Archives de Catégorie: Politique

Le groupe Aulnay Plus Fière, Plus Forte à la commémoration des déportés et héros de la résistance

Christian Bausson nous informe que les membres du groupe d’opposition municipale à Aulnay-sous-Bois ont une pensée pour les déportés et les héros de la résistance qui ont donné leur vie pour la France lors de la 2nd guerre mondiale.

Quelle défense de la zone pavillonnaire à Aulnay-sous-Bois ? La réponse !

Dans un précédent communiqué, nous demandions une politique volontariste pour que soit effectivement menée une défense de la zone pavillonnaire et une lutte contre l’imperméabilisation des sols comme de la préservation du couvert végétal.

Pour une fois, la réponse ne s’est pas fait attendre, sous la forme d’une diatribe publiée dans le blog de l’un des très proches du Maire, le Grand Architecte de l’Endettement Communal, notre adjoint aux Finances, sous son pseudo préféré.

Ne rêvons pas : il n’est évidemment pas question de traiter des sujets qui nous préoccupent, mais de riposter en suivant une méthode familière à tous les grands démocrates :

  • Parler d’autre chose
  • Discréditer les contradicteurs
  • Asséner des contrevérités
  • Faire preuve du plus grand culot

Le tout accompagné d’un procédé indélicat, l’utilisation d’un logo déposé et non utilisable par des tiers.

  • Parler d’autre chose : en revenir sans cesse à la victoire électorale et au score glorieux d’à peine 18% des inscrits. Notre sujet, c’est l’urbanisme, pas les scores électoraux. De toute façon, un score n’interdit à personne de demander que les promesses électorales soient honorées.
  • Discréditer : Aulnay Environnement serait une association politique partisane, sous prétexte que certains de ses membres auraient par ailleurs des engagements politiques. Que des individus aient des convictions politiques serait licite seulement pour les membres de la majorité municipale ? On pourra vainement chercher dans les communiqués et sur le site d’Aulnay Environnement des invitations à choisir tel ou tel candidat.Discréditer encore : Aulnay Environnement ne serait que « l’ombre d’elle-même ». Une association rassemblant plus de 100 adhérents dans une commune où tout est fait pour étouffer la vie démocratique, ce n’est pas si mal.
  • Asséner des contrevérités : Aulnay Environnement n’a jamais été opposé à la suppression du parking sur la place Camélinat, mais à l’arrachage des tilleuls centenaires (une pétition a recueilli plus de 800 signatures) pour créer un parking ruineux à moitié vide sous une place Abrioux dépourvue d’ombre, glaciale en hiver, puits de chaleur en été, éblouissante dès qu’il y a du soleil. Nous l’avons toujours dit : une place, d’accord ! Mais pas n’importe comment ! Et en concertation avec les habitants !
  • Faire preuve de culot : se faire accuser de refus de transparence par les champions de l’opacité ne manque pas de sel : rappelons que nous attendons toujours plusieurs publications sur le site de la ville, comme le Plan d’exposition aux risques liés à la gare de triage de Drancy, ou le plan du projet du quartier d’habitation « Val Francilia » alors que des implantations d’activités potentiellement dangereuses sont déjà actées sur le site, sans parler de la concertation annoncée depuis plusieurs mois sur le Plan d’Urbanisme Intercommunal dirigé par notre Maire et sur laquelle il est fait silence, alors qu’elle est bien avancée sur les territoires voisins.Aulnay Environnement serait « inaudible ». Rappelons que le Maire a fini par nous entendre, en abandonnant (provisoirement) son projet de construire sur le parc Ballanger, et qu’après toutes les protestations qui ont suivi son hommage à un dictateur, il a compris qu’il serait bien venu de rendre hommage à des héroïnes de la lutte contre la dictature. Bravo pour Lucie Aubrac, Rose Valland et Brigitte Decaëns ! Cela aurait pu être aussi proposé par une commission de dénomination des noms de rue. Mais notre Maire sitôt élu l’a supprimée : tout à Aulnay doit être le fait du Prince.

« Inaudible », Aulnay Environnement ? Alors pourquoi un responsable municipal et territorial

dont l’emploi du temps doit être déjà bien chargé prend-il la peine de nous attaquer si violemment ?

N’est ce pas la preuve que l’association est bien l’une des voix libres qu’il faut faire taire ?

