Archives de Catégorie: Religion
Valérie Pécresse et François Fillon veulent sauver les chrétiens d’orient
Valérie Pécresse, candidate « Les Républicains » aux Régionales 2015 en Ile-de-France, et l’ancien premier ministre François Fillon vous donnent rendez-vous au Cirque d’Hiver (110 rue Amelot / Paris 11ème) le mardi 23 juin à 19h00. Ils organisent un meeting pour la survie des Chrétiens d’Orient. Plus d’information en cliquant sur l’image ci-contre.
Paris centre chrétien-église protestante
Paris centre chrétien est une église protestante située à la Courneuve ; elle propose différents cultes dynamiques
dont voici les jours et horaires:
* dimanche: 10 h
* dimanche: 16 h 30
* prière vendredi : 19 h 30
* groupes de maison: chaque mardi ( informations sur le site internet)
http://www.pariscentrechretien.com
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Paris centre chrétien: 7 rue Pascal / B.P.54 – 93120 La Courneuve.
Renseignements au : 01 48 36 94 72
Par mail: contact@pariscentrechretien.com
sur internet: http://www.pariscentrechretien.com
entrée libre.
Jean-Claude Gianadda au Blanc-Mesnil
Jean-Claude Gianadda sera au Blanc-Mesnil le Vendredi 12 juin 2015 en la chapelle Sainte-Thérèse (52 rue Danielle Casanova). Début du spectacle à 20 heures, l’entrée est libre et gratuite.
Biographie : Jean Claude Gianadda est né le 8 janvier 1944, est un auteur, compositeur et interprète français. Spécialisé dans les chants religieux, il est l’auteur de célèbres morceaux chrétiens, tels que Trouver dans ma vie ta présence, Love, ou Qu’il est formidable d’aimer...
Sa carrière : Ancien Frère des Écoles Chrétiennes, il a d’abord été professeur au collège Saint Bruno à Marseille. Puis, à 32 ans, il est nommé directeur du collège. C’est en 1994, il a donc 50 ans, qu’il abandonne l’enseignement pour se lancer dans cette activité chantée et se consacrer entièrement à cette « mission d’Église ». Jean Claude Gianadda a enregistré près de 800 chansons. Il chante depuis 1977, ses premiers musiciens sont des accompagnateurs de qualité : les frères Lalanne, Francis qui avait quinze ans à l’époque, René et Jean-Félix.
Avec ses 150 ou 200 veillées par an et ses 100 000 km chaque année, il est surnommé « Troubadour du Bon Dieu » ( source Wikipédia)
Voici pour vous un petit medley de ses plus grands morceaux :
Les républicains ont discuté de l’Islam aujourd’hui, notamment avec Bruno Beschizza
Les Républicains (anciennement UMP) ont organisé une séance de travail et de réflexion sur la place de l’Islam en France aujourd’hui. Une réunion a huis-clos à laquelle ont participé des élus (dont le Maire d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza) et des responsables de culte.
L’ex-chef de l’état Nicolas Sarkozy voulait mettre sur la table les sujets suivants :
- Le port du voile
- Les prières dans la rue
- La formation et les discours des imams
- Le financement des lieux de culte
Les Républicains ont depuis toujours entretenus une relation ambigüe envers l’islam. Laurent Wauquiez tient un discours très agressif alors que Nathalie Kosciusko-Morizet semble beaucoup plus conciliantes vis-à-vis des pratiques de cette religion.
Bruno Beschizza quant à lui tient une position décomplexée et beaucoup plus pragmatique. Très rigide sur le plan national, il sait cependant mettre de l’eau dans son vin au niveau local, en s’alliant à des associations cultuelles et en défendant le projet d’école musulmane sur la Route Nationale 2 (cf. article du Parisien de l’entrre-deux tours des municipales).
La communauté musulmane est la communauté religieuse qui progresse le plus en France. Par conséquent, les partis politiques lorgnent sur cet électorat qui peut faire basculer une ville, un département ou le pays (François Hollande a été élu en 2012 en grande partie grâce au report des voix de cette communauté). Traditionnellement à Gauche, les musulmans ont boudé le Parti Socialiste aux dernières élections suite aux promesses non tenues, au mariage pour tous et aux rumeurs (entretenues par la Droite) sur la théorie du genre. Elle sera peut-être la clé de la victoire de la présidentielle 2017.
