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Oussouf Siby réagit aux interrogations concernant l’attribution de logements à Aulnay-sous-Bois
Beaucoup m’interrogent sur le pouvoir de décision du Maire et sur les modalités d’attributions des logements appartenant au patrimoine de la ville .
En temps qu’élu il est de mon devoir de vous apporter des éléments sur vos interrogations légitimes.
Lors du Conseil Municipal du 27 mai, le Maire demandait aux élu.e.s de voter la délibération qui lui permettait, avec sa majorité, de prendre des décisions importantes ne nécessitant ni explication publique devant les conseillers municipaux, ni débat, ni vote.
Pensant que les élu.e.s de la majorité n’avaient pas suffisamment lu cette délibération ou qu’ils ne mesuraient pas son importance et ses conséquences pour l’avenir, nous les avons alertés avant le vote.
Comme il fallait s’y attendre, ils ont voté sans sourciller cette délibération.
Or, cette délibération permet à B.Beschizza et sa majorité de gérer la ville le plus souvent par décision pour de très nombreux domaines comme les attributions de logements de la ville, prêts, emprunts, achats, prestations et même modification ou fermeture de services …
Il en a la possibilité réglementaire offerte par le Code général des collectivités territoriales et cette possibilité a été réaffirmée par le vote du 27 mai.
Les différentes décisions sont prises ‘entre soi », à trois voire quatre personnes. Nous élu.e.s de l’opposition, en sommes informé.e.s comme la loi l’exige, dans le document du conseil municipal mais bien après que la décision soit prise.
Nous ne pouvons que demander des explications, voire un débat, pour les décisions qui nous semblent problématiques, lors des conseils municipaux, mais il ne faut pas se leurrer, ça ne change rien.
La démocratie est mise à mal puisque le maire gère de plus en plus la ville via les décisions et que les conseils municipaux sont de moins en moins fréquents.
Concernant la mise à disposition des logements de la ville, il s’ agit essentiellement des anciens logements de fonctions des enseignant.e.s ainsi que des pavillons appartenant au patrimoine de la ville.
La ville n’est pas un bailleur et n’a pas vocation à l’être. Pour plus de transparence, nous avons demandé en début de mandature, la mise en place de critères objectifs permettant l’attribution de ces logements.
À notre grand regret ce fût refusé. C’est un fait, la majorité refuse toujours de créer des outils pour plus de transparence, d’équité et de lutte contre la corruption alors qu’elle aurait tout à gagner à garantir cette transparence, cela éviterait bien des soupçons de favoritisme, de clientélisme ou encore d’arrangements entre ami.e.s.
En effet aujourd’hui, des proches de la majorité municipale ayant fait ouvertement la campagne municipale (agents municipaux, responsables associatifs…) bénéficient de logements appartenant à la ville, appartements ou pavillons, parfois pour des loyers sous-estimés. On nous rétorque que des travaux sont nécessaires.
Il est vrai que nous ne savons pas comment sont calculés les montants des loyers, ni comment sont évalués les montants des travaux.
Rappelons qu’à Aulnay, il y a plus de 9000 demandeurs de logements dont beaucoup attendent depuis plusieurs années.
Il est temps, plus que temps, que des garde-fous soient mis en place.
Aulnay n’est la propriété de personne, il ne peut y avoir de clans, de favoritisme ou de « récompense pour bons et loyaux services ».
Pour cette année 2021 et pour redorer l’image de notre ville, l’exemplarité, l’honnêteté, la transparence et l’équité doivent être les valeurs portées par chaque élu.e. Il est temps de passer aux.
Source : Oussouf Siby, conseiller municipal d’opposition
La présidente de l’association Cap’Handi Kids accuse la municipalité d’Aulnay-sous-Bois de favoritisme
La campagne pour les dernières élections municipales de notre majorité actuelle a été faite sous le signe de la probité, en promettant en filigrane la fin du clientélisme, des passes droits. Les 8384 électeurs dont moi-même qui avons donné notre vote ont pris acte de ces promesses.
