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Municipales 2020 en Seine-Saint-Denis, les quelques surprises

Hier eut lieu le second tour des municipales 2020 dans un contexte sanitaire particulier, où l’abstention a été globalement très forte. C’est peut-être ce contexte qui a permis la victoire de quelques challengers, à la surprise générale.

LR, principal parti gagnant

Les Républicains ont renforcé leur emprise dans le département. Si le parti de l’ancien président Nicolas Sarkozy a perdu de grandes villes comme Bordeaux, Perpignan ou Marseille (même si le candidat LR ici ne s’avoue pas vaincu), la Seine-Saint-Denis bascule de plus en plus vers LR.

LR a conservé tous ses fiefs. Claude Capillon a certes perdu Rosny-sous-Bois mais le dissident de droite Jean-Paul Fauconnet retournera certainement au bercail LR. Idem pour Villemomble, Patrice Calméjane a perdu face à son ancien protégé Jean-Michel Bluteau, mais ce dernier retrouvera à coup sûr sa carte du parti Les Républicains.

C’est surtout la victoire inattendue à Bondy qui fait que désormais, LR est en position de force.

UDI perd de nombreux fiefs

Nous l’évoquions dans un article précédent : Le Bourget bascule à droite après une défaite historique de Yannick Hoppe, pourtant soutenu par l’ancien Maire Vincent Capo-Canellas. Mais l’UDI a également perdu plusieurs villes récemment acquises : Noisy-le-Sec (qui bascule PCF), Bobigny ou encore Saint-Ouen.

Son chef Jean-Christophe Lagarde, dont la femme est maire de Drancy, peut se consoler avec la victoire UDI à Aubervilliers.

La Gauche perd du terrain mais sauve les meubles

Le Parti Socialiste reprend Saint-Ouen, alors que les communistes reprennent Bobigny et Noisy-le-Sec. Mais partout ailleurs, elle ne parvient pas à reprendre du terrain sur la droite. A Villepinte, la maire sortante LR profite de la désunion à Gauche pour gagner. Noisy-le-Grand semble s’ancrer à droite pour de bon.

Au fur et à mesure des élections, la Seine-Saint-Denis semble devenir le fief LR. Il y a plusieurs raisons qui peuvent l’expliquer. Cela compense les pertes subies ailleurs en France, même si un peu plus de 50% des nouveaux Maires de France se disent LR et apparenté.

Yannick Hoppe (UDI) battu au Bourget par un candidat Divers Droite

Le Bourget, ancien bastion de Vincent Capo-Canellas (Maire de 2001 à 2017), vient d’échapper à l’UDI avec une victoire surprise de Jean-Baptiste Borsali (DVD). Yannick Hoppe, positionné Maire suite à la démission de M. Capo-Canellas pour cause de non-cumul des mandats (il est sénateur de Seine-Saint-Denis), n’a finalement pas pu capitaliser sur un lectorat pourtant largement acquis à l’UDI (M. Capo-Canellas l’avait emporté dès le premier tour en 2014).

Le manque de charisme a certainement beaucoup joué dans la défaite cuisante de Yannick Hoppe qui n’obtient que 48,76% des voix). L’UDI perd un bastion important dans le département de la Seine-Saint-Denis.

Rapport d’orientation budgétaire 2020 par Aulnay En Commun

La crise du Covid – 19 a eu et aura des conséquences sur le budget de la ville.

Nous vous demandons de bien vouloir nous fournir, dans les meilleurs délais, un bilan détaillé des répercutions du Covid sur la ville : les « économies » réalisées suite à l’arrêt de prestations ou à l’annulation d’événements et les dépenses supplémentaires.

Fort heureusement, la ville peut compter sur les aides spécifiques Covid-19 de la CAF, de la Région, du Département, de la Métropole du Grand Paris. Ce sont des partenaires indispensables.

Vous prévoyez une baisse des recettes en 2020 de près de 4 M et une augmentation des dépenses de 1,4 M mais comme vous l’écrivez, la situation peut changer dans les semaines à venir.

Nous verrons plus précisément dans le BP les recettes et les dépenses réelles.

La masse salariale augmente au BP 2020 de 1,1 M (93,7 M)

Nous notons avec satisfaction les mesures sociales en direction du personnel : l’augmentation de la mutuelle, – l’aide pour les tickets repas et quelques emplois supplémentaires.