Pour le folliculaire d’une équipe totalement fermée au dialogue car incapable de concevoir

que l’on puisse avoir un avis différent du sien, n’est ce pas là le plus bel hommage dont il soit capable ?

Source : Aulnay Environnement

Les élus Aulnay En Commun interpellent le Maire sur les prochaines élections départementales et régionales à Aulnay-sous-Bois

Un courrier e été envoyé hier au Maire concernant l’organisation des élections départementales et régionales. Dans celui-ci, les élus Aulnay En Commun demandent plusieurs choses :

  • Une large campagne d’information sur les élections départementales et régionales. Celle-ci viendra compléter celle mise en place par le gouvernement. Les Aulnaysiennes et les Aulnaysiens doivent être informé.e.s le plus largement. Le taux participation à ces élections ne pourra que s’accroître .
  • La vaccination prioritaire pour toutes les personnes qui tiendront un bureau de vote( élu.e, personnel communal, assesseurs)
  • La mise en place d’une commission d’organisation regroupant tous les partis politiques présents sur la commune.
  • Les intentions du Maire concernant l’organisation de ces élections départementales et régionales.

Pour lire ce courrier, cliquer ici.

Les écologistes d’Aulnay-sous-Bois estiment que Bruno Beschizza agit contre l’environnement

Polémiquer pour mieux cacher sa politique contre l’environnement, contre les femmes victimes de violences, contre les syndicats et leur liberté de communiquer …c’est le maire Bruno Beschizza !

Polémiquer pour mieux cacher sa politique anti-sociale et inhumaine…ici, contre les femmes victimes de violences [NDLR : en faisant référence à l’association Un Toit pour Elles].

Mieux cacher ses pressions inadmissibles sur la liberté d’expression des syndicats [NDLR : en leur interdisant de s’exprimer sur les blogs]

Source : Les écologistes d’Aulnay-sous-Bois

Le Raincy en deuil avec la mort d’Eric Raoult, son ancien Maire et député

Eric Raoult est mort à l’âge de 65 ans. Cet homme politique au franc-parler avait réussi à gravir les échelons en devenant Maire du Raincy, puis député de la Seine-Saint-Denis, ayant même réussi à obtenir le poste de ministre de l’Intégration et de la lutte contre l’exclusion en 1995 sous la présidence de Jacques Chirac.

Longtemps le patron incontesté du RPR / UMP en Seine-Saint-Denis où il faisait la pluie et le beau temps, il fut mis sur la touche en 2014 après son échec aux élections municipales, plombées par des affaires privées. Il tenta un retour en force aux élections municipales du Raincy avec la liste « Pour l’amour du Raincy » en 2020. Lors du second tour, il s’allie en 5ème position sur la liste de Pierre-Marie Salles qui obtiendra 13,48% des voix.

En 2014, Eric Raoult a été éjecté de son poste de responsable UMP du département face à des hommes plus forts politiquement, Philippe Dallier et Bruno Beschizza. A Aulnay-sous-Bois, il était le soutien inconditionnel de Gérard Gaudron, souvent malmené au niveau local par de « faux amis » après sa défaite aux élections municipales de 2008 face au candidat PS Gérard Ségura.

Il était aussi l’ami de Nicolas Sarkozy, avec qui il avait débuté la politique. Ci-dessous la vidéo où l’ancien président de la république fait un clin d’oeil à son ami :

Les élus Aulnay En Commun font le bilan du conseil municipal du 7 avril 2021

Budget, éviction de l’association Un Toit Pour Elles, relation avec certaines associations : vous trouverez le compte-rendu des élus Aulnay en Commun du conseil municipal du 7 avril 2021 en cliquant ici.

La Gauche et les écologistes devraient s’unir à Aulnay-sous-Bois pour les élections départementales

Un accord au niveau départemental a été conclu en Seine-Saint-Denis pour proposer des listes d’union dans tout le département pour les prochaines élections. A Aulnay-sous-Bois, les socialistes, les communistes et les écologistes devraient s’unir pour tenter de ravir la place à Madame Maroun (LR) et Mohamed Ayyadi.

A noter qu’à Aulnay-sous-Bois, la paire LR est favorite pour l’emporter.