Pourtant à la lecture de certaines délibérations des derniers conseils municipaux, il est maintenant évident que la municipalité fait perdurer un système auquel elle n’a jamais réellement voulu mettre fin, bien au contraire cela constitue le socle principal de la gestion des affaires courantes de la ville.
Les faits :
- En date du 27 Mai 2020 , un mois après les élections , le conseil municipal, sous la présidence du Maire M. Bruno Beschizza, a acté l’attribution d’un pavillon à un haut cadre de la ville dans le cadre d’une convention d’occupation précaire.
Jusque-là rien de déroutant , même si la ville croule sous les demandes de personnes en attente d’un logement ou d’un relogement. - Premier élément intrigant, une fois n’est pas coutume et cela devient réellement inquiétant, cette attribution s’est faite au profit d’une personne proche de l’équipe municipale, soutient actif lors de la dernière campagne
- Deuxième élément intrigant, à la lecture de l’article 22 (voir photo), cette convention d’occupation précaire a été conclue moyennant une redevance d’occupation de 1000 euros mensuel, recette qui aurait dû directement intégrée au budget de la ville.
- Cependant, autre fait troublant , une exonération de la redevance d’occupation a été accordée au bénéficiaire de bail à compter du 17 Août 2020 et ce jusqu’au 17 Mars 2021. De fait pendant 7 mois, les bénéficiaires de cette convention d’occupation n’auront pas à verser le moindre euro en échange de travaux dits « de remise en état ». Cet arrangement est curieux pour deux raisons :
- Soit le bien était vraiment en piteux état, voir insalubre (ce qui a ce jour n’a jamais été démontré) et dans ce cas la location de ce bien aurait été totalement illégale même dans le cas d’un bail précaire
- Soit le bien nécessitait des travaux dits de confort et dans quel cas , ces travaux auraient dû être entièrement pris en charge par le bénéficiaire de la convention comme l’usage le prévois
- Mais en aucun cas ces travaux auraient dû être financés par le contribuable, car oui cette somme représente un manque à gagner pour la ville et le financement de services publics ce qui en période de disette budgétaire est totalement inacceptable.
Autre jour , même lieu , même faits, en date du 24 Juin 2020, une nouvelle attribution d’un pavillon provenant du patrimoine de la ville , c’est à dire appartenant aux Aulnaysiens, à été actée cette fois ci à titre GRACIEUX, sans avoir à débourser le moindre euros , sans aucune motivation sérieuse, à une autre personne , encore une fois soutien officiel de M. le maire, dont pour des raisons évidentes de confidentialité je tairai le nom, mais qui n’est aucunement dans le besoin.
Rester silencieux face à cela , c’est accepter la dilapidation du denier public. C’est piétiner le lien de confiance qui doit unir une équipe municipale à ses administrés.
La spoliation du patrimoine financier de la ville doit cesser et la municipalité aura tôt ou tard à rendre compte de cella.
Je renouvelle une nouvelle fois en prenant tous les Aulnaysiens à témoin , la demande de création d’une commission indépendante chargé de contrôler les attributions.
NDLR :
- Certains propos qui auraient pu être qualifiés de diffamants ont été supprimés
- La photo du pavillon en question ne sera pas publiée car reconnaissable
- Si les propos de la présidente de l’association Cap’Handi Kids sont exacts, il est encore plus étonnant que les membres de l’opposition, qui analysent en détail ces délibérations, ne s’émeuvent guère. A défaut d’une enquête approfondie, il faut rester vigilant et ne pas faire de conclusion hâtive
Emission Aulnaycap – Aulnay Relais Infos n°1 : Interview de Sylvie Billard qui nous parle de son parcours et de ses convictions
Alain Boulanger devait inaugurer l’émission commune Aulnaycap – Aulnay Relais Infos mais a eu un contretemps. C’est finalement Sylvie Billard, citoyenne engagée et conseillère municipale d’opposition qui s’est prêtée à l’exercice dans une interview de plus d’une heure avec Arnaud Kubacki (Aulnaycap) et Aurore Buselin (Aulnay Relais Infos).