Toutefois nous regrettons l’augmentation des indemnités du Maire de 11 000 euros par an alors que les agents communaux qui n’ont pas démérité pendant le confinement attendent toujours de savoir s’ils pourront bénéficier d’une prime. Chacun notera le sens de vos priorités !

Les associations : certaines ont été en 1ère ligne durant le confinement et se trouvent à présent en grande difficulté financière. Vous avez prévu une clause de revoyure en septembre, il sera alors important d’être à l’écoute de leurs difficultés. Bon nombre risquent de disparaître. Pour cette nouvelle mandature nous demandons à ce que les subventions accordées aux associations soient faites en toute transparence et avec des critères objectifs.

L’augmentation de la subvention au CCAS semble minime (de 1 M à 1,1) au regard de leurs missions face à la crise mais aussi aux situations dramatiques présentes sur notre ville.

Le programme d’équipement pour 2020 :

Vous prévoyez un montant conséquent de 39 M € pour 2020 tout en précisant que rien n’est arrêté, mais jusqu’en 2025 à nouveau une baisse très nette, une moyenne annuelle de 24 M.

  • Le centre nautique arrive en tête avec 8,3 M pour un équipement qui reviendra à plus de 78 M au bout de 25 ans, avec un versement municipal de 3 M par
  • On note la poursuite des rénovations des écoles Savigny, Les Perrières et d’Ormesson grâce notamment à des subventions conséquentes de l’État, du Département, de la Région.
  • Espaces publics, espaces verts, propreté : les montants sont très variables sur la période 2020-2025. Vous déclarez que la propreté est une priorité de notre équipe mais on ne peut pas parler de réussite.

Le traitement des quartiers est très différent et les agents se plaignent de ne pas avoir les moyens pour couvrir toute la ville. Les habitants des quartiers Sud ont connu de multiples passages avant les élections, même le dimanche (du jamais vu en 6 ans) alors que les zones d’habitat collectif sont délaissées et demanderaient davantage de passages.

  • 1,5 M par an pour la sécurité/vidéosurveillance, des centaines de caméras, une police municipale surdimensionnée mais pour quelle efficacité ?
  • On note pratiquement rien sur le NPNRU , PSA
  • Des sommes ridicules pour la mise en accessibilité de la ville (vous avez abandonné l’objectif du million par an pendant 9 ans)

Quant au dernier tableau qui donne la trajectoire 2020-2025, nous ne ferons pas de commentaires car de multiples ajustements peuvent le remettre en question.

En conclusion vous poursuivez une politique injuste. Vous disiez lors du Conseil Municipal d’installation que vous seriez le Maire de tous les Aulnaysiens. En réalité votre politique est tournée vers quelques-uns, une certaine clientèle. Vous ne tirez aucune leçon de la crise sanitaire, sociale et économique que nous traversons. Vos orientations ont et auront pour conséquences moins de services publics à la population et des services payants pour les usagers de ces services.

Vos orientations ne prennent aucunement en compte les enjeux climatiques ni ceux de la biodiversité, vous n’investissez ni dans l’isolation des écoles, ni dans la végétalisation de la ville, ni dans la protection de nos espaces verts… Nous avons très peu de temps pour agir, comme nous l’a rappelé la convention pour le climat, qui nous l’espérons pourra inspirer vos politiques.

Vos orientations ne sont ni sociales, ni écologiques, ni démocratiques comme nous l’avons vu lors du vote du Règlement Intérieur…

Source : Intervention DOB d’Oussouf Siby, Conseiller Municipal Aulnay En Commun

Discours du Débat d’orientation budgétaire à Aulnay-sous-Bois par Benjamin Giami

Merci Monsieur le Maire.

Tout d’abord, je souhaiterais rappeler que pour la période 2018-2020, la loi de programmation des finances publiques a prévu que les dépenses réelles de fonctionnement ne pourront pas évoluer au-delà d’un taux individualisé axé autour de +1,2 %, inflation comprise, et ce pour les 322 collectivités dont le budget de fonctionnement dépasse les 60 millions d’euros. L’objectif attendu de ce plafonnement instauré par l’Etat étant d’augmenter l’autofinancement des collectivités locales afin d’accroitre leur capacité à investir et surtout de réduire leur appel à l’emprunt.

