Archives de Catégorie: Associations

La cour de récréation à Aulay-sous-Bois, ça suffit !

Par l’article de Robert Ferrand, alias Stéphane Fleury, publié par Aulnaylibre, nous savons à présent quelle réponse partisane sera donnée aux articles de Catherine Medioni dénonçant le laisser-faire devant le non-respect des règles du PLU. Un argument de cour de récréation : « C’est pas moi, c’est l’autre ! » 

Que dit Monsieur Ferrand-Fleury ?   Que la densification de la zone pavillonnaire, c’est la faute à Ségura ! C’est lui qui a supprimé le COS (Coefficient d’occupation des sols) ! Eh bien, regardons dans le rétroviseur, comme il nous y invite. Comment se fait-il que monsieur Beschizza n’ait pas instantanément rétabli ce COS en 2014 ? C’était pourtant une promesse de campagne ! Mais tout simplement parce que la loi ALUR du 24 mars 2014 l’avait supprimé ! Dans ce document électoral, pour quels gogos prend-on les Aulnaysiens ?

Monsieur Ferrand-Fleury (en ignorant qu’il est d’usage d’apposer des guillemets à toute citation) jubile en s’appuyant sur l’avis d’Aulnay Environnement  exprimé lors de la concertation sur le PLU de 2009 qui critiquait les choix de l’équipe Ségura. Nous n’avons pas changé d’avis. Les critiques émises contre la politique de l’équipe Ségura s’appliquent tout aussi bien à  celle de l’équipe Beschizza, qui fait bien pire, après avoir promis le contraire.

Le bien fondé de la loi ALUR n’est pas contestable : éviter l’étalement urbain qui intensifie les déplacements et détruit des terres agricoles passe imparablement par une densification des centres. La population augmentant, il faut bien construire. MAIS PAS N’IMPORTE COMMENT ! Il revient aux communes d’être vigilantes pour faire respecter le règlement de leur PLU, concernant en particulier la surface en pleine terre et tous les abus dénoncés par Catherine Medioni. C’est aux communes de sensibiliser les nouveaux propriétaires aux qualités d’un paysage urbain typique, et de les inviter à ne pas tout bétonner et à conserver au mieux la végétation, en particulier les arbres. C’est aux communes de peser sur les promoteurs pour que leurs projets d’habitat collectif permettent l’élargissement des trottoirs et tiennent compte des limitations du réseau viaire. En matière d’urbanisme, c’est cela, avoir comme priorité le bien être des habitants. Nous ne le voyons que trop, les priorités sont ailleurs.

Les articles de Catherine Medioni témoignent d’une véritable souffrance à voir se dégrader un environnement familier, dans l’indifférence des élus. Une gestion communale de « bon père de famille » serait d’être sensible à cette souffrance, à celles des habitants de la zone pavillonnaire comme à celle des riverains de la  rue François Herbaut, qui subissent toutes les nuisances d’un immeuble monstrueux dont la construction n’en finit pas.

Mais ce n’est pas le souci de l’équipe municipale. Les seuls interlocuteurs qu’elle veut entendre, ce sont les promoteurs qui permettront l’augmentation des rentrées foncières pour faire face à l’augmentation du déficit. C’est ainsi que la ville atteindra bientôt les 100 00 habitants.

L’article de Monsieur Ferrand-Fleury est révélateur d’une stratégie obstinément poursuivie : empêcher tout débat constructif, en décrédibilisant les contradicteurs, en détournant le sujet et en ressassant les vieilles haines. A vrai dire, on vient ici d’être pris à son piège, en regardant comme lui dans le rétroviseur. Mais ne pas répondre, c’est laisser la  voie libre à tout discours qui  repose sur la logique du « peu importe que cela soit pertinent ou pas, il en restera toujours quelque chose » !

Comment sortir de ce choix délibéré d’une équipe qui prétend avoir l’exclusivité du bons sens et du dévouement à l’intérêt public, et qui fait tout pour que la confrontation des idées reste au niveau  d’un affrontement stérile « clan contre clan », une véritable stratégie de guerre civile verbale ?

QUAND AURONS-NOUS DROIT À UNE VÉRITABLE VIE DÉMOCRATIQUE ? QUAND LES DÉBATS SERONT – ILS ENFIN DIGNES D’ADULTES ? ET QUAND LE BIEN-ÊTRE DES AULNAYSIENS SERA-T-IL VRAIMENT PRIS EN COMPTE ?

