Archives de Catégorie: Actualité

Confinement très léger, les coiffeurs pourront rester ouverts à Aulnay-sous-Bois

Vous avez besoin de vous faire un brushing, une coupe de printemps, faire un tour d’oreille ou raser le duvet sur la nuque ? Pas de panique, les coiffeurs resteront ouverts à Aulnay-sous-Bois et and toute l’Île-de-France en général. Ce « petit confinement » ne vous empêchera pas de retrouver votre salon de coiffure favori et de taper la discute pour obtenir les dernières nouvelles du quartier.

Vidéo, le président des USA Joe Biden chute à plusieurs reprises sur les marches d’Air Force One

Est-ce le signe de la fatigue, de la vieillesse, d’une maladie ou d’une simple étourderie ? Les multiples chutes du président des Etats-Unis Joe Biden sont peut-être révélatrices d’une forme physique peu enviable pour l’homme le plus puissant de la planète.

S’il n’est pas rare de voir un grand dirigeant chuter (au sens propre comme au sens figuré), cette vidéo qui a fait le tour du globe risque de bien faire sourire les plus grands détracteurs du président Américain dont l’élection a été contestée.

Pour visionner la vidéo, cliquer sur l’image ci-dessous :

Petite enfance à Aulnay-sous-Bois, appel à la grève le 30 mars 2021 pour l’abandon du projet Taquet

Texte intégral de la FNAS FO et la Fédération des Services Publics et des services de Santé FO :

Après les grèves de janvier et février 2020, Adrien Taquet, Secrétaire d’État à l’Enfance et aux Familles est resté sourd aux revendications des salariés de la Petite Enfance. Il maintient son projet de décret de réforme des modes d’accueils.

C’est pourquoi, la FNAS FO et la Fédération des Services Publics et des services de Santé FO appellent tous les salariés et agents publics du secteur petite enfance à la grève le 30 mars 2021.

  • Nous refusons la dégradation de nos conditions de travail. Nous refusons le taux de 15 % d’enfants accueillis en surnombre en crèche tous les jours.
  • Nous refusons les dérogations à 5,5 m² en « zone dense » à la surface minimale par enfant. Nous refusons la présence d’un professionnel pour 6 enfants avec l’inclusion des apprentis dans le calcul du taux d’encadrement à hauteur de 15 %.
  • Nous refusons la 1/2 heure de temps d’analyse de la pratique par mois en crèche et rien de tangible pour les assistant.e.s maternel.le.s.
  • Nous refusons la possibilité pour les Éducateurs de Jeunes Enfants, sans expérience professionnelle, de diriger tout type d’Établissement d’Accueil du Jeune Enfant (EAJE) de moins de 40 enfants.
  • Nous refusons l’augmentation des capacités des micro-crèches à 12 enfants.
  • Nous revendiquons la suppression de l’accueil des enfants en surnombre.
  • Nous revendiquons une surface minimale de 7 m² par enfant partout. Nous revendiquons une qualité d’accueil garantie par 1 professionnel(le) pour 5 enfants, des ratios d’encadrement à 50/50, hors apprentis.
  • Nous revendiquons un temps d’analyse de la pratique de 2 heures /mois partout.
  • Nous revendiquons une expérience professionnelle exigée pour diriger tout type d’Établissement d’Accueil du Jeune Enfant.
  • Nous revendiquons le maintien de la capacité d’accueil des micro-crèches à 10 enfants.
  • Nous revendiquons le financement de postes de personnel qualifié à hauteur des besoins.
  • Nous revendiquons la revalorisation des rémunérations.
  • Nous revendiquons un plan ambitieux de formation continue des professionnels(les) des modes d’accueil collectifs et individuels.

FO reste déterminée pour que les secteurs de l’enfance et de la petite enfance bénéficient de l’augmentation de 183 € par mois comme dans la Fonction Publique Hospitalière.

Source : FO Communaux d’Aulnay-sous-Bois

Nouvelle mobilisation massive ce dimanche sur le Triangle de Gonesse

Pour cette Zadimanche gagnons en territoire et en nombre!

Venez nombreux et nombreuses pour marquer notre présence sur ces terres à défendre que nous allons continuer à parcourir, fort de nos chants et de notre détermination !