Dans cette interview, Sylvie Billard revient sur ses racines (une partie de sa famille a fui l’Alsace-Lorraine en 1871 après l’annexion Allemande, une autre vient de Normandie) et son parcours dans les conseils de quartier (elle a été élue co-présidente du conseil de quartier Tour Eiffel en 2008 en battant Gérard Lecareux, aujourd’hui conseiller municipal dans la majorité de Bruno Beschizza).
Parmi les principales informations qui ont retenu notre attention :
- Ses combats dans les conseils de quartier notamment avec les sujets épineux de l’immeuble de la cité Arc-en-Ciel et du square Volpati)
- Sa participation à l’observatoire des engagements de Gérard Ségura, dispositif qu’elle a trouvé trop tardif)
- La campagne trop tardive d’Aulnay En Commun qui a permis une victoire facile de Bruno Beschizza
- Les tensions avec certains membres du groupe Aulnay En Commun qui a conduit à son éviction (tactiques politiciennes, sélection des colistiers parfois arbitraire, refus de publier ses contributions au conseil municipal, manque de concertation ou d’anticipation…)
- Ses critiques sur la politique de dénomination des rues de Bruno Beschizza
- Ses doutes sur la politique migratoire (absence de solidarité des pays du Golfe pourtant riches, l’Europe qui doit à chaque fois endosser toutes les responsabilités sans raison…)
- Son souhait de rapatrier les jeunes enfants des djihadistes de Syrie tout en laissant les parents se faire juger dans les pays où ils ont commis leurs méfaits
- Son attachement à la liberté d’expression et sa reconnaissance concernant les blogs tels qu’Aulnaycap ou Aulnay Relais Infos
Pour visionner cette interview réalisée avec l’outil Zoom, cliquer sur l’image ci-dessous :
Pour soutenir les forces de l’ordre, nos gouvernants doivent renouer avec la démocratie et l’intérêt général
Cher.e.s aulnaysien.ne.s,
Je partage avec vous mon intervention relative au vœu pour nos Forces de l’Ordre (délibération n° 64) présenté par la majorité lors du conseil municipal n°5 du 9 décembre dernier.
Très cordialement,
Sylvie Billard
L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s
Monsieur le maire,
Mesdames et Messieurs les élu.e.s de la majorité,
Je vous rejoins pleinement sur différents points. Nos forces de l’ordre doivent effectivement être respectées, défendues et protégées. Elles effectuent un travail extrêmement difficile qui doit être reconnu et elles doivent disposer des moyens humains, budgétaires, juridiques et matériels nécessaires à leurs missions. Elles doivent notamment être correctement formées à l’instar de ce qui se fait le mieux au niveau européen et correctement encadrées ce qui n’est pas le cas au sein de la DSPAP. Elles doivent également bénéficier d’un accompagnement médical en cas de blessures et psychologique en cas de syndromes post traumatiques, ainsi que d’une protection fonctionnelle lorsque cela est justifié, ce qui n’existe généralement pas actuellement. Oui, le « cop watching » doit être sanctionné et les lois actuelles le permettent. Encore faut-il qu’elles soient appliquées.
Mais lorsque vous écrivez que les forces de l’ordre « ont plus que jamais besoin du soutien inconditionnel des responsables politiques, des collectivités territoriales et de l’Etat », je me permets de vous dire que notre soutien leur est du certes, mais il ne saurait être inconditionnel.
L’inconditionnalité est la négation de la liberté qui va de pair avec des interdits, sinon c’est la dictature. L’inconditionnalité est la négation de la politique dont le rôle consiste notamment à définir les conditions d’exercice des différents pouvoirs et corps constitués.
Et d’ailleurs, les violences que vous dénoncez à juste titre et qui sont condamnables résultent en partie d’un déficit politique dont les policiers sont conscients et que leurs syndicalistes déplorent.