Objections au Communiqué de la Mairie à propos de Un toit pour elles (1)

Si effectivement l’objectif de l’association est clairement d’acquérir un lieu qui puisse à terme devenir un vrai centre d’hébergement pérenne, adapté aux besoins spécifiques des femmes qui se retrouvent à la rue et accueillant un minimum de 70 femmes, la location de ce pavillon n’était que transitoire et surtout destiné à parer au plus pressé, du fait que nombre des femmes que UTPE a recueillies ne pouvaient l’être dans d’autres centres déjà complets et insuffisants à répondre aux besoins !

Par conséquent ce pavillon loué n’était pas un centre d’hébergement recevant du public compte tenu de l’insuffisance de sa surface habitable, mais un pavillon privé loué avec un bail en bonne et due forme, contrairement à ce qu’affirme la mairie, et remplissant utilement et pleinement sa fonction d’hébergement d’urgence en offrant de ce fait une meilleure situation à ces femmes qui vivaient dans des caves, des portes cochères ou des parkings…

Réfugiées donc dans la maison du cœur qui porte admirablement son nom, ces femmes étaient incontestablement protégées des agressions, des rackets et des viols auxquels elles sont immanquablement exposées dans la rue ! En vertu de l’adage qui affirme que  » de deux maux on choisi le moindre  » La mairie qui se réfugie derrière un mur infranchissable de règles normatives insurmontables pour une ONG, est-elle bien fondée et légitime à condamner de nouveau ces femmes à l’errance générée par l’absence d’adresse fixe et durable en ayant provoqué sans réflexion, sans états d’âme ni considération leur éviction brutale de ce pavillon qui répondait à leurs besoins les plus fondamentaux ?

La mairie qui n’a jamais rien fait pour les femmes de la rue est-elle la mieux placée pour donner des leçons de conduite, de sécurité et de morale à une association qui n’aurait pas besoin d’exister ni d’agir si les pouvoirs publics et la mairie elle-même n’était pas inexistants et défaillants dans la réponse apportée à cette cause ?

UTPE n’a donc compté que sur elle-même, courageusement et bénévolement, pour mettre en place cette solution transitoire du fait que les pouvoirs publics et les collectivités territoriales se désintéressent de cette noble cause et ne cherchent absolument pas à se saisir du problème des femmes à la rue et ni à y apporter des solutions durables pour qu’elles en sortent définitivement !

Il est tout de même un comble que notre équipe municipale réélue avec seulement 8384 voix sur les plus de 86 000 habitants qu’abrite la ville, n’ait jamais d’elle-même mis en place un tel centre, alors qu’elle en a les pouvoirs et les moyens conférés par les impôts que nous payons tous ! Cependant la ventilation du budget abondé par nos contributions financières résulte toujours de choix politiques très éclairants quant aux priorités et aux orientations données à la gestion d’une ville !

Il est désormais clair comme de l’eau de roche que les élus à la tête de notre ville, au lieu de secourir les plus vulnérables et les plus précarisés d’entre nous, préfèrent les accabler et même les assassiner symboliquement avec toutes les apparences de la légalité ! Néanmoins la société civile à laquelle j’appartiens fièrement n’est pas dupe de ces manœuvres déshumanisées et contraires à nos devoirs de solidarité et de fraternité !

 Les actions que nous posons en tant qu’être humain signent toujours les choix que nous faisons avec notre libre arbitre et notre conscience : soit nous choisissons l’entraide, la fraternité et la solidarité, comme dans le cas de cette Organisation Non Gouvernementale dénommée  » un toit pour elles « , soit nous choisissons l’égoïsme, l’individualisme et forcément par voie de conséquence la chasse faite par tous les moyens et même par les procédés les plus vils aux  » indésirables  » incarnée de toute évidence par cette équipe municipale sans humanité et sans cœur !

Car il ne suffit pas de se réfugier derrière l’alibi fallacieux de règles sanitaires et de sécurité qui n’auraient supposément pas été respectées par cette association humanitaire et caritative, pour convaincre la société civile et les Aulnaysiens que la mairie se soucie réellement du sort de ces femmes qu’elle a pourtant délibérément et honteusement renvoyées à leur errance, en rompant abruptement les liens affectifs, amicaux et de solidarité qui s’étaient crées entre elles au sein de la maison du cœur, merveilleusement sécurisée par le travail et la bienveillance de Mohamed Jemal !

Je désapprouve catégoriquement ce qu’a fait la mairie, et je lui décerne un carton rouge !

PAS EN MON NOM !

Article rédigé le 12 avril 2021 par Catherine Medioni

L’association Un Toit Pour Elles sanctionnée pour être trop proche d’un groupe d’opposition à Aulnay-sous-Bois ?