Les évangélistes à l’assaut de la banlieue, en concurrence avec l’Islam
Nous vous invitons à découvrir un article en provenance de La Croix, racontant l’histoire peu ordinaire de deux évangélisateurs, dont un originaire d’Aulnay-sous-Bois, en cliquant ici.
Cet article très intéressant montrent comment ces deux personnes se sont plongées dans la religion, où l’église était devenue un échappatoire. Comme de nombreux convertis à l’Islam, la religion est devenue une sorte de « repère » dans un monde souvent hostile en manque d’espoir.
Églises évangéliques d’un côté, islam de l’autre, l’article montre comment ces deux religions luttent pour s’implanter durablement dans les quartiers populaires des banlieues.
La ville antique de Palmyre aux mains des Djihadistes de l’Etat Islamique
L’information importante de la journée ne vient pas hélas de la ville d’Aulnay-sous-Bois mais à quelques milliers e kilomètres plus à l’Ouest, dans le désert Syrien : après plusieurs jours de combats, l’Etat Islamique (Daesh) vient de s’emparer de la ville de Palmyre (Tadmur en arabe), où se trouvent les vestiges d’une ville antique, où repose la reine rebelle Zenobie. Ce morceau d’histoire de l’humanité risque de devenir un lointain souvenir, si les islamistes procèdent de la même façon que dans le Nord de l’Irak, où ils sont également implantés.
Avancée inexorable de l’Etat Islamique
Que ce soit en Irak ou en Syrie, l’Etat Islamique semble être passé à l’offensive partout : chute de Ramadi (Irak, province sunnite d’Al-Anbar), prise de Palmyre… Ces combattants issus des quatre coins du monde ont montré qu’ils étaient plus qu’une simple organisation terroriste, mais un état capable de renverser des armées équipées par les occidentaux (Irak).
Soutenus par une partie de la population Sunnite, ces islamistes sont la bête noire des musulmans Chiites (majoritaire en Irak) et des Chrétiens. Les exécutions y sont courantes et pour ces populations, c’est souvent soit la valise, soit le cercueil (enfin, pas toujours, c’est parfois la fosse commune).
Contrairement aux Islamistes de l’Ouest et du Sud Syrien, affiliés pour la plupart à Al-Qaïda et soutenus par les états du Golfe Persique et la Turquie, les Islamistes de Daesh ne disposent pas d’armement sophistiqué : pas de de missile anti-char TOW, pas de missiles anti-aérien… Leur principale force : leur nombre. Ces islamistes recrutent en masse en Asie Centrale, mais aussi dans certains pays européens. Quelques Africains se sont également retrouvés dans leurs rangs.
Comment recrutent-ils ? Ils persuadent les désœuvrés comme les intellectuels islamiques de rejoindre leur cause pour créer un état islamique comme celui d’antan, une sorte de Califat qui faisait à l’époque la guerre à l’empire Byzantin et qui avait battu le redoutable empire Sassanide (Perse), aujourd’hui représenté par l’Iran. En échange, les recrues reçoivent vivres, argents et même des femmes (dont certaines viennent faire leur Djihad).
D’où provient l’argent ? Du trafic de pétrole, d’œuvres d’art, mais aussi de fonds collectés d’individus et organisations acquis à leur cause.
Devenir des ruines de Palmyre ?
Terre d’Islam depuis le 7ème siècle après l’effondrement de l’empire Sassanide et le retrait de l’empire Byzantin, les ruines de Palmyre avaient survécu aux premières vagues d’invasion musulmanes. Mise à part quelques pillages, cet héritage de l’humanité avait été conservé. Les habitants de Tadmur vivaient d’ailleurs en partie grâce au tourisme et aux revenus générés. Si cet héritage avait été conservé par les premiers occupants musulmans (et loi d’être des pacifistes), alors pourquoi Daesh souhaiterait-il supprimer ce joyau du désert ?
Même si dans l’islam il est interdit de représenter l’homme ou de vénérer autre chose que Dieu (enfin, pour le Sunnisme), les statues de Palmyre ont été soigneusement épargnées par les différents Califes qui se sont succédés. On peut ainsi espérer que ces combattants, tout du moins leurs dirigeants, épargne ce trésor du désert. Les prochains jours seront déterminants.