David Le Bars, Secrétaire Général du syndicat national des commissaires de police a déclaré :
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- le 29 novembre 2020 sur France inter, que « la police ne peut pas être otage des querelles au plus haut sommet de l’état, ou de gens voués à des fonctions suprêmes« .
- le 17 juin 2020 sur RMC, que « cela fait 4 ans que l’on est utilisés de façon très intensive dans un conflit social. (…) Depuis 2016, on est utilisé à outrance. Et on est vu comme une institution qui ne fait que du répressif. Ce n’est pas faux. On est beaucoup trop utilisé à cette fin-là ». La solution des conflits sociaux doit être politique et non répressive.
- le 14 janvier 2020 dans C à Vous, « il y a un problème dans la façon de gérer les FO. On est passé d’une gestion défensive à une gestion offensive. C’est aux politiques de décider ce qu’ils veulent faire de la police ».
Concernant les violences lors des manifestations qu’il convient encore bien évidemment de dénoncer notamment celles commises par les Black Blocks, Linda Kebbab, la déléguée syndicale de SGP Police – FO, a tenu des propos très clairs :
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- le 30 novembre 2020 sur RMC:
- Jean-Jacques Bourdin : Je ne comprends pas l’impunité des Black Blocks ? (…) Qui les laisse entrer [dans les cortèges] ?
- LK : Demander aux donneurs d’ordre M. Bourdin, demander à mon employeur. Il y a un an, j’avais dit que l’on pouvait par le biais du code de procédure pénale et notamment la vérification d’identité éviter ou en tout cas limiter l’intégration des black blocks dans les cortèges. Cela m’a valu une menace d’enquête IGPN.
- JJB : Je ne comprends plus rien. On sait que les black blocks vont tout casser et frapper des policiers et on les laisse entrer dans les manifestations !
- LK : (…) Depuis quelques années on n’a plus les moyens (…) d’interpeler les black blocks parce que l’ordre n’est pas donné au bon moment notamment avant leur intégration dans les cortèges.
- le 30 novembre 2020 sur RMC:
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- Le 12/10/20, à 20 minutes: « Alors qu’une partie de la population réclamait un dialogue social [lors du mouvement des gilets jaunes], les autorités se sont contentées d’envoyer les policiers. Ils se sont pris toute cette colère qui s’était transformée en violence. »
Laurent Bortolussi, journaliste de terrain couvrant des manifestations depuis 30 ans a déclaré sur le 03.12.2020 sur Sputnik :
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- « Quand une puissance politique veut décrédibiliser un mouvement, elle a plutôt intérêt à laisser les magasins se faire piller et les voitures brûler. On voit très bien la différence quand la police a l’ordre d’agir –avec les migrants place de la République, par exemple, où la volonté de répression était très claire– et quand elle a ordre de ne pas intervenir. Lorsque la Police ne veut pas que ça déborde, ça ne déborde jamais. Seule exception notable, l’acte III des Gilets jaunes. Là, les autorités ont réellement été prises de court ».
Donc pour revenir à votre vœu, Mesdames et Messieurs les élu.e.s de la majorité, oui il faut soutenir nos forces de l’ordre. Et l’une des meilleures manières est que nos gouvernants règlent politiquement les mouvements sociaux, arrêtent d’instrumentaliser les black blocks pour les discréditer, arrêtent d’instrumentaliser les forces de l’ordre pour :
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- imposer à coup de répression leur ultra libéralisme dont aucun peuple sur terre ne veut,
- se protéger de la colère populaire qu’ils ont eux-mêmes déclenchée,
- se maintenir ainsi indument au pouvoir.
La répression n’a jamais été et ne sera jamais une réponse adaptée à la misère humaine, aux injustices et à la colère sociale. C’est cet usage dévoyé des forces de l’ordre par nos gouvernants qui les abîment aux yeux des français et attise leur colère. Il est temps que nos gouvernants se mettent enfin à faire de la politique dans un cadre démocratique, c’est à dire au service de l’intérêt général de la France et des français. Il est temps que nos gouvernants permettent enfin aux forces de l’ordre d’accomplir leur devoir qui est de lutter contre les crimes et délits qui explosent et nous protéger contre le terrorisme qui s’est rarement aussi bien porté.
