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Une partie des migrants d’un camp de fortune du 18ème arrondissement de Paris évacuée vers Aulnay-sous-Bois
Environ 400 personnes d’un camp de migrant du 18ème arrondissement de Paris ont été évacuées pour des raisons sanitaires. Une partie de ces migrants a été transférée à Aulnay-sous-Bois, dans un centre d’hébergement. D’autres villes de la région ont également été sollicitées pour venir en aide à ces personnes en détresse.
Des cas de gale ont été signalés. Ces migrants sont majoritairement originaire d’Afrique Subsaharienne, dont une partie du Soudan. Ce camp situé boulevard de la Chapelle sera bientôt démantelé afin de laisser place à un chantier pour consolider les structures du Métro passant juste à côté.
Article complet sur cette histoire accessible ici.
Vidéo : interview d’Amy Traoré, Miss Afro-Ethnic 2015
Présente lors de la journée de Gala organisée par l’association ASSL en faveur d’un projet éducatif au Mali, Amy Traoré, Miss Afro-Ethnic 2015, a été interviewée par l’association Aulnaycap pour en savoir un peu plus sur son cursus si particulier.
Instruite et ayant réussi au niveau professionnel, Amy Traoré ne s’est intéressée à ce concours pour élire une Miss d’origine Afro-Caribéenne que par hasard au détour d’une discussion sur son lieu de travail.
Élue parmi 39 représentantes de 3 grandes régions (Afrique de l’Ouest, Afrique Centrale et Antilles-Caraïbes), Amy Traoré a depuis considérablement changé son emploi du temps, avec de nombreux déplacements le week-end pour répondre à des invitations d’associations diverses et variées. Bien que reconnue, Miss Afro-Ethnic n’a toujours pas eu l’occasion de rencontrer Miss-France, mais ce ne saurait tarder, selon elle.
Pour découvrir l’interview en vidéo, cliquer sur l’image ci-contre.
Près de 80 000 migrants clandestins ont traversé la Méditerranée depuis le début de l’année
La situation ne cesse de s’empirer à la porte Sud de l’Europe : on estime à 80 000 personnes le nombre de réfugiés secourues par les autorités Européennes depuis le 1er janvier 2015. Au total, plus de 40 000 personnes ont traversé la Méditerranée pour rejoindre les côtes Italiennes et pratiquement autant pour atteindre la frontière Grecque par voie maritime (en provenance de la Turquie).
D’où viennent les réfugiés ?
Hommes, femmes, enfants et même nourrissons embarquent généralement de Libye et de Turquie pour rejoindre l’Eldorado Européen. Attirées par les aides sociales et le rêve d’une vie meilleure, ces personnes n’hésitent pas à payer des « passeurs » peu scrupuleux (à hauteur parfois de plusieurs milliers d’euros par tête) et à risquer leur vie pour atteindre le vieux continent.
Depuis la chute de Khadafi renversé par des milices islamistes, notamment grâce à l’appui de la France et de la Grande-Bretagne, la Libye est en proie au chaos et à l’insécurité. Des centaines de milliers de personnes (en provenance généralement de l’Afrique Subsaharienne) qui vivaient notamment de l’industrie pétrolière et des métiers parfois ingrats sont aujourd’hui contraints de quitter le pays par tous les moyens. L’Etat Islamique contrôle déjà plusieurs villes et les Islamistes de Fjar Libya contrôlent également la quasi-totalité Ouest du pays.
Les réfugies proviennent ici majoritairement de l’Afrique de l’Ouest (Mali, Sénégal, Côte d’Ivoire) et d’Afrique de l’Est (Érythrée, Somalie).
Ceux qui essayent d’atteindre la Grèce viennent généralement de Syrie, pays en proie à la guerre civile depuis 2011 entre une dictature laïque et des milices islamistes (Al Qaïda et Etat Islamique).
Où iront-ils ?
Plusieurs pays sont généralement ciblés par ces personnes : la Grande-Bretagne (généralement des Syriens, des Somaliens et Érythréens), la France (Afrique de l’Ouest), l’Allemagne (Syriens, Kurdes) et les pays Scandinaves (Somaliens).
L’Union Européenne tente de convaincre ses membres d’appliquer des quotas pour secourir ces personnes en détresse. Mais certains pays sont réticents, comme la France.