Rappelons aux Aulnaysiens que c’est dans ce cadre obligatoire que la ville d’Aulnay a signé ce contrat avec l’Etat.

Le rapport d’orientation budgétaire a pour objet ici ce soir de présenter les orientations de l’année à venir et de rappeler la ligne de conduite et les objectifs financiers et budgétaires de la municipalité sur le long terme.

Il s’agit donc d’un « prend acte » d’une dette qui ne fait que s’alourdir. D’un « prend acte » d’une promesse que vous avez faite aux Aulnaysiens d’assainir les finances de la ville et que vous n’avez pas respectée.

L’an dernier, vous vous félicitiez, je cite « d’avoir abaissé la capacité de désendettement à 12 ans, et d’être dans une dynamique vertueuse ». Or, aujourd’hui, nous apprenons que la ville voit sa capacité de désendettement passer à près de 20 ans. Oui, 20 longues années pour que la ville se débarrasse de sa dette vertigineuse, et alors que l’Etat a bien insisté sur le fait qu’une ville est en mauvaise santé financière dès lors qu’elle a une capacité de désendettement qui dépasse 12 années.

Vous vous rendez compte qu’en l’espace d’une année, vous avez pulvérisé la dette en faisant monter la capacité de désendettement de la ville de 12 à 20 ans. C’est absolument irresponsable.

La situation est aujourd’hui intenable puisque votre épargne nette est négative, ce qui veut dire que vous n’avez pas assez de sous pour rembourser : vous êtes aujourd’hui obligé d’emprunter pour rembourser la dette.

Vous annoncez dans votre document de synthèse que vous espérez une situation plus ou moins correcte pour 2024. Mais pour cela vous allez devoir augmenter vos recettes de fonctionnement en les faisant passer de 156 millions d’euros à 161 millions, soit 5 millions d’euros supplémentaires ; vous espérez également baisser les charges de fonctionnement de 142 millions d’euros à 138, et en même temps, et c’est ça le plus inquiétant, vous comptez diviser vos dépenses d’investissement par deux, c’est-à-dire les faire baisser de 39 millions à 21 millions d’euros. C’est-à-dire que tout ce que vous avez annoncé durant la campagne ne pourra pas être respecté.

Par exemple, vous avez annoncé la rénovation de toutes les écoles de la ville alors que dans le programme d’équipement de 2020 à 2025, seulement 6 écoles sont concernées ainsi qu’une seule crèche. Il n’y a rien de prévu sur la santé, ni sur la culture.

S’agissant des équipements sportifs, les uniques gagnants de cette mandature seront le rugby et le football.

Pour résumer, les recettes doivent augmenter, les dépenses d’investissement doivent être divisées par deux, et seulement dans ce cas-là nous pourrons envisager de voir le bout du tunnel. Mais comment vous croire alors que l’an dernier vous annonciez une capacité de désendettement de moitié par rapport à ce que vous annoncez aujourd’hui ?

En somme, vous le répétez toujours à qui veut l’entendre, ce n’est jamais de votre faute : nous en sommes au septième débat d’orientation budgétaire, c’est la septième année que nous évaluons les finances de la ville, et c’est toujours de la faute de l’ancien maire.

Si ce n’est pas la faute de l’ancienne majorité, c’est la faute du Président Hollande, puis du Président Macron, et le nouveau responsable s’avère être le Covid puisqu’on peut lire dans votre document « que la situation inédite que nous vivons depuis plusieurs mois a entaché la santé des comptes de la ville ».

Rappelons tout de même que ça ne vous a pas empêché le 27 mai dernier d’augmenter vos indemnités ainsi que celles des élus de votre majorité.

Pour revenir sur la crise liée au Covid, beaucoup de villes ont donné le montant qu’elles ont investi ces derniers mois, en détaillant chaque action et chaque dépense. Il serait donc temps que vous nous donniez les dépenses réalisées par la ville durant le confinement : certes il y a eu des dépenses, mais il y a également eu des économies qui ont été réalisées, notamment dans les cantines, dans les écoles, dans les centres de loisirs, ou encore dans le cadre d’évènements qui ont été annulés.

Le gouvernement a présenté récemment un plan d’urgence aux collectivités de 4,5 milliards d’euros, ce qui veut dire que les dépenses que vous avez engagées seront intégralement remboursées par l’Etat.