C’est ainsi que la société française se trouvera pacifiée et que les forces de l’ordre retrouveront la confiance des français.es.
Sylvie Billard : je suis disponible pour la recomposition politique de la gauche et du centre à Aulnay-sous-Bois
Cher.e.s aulnaysien.ne.s,
Je partage avec vous mon intervention relative au vœu pour une charte éthique (délibération n° 63) présenté par les élu.e.s AEC lors du conseil municipal n°5 du 9 décembre dernier.
Après m’avoir exclue pour avoir rendu publiques les positions publiques validées et présentées lors des précédents conseils, leur première intervention lors de ce conseil a consisté à mettre publiquement en cause la qualité de ma personne.
Je me suis donc permis une petite mise au point, car lorsque des élu.e.s bafouent à ce point les valeurs qu’ils sont sensés défendre, le plus simple est qu’ils laissent la place aux colistiers suivants pour nous permettre de retrouver notre unité et la cohérence par rapport à la charte des valeurs que nous avons signée.
Très cordialement,
Sylvie Billard
L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s
Monsieur le maire,
Mesdames et Messieurs les élu.e.s,
En cette journée internationale de la lutte contre la corruption, je suis bien évidemment favorable à l’adoption d’une charte éthique ambitieuse.
D’ailleurs M. le Maire, au commencement de votre premier mandat, je vous avais invité lors de la fête de quartier que j’organise à signer la charte de Transparency Internationale. Vous aviez accepté avant de vous désister. Je trouve cela bien dommage.
Je me permets interpeller maintenant les auteurs de ce vœux. Le « notamment » de votre vœux peine à cacher la faiblesse de vos propositions. Vous n’évoquez même pas celles que j’ai portées en votre nom après que les avoir validées. Vous faites ce que vous reprochez au maire en matière d’invisibilisation de l’opposition. Vous cherchez systématiquement à m’invisibiliser. Vous faites comme certains personnages historiques effaçant leurs opposants sur les photos officielles. Mais moi, je ne cherche pas à invisibiliser qui que ce soit. Contrairement à vous, j’ai accepté la publication de tous vos textes. Mon article sur le handicap valorise votre débat. Vous souhaitez un vœu commun avec vos opposants tout en rejetant vos partisans. Quelle est votre cohérence ?
La raison de votre ostracisme devient limpide. C’est une manœuvre de partis politiques qui veulent être les seuls sur le devant de la scène et ne supportent pas l’émancipation de représentants de la société civile. Vous n’incarnez pas le renouveau des pratiques démocratiques. Vous n’incarnez pas la transparence et l’éthique. Avec vous, la recomposition politique de la gauche et du centre n’a pas eu lieu. Elle reste à faire. Je suis à la disposition de tous les honnêtes gens de la ville pour entamer enfin cette recomposition que vous avez trahie, cette recomposition pour plus de démocratie, plus d’éthique, plus d’écologie, plus de justice et plus de solidarité.
Pour en revenir au vœux, Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les élu.e.s, oui signer une charte éthique ambitieuse est nécessaire, la mettre en œuvre encore plus, pour restaurer enfin la confiance de nos concitoyen.ne.s en la politique.
Sylvie Billard
L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s
Le groupe Aulnay En Commun fustige la majorité municipale en dénonçant les rumeurs sur la théorie du genre
Nous savions que la majorité dirigée par Bruno Beschizza était partisane, sectaire et méprisante, nous savons désormais qu’elle est experte en contre-vérités. Dans le tract de désinformation du maire et des « Amis de la Majorité » (décembre 2020), ils écrivent : « l’opposition a ses priorités bien à elle : imposer la théorie du genre,l’écriture inclusive…».
