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Force Ouvrière Communaux d’Aulnay-sous-Bois exige un droit de retrait pendant le déconfinement
Suite aux annonces gouvernementales annonçant le début du dé-confinement le 11 mai 2020, FORCE OUVRIÈRE estime que les moyens de protections fournis aux employés de la ville ne sont pas suffisants pour garantir la sécurité sanitaire des agents.
En effet, les agents qui travaillent durant la période de confinement ne disposent pas d’assez de masques de protection. Au service Voirie un seul masque serait fourni par agent et par jour, alors que ces derniers ne sont efficaces que 4 heures !
Même problème dans la Restauration, mais de surcroît ces masques ne pincent pas le nez et sont donc inefficaces contre la contamination
Que va-t-il se passer lorsqu’une majorité du personnel va reprendre son poste ?
Nous appelons tous les agents de la ville qui estiment que les conditions de sécurité ne sont pas réunie pour effectuer leurs missions et qu’ils courent un danger imminent pour leur santé ou leurs vie, de faire jouer leur droit de retrait, de cesser le travail et de rentrer à leurs domiciles, conformément à l’article L4131-1qui dit ceci :
« Le travailleur alerte immédiatement l’employeur de toute situation de travail dont il a un motif raisonnable de penser qu’elle présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé ainsi que de toute défectuosité qu’il constate dans les systèmes de protection.
Il peut se retirer d’une telle situation.
L’employeur ne peut demander au travailleur qui a fait usage de son droit de retrait de reprendre son activité dans une situation de travail où persiste un danger grave et imminent résultant notamment d’une défectuosité du système de protection. »
Nous précisons que si des pressions étaient faites à l’encontre d’agents faisant valoir ce droit, nous nous réserverions le droit de faire appel à la justice.
De même, nous n’hésiterions pas à nous porter partie civile, si des agents tombaient malades ou décédaient du COVID, faute de moyens de protection fournis par la ville.
Source : Force Ouvrière Communaux d’Aulnay-sous-Bois
La CFTC communaux d’Aulnay-sous-Bois demande au Maire de ne pas appliquer l’ordonnance 2020-430
L’ordonnance 2020-430 a été prise le 15 avril 2020 pour la prise de jours de réduction du temps de travail ou de congés dans la fonction publique et dans les collectivités territoriale.
La CFTC à Aulnay-sous-Bois ne souhaite pas appliquer cette ordonnance et l’explique dans son communiqué disponible ci-contre.
Mohamed Ayyadi répond aux critiques et aux attaques envers l’association Citoyen de Demain
Après mûre réflexion, il ne m’est pas permis de rester silencieux lorsque la noblesse d’une action est remise en cause de manière artificieuse par les propos outrageux sur le blog Aulnay libre.
Sur le fond, mon engagement politique m’expose de fait à des critiques par des adversaires dont certains peuvent faire preuve de malhonnêteté intellectuelle.
Mais que l’on prenne pour cible une association et l’intégrité de son président qui œuvrent avec leurs modestes moyens m’est insupportable.
Les qualités humaines et professionnelles de Monsieur REZZAKI ne sont plus à démontrer.
Enseignant, Docteur en Chimie, récipiendaire des palmes académiques en reconnaissance de son engagement au service de l’Éducation Nationale, il est investi dans la vie associative de notre ville depuis de nombreuses années.
Monsieur REZZAKI a toujours oeuvré pour le vivre ensemble. Il en a fait un leitmotiv qu’il transmet à la jeunesse Aulnaysienne. Ses actions sont nombreuses : lutte contre l’échec scolaire, ateliers éducatifs et culturels, égalité fille-garçon, devoir de mémoire des génocides, actions de solidarités…etc.
Depuis le début de la crise sanitaire, l’association « Citoyen de Demain » qu’il préside (et dont je ne suis ni membre ni adhérent) mène, avec ses modestes moyens, des actions en direction des personnes en grande difficultés, des personnels hospitaliers et personnels de secours en distribuant régulièrement des repas.