Les déboires de l’association Un Toit Pour Elles, dont le siège se trouve dans un pavillon du sud de la ville d’Aulnay-sous-Bois, interpellent. Car si certains parlent d’acharnement, il semblerait que les actions de la municipalité d’Aulnay-sous-Bois soient une sorte de rétorsion contre une collusion avec le groupe politique Aulnay En Commun.

Un groupe politique prompt à faire la promotion de l’association

L’association Un Toit Pour Elles a un objectif louable : héberger, aider et réinsérer les femmes victimes de violence, de pression pour leur donner une seconde chance. Ces femmes qui ont bien souvent sacrifié leur carrière pour fonder un foyer et qui se retrouvent à la rue du jour au lendemain à cause d’un mari violent ou volage méritent d’être secourues. L’association a donc, de prime abord, une mission d’intérêt général.

Cependant, et pour des raisons qui restent assez floues, cette association semble avoir des liens étroits avec le groupe politique Aulnay En Commun. Non seulement ce groupe communique énormément sur les activités de cette association (pour rappel, il y a de nombreuses associations à Aulnay-sous-Bois qui aident les plus fragiles et qui ne bénéficient pas d’une telle couverture médiatique), mais le canal de communication MonAulnay, également tenu par des membres proches de ce groupe politique, n’hésite pas à battre le pavé pour défendre cette association coûte que coûte.

Bien entendu, il n’est nullement question de remettre en cause cette proximité qui est, dans le monde associatif, naturelle. Même si les associations non politiques se doivent d’avoir un devoir de réserve et éviter toute liaison « dangereuse » avec des groupes ou des mouvements politiques, il n’est pas rare de voir des affinités apparaître en fonction de la constitution des bureaux. Ainsi à Aulnay-sous-Bois, certaines associations culturelles, sportives ou éducatives n’hésitent pas à transgresser leurs statuts et à faire l’éloge de la municipalité ou d’un groupe d’opposition, ou à critiquer ouvertement l’un des camps. Ceci n’est pas propre à Aulnay-sous-Bois et certaines associations le font de manière plus ou moins intelligente en fonction de la qualité des membres de leur bureau.

Une municipalité qui ne transige pas avec le « manque de loyauté » ou de neutralité

Certains affirmeront que des associations – et pas des moindres – n’hésitent pas à soutenir, d’une manière plus ou moins rusée, la municipalité en place. Il ne faut pas oublier que la ville d’Aulnay-sous-Bois subventionne un grand nombre d’associations dont le rôle est primordial pour le lien social et l’activité des administrés quelle que soit leur génération. De cette subvention, la ville s’attend au minimum à une neutralité sur le plan politique.

Cependant, certaines associations ou certains collectifs – qui ne bénéficient pas forcément de subventions – ont, sans forcément apporté de preuves tangibles, fait part de mesures de rétorsion suite à des rapprochements de personnalités proches ou faisant partie de l’opposition. Sans juger sur le fond, il est important de noter que ce type de pratique n’a rien d’illégale et est appliquée quasiment partout en France.

La majorité municipale à Aulnay-sous-Bois est toute puissante. Même si très peu d’Aulnaysiens se sont rendus aux urnes aux municipales 2020 – le début de l’épidémie de Covid aidant -, la victoire de Bruno Beschizza est sans appel. Et en l’absence d’une opposition plus structurée et surtout plus proche des « vrais gens » – et non sur les réseaux sociaux – le Maire peut espérer renouveler son mandat pour quelques lunes encore, comme le dirait le très célèbre blogueur local P’tit Louis.

L’association Un Toit Pour Elles a t-elle été victime de la trop forte proximité de son bureau avec le groupe d’opposition Aulnay En Commun ? S’il est difficile de répondre à cette question dans la mesure où plusieurs paramètres subjectifs entrent en jeu, il est fort à parier que la municipalité aurait été un peu plus conciliante si cette association avait montré, dans la forme principalement, plus de distance avec le microcosme politique local.

Intervention de Benjamin Giami sur le budget 2021 d’Aulnay-sous-Bois

Ce soir, nous devons donc voter le budget et faire par conséquent une analyse de vos dépenses de ces dernières années. Avant de commencer, je souhaiterais faire un bref rappel sur les chiffres financiers et budgétaires de notre ville.

