Archives de Catégorie: Politique
Départementales 2021, le POID fait ses propositions

Afin de se mettre au service de la population le département de Seine Saint Denis doit rompre avec la politique de Macron. Les besoins de la population du canton et de la Seine Saints Denis nécessitent des moyens. Ces moyens existent en réquisitionnant les 560 milliards d’aides aux entreprises qui servent en fait à licencier et à verser des dividendes aux actionnaires. Notre candidature est donc en rupture nette avec la politique de Macron, relayée au niveau départemental par des élus pourtant de gauche.
Ainsi le POID sera résolument aux côtés de tous les salariés du département menacés de licenciement….
Au côté des agents territoriaux : maintien des horaires et des congés contre la loi de transformation de la fonction publique qui impose de travailler 1607 heures par an à compter du 1er janvier 2022 pour les agents communaux et au 1er janvier 2023 pour les agents départementaux
Logement : pour la construction massive de logements sociaux par Seine Saint Denis Habitat et stopper la spéculation immobilière autour des gares du « Grand Paris ».
Seine Saint Denis Habitat gère plus de 30 000 logements sociaux, nombre très insuffisant pour loger les salariés aux faibles revenus de notre département, les précaires, les familles sans papiers – souvent monoparentales qui se retrouvent au mieux en logements précaires ou à l’hôtel (plus de 900 nuitées chaque jour), souvent loin de l’école pour les enfants.
Des événements dramatiques à Saint Denis et Aubervilliers montrent les conséquences d’un habitat ancien et dégradé. Et les marchands de sommeil prolifèrent.
Défendre les services publics : Au côté de la population combattre pour l’arrêt de la fermeture des services publics, la réouverture des services fermés : centres de PMI, bureaux de poste, centres sociaux, Sécu, CNAV… Restaurer les subventions aux crèches départementales.
Santé : contre la fermeture programmée de l’hôpital Jean VERDIER et soutien aux agents de l’hôpital Ballanger (voir l’interview de 2 syndicalistes réalisée par le comité d’Aulnay du POID)
Défendre l’école publique : Contre les fermetures de classes, les réductions d’heures de cours dans les collèges. Rénover les collèges, remplacer et renforcer le personnel technique chargé de l’entretien et de la maintenance des locaux en particulier au collège Debussy. (voir l’article de la Tribune des Travailleurs du 28 avril) .
Défense de l’emploi en particulier sur la plateforme aéroportuaire de Roissy dont beaucoup de travailleurs sont aulnaysiens.
ADP utilise le chantage : nouveaux contrats obligatoires pour les travailleurs qui devront diminuer leurs revenus annuels d’un mois de salaire, sinon licenciement. Air France a touché 7 milliards d’€ et supprime 6000 emplois pour garantir le cours des actions. Quant aux travailleurs des centaines d’entreprises sous-traitantes de ces deux grands groupes, ils vivent dans la peur que leur boite soit en faillite.
Les élus départementaux et aulnaysiens ne devraient-ils pas exiger dans l’unité l’interdiction des licenciements, sachant que d’ici 2 ans selon les « experts » patronaux, 30 000 emplois seraient menacés sur la plateforme de Roissy. Les patrons profitent de la pandémie pour dégraisser leurs effectifs comme chez Guerbet à Aulnay où l’emploi est menacé.
Propositions du POID recueillies et mises en forme le 15 juin 2021 par Catherine Medioni
Valérie Pécresse dans un gymnase du Blanc-Mesnil pour son unique meeting en Seine-Saint-Denis aujourd’hui
Ce sera son unique meeting en Seine-Saint-Denis. Vendredi 11 juin 2021, Valérie Pécresse (Libres!) sera en meeting au Blanc-Mesnil. La présidente sortante de la Région Île-de-France brigue un second mandat à la tête de la Région.
Premier meeting en présentiel
Le meeting débutera à 19 heures au gymnase Auguste Delaune. En raison du contexte sanitaire, il est nécessaire de s’inscrire à l’avance pour avoir accès au meeting. « C’est désormais officiel, le Blanc-Mesnil aura le plaisir d’accueillir Valérie Pécresse pour un meeting exceptionnel ! », a annoncé le maire du Blanc-Mesnil Thierry Meignen sur les réseaux sociaux. La jauge est fixée à 600 personnes.
