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Archives du blog

Mise au point de la sénatrice d’Aulnay-sous-Bois Annie Delmont Koropoulis concernant l’interdiction du voile en sortie scolaire

Madame, Monsieur,

Depuis quelques jours, je suis victime de cyber-harcèlement de la part de certaines personnes qui remettent en cause un choix du groupe Les Républicains du Sénat concernant l’accompagnement des sorties scolaires. Je veux avant tout dire qu’il ne sera jamais question pour moi de céder à de quelconques menaces ou tentatives d’intimidation qui n’honorent ni leurs auteurs tranquillement assis derrière leur écran, ni ceux qui croient pouvoir tirer un bénéfice politique de leur instrumentalisation.

Je souhaite en toute transparence expliquer les choses. Il convient pour cela de rappeler le contexte de ce vote. Depuis maintenant quelques années, les directeurs d’écoles maternelles et élémentaires font face à un débat non-tranché concernant la nécessité d’appliquer ou non, le principe de neutralité du service public aux accompagnants des sorties scolaires. En effet, dans le silence de la loi et d’une jurisprudence fluctuante, ils sont parfois considérés comme des collaborateurs bénévoles du service public de l’enseignement scolaire et se voient donc soumis aux mêmes obligations que les agents publics.

Cependant, sur tout le territoire, cette règle est appliquée de manière différenciée. Certains directeurs imposent la neutralité aux accompagnants pendant que d’autres directeurs n’en font pas autant. Cette situation qui créé des inégalités entre les écoles ne saurait perdurer à mon sens. Il ne doit pas exister de sous-citoyen ou de sous-école. La loi et les règles qui s’appliquent doivent être les mêmes pour tout le monde.

Durant les débats parlementaires, le Ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel BLANQUER, a dit avoir recommandé aux responsables
d’établissement de ne pas autoriser les signes religieux ostensibles lors des sorties scolaires. Cependant, cette recommandation n’a aucune valeur légale et fait porter au corps enseignant une responsabilité qui n’est pas la sienne.

À titre personnel, je considère que la laïcité doit s’appliquer pour tout le monde à l’intérieur des établissements scolaires. Les sorties scolaires, par nature, ne se déroulent pas à l’intérieur de l’établissement.

Aussi, je ne vois pas pourquoi, tant qu’il n’y a aucun prosélytisme, des mères de famille portant par exemple un voile, ne pourraient accompagner les enfants.

En effet, quelle serait la justification d’une pareille interdiction ? Si c’est la vision d’un signe religieux ostentatoire, faudra-t-il demander aux enfants de changer de trottoir s’ils croisent une religieuse dans la rue ?

Le Groupe Les Républicains du Sénat a obligé le gouvernement à se positionner par le vote d’un amendement. Cet amendement n’a pas vocation à être appliqué tel quel, mais à obliger le gouvernement à en tirer une conséquence légale : soit les accompagnants sont autorisés à porter un signe religieux, et la loi doit l’indiquer, soit c’est interdit, et la loi doit l’indiquer.

J’ai bien sûr, comme c’est l’usage, suivi la consigne de vote de mon groupe même si ma conviction personnelle, basée sur l’expérience de terrain, est évidemment beaucoup plus nuancée. Telle est ma position que j’assume parfaitement car je la crois équilibrée et respectueuse de toutes et tous : enfants, parents d’élèves et membres de la communauté éducative.

Source : communiqué de la sénatrice Annie-Delmont Koropoulis

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François Asensi condamne le restaurant de Tremblay-en-France qui refuse de servir deux femmes voilées

cenacle_tremblayClimat délétère oblige, après le burkini, certains restaurateurs estiment que le voile islamique peut troubler l’ordre public et provoquer du désordre. Ainsi, deux femmes voilées ont été priées de quitter le restaurant « Le Cenacle » à Tremblay-en-France, et n’ont pas été servies.

Cela a provoqué une onde de choc sur les réseaux sociaux. Le Maire de Tremblay-en-France n’a pas tardé à réagir dans une lettre à découvrir en cliquant sur l’image ci-contre. Il évoque des poursuites et une conduite inadmissible.

Vous pouvez découvrir la vidéo qui montre l’expulsion des deux femmes voilées en cliquant ici.

Nadia Hamour écartée par le Maire d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza pour avoir critiqué le voile islamique ?

Nadia_HamourNadia Hamour avait été embauchée sous l’impulsion de Bruno Beschizza pour prendre la tête de la Direction de la Politique de la Ville, en Mars 2015. La secrétaire nationale du parti Les Républicains chargée de l’intégration devait également, selon nos informations, prendre la tête de la GUP (Gestion Urbaine de Proximité).