Un marché lucratif
Les passeurs qui gagnent le Jackpot à chaque traversée appartiennent généralement à des milieux mafieux ou islamistes, permettant ainsi de financer leur organisation. A l’heure où l’Europe tente simplement de réparer les effets, certains oublient d’essayer de comprendre d’où viennent les causes : guerre civile (Syrie, Libye, entretenues par des forces extérieures), pauvreté, démographie galopante…
Alors que la paix et une certaine prospérité règnent sur le Vieux-Continent, la misère et la guerre sévissent à deux pas de ses frontières. Nous y reviendrons ultérieurement.
Des élèves du lycée Jean Zay d’Aulnay-sous-Bois ont pu rencontrer François Hollande au Panthéon
Plusieurs élèves du lycée Jean Zay sont allés accompagner la dépouille du résistant du même nom au Panthéon. Ces lycéens ont eu la chance de rencontrer le président de la république François Hollande en personne. Ce fut un moment « magique », comme l’ont qualifié plusieurs de ces adolescents certainement émerveillé par ce moment unique dans leur vie. Pour le reste, nous vous invitons à lire le Parisien pour découvrir le reste de cette histoire pas comme les autres.
Prélèvement à la source et la lutte contre l’immobilisme
L’actuel mandat de François Hollande ne brille pas vraiment par ses performances : l’éco-taxe annulée, augmentation des impôts, chômage en hausse… Alors qu’il ne reste que moins de 2 ans à François Hollande pour convaincre, une réforme que l’on attendait plus refait surface : le prélèvement à la source des impôts sur le revenu.
La France en retard sur les autres pays européens ?
Le système de prélèvement à la source est très utilisé dans la plupart des pays de l’Union Européenne : l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Espagne ont déjà appliqué ce type de prélèvement depuis bien longtemps. La Belgique a mis en place le prélèvement à la source en 1962. En France, la réforme avait déjà été évoquée sous la présidence de Jacques Chirac puis sous celle de Nicolas Sarkozy. Cependant, aucun gouvernement n’avait voulu passer de la parole à l’acte.
A noter que chez nos voisins, la Suisse n’a toujours pas basculé, pour des raisons plus ou moins variées.
Les apôtres de l’immobilisme et de l’exception française aux aguets
Le prélèvement à la source n’a pas que des amis. Plusieurs analystes et expert de l’administration estiment que cette réforme ne ferait pas gagner de l’argent à l’état, même si le nombre de foyers déclarés (entreprises) serait bien moindre. D’autres estiment que le quotient conjugale rend difficile le prélèvement à la source, à moins que l’employeur ne sache ce que gagne son conjoint.
Il y a enfin ceux qui ont peur que l’entreprise n’utilise les données pour mieux « fliquer » les employés, en sachant par exemple quels sont les autres sources de revenus (mobiliers notamment).
Ces analystes préfèrent rester dans le système actuel, même si la plupart de nos voisins ont décidé de franchir le pas il y a bien longtemps, sans remettre ceci en cause. La France, le seul pays qui aurait raison ?
Les avantages du prélèvement à la source
Plusieurs avantages sont décelables, à savoir :
- Simplification et lisibilité
Plus de réflexion sur ce qu’il faut déclarer, et sans décalage d’une année. Ce serait l’employeur qui, au fil de l’eau, calculerait l’impôt directement déduit du salaire. Ce progrès considérable permettrait aux employés de ne payer vraiment en proportion de ce qu’ils gagnent. Plus de stress de fin d’année ni de nécessité à demander une modulation des impôts (qui peut être sanctionnée financièrement si on se trompe) en cas de baisse de revenu.
- Des économies dans l’administration
Alors que l’administration doit récolter aujourd’hui plus de 30 millions de sources d’information issues des foyers fiscaux, cette réforme permettrait de réduire ce nombre à 3 millions (les entreprises ou autres organismes). Le coût de l’administration serait ainsi réduit (on estime à plus de 1,5 milliard le coût de l’administration de cet impôt). A l’heure où on essaye de réduire le train de vie de l’état et de faire des économies, cette réforme apparait comme une aubaine.
- Réduction des niches fiscales
Rationalisation de l’impôt et suppression de certaines niches qui sont autant de manque à gagner pour l’Etat.
