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Qui sont les délinquants au triangle de Gonesse ? Les sauveteurs de terres ou ceux qui la saccagent ?
Le dimanche 7 mars 2021, une « Zadimanche » était organisée par le CPTG comme tous les 15 jours.
Ce 7 mars, c’était une ZADimanche « mobile » qui était prévue, puisque l’EPFIF a totalement défoncé, avec des tranchées d’environ un mètre de profondeur le terrain sur lequel nous nous réunissons pour cultiver, pique-niquer, y faire la Fête des Terres de Gonesse une fois par an.
Environ 150 personnes avaient répondu à l’appel du CPTG pour montrer à la Région IDF, à l’EPFIF et à la Société du Grand Paris que, malgré l’évacuation de la « ZAD du Triangle de Gonesse » le 23 février, la lutte continuait pour défendre ces terres agricoles contre le projet de gare en plein champ amenant la bétonisation et l’urbanisation sur ces terres agricoles.
Quelle ne fut pas notre surprise de voir un déploiement inédit de forces de police pour nous accueillir : pas moins de 6 policier à cheval (unité équestre du 93), 4 motards, 5 voitures banalisées, 4 fourgons de policiers, sans compter les habituels vigiles-maîtres chiens basés tout autour du Triangle !
Heureusement que la manifestation avait été déclarée et autorisée et que, face au barrage policier qui voulait nous empêcher d’avancer sur le chemin de la Justice, le président du CPTG avait dans son sac à dos le jugement du tribunal administratif de Cergy nous autorisant à aller à pieds et à vélos sur les chemins !
La marche vers notre lieu de pique-nique, notre ancien « potager » maintenant défoncé, était une balade familiale, avec des masques d’oiseaux (en hommage à l’oedicnème criard, l’oiseau emblème du Triangle) en ce jour de « dimanche de carnaval.
Source : communiqué du Collectif Pour le Triangle de Gonesse
Une voiture de police percute un enfant de 12 ans au Blanc-Mesnil et le blesse grièvement
Il était environ 13h samedi lorsqu’une voiture de police, qui roulait à vive allure sur l’avenue Charles Floquet au Blanc-Mesnil, a percuté un garçon de 12 ans qui passait par là. Si les policiers avaient activé le gyrophare ainsi que l’avertisseur sonore, le garçon n’a pas pu éviter le bolide à pleine vitesse, celui-ci ayant traversé la rue derrière un bus à l’arrêt.
Les policiers voulaient mettre fin à une rixe un peu plus loin mais ont été arrêté dans leur élan pour porter secours au jeune garçon. Celui-ci présente un sévère traumatisme crânien et a été placé dans un coma artificiel. Il a été conduit à l’hôpital Necker (Paris XV). Son pronostic vital est engagé. Sa mère a été prévenue et s’est rendue sur place, avant d’accompagner les secours au centre hospitalier.
Une enquête a été ouverte au commissariat pour déterminer les responsabilités dans cet accident.
Les policiers interviennent dans la ZAD du triangle de Gonesse
Faut-il choisir des activités porteuses d’emploi ou maintenir des terres agricoles ? C’est un sujet de société récurrent où aucune réponse exacte n’est possible. En tout cas, l’occupation par les ZADistes des terres de l’EPFIF où doit voir le jour une nouvelle gare vit certainement ses dernières heures, les policiers sont en cours de déploiement dans la zone.
De la prison ferme pour un jeune qui a tiré des mortiers sur la police en Seine-Saint-Denis
Dans certaines cités de France, les policiers ne sont pas accueillis en héros, mais plutôt comme une force hostile. Il arrive que des jeunes leur jettent des cailloux et, plus récemment, les attaquent au mortier.
Hier, le tribunal de Bobigny, pourtant connu pour sa relative clémence contre les contrevenants, a condamné un jeune de 18 ans à 3 mois de prison ferme. Il devra également payer 500 € à chaque policier attaqué.
Ce jugement pourrait donc refroidir les ardeurs de certaines personnes qui n’hésitent plus à défier les autorités, pour des motifs variés.
Des contrôles de police à Aulnay-sous-Bois pour vérifier les attestations couvre-feu
Logiquement à 18h, la majorité des français devrait être chez soi. Cependant, pour certains corps de métier, il est possible de faire impasse à ce couvre-feu via une attestation. Récemment, la police a effectué un contrôle au niveau du Boulevard de Strasbourg, au rond-point qui mène à l’autoroute A3.
Cela occasionne des bouchons et il n’est pas rare que ces embouteillages pièges les automobilistes.
Enquête prioritaire dans le quartier des 3000 à Aulnay-sous-Bois disponible en vidéo sur Dailymotion
Le reportage choc de RMC Story sur le quartier de la Rose des Vents à Aulnay-sous-Bois est disponible sur Dailymotion. Dans cette enquête, un zoom est effectué sur les tensions dans la cité, la relation avec la police et les contrôles au faciès.