Ils ressortent avec aplomb l’épouvantail de la « théorie du genre », l’un des fonds de commerce de l’extrême droite et des complotistes ! Rappelons qu’en 2013, en pleine campagne des municipales, l’extrême droite avait proclamé que le gouvernement de l’époque et des maires de gauche, s’appuyant sur cette soidisant « théorie du genre », souhaitaient que les enfants reçoivent dès la maternelle, des cours sur la sexualité et la masturbation.
En 2014, le candidat Bruno Beschizza, le livre « Medhi met du rouge à lèvres » en poche, avait fait peur aux parents avec cette fausse théorie et jeté la suspicion sur les enseignant·e·s.
Cette théorie du genre sert à nouveau à salir les élus d’opposition en affirmant qu’ils en font une priorité ! C’est pitoyable et dangereux.
Par contre, l’une de nos priorités, c’est bien l’égalité, c’est bien de lutter contre les violences faites aux femmes, d’oeuvrer pour que les femmes puissent avoir accès, à égalité avec les hommes, à l’éducation, à l’emploi et aux plus hautes fonctions !
En tant qu’élu·e·s, il faut agir et vite !
Le simple fait de voir l’écriture inclusive dans nos courriers leur donne de l’urticaire. Mais que fallait-il attendre de cette majorité qui tourne en dérision nos propositions pour plus d’égalité, comme choisir des noms de femmes pour de nouvelles rues ou veiller à ce que les aides financières et matérielles de la municipalité profitent autant aux femmes qu’aux hommes ? Que dire de cette majorité qui n’accorde qu’un seul poste à une femme au sein de la Direction générale ?
La défense des forces de l’ordre et le soutien aux commerçants de proximité, priorités pour la majorité sont bien évidemment des sujets importants qui retiennent toute notre attention.
Nous avons rencontré la grande majorité des commerçants de la ville afin de les écouter et les assurer de notre soutien. Nous avons voté le texte en soutien présenté par la majorité municipale au dernier conseil municipal.
Nous saluons le travail des forces de police pour assurer notre sécurité et sommes conscients des difficultés et des risques de leur métier. Nous dénonçons par contre toutes les violences, violences de certains policiers ou violences faites aux policiers.
Notre souhait pour Aulnay, c’est de pouvoir agir pour obtenir enfin un nouveau commissariat et pour que les liens de confiance soient rétablis entre la population aulnaysienne et la police.
Nous avons proposé en conseil municipal un voeu pour avoir une charte éthique afin de lutter contre la corruption et les conflits d’intérêt. À notre grande surprise, sur un sujet qui devrait faire consensus, la majorité municipale a voté à l’unanimité CONTRE ce voeu.
Pourtant, plusieurs enquêtes judiciaires concernant l’entourage proche du Maire sont en cours et M. Beschizza n’a toujours pas condamné les violences dont a été victime l’un de nos colistiers lors des élections municipales. Et alors que les auteurs des violences ne sont pas inquiétés, le maire attaque à nouveau en justice notre colistier.
Le seul tort des élu·e·s Aulnay en commun est donc de travailler, de défendre les intérêts des Aulnaysien·ne·s et de notre ville et de vous en rendre compte.
Nous souhaitons que pour 2021, le Maire et ses élu·e·s retrouvent la raison, le sens de l’intérêt général et enfilent enfin le costume d’élu·e·s de la République.
Pour notre part, nous poursuivrons notre travail d’écoute et de rencontres, attentifs à tous, des plus jeunes aux plus âgés, nous continuerons à faire des propositions pour les associations solidaires, sportives, culturelles, les enseignants, les commerçants sans oublier le problème crucial de changement climatique dans notre ville…tout simplement.
Source : communiqué Aulnay En Commun
L’association des Amis de la Majorité Municipale à Aulnay-sous-Bois attaque l’opposition sur l’angle de la théorie du genre
La première fois que l’on avait entendu parler de la théorie du genre, c’étant en 2013 en pleine campagne des municipales un peu partout en France. Cette rumeur voulait que le gouvernement de l’époque, mais aussi de nombreux Maires de Gauche, incitait les enfants à détruire le modèle traditionnel hétérosexuel en les encourageant dans la voie de l’homosexualité et la transsexualité. Cette théorie voulait que les enfants, dès la maternelle, pouvait recevoir des cours sur la sexualité et la masturbation tout en minimisant les différences d’un corps féminin et d’un corps masculin.