Ce qui nous attend, Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux, ce n’est rien moins que ce que nous avons annoncé l’an dernier, c’est-à-dire une augmentation des impôts. La situation n’est plus tenable, l’épargne est négative pour de nombreuses années, la dette va passer de 100 millions d’euros il y a six ans à plus de 169 millions d’euros. Et pour quelles dépenses ? Des travaux dans des écoles? Non. Des travaux de voirie ? Non. Plus de propreté ? Non plus.  

Monsieur le Maire, vous avez mis la ville dans une impasse financière et vous avez anéanti toute marge de manœuvre, tout en vous défaussant sur les autres. Par conséquent, le groupe « Aulnay plus Fière, Plus Forte » ne peut que vous alerter, une nouvelle fois, sur la pente extrêmement dangereuse que vous prenez.

Je vous remercie. 

Source : Benjamin Giami, conseiller municipal d’opposition

Vœux d’Aulnay En Commun contre les violences policières et le racisme dans la police

La mort de George Flyod lors d’une interpellation le 25 mai dernier à Minneapolis aux États-Unis a provoqué une indignation mondiale et une mobilisation sans précédent de femmes et d’hommes, pour le respect des droits humains et la lutte contre toutes les formes de racisme et de discriminations.

La mobilisation historique du 2 juin devant le tribunal judiciaire de Paris ainsi que celle du 13 juin Place de la République, à l’initiative du Comité «La vérité pour Adama» montrent à quel point la question du racisme et des violences policières dépasse les frontières et fait un écho auprès de la jeunesse des quartiers populaires.

Force est de constater que la police pratique un usage disproportionné de la force au cours de leurs opérations. Ce sentiment, largement partagé dans les quartiers populaires depuis des années a explosé à la face des Françaises et des Français lors des manifestations des gilets jaunes et du personnel soignant. Rappelons le lourd bilan des manifestations des gilets jaunes ( 5 mains arrachées, 27 personnes éborgnées…) .

Les violences policières furent condamnées par Amnesty Internationale, le Défenseur des Droits, le Parlement européen, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme, le Syndicat national des Journalistes, Reporters Sans Frontières…

Les violences policières et le racisme dans la police sont deux réalités françaises qu’il faut reconnaître, condamner et combattre Notre ville n’est pas épargnée, ainsi à Aulnay l’affaire Théo est encore dans toutes les têtes.

Pendant le confinement dans notre ville, des contrôles de police se sont fort mal passés, des policiers ont traité de « sale arabe » un aulnaysien qui rentrait du travail.

A Bondy, Gabriel âgé de 14 ans a été grièvement blessé lors d’une interpellation (plusieurs dents cassées et un traumatisme crânien).

Ces quelques exemples s’ajoutent aux vidéos et aux témoignages qui circulent depuis de nombreuses années.

Il ne s’agit pas de nier en bloc le travail difficile et dangereux des policiers au quotidien.
L’immense majorité des policiers fait son travail avec honneur et dévouement et nous n’oublions pas les actes de bravoure de certains, notamment lors des attaques terroristes.

Mais les rapports entre la police et la population se sont dégradés ces dernières années, en raison des contrôles abusifs, au faciès et d’interpellations musclées. Or la mission première des policiers est de protéger toute la population sans distinction aucune et d’être exemplaire dans ses interventions.

En 2019 les saisies auprès de l’IGPN pour violences volontaires ont augmenté de 40%.

La « discrimination systémique » est une réalité qu’il faut regarder en face. Une personne noire ou arabe a 20 fois plus de probabilités de se faire contrôler par la police. Les harcèlements subis par les habitants noirs et maghrébins ont d’ailleurs été dénoncés par le Défenseur des Droits J. Toubon.

Tous ces faits plaident pour que l’Etat revoie enfin les modalités des contrôles d’identité dont l’efficacité est sujette à caution et qui par contre minent la confiance de la population vis-à-vis des forces de l’ordre. La solution d’un récépissé délivré à la personne contrôlée permettrait de limiter ces dérives.

Les tirs de LBD comme méthode de contact et le plaquage ventral comme mode d’interpellation nuisent à l’intégrité physique et à la dignité des personnes dans des proportions inédites dans l’histoire récente de notre pays.