Ci-dessous, la vidéo :
Loi Sécurité Globale, ce qui va changer et pourquoi les députés dont Alain Ramadier ont voté pour
Menaces terroristes, agressions à répétition sur les forces de l’ordre, troubles à l’ordre public, zones de non-droit : les mandats présidentiels se suivent et se ressemblent dans leur bilan sur la lutte contre l’insécurité. Emmanuel Macron et le gouvernement mené par Jean Castex tentent de trouver une solution pour renforcer cette sécurité en proposant une nouvelle loi appelée « Sécurité Globale ». Si l’article 24 de cette loi fait polémique (encadrement ou restriction sur la possibilité de filmer les policiers en pleine action), cette loi apporte quelques outils supplémentaires. Voici les principales « avancées » :
- Les policiers municipaux pourront participer à la sécurisation de manifestations sportives, récréatives ou culturelles
- Les policiers municipaux pourront constater davantage d’infractions comme l’ivresse publique, la vente à la sauvette, la conduite sans permis ou sans assurance, les squats de halls d’immeubles, les tags ou encore l’occupation illégale d’un terrain communal
- La police municipale pourra également immobiliser et mettre en fourrière un véhicule
- Le périmètre des missions des agents de sécurité privés va s’élargir (exemple : opérations de palpation de sécurité)
- Les policiers et les gendarmes seront autorisés à accéder à des établissements recevant du public avec leur arme de service (boites de nuit, concert…)
- Le bénéfice des crédits de réduction de peine est supprimé pour les personnes condamnées à la suite de certaines infractions
- L’achat, la détention, l’utilisation et la vente d’articles pyrotechniques par des particuliers seront sanctionnés pénalement
- Les policiers pourront filmer les individus interpellés et transmettre les images en temps réel au centre de commandement
- Les drones pourront être utilisés par les forces de l’ordre pour surveiller un périmètre
Bien entendu, cette loi n’est pas parfaite et certains articles font débat. Ceci étant, l’adage dit qu’il est plus facile de critique que de proposer des solutions. Il serait bon que les détracteurs de cette loi, notamment chez les écologistes, puissent nous proposer leur solution afin de combattre les zones d’insécurité et de limiter les agressions sur les forces régaliennes.
La démonstration implacable d’une lourde série de manquements policiers à Aulnay-sous-Bois concernant Théo
Dans une décision qui intervient après trois ans d’enquête sur ce dossier de violences policières, la Défenseure des droits pointe une liste édifiante de comportements contraires à la déontologie des forces de sécurité, à tous les niveaux de la hiérarchie.
« Petite altercation avec des jeunes, ramenez-nous un petit véhicule ! » Quand le message du gardien de la paix B. passe sur les ondes de la police d’Aulnay-sous-Bois ce jeudi 2 février 2017, l’affaire ne paraît pas très sérieuse. Presque banale. Un après-midi d’hiver comme un autre sur la dalle située devant le centre culturel de la ville, lieu habituel du trafic de drogue de cette ville de Seine-Saint-Denis. Aux pieds du chef d’équipage qui s’exprime à la radio, gît pourtant un jeune homme de 22 ans, mains menottées dans le dos. Théodore Luhaka est très grièvement blessé après avoir reçu un coup de matraque au niveau de l’anus.
Une « petite altercation » donc, qui a donné naissance à « l’affaire Théo », un dossier emblématique des violences policières ayant provoqué des émeutes urbaines et l’intervention du chef de l’Etat, François Hollande, qui s’était rendu au chevet du jeune homme. Alors que l’information judiciaire est sur le point d’être clôturée, la Défenseure des droits, Claire Hédon, publie, mardi 24 novembre, une « décision », que Le Monde a pu consulter. Il s’agit d’un travail d’enquête de plus de trois ans, mené par une équipe de juristes qui a eu accès à l’ensemble du dossier d’instruction, aux rapports de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), à des documents administratifs inédits et qui ont auditionné toutes les personnes impliquées.
Il ne s’agit pas pour l’institution de se prononcer sur les infractions commises dans cette affaire mais d’évaluer l’intégralité des faits au regard du code de la déontologie qui régit l’action des forces de l’ordre et de proposer des sanctions au ministère de l’intérieur. Le débat judiciaire a jusqu’à présent gravité principalement autour de la blessure anale du jeune homme, qui gardera une infirmité à vie et autour de la qualification de viol aggravé, retenue lors de l’ouverture de l’information judiciaire, et abandonnée ensuite par le parquet dans ses réquisitions. La procureure de la république a demandé en octobre 2020 le renvoi de trois des quatre fonctionnaires impliqués devant la cour d’assises pour violences volontaires.
Source et article complet : Le Monde