Source : Actu.fr
Michel Lefèbvre, militant du POID, fait le point sur la situation de l’hôpital Ballanger en interrogeant deux soignants CGT

Patrice Veteran, secrétaire de la section CGT de l’hôpital Robert Ballanger d’Aulnay et Sylvie Falleyras, infirmière en consultation de chirurgie et militante CGT expose leur expérience de la situation de l’hôpital Robert Ballanger auprès de Michel Lefèbvre, membre du Parti ouvrier indépendant et démocratique qui les a interrogé début mai dernier.
Sylvie Falleyras: Depuis le début de la pandémie, les conditions ont changé. Au début de la pandémie, on a eu davantage de moyens humains. Il n’y avait pas de gants, pas de masques en suffisance. Aujourd’hui le personnel est très fatigué, il y a beaucoup de malades, des démissions, il n’y a plus de remplaçants, plus de renforts. L’état d’esprit, c’est vraiment l’épuisement. On se demande quand ça va se terminer. Nous sommes inquiets sur la fin du confinement. Personnellement je pense que ça va faire comme l’année dernière. Cela va repartir cet hiver. Certes il y a les vaccins, mais beaucoup ne sont pas vaccinés, et il y a les variants.
Patrice Vétéran : Lors de la conférence tenue il y a une quinzaine de jours, nous avons donné un certain nombre de chiffres : 40 postes d’infirmières ne sont pas pourvus à Ballanger. Et autant à Montreuil et Montfermeil. Aucune politique de recrutement et de fidélisation n’a été mise en place. Le gouvernement Macron parle beaucoup d’un « Etat fort » en Seine Saint Denis, mais dans un tract CGT nous parlons davantage » d’un Etat fort en communication « . Aucune mesure prise. Sous le précédent premier ministre E. Philippe, avait été décidée une prime d’activité territoriale. Mais pas pour tous les départements. Et il ne fallait pas dépasser le salaire médian d’Ile de France qui est de 1800€. Certains personnels de santé n’ont pas été éligibles à cette prime, dont les A.S.H. Ce sont les personnels les moins bien payés, ce sont les femmes de ménage pour parler clair. Elles sont près des malades pourtant ! Les autres catégories l’ont perçue de façon inégale, en totalité ou à moitié. C’est une prime de 800€ versée une fois par an au début de l’année. Il y a eu le fameux Ségur de la santé où a été acceptée une augmentation des salaires de 183 euros alors qu’on demandait un minimum de 300 euros. Cela va entraîner le fait qu’avec cette augmentation de 183 €, certains agents vont dépasser le salaire médian et n’auront plus cette prime d’activité territoriale !
D’ici un an ou deux beaucoup d’agents ne seront plus éligibles à la prime de 183€. On a une difficulté dans nos métiers pour fidéliser et rendre l’hôpital attractif. En dehors du métier d’infirmière, le métier d’ASH est le plus important. Elles font la toilette, assurent le déplacement des patients. L’ASH peut rester contractuelle pendant 10 ans pour devenir fonctionnaire. Et ce qui fait l’évolution du salaire, c’est l’avancement d’échelon et il n’y a aucune évolution salariale pour les contractuelles !
Pour rendre attractif l’hôpital public, de surcroît dans le 93, il faut une revalorisation salariale et la mise en stage des contractuels.
Michel Lefevbre : Y-a-t-il eu des fermetures de lits aux urgences pendant la pandémie, comme dans d’autres hôpitaux ?
Patrice Vétéran : Avant la pandémie, le gouvernement avait prévu de fermer des lits, mais avec la crise sanitaire, il est apparu qu’il manquait des lits dans tous les hôpitaux d’Ile de France et en particulier dans le 93. Avec la crise sanitaire, on est passé de ce qu’ils appelaient les COPERMO (« coopération interministérielle ») à un plan de transformation et de modernisation de l’hôpital. On nous parle de lits virtuels, où les lits seraient ouverts en fonction des pandémies puis fermés. Avec quel personnel ? Quel personnel acceptera d’être recruté et licencié le lendemain ? Ils ne veulent pas revenir sur cette politique de fermetures des lits.
100% des lits sont occupés dans le service d’urgence, le personnel épuisé craque. Lors de la première vague, on avait vu arriver pour prêter main forte des personnels venus par exemple d’Occitanie, là où la pression était moindre. Aujourd’hui tous les personnels des hôpitaux vivent la même situation
Et nous avons eu beaucoup de démissions, beaucoup de jeunes, d’élèves qui n’ont pas supporté, en particulier autant de décès en si peu de temps.