De deux choses l’une : soit ces violences sont commises par des « brebis galeuses » qu’il faut alors sanctionner avec fermeté, soit le problème est plus profond et c’est notre modèle du maintien de l’ordre qu’il faut remettre en cause.

Or, aujourd’hui, les sanctions administratives ou judiciaires visant des policiers ayant commis des bavures ou des actes de violence sont extrêmement rares.

Sur l’ensemble de ces sujets (racisme dans la police, contrôles discriminatoires, violences policières), les réponses de l’Etat par la voix du Président de la République et du Ministre de l’Intérieur sont clairement insuffisantes. Qui croira qu’il suffit de quelques mots et d’une
instruction ministérielle pour remettre la police sur pied, créer de la confiance et améliorer les rapports police/population ?

La mobilisation inédite des citoyen.ne.s et particulièrement de la jeunesse en France et dans le monde marque un tournant que les pouvoirs publics ne peuvent ignorer. Il y a un enjeu républicain à ce que la confiance soit rétablie entre la police et la population, qui ne doit pas craindre les forces de l’ordre mais doit se sentir au contraire en sécurité.

Il faut ouvrir un véritable chantier national qui parte de l’expérience vécue en associant chercheuses et chercheurs, associations, fonctionnaires de police, élu.e.s de terrain et citoyen.ne.s, notamment les plus jeunes, pour converger, ensemble, vers des rapports entre la police et la population dignes de notre République.

Considérant pour toutes les raisons qui précédent, qu’il y a urgence à voir, nous élu.es. du Conseil Municipal d’Aulnay-sous-Bois:

  • Condamnons fermement et sans réserves les violences policières, les actes et propos racistes commis par des dépositaires de l’autorité publique
  • Appelons le gouvernement et la justice à sanctionner tout acte et propos contraires au code de déontologie de la police nationale
  • Exigeons l’interdiction du plaquage ventral comme mode d’interpellation et l’usage du LBD
  • Exigeons la mise en place d’une cellule de veille en Seine-Saint-Denis présidée par le Préfet
  • Exigeons la mise en place d’une police de proximité dans les quartiers Politique de la ville et une refonte de la formation et de la déontologie des forces de l’ordre pour tendre vers des rapports plus apaisés avec la population.
  • Exigeons le démantèlement de l’IGPN et la création d’une commission totalement indépendante ou conférer les missions au Défenseur des Droits.

Source : Voeux du groupe politique Aulnay En commun

Plan d’été proposé au Maire par les Elus d’Aulnay en Commun

Préambule de la rédaction :

L’article ci-dessous rédigé par Catherine Medioni fait suite à un communiqué du groupe politique Aulnay En Commun. Ce groupe a jugé bon de ne pas transmettre ce communiqué à Aulnaycap, privilégiant leur blog de campagne et vitrine de leurs idées, à savoir MonAulnay.

Par défaut, nous nous refusons de relayer des communiqués qui ne nous ont pas été envoyés, ou envoyés postérieurement par rapport à d’autres blogs militants ou généraliste. Malgré cet acte flagrant qui indique la volonté de ce groupe de ne pas nous transmettre les informations, Catherine Medioni a insisté pour que cet article soit publié. Ce n’est uniquement que par respect pour elle que nous le faisons.

Les blogs généralistes et pluralistes ( MonAulnay et Aulnaycap ) permettent à toutes les sensibilités politiques, et à tous ceux qui veulent exposer d’autres points de vus que ceux qui sont couramment développés, d’aider les Aulnaysiens à se forger leur propre opinion sans que l’on pense à leur place ni qu’on leur impose ce qu’ils doivent penser, sans que les informations ne soient biaisées ou censurées en amont, ou ne fassent l’objet d’intimidations, de menaces ou de pressions indignes d’une démocratie,  sans qu’elles ne soient orientées dans un seul sens et sans que des contradicteurs n’aient la faculté offerte de pouvoir les réfuter ! Voilà le service rendu par les blogs pour que la démocratie soit effective !

La liste Aulnay en commun qui dispose de 5 sièges au conseil municipal se veut force de propositions positives et constructives pour aider le maire Bruno Beschizza et son équipe à mettre en place, avec l’argent des contribuables, des services apportant un réel mieux être et mieux vivre pour tous à Aulnay sous Bois.