Pour ma part, j’y vois une formidable expression de solidarité et de cohésion sociale là où les esprits chagrins n’y voient que démagogie et trivialité.
Il y a un principe bien connu en science : le point de vue du sujet détermine sa vision de l’objet. Il est alors aisé d’identifier le point de vue de l’auteur de ces inepties. Ce dernier serait d’ailleurs bien inspiré de quitter son clavier et son pupitre de donneur de leçon pour contribuer par des actions concrètes à la solidarité nationale et locale qui s’organise tant bien que mal et très souvent à l’initiative d’associations aux modestes moyens. Soutenir les démarches citoyennes plutôt que critiquer : la municipalité ne pourrait-elle pas ouvrir les portes de sa cuisine centrale pour permettre la préparation de ces repas en cette période de fermeture des écoles ?
Cette crise sanitaire sans précédent et ses milliers de morts devrait nous guider vers plus de sagesse, d’humilité et de compassion. Pourtant, en cette triste période de confinement on ne peut que regretter que certains continuent à s’agiter dans leur bocal sur le ton de l’ironie et du mépris.
A croire que cette situation les laisse de marbre. Leur reste-t-il encore une once d’humanité ? Nous serions en droit d’en douter.
Je m’adresse solennellement à l’administrateur du blog « Aulnay Libre », pour le retrait de cette publication calomnieuse et contenant des contrevérités qui traînent dans la boue la dignité d’une association et de son président. De plus, l’auteur de cette publication sortirait grandi en présentant ses excuses au président de cette association.
Pour ma part, je continuerai à répondre présent à toute sollicitation visant à apporter ma modeste contribution en cette période de crise au service de l’intérêt général. Le fait d’être élu ne nous exonère pas d’être un citoyen à part entière et investi.
Je tiens à remercier et à saluer toutes les associations qui oeuvre dans l’ombre et tous les bénévoles qui font vivre cette formidable solidarité.
Je n’oublie pas les personnels de santé et de secours dont l’investissement est exemplaire et nous démontre la dimension régalienne de ces services.
A tous, je veux leur dire mon admiration et les assurer de mon soutien plein et entier.
Mohamed AYYADI
Conseiller Départemental
Force Ouvrière communaux d’Aulnay-sous-Bois dit non à l’ouverture des classes le 11 mai !
Une fois de plus, les décisions gouvernementales sont incompréhensibles !
Comment est-il possible d’annoncer l’ouverture le 11 mai des écoles maternelles et élémentaires mais aussi des crèches, sur tout le territoire ?
Les collégiens eux, ne reprendraient le chemin de l’école que le 18 mai suivant une cartographie départementale sous conditions d’évolution favorable de l’épidémie.
En résumé, l’intervention du Premier Ministre, dit ceci : « Nous renvoyons la patate chaude aux collectivités et à la responsabilité des parents ! »
Le département de Seine Saint Denis est un des départements français les plus touchés par la pandémie COVID-19.
En Seine Saint Denis, les Maires des villes Bobigny, Drancy, Saint-Ouen ; Noisy-le-Sec, Le Bourget, Livry-Gargan, Coubron et Le Raincy ont pris leurs responsabilités en refusant l’ouverture des écoles et des crèches. De nombreux Maires ont fait de même sur l’ensemble du territoire Français.
Nous demandons qu’une décision similaire soit prise à Aulnay-sous-Bois.
Force Ouvrière dit NON à l’ouverture des écoles maternelles, élémentaires et des crèches le 11 mai prochain ! Toutes les garanties sanitaires ne sont pas réunies.
Nous n’hésiterons pas à appeler les agents à faire usage de leur droit de retrait le cas échéant et s’il le faut à appeler les personnels à la grève !
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de notre haute considération.
Source : Force Ouvrière syndicat de communaux d’Aulnay-sous-Bois
Nouvelle cabale contre l’ancien commissaire d’Aulnay-sous-Bois Vincent Lafon
Dans la nuit de samedi à dimanche à l’Île-Saint-Denis, une personne qui vraisemblablement venait de commettre un vol sur un chantier a été appréhendé par une patrouille de police, alors qu’il tentait de fuir en plongeant dans la Seine. Dans une vidéo, on entend des policiers rire et proférer des propos racistes après avoir arrêté l’individu.