Rendez-vous est fixé à 11h au giratoire de la Patte d’Oie en haut de l’avenue du 12è régiment de cuirassier à côté de Dékra .

Pour venir en transport en commun RER B (parc des Expositions) ou RER D (Arnouville, Gonesse, Villiers-le-Bel) puis dans les deux cas bus 20 (arrêt Fontaine Cypierre) puis marche jusqu’au giratoire de la Patte d’Oie.

En voiture le stationnement est interdit Chemin de la justice. Essayez de stationner entre la mairie et Fontaine Cypierre puis marche jusqu’au giratoire de la Patte d’Oie.

Source : Collectif Pour le Triangle de Gonesse

Le palmarès judiciaire éloquent des Balkany

Décidément les Balkany n’ont pas fini de faire parler d’eux ou plutôt de leurs infractions aux biens publics ! Les voilà de nouveau face à la justice, mis en examen dans deux affaires bien distinctes de détournement de fonds ! Condamné en appel en mars 2020 pour fraude fiscale, l’ancien élu de Levallois-Perret purge sa peine de 3 ans de prison ferme chez lui dans son manoir de Giverny, une propriété de quatre hectares avec deux piscines et un terrain de golf, équipé d’un bracelet électronique, en compagnie de son épouse également condamnée à porter le même accessoire !

Bien des condamnés du peuple à de la prison ferme apprécieraient sans aucun doute de pouvoir la purger dans un lieu confortable et idyllique tel qu’un manoir dont on se doute qu’il n’est pas en état de délabrement, plutôt que dans les sombres geôles surpeuplées de la république ! La société civile est en droit de se demander pourquoi la justice accorde tant d’égards et de traitements de faveur ou autres régimes spéciaux de détention à des délinquants, justes parce qu’ils ont été des politiques et des élus ! Cela démontre tristement que tous les citoyens ne sont pas égaux devant la loi ni devant les peines infligées !

Cependant le comble de l’histoire et donc de l’injustice, c’est que comme la cour de cassation est saisie d’un pourvoi, tant que ce dernier n’est pas tranché, les Balkany ne purgent finalement ni la peine de prison, ni le port du bracelet électronique ! Bien qu’ils aient été condamnés pour blanchiment de fraude fiscale, ces délinquants notoires demeurent pour l’instant libres !

Toutefois Patrick Balkany est de nouveau mis en examen cette fois dans l’affaire des chauffeurs pour détournement de fonds publics et dans celle de l’immeuble dont son gendre aurait sous-loué une partie des locaux, pour le même chef d’accusation ! Dans la première affaire, il est reproché à Patrick Balkany d’avoir recrutés 4 policiers municipaux entre 2010 et 2015 comme chauffeurs privés pour le véhiculer entre Levallois-Perret et sa résidence de Giverny !

Mais ce n’est pas tout !  Au cœur de cette affaire s’en trouve une autre : l’instruction révèle en effet le déplacement aux Antilles de l’un de ces chauffeurs qui séjourne alors dans la célèbre Villa que possédaient les Balkany à Saint martin

La seconde affaire dans laquelle Patrick Balkany est mis en examen concerne celle qui vise principalement son ex-gendre auquel en tant que président de la Semarelp détenue à 80% par la ville de Levallois-Perret, il avait mis à disposition d’une société de ce dernier, des locaux voués à terme à la destruction. L’ex-gendre les ayant sous-loués, il est donc mis en examen. Dans cette affaire nous découvrons que le directeur de la Semarelp de 2001 à 2008 n’est autre que Jean-Marc Smadja, le cousin d’Isabelle Balkany, puis de 2008 à 2014 Jean-Pierre Aubry qui est désormais également mis en examen. Dans ces histoires de famille, la fille des Balkany est quant à elle placée sous le statut de témoin assisté…

Article rédigé le 18 Mars 2021 par Catherine Medioni

Covid-19, pas de nouveau confinement pour la Seine-Saint-Denis mais retour d’une attestation de sortie

Le premier ministre Jean Castex vient d’annoncer que 16 départements, parmi lesquels la Seine-Saint-Denis, verront les mesures restrictives se renforcer à partir de ce samedi matin. Parmi les mesures principales notons :

  • La nécessité d’avoir une attestation pour sortir ou effectuer des exercices physiques
  • L’impossibilité de sortir (sauf motif professionnel ou impérieux) au-delà d’un rayon de 10 km
  • L’impossibilité, pour les départements concernés, d’aller dans une autre région
  • La fermeture des commerces non essentiels et non alimentaires. Les libraires et les disquaires peuvent rester ouverts
  • Le télétravail est plus que recommandé

 Ces mesures s’appliquent pour 4 semaines. On évite un nouveau confinement.