Suite affaire Baby Loup : Une loi qui assure la liberté de conscience pour la petite enfance
L’Assemblée nationale vient d’adopter en première lecture et à l’unanimité, une proposition de loi stipulant que les établissements et services accueillant des enfants de moins de six ans, peuvent apporter des restrictions à la liberté des salariés de manifester leur religion, sous les conditions prévues par le code du travail. Cette loi si elle est adoptée définitivement, reviendrait à consolider le dernier arrêt de la Cour de cassation sur Baby Loup qui pouvait à tout moment être remis en cause.
Le Collectif laïque n’a cessé d’œuvrer depuis cinq ans pour que les établissements privés et associatifs soient libres de faire le choix éducatif de la neutralité religieuse en toute sécurité juridique. Il apprécie que soit enfin considéré en priorité l’intérêt des enfants et de leur développement à l’abri des prosélytismes de toute nature, conformément aux conventions internationales concernant les droits de l’enfant.
Il rend hommage à l’équipe de Baby Loup et à sa directrice, Natalia Baleato, dont l’engagement laïque a été sans faille tout au long des épreuves et des incertitudes juridiques passées.
Associations signataires : AEPL Ile de France, Association des Libres Penseurs de France (ADLPF), CAEDEL, Mouvement Europe et Laïcité, Comité Laïcité République (CLR), Conseil National des Associations Familiales Laïques (CNAFAL), EGALE, Egalité-Laïcité-Europe, Fédération Française « Le Droit Humain », Fédération générale des PEP, Fédération Nationale des Délégués Départementaux de l’Éducation Nationale, Grande Loge Féminine de France, Grande Loge Mixte de France, Grande Loge Mixte Universelle, Laïcité-Liberté, Le Chevalier de la Barre, Les Comités 1905, Libres MarianneS, Ligue du Droit International des Femmes (LDIF), Observatoire International de la laïcité, Regards de Femmes, Union des FAmilles Laïques (UFAL) Union Rationaliste
Source : Communiqué du Collectif laïque, dont l’UFAL fait partie
Retour sur l’affaire de Charleville-Mézières : une « longue jupe » qui ne doit pas occulter l’abaya En guise de réponse à certains
Dans les années 1990, les jeunes filles qui refusaient d’ôter leur voile à la porte de l’école revendiquaient leur liberté d’afficher leur appartenance religieuse tout le temps et partout. La loi du 15 mars 2004 est venue opportunément rappeler que l’école publique est un espace laïque dans lequel chacun est soumis à l’obligation de neutralité. Cette loi a eu au moins trois effets bénéfiques : elle a permis de clarifier les choses, d’apaiser les conflits et de protéger les personnels qui peuvent se prévaloir de la loi pour refuser l’accès à l’établissement d’un élève arborant un signe par lequel il manifeste ostensiblement son appartenance religieuse.
Mais force est de constater que, depuis quelques années, la laïcité scolaire est de nouveau « testée » et contestée. On l’a vu récemment à l’occasion de l’affaire de Charleville-Mézières : une jeune fille qui n’a pas pu rentrer dans l’enceinte du collège parce qu’elle ne voulait pas ôter son voile est revenue quelque temps après vêtue d’une « longue jupe ». L’équipe pédagogique lui a demandé de changer de tenue. Entre « l’affaire du voile » et ce qu’il est convenu d’appeler maintenant « l’affaire de la jupe », il faut souligner une différence notable : si le voile est un signe dont le caractère religieux est incontestable, la longue jupe est un signe plus équivoque puisque son port (comme journalistes et hommes politiques, dans une belle unanimité, n’ont cessé de le répéter) n’est pas réservé aux jeunes filles musulmanes. La « longue jupe » pouvait donc plus facilement se faire passer pour ce que, en l’occurrence, elle n’était pas : une tenue « à la mode », qui n’a aucun caractère religieux.
Il faut souligner le courage dont a fait preuve, dans cette affaire, Najat Vallaud-Belkacem, qui a soutenu la décision de la Principale du collège. Cette décision n’a rien de cocasse : la Principale du collège Léo Lagrange n’a fait qu’appliquer la loi puisque l’attitude de l’élève était très clairement provocatrice et son comportement, prosélyte.
