engage que lui-même datée du 20 octobre 2020 et publiée sur le Nouvel Obs, s’adresse aux musulmans français après le dernier attentat contre un enseignant de la république. Sa réflexion débute ainsi :

 » Chers concitoyens musulmans, Ne nous voilons pas la face : il y a un problème. Tant de morts, tant de souffrances pour de simples caricatures. Comment en est-on arrivés là ?À la fin du Moyen Âge, tous les pays chrétiens et musulmans vivaient sous le même régime d’intolérance.« 

 » Et puis, en Europe, il s’est passé deux phénomènes, étroitement liés, qui ont fait la société où nous vivons aujourd’hui, la France, et plus généralement les pays occidentaux : la naissance de l’esprit scientifique et la philosophie des lumières. « 

 » L’esprit scientifique a cherché à expliquer rationnellement le monde, par l’observation et la logique, sans s’en tenir aux vérités religieuses. Il a d’abord fallu faire admettre aux autorités chrétiennes que la terre tournait sur elle-même et autour du soleil. Galilée a été obligé par l’Eglise de renoncer à ses découvertes. Au XIXe siècle encore, les découvertes de Darwin étaient refusées au nom de la Bible. Mais l’esprit scientifique a fini par s’imposer. Grâce à lui, on en sait plus aujourd’hui sur l’univers, l’homme et la nature. « 

 » l’esprit scientifique a dû lutter des siècles contre la religion et ses soi-disant vérités révélées. L’esprit des lumières s’est opposé aux persécutions religieuses, au fanatisme religieux, à la superstition. « 

 » La Révolution française, puis les lois de la laïcité qui s’imposent à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, vont dans le même sens : empêcher la religion catholique, qui est pourtant celle de l’immense majorité des Français, d’imposer sa vérité, son pouvoir, de torturer et de tuer pour impiété ou pour blasphème, et faire en sorte que toutes les religions aient les mêmes droits, sans rien imposer dans l’espace public. Car c’est cela, la laïcité. « 

 » La critique, la satire, la moquerie, le blasphème ont été les moyens utilisés pour libérer la France de l’emprise religieuse. Tant que la religion était religion d’état, ceux qui le faisaient risquaient leur vie. Puis l’Eglise catholique a fini par accepter d’être moquée et caricaturée. Elle a accepté les lois de la démocratie. Les caricatures et les blasphèmes étaient infiniment plus durs et plus violents que les caricatures assez sages de Mahomet, chez les ancêtres de Charlie Hebdo, qui s’appelaient par exemple L’Assiette au beurre, et plus récemment, il y a une cinquantaine d’années, Hara-Kiri, et de nos jours dans Charlie Hebdo, beaucoup plus durs avec le Christ qu’avec Mahomet. « 

 » Si vous êtes libres de pratiquer votre religion en France, si vous avez les mêmes droits que les chrétiens, c’est grâce au blasphème, qui a empêché une religion d’imposer sa loi. Les musulmans sont redevables de leur liberté aux blasphémateurs. « 

 » Beaucoup de gens aujourd’hui refusent l’idée de blasphème, pas seulement les musulmans. Il faudrait « respecter » les religions. Mais c’est justement parce qu’on ne les a pas respectées que nous sommes libérés de l’emprise religieuse, et que nous vivons en démocratie, dans un pays où toutes les religions sont acceptées. « 

 » En France, on peut critiquer avec virulence tout le monde, les partis politiques, les institutions, les hommes politiques, les artistes, etc. Faut-il faire une exception pour les religions ? En France, on peut moquer le catholicisme, le judaïsme, le bouddhisme, sans risquer sa vie. Pourquoi ne peut-on moquer l’islam sans risquer sa vie ? L’islam serait-il une exception ?

 » L’islam peut être critiqué et moqué, comme toutes les autres religions, comme toutes les croyances, comme toutes les opinions, car en démocratie, une religion est une opinion, elle n’est pas sacrée. Si vous n’admettez pas cela, alors vous n’admettez pas la démocratie. Cela signifie que vous souhaitez vivre dans une société sans liberté d’expression, où on ne critiquera plus rien ni personne, dans une société sans blasphème, où la religion dictera aux gens leur manière de vivre, les limites de leur comportement et de leur parole. C’était la France au Moyen Âge. C’est l’Arabie saoudite aujourd’hui. »

 » L’islam est critiquable justement parce qu’il a encore du mal à accepter la liberté d’expression et la liberté des femmes. Connaissez-vous des massacres et des attentats de même ampleur, partout dans le monde, au nom du christianisme ? L’islam est la seule religion aujourd’hui au nom de laquelle on tue des centaines d’innocents partout dans le monde. « 

 » Combien de massacres en France, l’Hyper Cacher, Charlie Hebdo, le Bataclan, Nice, les petits enfants juifs tués par Mohammed Merah, le professeur de Conflans, et bien d’autres encore ? Combien d’attentats aux Etats-Unis, en Espagne, en Angleterre, en Belgique, tous aux cris de « Allah est grand » ?