Sylvie Billard : Comment sortir des impasses humaine, sanitaire et économique de l’errance chaotique imposée aux gens du voyage (1/3)

Cher.e.s aulnaysien.ne.s,

Lors du Conseil Municipal du 10 mars dernier, j’ai abordé la situation des gens du voyage (GDV) installés dans la zone commerciale du nord de la ville et des commerçants de cette zone. Le maire et la première adjointe ayant affirmé ne pas être informés de cette situation, je me suis engagée à leur fournir davantage de précisions ultérieurement. Je tiens mon engagement avec cette interview exceptionnelle que je partage avec vous, d’un membre des GDV, Antoine Sauser, qui va nous expliquer pourquoi sa communauté est installée sur le parking de l’Usine Center.

Je vous propose préalablement de décontextualiser son témoignage pour vous fournir des clés de compréhension.

Actuellement la situation est bloquée. Tout le monde est coincé : GDV, commerçant.e.s, entrepreneurs, propriétaires particuliers, habitant.e.s, élu.e.s, tant sur les plans humain, économique que sanitaire. Les conditions de ce blocage ont été posées depuis plusieurs décennies par les gouvernants et les élu.e.s territoriaux de droite comme de gauche. Deux grandes dates sont à retenir : 1988 et 2016.

En 1988 est définie la politique de construction des aires d’accueil définitives des GDV. Comme il y avait de nombreuses familles de GDV en Seine Saint-Denis, les pouvoirs publics leur ont demandé de se déplacer dans les départements limitrophes et notamment en Seine et Marne le temps de construire dans le 93 des aires définitives. Malgré les investissements publics pour la construction d’aires d’accueil dans le cadre du schéma départemental de 2016, les objectifs de construction d’aires d’accueil sont loin d’avoir été atteints quantitativement et qualitativement par les villes du département en général et de l’ETP Paris Terre d’Envol en particulier. Concernant les Gens du voyage, « Les premiers qui n’appliquent pas la loi, ce sont les maires ». N’oublions pas que l’aire de Tremblay est provisoire depuis 16 ans et que les conditions de vie y sont particulièrement indignes.

En 2016, les pouvoirs publics ont retiré aux GDV leur carte de circulation qui leur permettait de circuler dans tous les pays européens, tout en organisant par l’absurde leur circulation en France avec une capacité d’accueil des aires insuffisante et une durée de stationnement licite réduite.

La législation et les pratiques territoriales ont plongé les GDV dans une situation kafkaïenne. A coup d’expulsion, ils sont ballotés de ville en ville, de département en département. Alors qu’ils sont la plupart du temps français depuis plusieurs siècles, ils sont généralement moins bien traités que les sans papier qui viennent d’arriver. A ces derniers, on trouve souvent des solutions d’hébergement, tandis qu’on demande aux GDV souhaitant se sédentariser dans une commune de justifier un an de résidence dans cette commune alors que les aires d’accueil ne peuvent les accueillir plus de trois mois et que le stationnement licite a été réduit de 72 à 48h.

Cette situation aboutit à un important stationnement illicite de GDV dans des zones économiques privées et des terrains de particuliers ne permettant pas à l’Etat d’intervenir. Les conséquences sont catastrophiques :

  • pour les entreprises, commerçants dont l’activité peut être compromise : qu’adviendra-t-il de l’Usine Center et des commerces avoisinants lorsque l’activité reprendra si les GDV stationnent encore ?
  • pour les particuliers qui ne peuvent jouir de leurs terrains en cas de stationnement,
  • pour les populations avoisinantes, car la circulation erratique des GDV favorise la circulation de la COVID 19,
  • pour les GDV particulièrement discriminés qui vivent des situations inhumaines et dangereuses.