Source : Aulnay Environnement

Carnet de bord de l’éphémère ZAD du Triangle de Gonesse

Un mois jour pour jour après l’expulsion de la ZAD du Triangle de Gonesse, les forces « de l’ordre » sont en train d’expulser la ZAD du Carnet.

Ce sont près de 800 gendarmes et de nombreux blindés venus pour déloger quelques dizaines de militant·es qui veulent seulement défendre une zone naturelle, celle que le Grand Port veut bétonner pour la transformer en base logistique.

Cela prouve que la résistance citoyenne est intolérable au gouvernement et qu’il est prêt à employer des moyens démesurés pour la supprimer.

Le CPTG – Collectif Pour le Triangle de Gonesse – dénonce cette mobilisation militaire mise en œuvre pour réaliser cette expulsion.

Le CPTG tient à exprimer sa solidarité avec les militant·es qui s’opposent à la bétonisation de cette zone humide.

Ce sont elles et eux qui défendent l’intérêt général : le VIVANT et le CLIMAT et ce sont les bétonneurs qui sont les vrais délinquants car ils détruisent en toute connaissance de cause la planète.

Source : Collectif Pour le Triangle de Gonesse

Des enfants victimes d’agressions sexuelles cohabiteraient avec des auteurs d’agressions au sein du réseau La Sauvegarde 93

Des salariés et travailleurs sociaux de La Sauvegarde 93 ont manifesté devant leur siège à Bobigny pour protester contre la nomination à la direction des services et du développement l’ancienne directrice du placement familial. Cette directrice aurait validé tous les dysfonctionnements dont souffre la structure. Elle est désormais numéro deux du groupe.

Outre les problèmes relationnels, des enfants victimes d’agressions sexuelles cohabiteraient avec des auteurs d’agressions. De plus, des familles d’accueil seraient en situation de sureffectifs. Il y aurait des divisions au sein des équipes ou encore des méthodes de chantage envers les assistants familiaux.

Avec plus de 5 000 enfants placés, La Sauvegarde 93 elle est l’une des principales associations de protection de l’enfance dans le département de la Seine-Saint-Denis.

La mairie d’Aulnay-sous-Bois soupçonne des femmes sans-abri de squatter un pavillon, de la merde en guise de bienvenue !

Les locaux d’Un toit pour elles ont fait l’objet d’une inspection la semaine dernière. Alertée par des riverains, la mairie soupçonne l’existence d’un squat. Le président de la structure dément et accuse la municipalité d’avoir traumatisé ses bénéficiaires.

C’est un étrange cadeau de bienvenue qui a été déposé de façon anonyme devant le pavillon du 6, rue Mercier à Aulnay-sous-Bois. Ce jour-là, Mohamed Jemal constate la présence d’excréments ornés d’un ruban devant les locaux d’Un toit pour elles, l’association qui héberge des femmes sans-abri dont il est le président-fondateur.

« Quand nous nous sommes installés à Aulnay en septembre 2020, la plupart des riverains nous ont bien accueillis mais un couple nous a fait part de son mécontentement, s’inquiétant qu’on puisse amener dans leur quartier propre et calme des femmes victimes de violences ou à la rue, raconte celui-ci. Ils nous ont dit qu’au moindre problème ils appelleraient la police. »

Le 9 mars, la directrice du contrôle de l’urbanisme et de la prévention des risques sanitaires et bâtimentaires a mené une inspection dans ce pavillon en compagnie de deux policiers municipaux. « Je pensais que cette dame venait faire un don, glisse la lycéenne qui leur a ouvert la porte. Elle m’a demandé une pièce d’identité et les policiers ont commencé à prendre des photos partout. »

Source et article complet : Le Parisien

Le Conseil municipal et les futures constructions à Aulnay-sous-Bois

La piscine

Comme nous l’avons déjà démontré, ce centre nautique sera le plus cher des environs, sa rentabilité est donc loin d’être assurée. Or, sans parler de la part d’investissement incombant à la municipalité, chaque année, par contrat, la ville paiera un loyer et ce sera aux Aulnaysiens de couvrir le déficit d’exploitation. Le bilan risque d’être très lourd pour une commune parmi les plus endettées. Rappelons que c’est grâce à l’insistance d’Aulnay Environnement (saisie du CADA) que la municipalité a fini par communiquer le dossier d’expertise permettant de voir qu’une réparation était possible, et qu’il aurait été pertinent d’ouvrir un débat sur le choix de réhabiliter ou de reconstruire.

