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Sylvie Billard : Comment sortir des impasses humaine, sanitaire et économique de l’errance chaotique imposée aux gens du voyage (1/3)
Cher.e.s aulnaysien.ne.s,
Lors du Conseil Municipal du 10 mars dernier, j’ai abordé la situation des gens du voyage (GDV) installés dans la zone commerciale du nord de la ville et des commerçants de cette zone. Le maire et la première adjointe ayant affirmé ne pas être informés de cette situation, je me suis engagée à leur fournir davantage de précisions ultérieurement. Je tiens mon engagement avec cette interview exceptionnelle que je partage avec vous, d’un membre des GDV, Antoine Sauser, qui va nous expliquer pourquoi sa communauté est installée sur le parking de l’Usine Center.
Je vous propose préalablement de décontextualiser son témoignage pour vous fournir des clés de compréhension.
Actuellement la situation est bloquée. Tout le monde est coincé : GDV, commerçant.e.s, entrepreneurs, propriétaires particuliers, habitant.e.s, élu.e.s, tant sur les plans humain, économique que sanitaire. Les conditions de ce blocage ont été posées depuis plusieurs décennies par les gouvernants et les élu.e.s territoriaux de droite comme de gauche. Deux grandes dates sont à retenir : 1988 et 2016.
En 1988 est définie la politique de construction des aires d’accueil définitives des GDV. Comme il y avait de nombreuses familles de GDV en Seine Saint-Denis, les pouvoirs publics leur ont demandé de se déplacer dans les départements limitrophes et notamment en Seine et Marne le temps de construire dans le 93 des aires définitives. Malgré les investissements publics pour la construction d’aires d’accueil dans le cadre du schéma départemental de 2016, les objectifs de construction d’aires d’accueil sont loin d’avoir été atteints quantitativement et qualitativement par les villes du département en général et de l’ETP Paris Terre d’Envol en particulier. Concernant les Gens du voyage, « Les premiers qui n’appliquent pas la loi, ce sont les maires ». N’oublions pas que l’aire de Tremblay est provisoire depuis 16 ans et que les conditions de vie y sont particulièrement indignes.
En 2016, les pouvoirs publics ont retiré aux GDV leur carte de circulation qui leur permettait de circuler dans tous les pays européens, tout en organisant par l’absurde leur circulation en France avec une capacité d’accueil des aires insuffisante et une durée de stationnement licite réduite.
La législation et les pratiques territoriales ont plongé les GDV dans une situation kafkaïenne. A coup d’expulsion, ils sont ballotés de ville en ville, de département en département. Alors qu’ils sont la plupart du temps français depuis plusieurs siècles, ils sont généralement moins bien traités que les sans papier qui viennent d’arriver. A ces derniers, on trouve souvent des solutions d’hébergement, tandis qu’on demande aux GDV souhaitant se sédentariser dans une commune de justifier un an de résidence dans cette commune alors que les aires d’accueil ne peuvent les accueillir plus de trois mois et que le stationnement licite a été réduit de 72 à 48h.
Cette situation aboutit à un important stationnement illicite de GDV dans des zones économiques privées et des terrains de particuliers ne permettant pas à l’Etat d’intervenir. Les conséquences sont catastrophiques :
- pour les entreprises, commerçants dont l’activité peut être compromise : qu’adviendra-t-il de l’Usine Center et des commerces avoisinants lorsque l’activité reprendra si les GDV stationnent encore ?
- pour les particuliers qui ne peuvent jouir de leurs terrains en cas de stationnement,
- pour les populations avoisinantes, car la circulation erratique des GDV favorise la circulation de la COVID 19,
- pour les GDV particulièrement discriminés qui vivent des situations inhumaines et dangereuses.
Vu l’importance de l’épidémie parmi les GDV, les enfants scolarisés n’ont plus accès aux établissements scolaires. Tandis que les enfants sur stationnement illicite sont largement déscolarisés. Dès lors comment s’étonner de l’importance du taux d’analphabétisme dans cette population.
Les aires d’accueil du territoire ne sont plus entretenues normalement car les entreprises en charge de l’entretien ne peuvent plus intervenir. Les fosses septiques et les poubelles ne sont plus vidées.