Vu l’importance de l’épidémie parmi les GDV, les enfants scolarisés n’ont plus accès aux établissements scolaires. Tandis que les enfants sur stationnement illicite sont largement déscolarisés. Dès lors comment s’étonner de l’importance du taux d’analphabétisme dans cette population.

Les aires d’accueil du territoire ne sont plus entretenues normalement car les entreprises en charge de l’entretien ne peuvent plus intervenir. Les fosses septiques et les poubelles ne sont plus vidées.

Cette situation est une bombe à retardement dont le coût économique de construction et d’entretien est aussi important qu’opaque. L’avenir semble plus sombre encore : combien d’aires d’accueil -financées sur fonds publics- survivront-elles à la pression immobilière du grand Paris ?

Puisque tout a été fait pour que les GDV ne puissent plus ni voyager ni s’installer, il n’y a pas d’autres choix que de trouver une solution pour :

  • sécuriser leur parcours,
  • lutter contre les discriminations qu’ils subissent notamment scolaires et sanitaires,
  • favoriser les régularisations de leur situation notamment fiscales,
  • tout en réduisant le coût exorbitant et l’opacité de la gestion des aires.

Je travaille actuellement avec des représentants de GDV dont Antoine Sauser, des professionnels associatifs et de services publics, des avocats à l’élaboration de solutions plus humaines, plus efficaces et beaucoup moins onéreuses. Nous vous les présenterons prochainement. Je vous propose de découvrir le témoignage d’Antoine Sauser dans l’article suivant.

Sylvie Billard

L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s

votre.elue.citoyenne@gmail.com

Sylvie Billard : Que propose Aulnay en Commun pour améliorer l’égalité homme-femme en son sein ?

Cher.e.s aulnaysien.ne.s,

Lors du Conseil municipal du 10 mars dernier, une élue d’Aulnay en Commun (AEC) a longuement décrit ce que devrait faire la mairie pour améliorer l’égalité homme-femme. J’ai donc demandé aux élu.e.s d’AEC ce qu’ils comptaient faire pour améliorer l’égalité homme-femme en leur sein, ce groupe ayant connu la démission d’une élue et l’exclusion d’une autre. Vous découvrirez ci-dessous nos échanges.

Le 9 novembre dernier, les membres d’AEC ont déclaré sur AulnayCap que « Mme Sylvie Billard a publié certains articles de sa propre initiative malgré l’opposition de membres du groupe des élu.e.s Aulnay en commun.

Après avoir censuré 100% des articles que je vous ai proposés pendant 2.5 mois, vous avez fini dans votre grande bonté par accepter leur publication, mais sans donner d’indication de délais, sauf pour un qui portait sur la transformation numérique que j’ai publié le 2 novembre sur AulnayCap. Cet article s’intitule « Face au second confinement, quelle est la réponse de la ville à l’urgence numérique, où sont les stratégie, plan d’action et respect de la Loi ? »

La publication de cet article ayant entraîné mon exclusion publique, je demande à nos amis d’AEC d’expliquer la stratégie de transformation numérique qu’ils veulent pour les aulnaysien.ne.s et sur quoi portaient leurs désaccords politiques justifiant censure et exclusion ?

À cette demande, Oussouf Siby, président d’AEC, a répondu : « je n’ai pas à répondre à Mme Billard ».

Tous les conseillers municipaux peuvent ainsi constater votre incapacité à fournir une explication politique à mon exclusion. C’est donc qu’elle est motivée par des raisons beaucoup moins avouables. D’ailleurs, nombreux m’ont dit dans cette instance et au-delà : « les connaissant, tu leur faisais de l’ombre. Ils ont tout fait pour t’éliminer ». C’est exactement cela.

Moi, je ne prends pas ombrage des idées des autres, de leur dynamisme, de leur engagement, je les valorise. Cela a été le cas avec le manifeste « Servir Aulnay » qui valorise les propositions d’une centaine d’aulnaysien.ne.s de toutes conditions, de toutes professions, de toutes sensibilités politiques, dont certains sont ici ce soir.

Vous vous êtes ridiculisés. On dit que le ridicule ne tue pas. C’est faux. Politiquement, vous êtes morts. Ne parlez plus de féminisme alors que vous aimez les femmes à condition qu’elles soient obéissantes et que vous maltraitez les autres. Ne parlez plus de démocratie, alors que vous avez exclu une personne qui partage pourtant vos valeurs, au motif qu’elle vous faisait de l’ombre. Ne parlez plus d’éthique, vous n’en avez pas.