Orleans-AbayaJe m’étonne toutefois que, dans la déferlante de commentaires qui a suivi cette affaire de Charleville-Mézières, un mot ait été systématiquement évité : celui d’abaya. La « longue jupe » n’en est pourtant qu’un avatar. Cette affaire aurait dû être l’occasion de débattre d’un problème qui préoccupe depuis plusieurs années les personnels éducatifs, à savoir la présence de plus en plus nombreuse des jeunes filles qui portent l’abaya dans l’enceinte de l’école publique. Là est le véritable objet du débat. L’abaya est une robe qui se porte par-dessus les vêtements ordinaires, qui couvre tout le corps (hormis les pieds et les mains), et éventuellement les cheveux (un voile peut être cousu à l’encolure de la robe). On peut se procurer une abaya sur internet, où elles sont la plupart du temps présentées comme des robes musulmanes. Confrontée en 2011 à des jeunes filles portant l’abaya dans l’établissement où elle exerce, Sophie Mazet avait osé mettre les pieds dans le plat et rendre l’affaire publique. Dans un article publié dans la revue Hommes & immigrations, elle explique que ces robes « correspondent exactement aux recommandations de cheikh Bin Oussaïmine, Bin Baz et du Jilbab-al-Mar-Al-Mouslima de cheikh Al Albani et plus généralement aux prescriptions de “savants” du wahhabisme d’Arabie Saoudite, un islam rigoriste et liberticide, désavoué d’ailleurs par la plupart des musulmans. » L’abaya n’est donc pas un vêtement « traditionnel » ou « ethnique » comme on voudrait nous le faire croire, ell e est encore moins une question de « mode ». Cette robe est un signe dont le caractère religieux est incontestable. Il faudrait par conséquent que les pouvoirs publics aient le courage de dire que l’abaya est une tenue qui, parce qu’elle manifeste ostensiblement une appartenance religieuse, n’a pas droit de cité à l’école publique.
Il convient de distinguer deux cas de figure : le cas dans lequel le signe est équivoque et où son caractère religieux ne peut être déterminé qu’en tenant compte du contexte, du comportement général de l’élève et de l’usage qu’il en fait (la « longue jupe » entre à mes yeux dans cette catégorie) ; le cas où le caractère religieux du signe est incontestable, comme pour la kippa, la croix, le voile… et l’abaya. Quand un élève arrive dans un établissement scolaire public avec une kippa sur la tête, une croix trop voyante, ou encore un voile sur les cheveux, personne ne se demande si son attitude est prosélyte : ce ne sont pas ses intentions qui comptent, mais le signe ou la tenue, dont le caractère religieux est constitué. Il ne viendrait à l’idée de personne de demand er à cet élève s’il est effectivement de confession juive, chrétienne ou musulmane. On lui demande simplement d’ôter sa kippa, de cacher sa croix, ou de retirer son voile, parce qu’il s’agit de « signes et de tenue (…) dont le port conduit à se faire immédiatement reconnaître par son appartenance religieuse (1) ».
Il est précisé, dans la circulaire du 18 mai 2004, que « la loi est rédigée de manière à pouvoir s’appliquer à toutes les religions et de manière à répondre à l’apparition de nouveaux signes, voire d’éventuelles tentatives de contournement de la loi ». L’abaya correspond à la fois au deuxième et au troisième cas. Elle est un nouveau signe religieux, en France en tout cas, puisqu’elle a fait son apparition assez récemment dans les établissements scolaires publics. Mais elle est aussi une stratégie de contournement de la loi : le voile islamique étant un signe dont le caractère religieux ne prête plus à discussion, il suffit de vêtir l‘abaya et de faire passer cette tenue religieuse pour « une longue robe ». Le tour est joué : la laïcité est ba fouée de façon spectaculaire et ceux qui s’en émeuvent sont priés de se taire.