Cette situation est une bombe à retardement dont le coût économique de construction et d’entretien est aussi important qu’opaque. L’avenir semble plus sombre encore : combien d’aires d’accueil -financées sur fonds publics- survivront-elles à la pression immobilière du grand Paris ?
Puisque tout a été fait pour que les GDV ne puissent plus ni voyager ni s’installer, il n’y a pas d’autres choix que de trouver une solution pour :
- sécuriser leur parcours,
- lutter contre les discriminations qu’ils subissent notamment scolaires et sanitaires,
- favoriser les régularisations de leur situation notamment fiscales,
- tout en réduisant le coût exorbitant et l’opacité de la gestion des aires.
Je travaille actuellement avec des représentants de GDV dont Antoine Sauser, des professionnels associatifs et de services publics, des avocats à l’élaboration de solutions plus humaines, plus efficaces et beaucoup moins onéreuses. Nous vous les présenterons prochainement. Je vous propose de découvrir le témoignage d’Antoine Sauser dans l’article suivant.
Sylvie Billard
L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s
Sylvie Billard : Que propose Aulnay en Commun pour améliorer l’égalité homme-femme en son sein ?
Cher.e.s aulnaysien.ne.s,
Lors du Conseil municipal du 10 mars dernier, une élue d’Aulnay en Commun (AEC) a longuement décrit ce que devrait faire la mairie pour améliorer l’égalité homme-femme. J’ai donc demandé aux élu.e.s d’AEC ce qu’ils comptaient faire pour améliorer l’égalité homme-femme en leur sein, ce groupe ayant connu la démission d’une élue et l’exclusion d’une autre. Vous découvrirez ci-dessous nos échanges.
Le 9 novembre dernier, les membres d’AEC ont déclaré sur AulnayCap que « Mme Sylvie Billard a publié certains articles de sa propre initiative malgré l’opposition de membres du groupe des élu.e.s Aulnay en commun.
Après avoir censuré 100% des articles que je vous ai proposés pendant 2.5 mois, vous avez fini dans votre grande bonté par accepter leur publication, mais sans donner d’indication de délais, sauf pour un qui portait sur la transformation numérique que j’ai publié le 2 novembre sur AulnayCap. Cet article s’intitule « Face au second confinement, quelle est la réponse de la ville à l’urgence numérique, où sont les stratégie, plan d’action et respect de la Loi ? »
La publication de cet article ayant entraîné mon exclusion publique, je demande à nos amis d’AEC d’expliquer la stratégie de transformation numérique qu’ils veulent pour les aulnaysien.ne.s et sur quoi portaient leurs désaccords politiques justifiant censure et exclusion ?
À cette demande, Oussouf Siby, président d’AEC, a répondu : « je n’ai pas à répondre à Mme Billard ».
Tous les conseillers municipaux peuvent ainsi constater votre incapacité à fournir une explication politique à mon exclusion. C’est donc qu’elle est motivée par des raisons beaucoup moins avouables. D’ailleurs, nombreux m’ont dit dans cette instance et au-delà : « les connaissant, tu leur faisais de l’ombre. Ils ont tout fait pour t’éliminer ». C’est exactement cela.
Moi, je ne prends pas ombrage des idées des autres, de leur dynamisme, de leur engagement, je les valorise. Cela a été le cas avec le manifeste « Servir Aulnay » qui valorise les propositions d’une centaine d’aulnaysien.ne.s de toutes conditions, de toutes professions, de toutes sensibilités politiques, dont certains sont ici ce soir.
Vous vous êtes ridiculisés. On dit que le ridicule ne tue pas. C’est faux. Politiquement, vous êtes morts. Ne parlez plus de féminisme alors que vous aimez les femmes à condition qu’elles soient obéissantes et que vous maltraitez les autres. Ne parlez plus de démocratie, alors que vous avez exclu une personne qui partage pourtant vos valeurs, au motif qu’elle vous faisait de l’ombre. Ne parlez plus d’éthique, vous n’en avez pas.
Les seuls sujets qui semblent vous rester -et pour lesquels personne ne contestera votre légitimité- sont la lutte contre les sapins de Noël coupés comme à Bordeaux et la lutte en faveur des punaises de lit comme à Strasbourg.