- Gestion plus simple pour les personnes imposables
Plus d’épargne de sécurité pour payer ses impôts supplémentaires en novembre ou décembre. Moins d’épargne pourrait signifier plus de consommation ou une consommation plus lissée sur l’année.
D’autres avantages sont également perceptibles. Mais le gouvernement Valls ira t-il jusqu’au bout ou est-ce un énième effet d’annonce ? La réponse dans quelques mois.
L’Irlande dit Yes au mariage homosexuel !
C’est une grosse surprise, ou pas ? L’Irlande, l’un des pays les plus catholique de l’Union Européenne, vient de légaliser le mariage homosexuel par voie référendaire : Plus de 60% des Irlandais se sont ainsi prononcés en faveur de la légalisation du mariage pour des personnes du même sexe.
Un pied-de-nez pour les détracteurs et surtout, une grosse claque pour la classe politique européenne hostile à ce genre de mariage.
En France, le mariage pour tous avait suscité une vive émotion dans la classe politique, notamment à Droite. Bruno Beschizza, Maire d’Aulnay-sous-Bois, s’était montré très hostile à cette nouvelle loi qui défrayait l’image même de la famille traditionnelle. L’Irlande a montré à la France que ce d »bat aurait pu se traduire par un référendum : si le Non l’avait emporté, cette loi n’aurait jamais abouti. Si le Oui l’avait emporté, il n’y aurait certainement pas eu autant de manifestations…
Centrafrique : silence, on tue et on viole !
La Centrafrique, ce pays pauvre de l’Afrique Centrale, coincé entre le Soudan, le Tchad, le Cameroun, le Congo et l’Ouganda, avait défrayé la chronique fin 2012 lorsque cette nation instable était au bord d’une guerre civile généralisée. Chasse gardée de la Françafrique, le pays avait connu déjà plusieurs tragédies et coups d’état. Riche en pétrole et en uranium (qui était exploité à l’époque principalement par Areva), la Centrafrique n’a jamais pu jouer un rôle très important sur la scène internationale du fait de son enclavement et de son instabilité.
Opération Sangaris : un succès ?
Début 2012, une coalition de groupes armés, venus du Nord du pays et essentiellement composés de musulmans Centrafricains, Soudanais et Tchadiens, ont pris le pouvoir en chassant le despote François Bozizé. Michel Djotodia, premier président musulman du pays et président du parti de les Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR). Les musulmans représentent alors entre 10 et 15% du pays (majoritaire au Nord-Est du pays). Ce rassemblement de groupes armés, appelé Seleka, impose alors une véritable terreur sur l’ensemble du pays. Les chrétiens sont les premières victimes : viols, meurtres, enlèvements… Les églises sont pillées, les champs dévastés, l’économie à l’arrêt. La Seleka impose un véritable hold-up sur les exploitations minières (or notamment), enrichissant au passage les seigneurs de guerre. La minorité musulmane elle est épargnée. Les Peuls, éleveurs musulmans, n’hésitent plus à faire paitre leurs troupeaux sur les champs des agriculteurs. Si ces derniers osent manifester, ils sont tués.
Face à ces exactions, des groupes d’auto-défense appelés Anti-Balaka se forment. Contrôlés en parti par l’ancien président Bozizé, ceux-ci s’en prennent non seulement aux Séléka, mais également aux communautés musulmanes. Le pays s’enfonce alors dans une spirale de violence interminable. En décembre 2012, les anti-balaka contrôlent une partie Ouest du pays.
La France décide alors d’intervenir le 5 décembre 2012, officiellement pour mettre fin à ces violences. L’opération Sangaris, très médiatisée, permet de chasser Michel Djotodia et de mettre un gouvernement de transition, sans réel pouvoir ou autorité sur le pays. Les groupes armés (Séléka, Anti-Balaka, Peuls) continuent à contrôler de vastes pans de territoire, sans être inquiétés. Même dans la capitale Bangui, les anciens tortionnaires Séléka continuent de contrôler des bases et à terroriser les populations avoisinantes. L’ONU y déploie une force de maintien de la paix, la Minusca, sans réel efficacité. Certaines unités sont même accusées de complaisance à l’égard des Séléka.