Ces deux femmes et ces 3 hommes élus au terme d’un processus démocratique porteront la parole et les aspirations de tous leurs concitoyens et seront soutenus dans leurs missions par l’ensemble des citoyens de la société civile jamais élus qui ont travaillé à construire cette liste et à élaborer un projet de société qui tienne compte des nouveaux enjeux imposés par les tous les bouleversements qui nous ont frappé ces dernières années : canicules, inondations, tempêtes et vents violents, lesquels nous obligent à repenser la gestion climatique et environnementale et plus récemment encore, la pandémie qui a renforcé et même creusé les inégalités entre les administrés et qui est venu pointer sans complaisance le problème posé par la densification et les concentrations de population dans des immeubles-clapiers à lapins !

Dans le court et petit pavé consacré aux expressions des différents groupes politiques qui siègent au conseil municipal et publié dans oxygène de juin 2020, Oussouf Siby président de sa formation, ( Anne-Sophie carton, Sylvie Billard, Alain Amédro et Fleury Drieu ) réaffirme la volonté de servir les Aulnaysiens, en garantissant la transparence des décisions municipales et l’usage judicieux et modéré des deniers publics, en construisant une ville respectueuse de ses habitants et de leurs droits, en travaillant au respect de la biodiversité et d’un environnement sain  et durable sans lesquels aucune société ne peut prospérer, pour édifier une ville qui prenne soin de tous sans laisser personne au bord du chemin….

Pour lire le communiqué, cliquer sur les différentes images ci-dessous :

Article rédigé le 22 juin 2020 par Catherine Medioni

Jean Messiha, délégué national du Rassemblement National, estime qu’Aulnay-sous-Bois n’est plus française

Jean Messiha, né Hossam Messiha, est un membre éminent du Rassemblement National et habitué des plateaux de télévision pour débattre sur les sujets d’actualité. Adepte de la théorie sur le « Grand Remplacement », Jean Messiha s’est souvent illustré pour ses prises de position contre l’immigration illégale, le business des ONG sur le trafic des migrants en Méditerranée et l’islamisme.

M. Messiha s’est récemment exprimé dans un Tweet à propos de l’affaire Diatou, femme enceinte violemment interpellée à la gare d’Aulnay-sous-Bois pour avoir craché par terre, mordu un membre de la police ferroviaire et avoir voulu prendre le train sans ticket. Selon M. Messiha,, Aulnya-sous-Bois ne fait plus partie de la France, mais plutôt de la nouvelle « Françafrique ».  Il s’exprime ainsi :

« A #Aulnay, ex-ville française, une sauvageonne en pays conquis ne veut ni porter de #masque, ni payer son ticket. Invitée à quitter la gare par les agents de sureté de la #SNCF, elle leur crache dessus, les griffe et les mord. La nouvelle Françafrique !« 

Des propos très durs pour la ville de la Seine-Saint-Denis mais aussi pour Diatou, qui attend un enfant et qui se voit traiter de sauvageonne.

Qu’en pense le bureau national du RN ? Est-ce que Jordan Bardella, souvent candidat en Seine-Saint-Denis, aborde dans le sens de M. Messiha ? Pour les Aulnaysiens, ce propos est un véritable affront.

Hadama Traoré menacé de mort par des militants d’Extrême Droite

Une balle dans la tête. C’est, en substance, ce que souhaitent certains internautes à Hadama Traoré, militant associatif d’Aulnay-sous-Bois, candidat malheureux aux municipales. Alors que l’associatif de 35 ans vient d’annoncer qu’il se lançait à la présidentielle de 2022, des insultes et des commentaires menaçants fusent sur le web, notamment la page Facebook du journal Valeurs Actuelles. Il a déposé plainte contre X.

C’est dans la foulée d’un article paru le 7 juin sur le site de l’hebdomadaire de droite, au sujet de son projet de tenter une candidature à la présidentielle, que le militant d’Aulnay-sous-Bois est menacé. Entre plusieurs dizaines d’insultes, parfois racistes, des internautes commentent… sans trop d’ambiguïté.

Ainsi, un certain Claude D. demande où se procurer une « kalachnikekon » — on peut supposer qu’il fait référence à une kalachnikov, le célèbre fusil-mitrailleur russe — pour un « prix raisonnable », car l’envie lui « prend » de « trouer certains crânes », et notamment celui de « Traoré ».