Des opérations prévues ont été reportées, mais on ne pourra les reporter indéfiniment. Les opérations prévues pour les cas graves comme le cancer ont été maintenues. Et beaucoup d’agents sont touchés par le COVID.
Michel Lefevbre : Avez-vous estimé à combien il faudrait de créations de postes pour assurer les meilleurs soins à Ballanger ?
Patrice Vétéran On avait envoyé un courrier à l’ARS : au plan national, il faut 100 000 embauches, ce qui équivaut à la création de 50 postes d’ASH et d’infirmières à Ballanger.
Michel Lefevbre : Le POID avance le mot d’ordre de confiscation des 560 milliards d’aides aux entreprises versées aux entreprises, alors que celles-ci continuent à licencier, comme ADPà côté d’ici qui supprime 30 000 postes. Qu’en pensez-vous ?
Patrice Vétéran : Ajoutons Carrefour qui a reçu cet argent ! D’ailleurs, les personnels de Carrefour BeauSevran en face de l’hôpital étaient en grève durant deux samedis d’avril….
Sous Sarkozy et Hollande, et maintenant avec Macron, toutes les lois adoptées organisent le financement des patrons comme Bettencourt (l’Oréal). On est tout à fait d’accord pour confisquer tous ces milliards, réaffecter ces moyens financiers pour les besoins de la population.
On avait proposé à l’ARS, comme nous avons suffisamment de terrains, d’y ouvrir des structures médicales et sociales, accueil des handicapés, jeunes autistes, y implanter pourquoi pas une industrie pharmaceutique. Aucune réponse.
Article mis en forme le 10 juin 2021 par Catherine Medioni
Un commerçant frappé par un militant communiste à Drancy
Ce matin, le sang de Jean-Christophe Lagarde, député de la Seine-Saint-Denis, n’a fait qu’un tour : ce matin un militant communiste a frappé un commerçant sur le marché de Drancy alors qu’il distribuait des tracts. La Police a du intervenir.
Jean-Christophe Larde appelle au calme et demande aux militants communistes de stopper les actes de violence. M. Lagarde invite les militants communistes à débattre au lieu de frapper.
Valérie Pécresse dans la tourmente avec les faux militants invités tous frais payés, une association à Aulnay-sous-Bois dans le collimateur
Au mois d’août 2019, Valérie Pécresse faisait sa rentrée politique avec son tout jeune mouvement Libres! C’était un meeting à Brive, dans le parc des Perrières.
1500 personnes y ont assisté. Une enquête du site d’informations Mediapart (réservé aux abonnés) indique que ces militants ou sympathisants seraient en fait des membres d’associations communautaires, invités à participer au rassemblement, trajet et repas payés. Ces associations étant pour certaines financées par la Région Ile de France, présidée par Valérie Pécresse.
De « faux » militants
Le site d’informations a retrouvé ces « faux » militants. Ils sont issus de différentes associations : Union des Serbes de France, parti panafricain, la fédération des associations de Wallis et Futuna en France, la coordination des Berbères de France…
Alors que certaines personnes ont fait le trajet depuis Paris pour profiter d’une journée à la campagne, « d’autres, généralement à la tête d’associations, ont confirmé qu’elles avaient participé à l’excursion, en rameutant leurs troupes, dans l’objectif de s’attirer les faveurs de la présidente de région », indique Mediapart.
Démenti de Valérie Pécresse : « Questionnée sur cette situation par Mediapart, Valérie Pécresse répond qu’il « n’y a aucun lien entre le financement de ces associations [par la région —ndlr] et [s] on activité politique ».
Les réactions en Corrèze
Frédéric Soulier, le maire LR de Brive, soutien de Valérie Pécresse, et qui avait mis le parc des Perrières à sa dispostion pour le meeting du mois d’août 2019, indique ce lundi matin par la voix de son directeur de cabinet « n’avoir aucun commentaire à apporter à l’article de Mediapart.«
L’association Civica impliquée
Parmi les associations visées par Mediapart se trouve Civica, une association qui dispose d’un siège à Aulnay-sous-Bois et dont le président n’est autre que Paulo Marques, adjoint au Maire. Civica est une association proche de LR mais aussi de Valérie Pécresse. A quelques semaines du premier tour des élections régionales 2021, est-ce que cela aura un impact ?
Source : France3