Cette théorie avait été propagée par l’Extrême Droite et certains milieux islamistes pour toucher les communautés catholiques et musulmanes. La « Droite Républicaine » avait dès lors surfé sur la vague avec, à la clé, plusieurs villes gagnées en 2014.
Aujourd’hui encore, la théorie du genre est utilisée comme épouvantail dans les tracts de l’association « A2M » (Amis de la Majorité Municipale) à Aulnay-sous-Bois. On ignore si le groupe « Aulnay En Commun » souhaite appliquer stricto-sensu cette théorie à l’ensemble de la population d’Aulnay-sous-Bois (si c’est le cas, c’est se tirer une balle dans le pied) ou s’il s’agit d’une cabale à quelques mois des élections régionales.
Sur d’autres registres factuels, A2M se rie des difficultés de son principal groupe d’opposition Aulnay En Commun (départ forcé de Sylvie Billard qui affirme que les élus du groupe d’opposition agissent de manière autoritaire et peu démocratique, un comble pour un groupe qui crie haut et fort son désir de démocratie). Egalement, force est de constater que l’écriture inclusive semble une priorité pour Aulnay En Commun, là où de nombreux Aulnaysiens ont du mal à joindre les deux bouts et ne peuvent pas partir en vacances. A chacun ses priorités…
Hervé Suaudeau remercie chaleureusement le Maire d’Aulnay-sous-Bois pour sa nouvelle mise en examen
Je viens de recevoir la 4e mise en examen de ma vie. Je dois dire que j’ai beaucoup de chance d’être poursuivi en correctionnelle en matière de diffamation et d’injure publique. J’ai l’aubaine de vivre en France où ce genre de procédure est automatiquement amenée jusqu’au bout quelque-soit la sincérité de la poursuite. Je suis surtout gâté par votre municipalité qui s’est consciencieusement consacré à cette tâche grâce à l’argent du contribuable. Quant à moi, je sais enfin à quoi consacrer mes économies familiales.
Heureusement, je suis persuadé que cette mise en examen n’a rien à voir avec une quelconque pression ou harcèlement envers ma personne :
- En effet, je ne pourrais imaginer qu’une personne, aussi attachée au pluralisme que vous, utiliseriez ces plaintes pour faire pression sur le blog d’information citoyenne MonAulnay.com, dont je suis co-directeur. Non, ce n’est pas possible.
- Je ne pourrais pas imaginer non plus que vous, qui tenez tant à votre probité, utiliseriez ces plaintes pour décourager une personne qui a permis une audience devant le juge des élections où des nombreuses irrégularités ont pu être mises à jour.
- Je ne pourrais surtout pas imaginer que vous, si ostensiblement opposé au « laxisme » et à la « culture de l’excuse », auriez oublié de sanctionner vos proches collaborateurs, convaincus de graves faits de violence et menaces de mort à mon encontre et préféreriez me poursuivre pour la dénonciation de ces actes au lendemain de l’intrusion dans mon domicile et du sabotage des freins de ma voiture (4e plainte). Imagineriez-vous une situation pareille ? Quelle indignité !
Enfin, je ne pourrais pas soupçonner qu’un grand démocrate comme vous, pourrait utiliser ces plaintes pour contribuer à dissuader les voix discordantes dans la ville.
Je suis convaincu de votre grand sens de l’honneur et de l’argent public comme « bon père de famille », et c’est pourquoi je ne doute pas que vous rembourserez au contribuable, avec votre argent personnel, les frais de justice et pénalités des procès en diffamation que vous avez hélas déjà perdu (vous avez été débouté 9 audiences de suite contre des contradicteurs locaux, et – je suis triste pour vous – jamais gagné).
Pour tout cela, je souhaite vous remercier du fond du cœur. Merci Monsieur Beschizza pour cette utilisation si pertinente des moyens publics !