Suite à la diffusion de cette vidéo, deux policiers ont été suspendus le temps que l’enquête fasse le nécessaire. Et cette nouvelle affaire cause de nouveau des tracas à l’ancien commissaire d’Aulnay-sous-Bois, Vincent Lafon, qui est aujourd’hui commissaire à Asnières-sur-Seine et chef de district dans le département des Hauts-de-Seine.
Un commissaire de terrain, proche de ses hommes mais conspué par ses détracteurs
Que ce soit pendant le mouvement des gilets jaunes ou pendant le confinement, des « bavures » policières ont été commises, avec des personnes frappées parfois sans raison, des personnes âgées plaquées au sol et des jeunes interpellés manière « Inspecteur Harry ». Pourtant, jamais les commissaires responsables des hommes ayant commis ces actes n’ont été inquiétés. Pourtant, certains médias comme Le Parisien tirent à boulets rouges sur le commissaire Lafon, qui n’était pas présent au moment des faits (il se trouvait sur l’autre rive de la Seine, sur le terrain, pour accompagner ses hommes).
Nous avions rencontré M. Lafon qui nous avait accordé une interview au sein du commissariat d’Aulnay-sous-Bois, interview que vous pouvez (re)découvrir ci-dessous :
M. Lafon nous avait expliqué son métier, les difficultés du terrain, ses missions d’investigation, sa prévention auprès des habitants, les difficultés logistiques, les tensions dans les quartier, le manque de respect pour les forces de l’ordre… Une chose est sûre, Vincent Lafon, malgré son grade, est un homme de terrain. Cependant, il s’est retrouvé dans la tourmente suite à une interpellation brutale d’un automobiliste il y a près de 10 ans. Il fut de nouveau dans la tourmente avec l’affaire Théo (une vidéo prise d’une caméra de vidéo surveillance montrait que Théo Luhaka s’était rebellé lors de l’interpellation. Vincent Lafon n’était pas présent au moment des faits). Puis c’est maintenant au tour de cette nouvelle interpellation, à l’Île-Saint-Denis, où Vincent Lafon se retrouve de nouveau sous les feux des projecteurs, alors qu’il n’était pas présent sur la vidéo.
Une personnalité qui cristallise les émotions
Bien entendu, Vincent Lafon n’est certainement pas exempt de défauts. Sa méthodologie principalement axée sur le terrain et l’action, son franc parler qui ne plait pas aux personnalités politiques et son tempérament qui gêne ses supérieurs lui donnent cette « popularité ». On pourrait lui reprocher sa personnalité et sa volonté d’agir, là où d’autres commissaires ne souhaitent prendre aucun risque pour ne pas altérer leur carrière.
Exercer dans les forces de l’ordre dans les quartiers parfois difficiles où les forces de l’ordre sont mal perçues n’est pas un long fleuve tranquille. D’autant plus que les moyens mis à disposition aux policiers ne répondent pas aux besoins du terrain, comme l’en atteste la vidéo de la visite guidée du commissariat d’Aulnay-sous-Bois par ce même commissaire Lafon :
En attendant, nous ne jetterons pas la pierre à M. Lafon, et nous laisserons les enquêteurs faire leur travail avant de critique. S’il est véritablement lié à cette affaire, laissons la justice rendre le verdict. En attendant, est-ce vraiment le moment de jeter un commissaire en pâturé compte-tenu des relations tendues entre la police et les jeunes de certains quartiers ?
Le décrochage scolaire est exacerbé par le virtuel à Aulnay-sous-Bois
Depuis l’annonce le 12 mars de la fermeture des établissements scolaires, Jean-Michel Blanquer n’a eu de cesse d’expliquer que l’Éducation nationale était prête pour assurer une continuité pédagogique fixée comme une priorité. Adrien, professeur dans un collège d’Aulnay-sous-Bois, témoigne d’une réalité bien éloignée des rêves d’éducation dématérialisée du ministre.