Le projet d’un nouveau commissariat

Il repose sur un échange de terrains entre la municipalité (4605 m2  avenue du Maréchal Juin) et l’État qui restitue le site de l’ancien commissariat rue Barrault (2500 m2). Or, en plus du préfabriqué réservé à l’accueil du public, s’élève sur cette parcelle la Villa Chansonia, entourée d’un parc à réhabiliter comprenant plusieurs beaux arbres remarquables. Ce bâtiment patrimonial, autrefois propriété d’un directeur de music-hall parisien et vestige d’une époque où Aulnay était un lieu de villégiature, doit être préservé et bénéficier à tous les Aulnaysiens. Quel équipement ouvert au public pourrait abriter la Villa Chansonia ?

Le terrain de la Compagnie de Sécurisation avenue du 14 Juillet

Dans cette même opération, l’État transmet également à la commune ce terrain dont la superficie n’est pas communiquée. Elle est cependant considérable, car elle comprend aussi une parcelle avenue de la République. (environ 2000 m2 au total) La municipalité compte-elle, comme à son habitude, vendre ce terrain à un promoteur ? En effet, ce terrain se trouve à la limite de la zone UD (hauteur maximale 15 mètres, mais seulement 13 mètres sur les 15 mètres de large en bordure de la zone). Dans ce cas on risque de voir surgir un vaste ensemble de nouveaux immeubles de 3 étages + attique, comme dans la parcelle limitrophe. Dans un quartier où le réseau viaire est déjà notoirement surchargé à certaines heures, on peut craindre le pire. Mais on pourrait aussi conserver les locaux de la CSI qui sont récents et les consacrer à un établissement municipal qui bénéficierait de l’actuel grand parking.  

L’avenir du legs Pecoroni, place Abrioux.

La délibération du Conseil municipal a lancé « un appel à manifestation d’intérêt » « permettant de satisfaire aux dernières volontés du défunt en réalisant un équipement public scolaire ou périscolaire ». Aulnay Environnement appelle les citoyens à donner leur avis et répondra à cet appel. En effet, dans ce quartier déjà marqué par une forte vocation scolaire et qui est l’objet d’un projet de transformation profonde avec de nouveaux immeubles d’habitation, les implications sociales et environnementales de l’utilisation de  cet ensemble de parcelles sont importantes. 

Les questions sur lesquelles nous aimerions en savoir plus :

  • Où en sont les promesses électorales : médiathèque, salle des fêtes ?
  • Quel projet pour le terrain de la Croix Blanche, à présent que le garage Peugeot est fermé ?
  • Rue Marcel Sembat : un courrier recommandé a été adressé au Maire concernant le projet d’immeuble et le respect de l’alignement avec l’immeuble voisin en retrait. Sans réponse à ce jour.
  • PSA-FIFTY : le projet logistique serait abandonné. La commune, inspirée par le besoin de relocalisation des activités industrielles, s’orienterait dans une direction dont on vient de découvrir l’urgence. Une start-up spécialisée dans la production de batteries serait sur les rangs.
  • La « Fosse à la Barbière » : la volonté de la municipalité serait de transformer cette zone. Elle a entrepris de racheter les terrains. L’emprise du boulevard Georges Braque (plus de 60 mètres) pourrait être réduite au profit de nouvelles constructions. Des projets de lien avec « Les Mardelles » sont dans les cartons depuis très longtemps.

La friche PSA vouée aux seules activités industrielles, les habitations prévues sur Ballanger reportées autour du boulevard George Braque, autant de propositions formulées par Aulnay Environnement lors de la « concertation » Val Francilia. Comment ne pas se réjouir de voir la municipalité valider nos propositions ? 

Source : communiqué Aulnay Environnement

Raoul Mercier apporte son soutien à Sylvie Billard et tire à boulets rouges sur les élus Aulnay En Commun

Le torchon brûle entre Sylvie Billard, ex-membre du groupe Aulnay En Commun au conseil municipal d’Aulnay-sous-Bois et aujourd’hui conseillère municipale indépendante de la société civile, et ses anciens collègues. Après un conseil municipal où elle dénonça sa mise à l’écart et les pressions exercées sur elle par plusieurs élus Aulnay En Commun, ces derniers ont répliqué en affirmant que Sylvie Billard voulait faire cavalier seul, pointant son incapacité à travailler en équipe. De plus, les élus Aulnay En Commun ont affirmé que Sylvie Villard avait été exclue de l’association CADA, alors qu’un militant prétend dans le même temps que Sylvie Billard serait sur le point de rejoindre la majorité municipale.