Votre judiciairement dévoué,
Source : Hervé Suaudeau [NDLR : on hésite à insérer les liens qui sont attaqués, nous ne serions pas aussi heureux d’être attaqués]
Les caméras-piétons de la police municipale d »Aulnay-sous-Bois efficaces, réaction surprenante de l’opposition de Gauche
Depuis environ 5 ans, la police municipale d’Aulnay-sous-Bois a équipé ses agents de caméras-piétons pour filmer les interventions. Cette caméra posée systématiquement à l’avant du policier n’est activée que sur demande par l’agent.
Un reportage France Info montre que ce dispositif a un succès non négligeable : les policiers municipaux constatent moins d’outrage (baisse d’environ 25%), et pour de nombreux habitants, cela permet de se sentir en sécurité.
Alors qu’une partie de l’opposition de Gauche, surtout chez les écologistes, l’utilisation de caméras est décriée (notamment la vidéo-surveillance), Oussouf Siby, conseiller municipal d’opposition de Gauche (Aulnay En Commun) souhaite que la caméra soit systématiquement activée dès le début de l’intervention. Un changement notable qui pourrait, peut-être, unir tout le conseil municipal derrière l’extension des moyens de vidéo-surveillance.
Aulnay En Commun veut une signature d’une Charte éthique pour plus d’intégrité et de transparence
Vœu présenté par les élu.e.s de gauche, écologistes et citoyens : Aulnay en Commun, au Conseil Municipal de la commune d’Aulnay-sous-Bois du 9 décembre 2020.
Ce mercredi 9 décembre, pour la dix-septième année consécutive, nous célébrons la journée internationale de lutte contre la corruption, organisée dès 2003 à l’initiative de l’ONU.
La corruption est un phénomène social, politique et économique complexe qui sape les institutions démocratiques, ralentit le développement économique et entraîne l’instabilité.
Le manque de transparence alimente la corruption et contribue à anéantir la relation de confiance des citoyen.ne.s envers leurs élu.e.s.
Être élu.e, c’est représenter et servir ses concitoyen.ne.s en respectant scrupuleusement les valeurs essentielles telles que l’intégrité, l’honnêteté et la transparence.
Les risques de conflits d’intérêts sont réels et aucun élu.e n’est à l’abri d’une faute durant l’exercice de son mandat.
Par conséquent, les conseiller.ère.s municipaux.ales doivent à la fois pouvoir s’appuyer sur des dispositifs de prévention de la corruption et affirmer leur volonté politique de lutter contre la corruption.
C’est pourquoi nous demandons par ce voeu, que tous les conseiller.ère.s municipaux.ales signent une Charte d’éthique sur le modèle d’Anticor et Transparency International et qu’ils s’engagent à mettre en oeuvre les actions décidées collectivement. Citons parmi les actions possibles ;
Pour une prévention des conflits d’intérêts :
- Rappeler l’interdiction aux élu.e.s et aux agent.e.s publics d’accepter tout cadeau ou avantage.
- Désigner un référent.e déontologue
- Développer des formations déontologiques adaptées aux risques dans chaque service municipal.
Pour une transparence de l’action publique :
- Mettre en ligne les documents communicables les plus importants, le montant global des rémunérations de collaborateurs.trices de cabinet , les bénéficiaires de logements ou de véhicules de fonction …
- Suivre sans délai les avis de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA).
- Mettre en ligne les frais d’avocats engagés par la commune et les jugements rendus.
Pour un contrôle de l’action municipale
- Créer une commission d’éthique, notamment composée d’élu.e.s de l’opposition et de citoyen.ne.s, chargée de contrôler le respect des dispositions éthiques et de faire des préconisations.
- Demander une enquête administrative en cas de doute ou de litige pour des actions d’élu.e.s, d’agent.e.s municipaux.ales ou structures en lien avec la Ville et transmettre aux autorités judiciaires les informations nécessaires.
Source : les élus Aulnay En Commun, groupe d’opposition municipale à Aulnay-sous-Bois