Peux-tu nous raconter comment s’est déroulé l’arrêt des cours pour toi et tes élèves ?
Très soudain. Une rupture dans le temps et l’espace. Entre le soir de l’annonce officielle et le début du confinement on passe d’habitudes rythmées et d’espaces familiers à un repli sur soi et le domestique. Donc nous avons eu un moment de perte de repères : un mélange d’angoisse, je suppose collective et un besoin de réponses quant à cette nouvelle adaptation. Nous avons fait des cauchemars pendant quelques jours avec des insomnies.
Source et article complet : Rapportsdeforce.fr
Covid-19, l’humanité ébranlée et la société effondrée par un petit-machin
Aujourd’hui, devant la situation dramatique que nous vivons, il me semblait difficile de ne pas partager une telle réflexion qui devrait nous faire réfléchir sur des jours meilleurs, un jour… ?
Christian PICQ
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Moustapha Dahleb, la plus belle plume tchadienne, a écrit :
« Un petit machin microscopique appelé coronavirus bouleverse la planète. Quelque chose d’invisible est venu pour faire sa loi. Il remet tout en question et chamboule l’ordre établi. Tout se remet en place, autrement, différemment.
Ce que les grandes puissances occidentales n’ont pu obtenir en Syrie, en Lybie, au Yemen, …ce petit machin l’a obtenu (cessez-le-feu, trêve…).
Ce que les opposants politiques n’ont pu obtenir, ce petit machin l’a obtenu (report des échéances électorales…).
Ce que les entreprises n’ont pu obtenir, ce petit machin l’a obtenu (remise d’impôts, exonérations, crédits à taux zéro, fonds d’investissement, baisse des cours des matières premières stratégiques…).
Ce que les gilets jaunes et les syndicats n’ont pu obtenir, ce petit machin l’a obtenu (baisse de prix à la pompe, protection sociale renforcée…).
Soudain, on observe dans le monde occidental que le carburant a baissé, que la pollution a baissé, que les gens ont commencé à avoir du temps, tellement de temps qu’ils ne savent même pas quoi en faire. Les parents apprennent à connaître leurs enfants, les enfants apprennent à rester en famille, le travail n’est plus une priorité, les voyages et les loisirs ne sont plus la norme d’une vie réussie.
Soudain, en silence, nous nous retournons en nous-mêmes et comprenons la valeur des mots solidarité et vulnérabilité.
Soudain, nous réalisons que nous sommes tous embarqués dans le même bateau, riches et pauvres. Nous réalisons que nous avions dévalisé ensemble les étagères des magasins et constatons ensemble que les hôpitaux sont pleins et que l’argent n’a aucune importance. Que nous avons tous la même identité humaine face au coronavirus.
Nous réalisons que dans les garages, les voitures haut de gamme sont arrêtées juste parce que personne ne peut sortir.
Quelques jours seulement ont suffi à l’univers pour établir l’égalité sociale qui était impossible à imaginer.
La peur a envahi tout le monde. Elle a changé de camp. Elle a quitté les pauvres pour aller habiter les riches et les puissants. Elle leur a rappelé leur humanité et leur a révélé leur humanisme.
Puisse cela servir à réaliser la vulnérabilité des êtres humains qui cherchent à aller habiter sur la planète mars et qui se croient forts pour cloner des êtres humains pour espérer vivre éternellement.
Puisse cela servir à réaliser la limite de l’intelligence humaine face à la force du ciel.
Il a suffi de quelques jours pour que la certitude devienne incertitude, que la force devienne faiblesse, que le pouvoir devienne solidarité et concertation.
Il a suffi de quelques jours pour que l’humanité prenne conscience qu’elle n’est que souffle et poussière.
Qui sommes-nous ? Que valons-nous ? Que pouvons-nous face à ce coronavirus ?
Rendons-nous à l’évidence en attendant la providence.
Interrogeons notre « humanité » dans cette « mondialité » à l’épreuve du coronavirus.
Restons chez nous et méditons sur cette pandémie.
Aimons-nous vivants !
Bonne lecture et prenez soin de vous. »