Chaque jour : tueries, viols et enlèvement en toute impunité
Si l’affaire des viols des soldats français de la force Sangaris sur des enfants a fait grand bruit, un peu partout dans le pays, les populations vivent toujours dans la peur. Des groupes armés commettent toujours impunément leurs méfaits. Les Séléka et les Peuls terrorisent les agriculteurs et ce, sans faire réagir la Minusca, pourtant présente sur les lieux. Ainsi, à Kaga Bangoro, une ville du Centre-Nord du pays, des individus armés ont tué 8 personnes, dont un bébé de 10 mois. Ils sont allés de village en village sans être inquiétés. Aucune poursuite n’a été effectuée. Les Anti-Balaka quant à eux s’adonnent à du racket et enlève des musulmanes pour les transformer en esclaves sexuelles.
L’armée Centrafricaine n’existe plus que sur le papier, la gendarmerie ne dispose plus que de moyens très limités. Les forces internationales occupent la Centrafrique mais ne semble pas prendre au sérieux la souffrance de la population Centrafricaine qui vit un véritable cauchemar depuis plus de 3 ans : de nombreux enfants ne peuvent toujours pas aller à l’école, car des bandes armées empêchent les instituteurs d’accéder aux établissements.
Silence, on tue donc. Ce pays très lointain ne semble pas vraiment émouvoir les autorités des pouvoirs occidentaux. L’impunité perdurera encore des mois, voire des années, avant que la population Centrafricaine ne puisse bénéficier d’une vie à peu près normale…
La ville antique de Palmyre aux mains des Djihadistes de l’Etat Islamique
L’information importante de la journée ne vient pas hélas de la ville d’Aulnay-sous-Bois mais à quelques milliers e kilomètres plus à l’Ouest, dans le désert Syrien : après plusieurs jours de combats, l’Etat Islamique (Daesh) vient de s’emparer de la ville de Palmyre (Tadmur en arabe), où se trouvent les vestiges d’une ville antique, où repose la reine rebelle Zenobie. Ce morceau d’histoire de l’humanité risque de devenir un lointain souvenir, si les islamistes procèdent de la même façon que dans le Nord de l’Irak, où ils sont également implantés.
Avancée inexorable de l’Etat Islamique
Que ce soit en Irak ou en Syrie, l’Etat Islamique semble être passé à l’offensive partout : chute de Ramadi (Irak, province sunnite d’Al-Anbar), prise de Palmyre… Ces combattants issus des quatre coins du monde ont montré qu’ils étaient plus qu’une simple organisation terroriste, mais un état capable de renverser des armées équipées par les occidentaux (Irak).
Soutenus par une partie de la population Sunnite, ces islamistes sont la bête noire des musulmans Chiites (majoritaire en Irak) et des Chrétiens. Les exécutions y sont courantes et pour ces populations, c’est souvent soit la valise, soit le cercueil (enfin, pas toujours, c’est parfois la fosse commune).
Contrairement aux Islamistes de l’Ouest et du Sud Syrien, affiliés pour la plupart à Al-Qaïda et soutenus par les états du Golfe Persique et la Turquie, les Islamistes de Daesh ne disposent pas d’armement sophistiqué : pas de de missile anti-char TOW, pas de missiles anti-aérien… Leur principale force : leur nombre. Ces islamistes recrutent en masse en Asie Centrale, mais aussi dans certains pays européens. Quelques Africains se sont également retrouvés dans leurs rangs.
Comment recrutent-ils ? Ils persuadent les désœuvrés comme les intellectuels islamiques de rejoindre leur cause pour créer un état islamique comme celui d’antan, une sorte de Califat qui faisait à l’époque la guerre à l’empire Byzantin et qui avait battu le redoutable empire Sassanide (Perse), aujourd’hui représenté par l’Iran. En échange, les recrues reçoivent vivres, argents et même des femmes (dont certaines viennent faire leur Djihad).
D’où provient l’argent ? Du trafic de pétrole, d’œuvres d’art, mais aussi de fonds collectés d’individus et organisations acquis à leur cause.
Devenir des ruines de Palmyre ?
Terre d’Islam depuis le 7ème siècle après l’effondrement de l’empire Sassanide et le retrait de l’empire Byzantin, les ruines de Palmyre avaient survécu aux premières vagues d’invasion musulmanes. Mise à part quelques pillages, cet héritage de l’humanité avait été conservé. Les habitants de Tadmur vivaient d’ailleurs en partie grâce au tourisme et aux revenus générés. Si cet héritage avait été conservé par les premiers occupants musulmans (et loi d’être des pacifistes), alors pourquoi Daesh souhaiterait-il supprimer ce joyau du désert ?