Même teneur chez Jean-Christophe N., qui, interpellé par une connaissance au sujet de l’article, répond « Ok je prends » en postant une photo de pistolet automatique. Inquiétant, d’autant plus que sur sa propre page Facebook, entre deux références à François Asselineau et à la charcuterie, cet homme pose aussi avec un fusil-mitrailleur. Visiblement dans un pays étranger où il se félicite que « les barbus y rasent les murs » en sa présence.

«Je fais peut-être 1m89, mais j’ai une femme et trois enfants»

Pour Hadama Traoré, qui se dit « menacé et insulté » depuis qu’il s’essaye à la politique, « trop, c’est trop ».

« Je fais peut-être 1m89, mais j’ai une femme et trois enfants. Depuis quelque temps, quand je suis sur un déplacement, ma femme me dit de faire attention, de l’appeler toutes les heures pour lui dire que ça va bien, de la rassurer… Cela m’attriste », résume-t-il.

Source et article complet : Le Parisien

Le conseiller départemental Mohamed Ayyadi s’adresse à Stéphane Troussel au sujet du décrochage scolaire

Monsieur Le President,

Notre département doit se donner les moyens de mener une politique ambitieuse en faveur de la réussite scolaire de notre jeunesse, elle doit montrer davantage qu’elle est une réelle priorité et plus particulièrement dans nos quartiers ou le décrochage scolaire est un phénomène bien ancré.

Comme vous l’avez rappelé lors de la séance du conseil départemental d’avril 2020, nous devons nous ressaisir de cette question plus prégnante aujourd’hui qu’elle ne l’a été par le passé. Nos efforts doivent se concentrer sur cette période post-confinement.

Le creusement des inégalités sociales va très certainement renforcer l’exclusion de certains élèves de nos dispositifs essentiels au maintien de l’égalité des chances pour chacun des élèves de notre département.

Les collectivités locales ont la responsabilité d’anticiper la recrudescence plus que probable, du décrochage scolaire dans nos établissements.

Dans cet optique, le gouvernement a présenté le dispositif « vacances apprenantes ». II permettra, entre autre, a des enfants identifiés comme décrocheurs de renforcer leurs apprentissages et remobiliser les savoirs fondamentaux.

Ce dispositif se matérialisera notamment, par l’ouverture d’établissements pendant les vacances estivales pour des activités de soutien scolaire mais également, des activités culturelles et sportives.

Le ministre de l’Education Nationale a indiqué vouloir privilégier les colleges situés dans les quartiers prioritaires. Ce dispositif sera doté d’un budget de 200 millions d’euros, avec pour objectif de toucher 400 000 élèves. Notre département présente les critères pour être eligible à ce dispositif.

Comme vous le savez, la ville d’Aulnay-sous-Bois, comprend plusieurs quartiers prioritaires, c’est la raison pour laquelle, je souhaiterai que la commune d’Aulnay-sous-Bois, s’inscrivent dans ce dispositif.

Aussi, je vous saurai gré de bien vouloir envisager, en relation avec le directeur académique des services de !’Education nationale, l’integration dans ce dispositif, des colleges : Victor Hugo, Claude Debussy, Pablo Neruda, Christine de Pisan, Gerard Philippe, Simone Veil, Le Parc

Je sais pouvoir compter sur vos engagements en faveur de l’Education et de notre jeunesse et suis disposé a vous rencontrer pour évoquer les modalités d’une intervention coordonnée avec les services de l’Etat.

Je vous prie de croire, Monsieur Le president, en !’expression de ma consideration distinguée.

Source : lettre du conseiller départemental Mohamed Ayyadi à Stéphane Troussel

Hadama Traoré se prépare dans la course à l’élection présidentielle de 2022

Hadama Traoré, leader du mouvement La Révolution Est En Marche et militant à Aulnay-sous-Bois, annonce son objectif d’être candidat à l’élection présidentielle de 2022. Appuyé par différents militants de Seine-Saint-Denis et comptant sur son réseau pour obtenir les 500 parrainages nécessaires pour être candidat, M. Traoré souhaite faire bouger les lignes.

S’il parvient à obtenir les 500 parrainages, il serait intéressant de savoir quels seront les candidats les plus impactés avec un transfert de voix à destination du candidat LREEM.