 » Et les organisations totalitaires islamiques, comme Daech, Al Qaïda, les Tribunaux islamiques somaliens ou les Talibans, qui lapident, décapitent et crucifient au nom d’Allah les chrétiens, les musulmans chiites, les juifs, les zaïdites, les homosexuels, les femmes adultères et les blasphémateurs ? Et dans combien de pays islamiques les autres religions sont-elles persécutées, les femmes considérées comme mineures, des jeunes gens exécutés pour n’avoir pas respecté la religion? « 

 » Ces pays et ces gens ont manqué la révolution scientifique et l’esprit des lumières. Ils ont manqué de blasphème ! Critiquer l’islam n’est pas de l’« islamophobie », maladie imaginaire créée pour empêcher justement toute critique, encore moins du racisme, qui n’a rien à voir. « 

 » Critiquer l’islam, c’est le mettre sur le même plan que toutes les autres religions et opinions. C’est donc le respecter. Ne pas le critiquer, c’est penser qu’il est incompatible avec la démocratie, comme on préserve la sensibilité d’un petit enfant qui ne peut pas endurer la même chose que les adultes. « 

 » Les caricatures de Charlie Hebdo, celles des journaux danois, attaquaient l’islam justement sur le sujet de la violence et de l’intolérance. Et c’est bien un problème, ne le pensez-vous pas ? Les réactions violentes ont montré qu’ils avaient raison ! Les assassins de Charlie Hebdo démontrent qu’ils avaient raison, qu’il y a là un problème. « 

 » Le jour où l’islam acceptera de se confronter à ses problèmes au lieu de tout renvoyer à l’islamophobie, le jour où il acceptera de rire de lui-même, et de prendre la moquerie avec une indulgence souriante, il montrera qu’il est compatible avec la démocratie, capable d’autocritique, comme l’a été le catholicisme. Ce jour-là, une simple petite caricature ne donnera plus lieu à des massacres. « 

 » C’est au prix de cette insolence qui réveille les esprits qu’on peut réfléchir, se remettre en question et avancer. « 

Extraits collectés le 28 Octobre 2020 par Catherine Medioni

Du Christianisme à la laïcité

Philippe Portier, directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études de l’université Paris-Sorbonne, où il occupe la chaire Histoire et sociologie des laïcités et directeur du laboratoire Groupe Sociétés, Religions, Laïcités du CNRS depuis 2008, est également l’auteur de  » L’Etat et les religions en France.   » (PUR, 2016). Voici quelques extraits issus de l’entretien du 15 septembre 2016 avec Frédéric Joignot, journaliste au Monde.

Frédéric Joignot :  pourquoi ce débat sur les racines chrétiennes de la France et de l’Europe apparaît aujourd’hui ?

Philippe Portier :  L’idée de nation fait son retour. Elle revient à partir des années 1990. A gauche, certains, tel Jean-Pierre Chevènement, l’associent au monde de la « raison universelle ». A droite, on la rattache plus volontiers à ses « racines chrétiennes ». Philippe de Villiers lance le mouvement. Toute une partie de la droite le rejoint, tel Nicolas Sarkozy dans son discours du Latran, en décembre 2007.

Sa note chrétienne décrit une appartenance culturelle commune, souvent mythifiée, qui joue comme opérateur de rassemblement et d’enracinement. La réception de l’idée de « nation chrétienne » dans le débat public et l’opinion ne procède sans doute pas seulement du désir de s’inscrire dans une lignée mémorielle partagée, mais aussi du dessein de se démarquer d’un islam dont la visibilité inédite – sans parler de ses développements terroristes – suscite un sentiment de malaise, et même de « panique morale ».

Frédéric Joignot :  Quand on parle des racines chrétiennes de la France, on évoque un pays couvert d’églises et de cathédrales. A quelle époque ce mouvement d’évangélisation ­a-t-il eu lieu ?