Madame Hamour est connue pour son expérience en tant qu’historienne et spécialiste des relations Europe-Méditerranée, c’est aussi une figure emblématique proche de l’ancien président Nicolas Sarkozy. Tout semblait bien se passer à Aulnay-sous-Bois pour Madame Hamour jusqu’au moment où celle-ci s’est mise à critiquer le voile islamique…

Le voile est porteur d’un message politique

Tel est le tweet qu’aurait envoyé la directrice de la politique de la ville lors d’un débat sur le voile sur France 24. Il est vrai que Madame Hamour n’était pas à sa première critique contre le voile, comme l’en atteste une interview du Point. Madame Hamour fustige la Burqa, signe d’une soumission des femmes et d’une pensée rétrograde, mais aussi le voile classique. Elle dit ainsi :

« Il faut expliquer sans relâche que le voile comme la burqa sont un symbole de l’oppression des femmes, une marque de la ségrégation des sexes, de la marginalisation de la femme et de l’appropriation du pouvoir par les hommes« 

Il n’en fallait pas plus pour provoquer l’ire des associations religieuses, en particulier l’UAM 93, qui demandèrent fermement au Maire Bruno Beschizza d’agir contre sa recrue. On peut lire ainsi sur le site Islaminfo :

« L’UAM 93 a rapidement contacté le maire, Bruno Beschizza, afin que Nadia Hamour prônant un discours islamophobe (sous couvert de laïcité), contraire “à l’apaisement et à l’unité nationale dans notre pays et notre ville” soit convoquée et recadrée. Une demande à laquelle le maire d’Aulnay sous Bois a répondu positivement indiquant qu’il était mécontent devant les allégations tenues par sa directrice de la politique de la ville.« 

Nadia Hamour virée par Bruno Beschizza sous l’impulsion de l’Union des Associations Musulmanes de la Seine-Saint-Denis ?

Convoquée en décembre, il semblerait que Madame Hamour a quitté le navire. Selon des informations internes à la Mairie, elle aurait quitté brusquement la GUP et la Politique de la Ville, et ce depuis au moins fin janvier. La rédaction a tenté de joindre Madame Hamour, en vain, pour confirmer la fin de son contrat. En tout état de cause, rien n’est forcément perdu pour Madame Hamour, dont certaines sources prétendent (sans en apporter la preuve) qu’elle aurait rejoint Paris Terre d’Envol, grâce à la présidence de Bruno Beschizza, qui ne serait pas rancunier.

Tout porte à croire que certaines associations à Aulnay semblent avoir pignon sur rue pour décider dans l’intérieur même des rouages de la vie politique Aulnaysienne. L’électorat Musulman devenant incontournable pour gagner une élection locale, Les Républicains semblent obligés de jouer la carte du Clientélisme, sous peine de se faire coiffer sur le poteau par les Socialistes, qui lorgnent également sur cet électorat. Une situation qui donne de la peine aux plus fervents défenseurs laïques mais qui répond à une certaine Real Politik. Les élections municipales 2020 sont dans tous les esprits. Avec un possible retour de Nicolas Sarkozy au pouvoir et un contexte national bien moins favorable pour la Droite, le moindre faux pas risque d’être fatal aux Républicains.

Suite affaire Baby Loup : Une loi qui assure la liberté de conscience pour la petite enfance

babyloupL’Assemblée nationale vient d’adopter en première lecture et à l’unanimité, une proposition de loi stipulant que les établissements et services accueillant des enfants de moins de six ans, peuvent apporter des restrictions à la liberté des salariés de manifester leur religion, sous les conditions prévues par le code du travail. Cette loi si elle est adoptée définitivement, reviendrait à consolider le dernier arrêt de la Cour de cassation sur Baby Loup qui pouvait à tout moment être remis en cause.

Le Collectif laïque n’a cessé d’œuvrer depuis cinq ans pour que les établissements privés et associatifs soient libres de faire le choix éducatif de la neutralité religieuse en toute sécurité juridique. Il apprécie que soit enfin considéré en priorité l’intérêt des enfants et de leur développement à l’abri des prosélytismes de toute nature, conformément aux conventions internationales concernant les droits de l’enfant.

Il rend hommage à l’équipe de Baby Loup et à sa directrice, Natalia Baleato, dont l’engagement laïque a été sans faille tout au long des épreuves et des incertitudes juridiques passées.

Associations signataires : AEPL Ile de France, Association des Libres Penseurs de France (ADLPF), CAEDEL, Mouvement Europe et Laïcité, Comité Laïcité République (CLR), Conseil National des Associations Familiales Laïques (CNAFAL), EGALE, Egalité-Laïcité-Europe, Fédération Française « Le Droit Humain », Fédération générale des PEP, Fédération Nationale des Délégués Départementaux de l’Éducation Nationale, Grande Loge Féminine de France, Grande Loge Mixte de France, Grande Loge Mixte Universelle, Laïcité-Liberté, Le Chevalier de la Barre, Les Comités 1905, Libres MarianneS, Ligue du Droit International des Femmes (LDIF), Observatoire International de la laïcité, Regards de Femmes, Union des FAmilles Laïques (UFAL) Union Rationaliste

Source : Communiqué du Collectif laïque, dont l’UFAL fait partie

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