Le budget global de la ville s’élève à environ 219 millions d’euros, 151 millions d’euros au titre des dépenses de fonctionnement et 68 millions pour les investissements.

Sur les 151 millions d’euros de dépenses de fonctionnement, il faut rappeler qu’il y a plus de 94 millions d’euros dédiées aux charges de personnel.

Le poste des ressources humaines est donc très, voire trop important puisqu’il représente plus de 60% des dépenses de fonctionnement. Et ce qu’on remarque, c’est que même si l’on a moins de salariés, la masse salariale continue à progresser.

Alors pourquoi ? Déjà, simple exemple, vous avez multiplié par deux le nombre de Directeurs Généraux Adjoints, les faisant passer de 4 à 8, avec des salaires très élevés, ce qui n’est pas justifié puisque vous mettez en place des délégations de services publics et que les transferts de compétences se font désormais de la ville vers le territoire Paris Terre d’Envol.

Les charges de personnel augmentent donc alors que nous sommes dans une situation financière et budgétaire extrêmement inquiétante. Alors, où allez-vous faire des économies ?

Par exemple, vos dépenses relatives aux sports et à la jeunesse passent de 5,9 millions d’euros à 4,8 millions€. Donc tout est une question de priorité, vous me direz. Mais baisser autant les dépenses dans ce domaine me semble être une erreur et un très mauvais signal à notre jeunesse.

Sur les dépenses d’investissement, vous avez de moins en moins de marge de manoeuvre. En 2020, 20% des dépenses étaient destinées au remboursement de la dette. En 2021, la part de ces dépenses dépasse désormais les 25 %. Oui, vous avez bien entendu : un quart des dépenses d’investissement est désormais destiné au remboursement de la dette. Et devinez quoi, sur les recettes de la ville, eh bien 28% proviennent de nouveaux emprunts ! Sans oublier que près de la moitié de cette dette est à taux variable. C’est un véritable cercle vicieux.

Après un mandat de mauvaise gestion, nous nous engageons sur la même voie, les dépenses d’équipement sont financées par l’emprunt… La dette s’alourdit de plus en plus, passant de 100 millions en 2014 à 160 millions d’euros aujourd’hui, pour atteindre selon vos projections 184 millions d’euros en 2025.

Le ratio de l’encours de dette par habitant augmente de près de 7% en une année, à environ 1900€ par habitant en 2021, sachant que la moyenne des villes de même strate est de 1410€. C’est-à-dire que toutes les dépenses à venir vont être grevées par cette épée de Damoclès que l’on a sur nos têtes.

Bientôt, vous ne pourrez plus rien faire, car la dette a pris une telle importance qu’elle ne pourra qu’augmenter. Les chiffres que je viens de citer sont éloquents. Et ce, en grande partie à cause des charges de personnel qui sont trop fortes et des dépenses inconsidérées que vous avez engagées ces dernières années, notamment un parking à 7 millions € où personne ne va.

Et que dire du stade nautique ? Si nous ne contestons pas l’utilité d’une piscine pour notre ville, nous nous interrogeons sur la réalité de son coût et la maitrise des dépenses à venir, quand on sait que le constructeur vient de vous demander 2,8 millions d’euros supplémentaires par rapport à ce qui était prévu, en raison de retards liés à la pandémie et à des mesures de protection supplémentaires. Ce surcoût imposé à la ville est inquiétant pour la suite de la délégation de service engagée pour 25 ans.

Encore une fois, pour justifier votre manque de marge de manœuvre, vous n’aurez pas d’autre choix que de continuer à vous défausser sur les autres pour justifier votre gestion de bon père de famille. Vous pourrez encore et toujours justifier votre dette par la baisse des dotations de l’Etat. Pourtant, les chiffres sont là et sont sans équivoque. Même si les dotations avaient été maintenues, la dette aurait augmenté drastiquement.

Et pour faire suite à ce que vous avancez, il n’y a pas de comparaison possible entre la mission du gouvernement qui est de soutenir l’économie et d’aider les différents secteurs en crise, alors qu’avant cette crise, le gouvernement s’est toujours attaché à respecter la règle des 3%, et votre gestion imprudente de la ville depuis plus de 7 ans.

Par conséquent, bien évidemment, le groupe « Aulnay Plus Fière Plus Forte » votera contre ce budget.

Source : Benjamin Giami, président du groupe Aulnay Plus Fière, Plus Forte