Vous avez trahi la Charte des valeurs que vous avez signée. Vous avez trahi votre promesse de renouvellement des pratiques démocratiques, vous avez irrémédiablement compromis votre crédibilité et celle de vos partis.
Pour ma part, je suis disponible pour la recomposition politique de la gauche et du centre à Aulnay-sous-Bois, pour plus d’éthique, plus de démocratie, plus de solidarité et plus d’écologie.
Sylvie Billard
L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s
votre.elue.citoyenne@gmail.com
Des affiches pour inciter les hommes à uriner ailleurs sur le sol dans les gares, un succès à Aulnay-sous-Bois
Une campagne marketing lancée par la SNCF a permis de réduire de 88% les épanchements d’urine à l’intérieur des gares. De nombreux malotrus urinent en effet sous les escalators ou dans des endroits isolés, causant un désagrément pour les usagers mais aussi des dommages sur le matériel.
A Aulnay-sous-Bois, cette campagne a eu un franc succès.
Confinement, un an après à Aulnay-sous-Bois : «Le choc puis l’anesthésie» selon Tarik
L’an dernier, Tarik Laghdiri, 35 ans, avait raconté son confinement dans un journal de bord publié sur le site Internet du Parisien. Un an après l’entrée en vigueur de cette mesure, ce courtier en assurances raconte comment il a vécu ces douze derniers mois.
« Nous avons plongé dans l’incertitude et cette incertitude nous accompagne désormais tous les jours », estime Tarik Laghdiri. Il y a un an, le 17 mars 2020, cet habitant d’Aulnay-sous-Bois alors âgé de 35 ans expérimentait, tout comme ses 67 millions de compatriotes, les premiers effets du confinement décidé par Emmanuel Macron pour enrayer la propagation de l’épidémie de Covid-19.
Quand on lui demande de résumer l’année écoulée, celui qui fut notre grand témoin en cette période de mise à l’arrêt du pays réfléchit, le temps de trouver la formule la plus parlante. Il puisera sa comparaison dans l’univers de l’hôpital, au sein duquel sa sœur a mené la guerre au virus en première ligne. « Nous avons vécu le choc, puis l’anesthésie, confie-t-il. C’est comme une opération chirurgicale, à la différence que les effets ont été inversés. »
Le choc, celui du confinement, Tarik l’a affronté aux côtés de ses parents octogénaires, avec lesquels il réside dans un immeuble du quartier des Étangs. Dans son « Journal d’un confiné en Seine-Saint-Denis », ce courtier en assurance passionné de cinéma évoquait son père, atteint de la maladie d’Alzheimer.
« Il est alité depuis une chute l’été dernier et sa prise en charge s’est alourdie », raconte son fils. Dès le printemps 2020, Tarik s’est mis en tête de quitter cet appartement de 67 m2 où il a pourtant vécu toute sa vie : « Quand tu es confiné, tu te rends compte que tu vis dans une boîte d’allumettes. »
Le déconfinement, « comme une digue qui tombait »
La famille Laghdiri devrait bientôt troquer son logement aulnaysien et sa vue sur le bruyant chantier du Grand Paris Express pour la quiétude et la verdure d’une maison située à Courtry, en Seine-et-Marne. « Quand j’ai tapé Courtry sur Google Maps, je n’ai vu que du vert autour », sourit Tarik.
La vie entre quatre murs a donné au trentenaire des envies de nature, qu’il a assouvies dès que le confinement a pris fin. « J’ai redécouvert les parcs du Sausset et Robert-Ballanger et je me baladais deux fois par semaine dans le parc de la Poudrerie », rembobine-t-il.
Cette période, Tarik l’a vécue comme une « libération ». « C’était comme une digue qui tombait, illustre-t-il. J’étais sur un petit nuage, sur tous les plans. J’étais dans une démarche créatrice.
Source, image et article complet : Le Parisien
Vidéo, reportage à l’hôpital Ballanger d’Aulnay-sous-Bois où les patients Covid sont de plus en plus jeunes
Les personnes qui arrivent à l’hôpital Ballanger d’Aulnay-sous-Bois qui développent des formes graves de la Covid-19 sont de plus en plus jeune. Dans le reportage, Daniel est un sportif d’une quarantaine d’années qui est atteint de troubles respiratoires à cause du virus. Selon les médecins, ce serait le variant anglais qui causerait ces troubles chez les personnes jeunes. Cela devrait s’aggraver dans les prochains jours.