Et pourtant, le malaise est patent. Du côté des chefs d’établissements qui craignent d’être lâchés par leur hiérarchie s’ils ont le courage d’appliquer la loi, et qui se résignent donc à ne pas faire de vagues ; du côté des professeurs, qui se retrouvent à faire la classe à de jeunes filles vêtues de ce qu’il faut bien appeler un uniforme intégriste ; du côté des élèves, enfin, qui ne comprennent pas toujours pourquoi la loi n’est pas appliquée de la même façon pour tous. Et je ne parle pas des élèves non croyants, ou d’autres confessions que musulmane : une élève est venue me voir un jour à la fin de l’heure un peu gênée pour me demander pourquoi on l’obligeait, elle, à enlever son voile à l’entrée du ly cée alors qu’on laissait « des filles porter l’abaya ou le jilbal ». J’aurais aimé pouvoir lui répondre.
PAR MARIE PERRET LE10 MAI 2015 Site de l’UFAL, article proposé par Olivier Rimbert.
Succès de la kermesse paroissiale Saint Pierre de Nonneville – Aulnay-sous-bois
La rédaction vous propose un retour sur la kermesse paroissiale de la chapelle Saint Pierre de Nonneville.
Un immense merci Aux personnes qui sont venues nombreuses sur la fête, Un merci tout particulier à notre maire Bruno Beschizza, ainsi qu’a Séverine Maroun pour leurs visite
merci aux bénévoles, sans qui, rien n’aurait été possible, merci tout le monde et bravo!!!
Communiqué de Daniel Keller, Grand maitre du Grand Orient de France, sur la Laïcité
LAÏCITÉ – Un député, Philippe Doucet pour ne pas le nommer, s’est permis de traiter, dans un grand quotidien, les francs-maçons de laïcards que la religion « emmerderait » (sic). Nonobstant la vulgarité du propos, une telle affirmation traduit une méconnaissance assez profonde de notre franc-maçonnerie. Le Grand Orient de France rassemble des hommes et des femmes de toutes convictions, croyants ou libres penseurs. C’est parce que nous avons des ateliers qui travaillent sur l’évangile selon Saint Jean tandis que d’autres scandent à la fin des tenues « Ni Dieu Ni Maître » que la maçonnerie du Grand Orient de France manifeste force et vigueur. La maçonnerie n’exige pas d’adhérer à une ligne politique, elle rassemble toutes celles et tous ceux pour lesquels le contrat social est une construction de tous les jours qui néces site de rassembler ce qui est épars. Parce que la société que nous voulons n’est ni une commune populaire encadrée par des gardes rouges ni un camp entouré de barbelés.
Toutefois chacun sait qu’il n’y a pas de société sans règle du jeu si l’on veut éviter la discorde et la guerre de tous contre tous. C’est le sens de la laïcité que de fixer de telles règles en équilibrant subtilement les droits et les devoirs de chacun. Dans une République laïque chacun a le droit de pratiquer sa religion, ailleurs que dans des caves, dans une République laïque, on n’a pas à ne pas respecter les interdits alimentaires dans les cantines scolaires, c’est la raison d’être des menus de substitution, dans une République laïque on n’a pas à régir les tenues vestimentaires des uns et des autres dans la rue, sous réserve de ne pas troubler l’ordre public, dans une République laïque, on n’a pas à transformer une communauté religieuse en bouc émissaire de nos probl èmes politiques et sociaux.
Ceci étant rappelé, dans une République laïque, chacun doit aussi se mobiliser au service de la communauté des citoyens, la seule communauté dans laquelle nous puissions dépasser nos appartenances singulières pour concrétiser un véritable « être ensemble ». C’est ainsi que l’on fait société. On peut craindre que la démultiplication des revendications confessionnelles qui traversent le monde aujourd’hui ne traduise un renoncement implicite à cette ambition de bâtisseur et la tentation du retour voire de la régression vers des groupements communautaires.
Veut-on faire communauté ou société ? Le débat est ancien. La tentation communautaire est la conséquence des impasses dans lesquelles notre temps semble nous précipiter et la réponse diffuse d’un monde en désarroi. C’est aux politiques de nous sortir de l’ornière et cela repose sur une ambition : rassembler tous les hommes et les femmes aujourd’hui en déshérence dans la construction d’un nouveau projet de société. Les Francs-Maçons peuvent y aider !
Source : communiqué de Daniel Keller, proposé par Olivier Rimbert