Les seuls sujets qui semblent vous rester -et pour lesquels personne ne contestera votre légitimité- sont la lutte contre les sapins de Noël coupés comme à Bordeaux et la lutte en faveur des punaises de lit comme à Strasbourg.

Vous avez trahi la Charte des valeurs que vous avez signée. Vous avez trahi votre promesse de renouvellement des pratiques démocratiques, vous avez irrémédiablement compromis votre crédibilité et celle de vos partis.

Pour ma part, je suis disponible pour la recomposition politique de la gauche et du centre à Aulnay-sous-Bois, pour plus d’éthique, plus de démocratie, plus de solidarité et plus d’écologie.

Sylvie Billard

L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s

votre.elue.citoyenne@gmail.com

Des affiches pour inciter les hommes à uriner ailleurs sur le sol dans les gares, un succès à Aulnay-sous-Bois

Une campagne marketing lancée par la SNCF a permis de réduire de 88% les épanchements d’urine à l’intérieur des gares. De nombreux malotrus urinent en effet sous les escalators ou dans des endroits isolés, causant un désagrément pour les usagers mais aussi des dommages sur le matériel.

A Aulnay-sous-Bois, cette campagne a eu un franc succès.

Confinement, un an après à Aulnay-sous-Bois : «Le choc puis l’anesthésie» selon Tarik

L’an dernier, Tarik Laghdiri, 35 ans, avait raconté son confinement dans un journal de bord publié sur le site Internet du Parisien. Un an après l’entrée en vigueur de cette mesure, ce courtier en assurances raconte comment il a vécu ces douze derniers mois.

« Nous avons plongé dans l’incertitude et cette incertitude nous accompagne désormais tous les jours », estime Tarik Laghdiri. Il y a un an, le 17 mars 2020, cet habitant d’Aulnay-sous-Bois alors âgé de 35 ans expérimentait, tout comme ses 67 millions de compatriotes, les premiers effets du confinement décidé par Emmanuel Macron pour enrayer la propagation de l’épidémie de Covid-19.

Quand on lui demande de résumer l’année écoulée, celui qui fut notre grand témoin en cette période de mise à l’arrêt du pays réfléchit, le temps de trouver la formule la plus parlante. Il puisera sa comparaison dans l’univers de l’hôpital, au sein duquel sa sœur a mené la guerre au virus en première ligne. « Nous avons vécu le choc, puis l’anesthésie, confie-t-il. C’est comme une opération chirurgicale, à la différence que les effets ont été inversés. »

Le choc, celui du confinement, Tarik l’a affronté aux côtés de ses parents octogénaires, avec lesquels il réside dans un immeuble du quartier des Étangs. Dans son « Journal d’un confiné en Seine-Saint-Denis », ce courtier en assurance passionné de cinéma évoquait son père, atteint de la maladie d’Alzheimer.

« Il est alité depuis une chute l’été dernier et sa prise en charge s’est alourdie », raconte son fils. Dès le printemps 2020, Tarik s’est mis en tête de quitter cet appartement de 67 m2 où il a pourtant vécu toute sa vie : « Quand tu es confiné, tu te rends compte que tu vis dans une boîte d’allumettes. »

Le déconfinement, « comme une digue qui tombait »

La famille Laghdiri devrait bientôt troquer son logement aulnaysien et sa vue sur le bruyant chantier du Grand Paris Express pour la quiétude et la verdure d’une maison située à Courtry, en Seine-et-Marne. « Quand j’ai tapé Courtry sur Google Maps, je n’ai vu que du vert autour », sourit Tarik.

La vie entre quatre murs a donné au trentenaire des envies de nature, qu’il a assouvies dès que le confinement a pris fin. « J’ai redécouvert les parcs du Sausset et Robert-Ballanger et je me baladais deux fois par semaine dans le parc de la Poudrerie », rembobine-t-il.

Cette période, Tarik l’a vécue comme une « libération ». « C’était comme une digue qui tombait, illustre-t-il. J’étais sur un petit nuage, sur tous les plans. J’étais dans une démarche créatrice.

Source, image et article complet : Le Parisien