Philippe Portier :  Au cours du premier millénaire. Des foyers de christianisme sont attestés dès le début de notre ère, mais il faut attendre les Ve et VIe siècles pour que le christianisme se diffuse à l’ensemble du territoire de la France actuelle, notamment sous l’effet de l’action des rois Francs et des monastères.

C’est ensuite sous les Carolingiens, à partir du VIIIe siècle, que se consolident les structures institutionnelles, sociales et mentales du christianisme, avec un contrôle bien plus affirmé de l’évêque sur ses prêtres et ses fidèles, que ce soit dans les centres urbains ou dans les paroisses rurales.   Le pouvoir carolingien a voulu éduquer la foi des fidèles en éduquant celle des prêtres.

L’alliance de l’Eglise catholique avec le pouvoir royal est, en France, la caractéristique majeure du système politique d’Ancien Régime, ce qui explique d’ailleurs, comme l’a montré Tocqueville, l’anticléricalisme de la révolution et de la République.

Cette alliance se manifeste au niveau du mode d’institution du pouvoir. Le roi est « fils aîné de l’Eglise », porté par la providence à son office, comme l’atteste le sacre qui prend sa forme, en 754, avec l’intronisation de Pépin le Bref. Le sacre se pérennisera jusqu’à Louis XVI, et même jusqu’à Charles X, en 1825. Le pouvoir doit, dans les lois qu’il édicte, répondre à l’ordre de Dieu, ce que traduit le droit français du culte ou du mariage.

La liberté de conscience devient un droit reconnu, tout comme le droit de manifester ses opinions, pour les croyants et pour les non-croyants. L’unité religieuse s’efface, la pluralité s’affirme. Des conséquences concrètes en résultent : le législateur ouvre les charges publiques à tous les citoyens, quelle que soit leur appartenance cultuelle ; il introduit le mariage civil et le divorce. Ce ne sont là que quelques exemples d’un basculement de l’histoire, qui voit l’Etat s’inscrire dans un dispositif de laïcisation qui le dissocie des récits religieux.

La IIIe République change en effet la donne, car elle entend exclure les Eglises de la sphère publique d’Etat, où Napoléon Ier et son concordat les avaient réinstallées au titre d’instances de régulation morale. Cet agnosticisme politique se traduit par plusieurs mesures : abolition de l’instruction religieuse et suppression de la présence des clercs dans les écoles publiques avec les lois scolaires de 1880, abolition de la « reconnaissance et du financement des cultes » avec la loi de séparation des Eglises et de l’Etat de 1905.

Ces dispositifs procèdent d’une construction philosophique : le religieux n’est pas nécessaire pour construire l’éthique de la société.

Frédéric Joignot :  En 1905, la loi sur la laïcité est votée. Est-ce qu’elle renie la religion et son histoire ?

Les républicains défendent tous le principe de neutralité de l’Etat. Mais ils ne lui donnent pas toujours la même signification. En 1905, il existe deux grandes positions en leur sein. La première, défendue par le socialiste Maurice Allard et le radical Emile Combes, propose de placer l’Eglise sous le contrôle strict de l’Etat. Le courant proche d’Allard entend même proscrire l’habit religieux dans l’espace social : il s’agit de prolonger l’œuvre déchristianisatrice de la Convention.

La seconde, développée par Jean Jaurès et ­Aristide Briand, adopte une position plus libérale : s’il faut refuser à l’Eglise toute position officielle dans l’Etat afin que soit préservée l’égalité de tous, croyants et incroyants, on ne doit pas limiter, sauf motif d’ordre public, l’exercice de la liberté religieuse dans la société civile. Ce qui laisse aux Eglises une liberté quasi totale d’organisation interne et externe, et aux croyants, pris individuellement, une large liberté d’affirmation, sauf pour les agents publics dans l’exercice de leur mission. C’est cette vision libérale qui l’a emporté.

Extraits collectés le 27 Octobre 2020 par Catherine Medioni

Covid-19, le quartier de Nonneville à Aulnay-sous-Bois sévèrement touché

Le quartier Nonneville à Aulnay-sous-Bois a dépassé le seuil des 1 000 contaminations pour 100 000 habitants. Ce quartier fait partie, avec d’autres quartiers Nord, des plus touchés dans la ville et dans le département.

Le quartier de Nonneville est essentiellement pavillonnaire mais aussi très passant. Il est fort probable que l’ensemble de la ville suive compte-tenu des activités et de la promiscuité sur certains axes centraux comme le boulevard de Strasbourg.