Pour visionner la vidéo, cliquer ci-dessous :
Covid-19, le taux d’incidence atteint les 500 en Seine-Saint-Denis avec hôpitaux au bord de la rupture
En Seine-Saint-Denis, tous les indicateurs semblent être dans le rouge. Le taux d’incidence est d’environ 500 pour 100 000 habitants, ce qui est l’un des plus élevés de France. Plus inquiétant encore, cet indicateur est en hausse constante depuis plusieurs semaines.
Du côté du taux d’occupation des services de réanimation, il s’élève désormais à près de 140 % (contre environ 80% pour le reste de la France), tandis que le taux de positivité des tests à 12,6% (contre 7,35%).
Outre la Seine-Saint-Denis, le Val d’Oise est également très touché. Les deux départements pourraient se diriger vers un confinement fort.
Vois pouvez signaler la présence d’un point de vente de drogue à Aulnay-sous-Bois
Discrètement, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a déclaré qu’il était possible, pour tout citoyen, de signaler la présence d’un point de vente de drogue aux autorités. La France compte plus de 4000 point de deal alors que la ville d’Aulnay-sous-Bois en aurait près d’une dizaine.
Vous pouvez effectuer ce signalement directement en vous rendant sur ce site : moncommissariat.fr.
Pour rappel, le business autour de la drogue permet de faire vivre plus de 240 000 personnes. Sans compter qu’une partie des bénéfices obtenus par ce trafic permet également de faire vivre des personnes à l’étranger, notamment dans les pays exportateurs de drogue. Cependant, la drogue a des effets néfastes sur la santé, provoque des troubles neurologiques et la perte du sens de la réalité.
Alors que le vaccin AstraZeneca est suspendu par précaution, des spécialistes veulent un confinement fort en Île-de-France
Suite au décès d’un patient après une injection du vaccin AstraZeneca et à des complications graves ayant mis en danger la vie de plus plusieurs personnes, le président Emmanuel Macron a décidé de suspendre les injections de ce vaccin. La décision finale sera prise ce jeudi après l’avis du régulateur européen des médicaments.
Plusieurs autres pays ont suspendu l’injection de ce vaccin, comme l’Allemagne ou le Danemark. Des effets secondaires ont été constatés même si de nombreux spécialistes estiment que cela reste anecdotique compte tenu de l’efficacité de ce vaccin contre la Covid-19.
Dans le même temps, plusieurs spécialistes estiment qu’il faut reconfiner toute la région Île-de-France à cause de la résurgence du virus et de l’impact sur les services hospitaliers. De nombreux hôpitaux sont surchargés par les patients Covid et seul un confinement dur pourrait, selon ces spécialistes, donner une bouffée d’oxygène à du personnel soignant à bout de force.
Covid-19, la Seine-Saint-Denis est le département le plus touché de France, vers un confinement inévitable
Avec près de 480 cas pour 100 000 habitants, la Seine-Saint-Denis est désormais le département le plus touché de France. Tous les hôpitaux sont saturés, tous les lits en réanimation sont occupés par des patients Covic.
Les dernières projections ne sont pas bonnes et le personnel médical est à bout de souffle. De plus en plus d’experts réclament désormais le confinement du département.
Le recteur de la mosquée de Pantin M’hammed Henniche démissionne pour qu’elle puisse rouvrir
Suite à l’affaire Samuel Paty et le partage de la vidéo du père qui accusait l’enseignant de blasphème sur l’Islam, la mosquée de Pantin avait été contrainte de fermer. M’hammed Hennniche, président de l’Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis (UAM 93) et recteur de la mosquée de Pantin, avait en effet partagé cette vidéo sur la page Facebook de son association, vidéo qui aurait conduit un terroriste à passer à l’acte.
Pour permettre la réouverture de l’établissement et accueillir les fidèles pendant la période du ramadan, M. Henniche a préféré démissionner de ses fonction de recteur de la mosquée. M. Henniche est une figure emblématique pour les musulmans de la Seine-Saint-Denis et un interlocuteur privilégié des personnalités politiques, notamment à Droite.