Même si dans l’islam il est interdit de représenter l’homme ou de vénérer autre chose que Dieu (enfin, pour le Sunnisme), les statues de Palmyre ont été soigneusement épargnées par les différents Califes qui se sont succédés. On peut ainsi espérer que ces combattants, tout du moins leurs dirigeants, épargne ce trésor du désert. Les prochains jours seront déterminants.
Suite affaire Baby Loup : Une loi qui assure la liberté de conscience pour la petite enfance
L’Assemblée nationale vient d’adopter en première lecture et à l’unanimité, une proposition de loi stipulant que les établissements et services accueillant des enfants de moins de six ans, peuvent apporter des restrictions à la liberté des salariés de manifester leur religion, sous les conditions prévues par le code du travail. Cette loi si elle est adoptée définitivement, reviendrait à consolider le dernier arrêt de la Cour de cassation sur Baby Loup qui pouvait à tout moment être remis en cause.
Le Collectif laïque n’a cessé d’œuvrer depuis cinq ans pour que les établissements privés et associatifs soient libres de faire le choix éducatif de la neutralité religieuse en toute sécurité juridique. Il apprécie que soit enfin considéré en priorité l’intérêt des enfants et de leur développement à l’abri des prosélytismes de toute nature, conformément aux conventions internationales concernant les droits de l’enfant.
Il rend hommage à l’équipe de Baby Loup et à sa directrice, Natalia Baleato, dont l’engagement laïque a été sans faille tout au long des épreuves et des incertitudes juridiques passées.
Associations signataires : AEPL Ile de France, Association des Libres Penseurs de France (ADLPF), CAEDEL, Mouvement Europe et Laïcité, Comité Laïcité République (CLR), Conseil National des Associations Familiales Laïques (CNAFAL), EGALE, Egalité-Laïcité-Europe, Fédération Française « Le Droit Humain », Fédération générale des PEP, Fédération Nationale des Délégués Départementaux de l’Éducation Nationale, Grande Loge Féminine de France, Grande Loge Mixte de France, Grande Loge Mixte Universelle, Laïcité-Liberté, Le Chevalier de la Barre, Les Comités 1905, Libres MarianneS, Ligue du Droit International des Femmes (LDIF), Observatoire International de la laïcité, Regards de Femmes, Union des FAmilles Laïques (UFAL) Union Rationaliste
Source : Communiqué du Collectif laïque, dont l’UFAL fait partie
La relaxe des policiers poursuivis pour non-assistance à personne en danger après la mort de Zyed et Bouna à Clichy-sous-Bois
Il aura fallu environ 10 ans d’enquête et de rebondissements pour connaitre la décision de justice concernant les 2 policiers poursuivis pour « non-assistance à personne en danger », suite à l’électrocution mortelle de Zyed Benna et Bouna Traoré dans un transformateur à Clichy-sous-Bois.
Pour rappel, Sébastien Gaillemin, gardien de la paix affecté à la Police de Proximité à Clichy-sous-Bois, avait vu « deux silhouettes » enjamber un grillage délimitant le cimetière d’un petit bois. Ce petit bois menait à un transformateur EDF, dont l’accès est strictement interdit à toute personne non habilitée.
Le gardien de la paix Sébastien Gaillemin avertit alors ses collègues via la Radio en indiquant : « ‘ils rentrent sur le site EDF, je ne donne pas cher de leur peau ». Une stagiaire, Stéphanie Klein, note ainsi la phrase alors qu’elle se trouvait au standard de la Police.
La suite, on la connait : émeutes à Clichy-sous-Bois / Montfermeil, puis incident dans une mosquée de Clichy-sous-Bois qui provoqua la flambée de violence dans tout l’hexagone. Une personne y perdra la vie.
Suite au verdict, les familles ont décidé de faire appel. Quelques incidents ont été signalés à Bobigny. Le département de la Seine-Saint-Denis est sous tension et le dispositif de sécurité a été renforcé.
La justice a précisé que les gardiens de la paix ne pouvaient pas savoir ce qui allaient se produire. Les 3 enfants avaient fui la police, pour une raison indéterminée, alors que les forces de l’ordre souhaitaient procéder à un simple contrôle d’identité.