Il y a 15 ans, la mort de Jean-Claude Irvoas sauvagement assassiné par des jeunes juste avant les émeutes de 2005

 

Pour beaucoup, octobre 2005 signifie le début des émeutes 2005 qui ont changé à jamais la France, avec la mort accidentelle de deux jeunes à Clichy-sous-Bois. Cependant, le 27 octobre 2005, un consultant d’une cinquantaine d’années, Jean-Claude Irvoas, avait été sauvagement assassiné par des jeunes à Epinay-sur-Seine.

Quel était sont tort ? Il avait pris des photos de lampadaires dans une cité dite sensible pour sa propre société, spécialisée dans l’éclairage urbain et qui lui avait demandé quelques clichés à des fins marketing. Alors qu’il était avec sa femme et sa fille, adolescente au moment des faits, il a été tiré derrière les buissons puis passé à tabac par 3 individus, d’on l’un lui a asséné un coup mortel.

Outre cet acte barbare sans nom, comment oser frapper un père de famille devant son enfant ? Ce qui est troublant, c’est que la cité grouillait de passants mais aucun n’est venu en aide à la victime, préférant filer droit en toute indifférence.

Avec les émeutes qui sont arrivées juste après, la mort de Jean-Claude Irvoas est tombée dans les oubliettes. Pourtant, cet acte montre que certains quartiers semblent échapper au pouvoir régalien, avec des dealers qui font la pluie et le beau temps. Car en effet, là où Jean-Claude Irvoas a été tué, c’est bel et bien un point de deal. Les dealers pensaient que les photos prises par M. Irvoas signifiaient un repérage de la police.

A Aulnay-sous-Bois également, certains quartiers sont des points de deal et il y a quelques années, un ancien employé de la Mairie nous avait confié avoir eu très peur lorsqu’il avait pris des photos au Gros Saule, en fin de matinée, et tout de suite pris à partie par des jeunes qui lui ont demandé de partir. Un acte consigné mais laissé sans suite.

Il est dommage que sur les réseaux sociaux, aucune mention n’est faite sur le cas Jean-Claude Irvoas. Le groupe communautaire Facebook #SLAPC a bien rappelé la tragédie de Zyed et Bouna, mais pas de Jean-Claude Irvoas. Dommage…

Dali Misha Touré propose une cagnotte pour les sinistrés de l’horrible incendie Edgar Degas à Aulnay-sous-Bois

AsSalamou Aleykoum !

La semaine dernière, il y a un eu un incendie chez ma sœur et AlHamdoulilah elle va bien mais malheureusement elle a tout perdu matériellement. On sait à quel point ce n’est pas évident et que même au niveau des assurances, tout n’est pas pris en charge donc c’est difficile surtout quand on a des enfants.

J’ai créé cette cagnotte pour toute personne qui aimerait participer en faisant un don. Que Dieu lui facilite cette épreuve et vous récompense.

Source : Dali Misha Touré

Pour faire un don, cliquer ici.

15 anniversaire de la mort de Zyed et Bouna, pas de justice pas de paix ?

#SLAPC

Il y a 15 ans, une poursuite entre la police et des jeunes à Clichy-sous-Bois s’était conclue à l’électrocution mortelle de Zyed et Bouna dans un transformateur EDF. Ce tragique accident avait provoqué des émeutes dans tout le pays, la ville d’Aulnay-sous-Bois ayant été durement touchée avec le concessionnaire Renault du carrefour de l’Europe détruit.

Plusieurs groupes ont tenu à honorer la mémoire des deux jeunes tués dans le transformateur. Et sans surprise, le groupe communautaire #SLAPC sur Facebook a tenu à honorer la mémoire de Zyed et Bouna via une image de ces derniers.

Ce qui peut poser interrogation par contre, c’est le slogan « Pas de justice, pas de paix ! ». Outre la connotation guerrière qui interroge, on ne peut s’empêcher de faire le rapprochement avec le slogan utilisé aux Etats-Unis « No Justice No Peace ». Ce slogan est utilisé notamment chez les Afro-Américains contre la violence subie par la police, principalement les « policiers blancs ». Ce slogan est utilisé aujourd’hui par les anti-racistes contre de supposées violences des forces policières pour des raisons ethniques ou raciales.

L’administrateur de ce groupe ne peut pas ne pas savoir que chaque slogan a son importance. A l’heure où l’actualité nous pousse à l’apaisement et au recul, ce type de message pourrait au contraire ranimer les tensions. A ce jour, les forces de polices impliquées dans la course-poursuite des jeunes à Clichy-sous-Bois n’ont, à notre connaissance, pas été condamnées pour racisme. Les policiers ont été relaxés.