Face à ces attaques, Sylvie Billard nous affirme vouloir rester indépendante, au service des Aulnaysiens. Elle obtient de plus un soutien de taille en la personne de Raoul Mercier, ancien adjoint au Maire (2008-2011), ancien président de l’association CADA et chevalier de l’ordre national du Mérite.

Des réunions mascarades chez Aulnay En Commun pour désigner les colistiers

Raoul Mercier est bien connu pour ses prises de position humaniste et pour avoir mené l’association CADA comme véritable interlocuteur avec la municipalité sur des sujets de fond. Pour M. Mercier, les valeurs portées par les associations CADA et Aulnay Bien Commun on été trahies par les « apparatchiks » qui ont envahi les instances dirigeantes d’un Parti Socialiste qu’il avait fui en 2014, après avoir fait loyalement campagne.

Il souligne l’efficacité de Sylvie Billard au sein de l’association CADA qui devait apporter un nouveau souffle démocratique dans la ville. M. Mercier souligne également la contribution de Sylvie Billard sur le manifeste  » SERVIR AULNAY » que les soi-disant amis ont bafoué, 
préférant tout réinventer lors de réunions-mascarades uniquement destinées à camoufler l’entente déjà signée entre les partis verts, rouges et roses. M. Mercier affirme également que ces hommes et femmes politiques ont « osé pousser l’hypocrisie jusqu’à vouloir masquer leur appartenance derrière le slogan participatif et citoyen« .

Pour Raoul Mercier, Sylvie Billard est la seule élue citoyenne des Aulnaysiennes et Aulnaysiens, grâce à son excellent travail que tout le monde le reconnaîtra bientôt.

Enfin, Raoul Mercier regrette qu’après avoir financé le cercle pour l’édition du manifeste réalisé à 90% par Sylvie Billard et lui-même, il eut été contraint de démissionner. Il rappelle avoir payer la conférence de presse au Novotel en septembre 2019 pour un montant minimal de 4000€ sans le moindre remerciement de ses pairs.

Quels dépôts de plainte justifient la perquisition musclée dans le pavillon de Un toit pour elles ?

Quelques photos des activités joyeuses, utiles et conviviales de  UTPE

Atelier de Self défense offert par Djihène le 8 mars 2021 aux femmes UTPE

 

Bien des questions demeurent et se posent….

Que reproche-t-on au juste à l’association « un toit pour elles » pour qu’elle se soit retrouvée sans égards ni préavis l’objet d’une intrusion intempestive et musclée dans le pavillon qu’elle loue depuis plusieurs mois à un propriétaire qui leur a spontanément proposé, afin de pouvoir héberger les femmes et leurs enfants qui n’ont plus de logement ?

Quels délits aurait-elle supposément commis pour que la municipalité déploie un dispositif aussi disproportionné, terrorisant les pensionnaires sommées de justifier leur identité au lendemain de la perquisition comme si elles étaient des délinquantes soupçonnées d’être en situation irrégulière dans notre pays ?

Cette traque ordonnée et organisée par la municipalité avec le concours ou la complicité de la police municipale et non point de la police nationale, sur des motifs donnés à postériori qui apparaissent pour le moins nébuleux et contradictoires est-elle conforme au respect des droits de l’homme ?

Quelles entités supposément « lésées » auraient déposé plainte à l’encontre de cette association dont les objectifs et les activités ont toujours été clairs et communiqués régulièrement au grand jour, à la fois sur leur site, sur leur compte Facebook et dans les articles publiés sur les blogs ?

Les plaignants qui ont déclaré que le pavillon était un « squat » ont-ils fourni des preuves irréfutables de leurs dénonciations calomnieuses ? Quelles bénéficiaires hébergées en ce lieu auraient déclaré en mairie que ce pavillon loué était insalubre ?

Car il ne suffit pas d’user d’un droit de réponse à postériori à l’émoi provoqué par cette intrusion forcenée sans qu’à aucun moment le président de l’association n’ait été préalablement contacté pour donner à minima son accord à la vérification du bien fondé ou du caractère calomnieux et malveillant de ces plaintes pour qu’elles soient conformes aux procédures en vigueur !

Pour la société civile choquée par la manière déloyale de procéder, cette perquisition est ressentie comme un excès de pouvoir et de prérogatives fonctionnelles. Elle réalise soudainement que sur la seule foi de dénonciations calomnieuses proférées par des riverains malintentionnés et non fraternels, elle peut voir la police municipale débarquer chez elle et forcer le pas de porte pour filmer et prendre des photos de votre espace intime et privé !

Est-il admissible et concevable que dans le pays dit des droits de l’homme, la vie privée et la dignité des humains soit ainsi violentée et déballée sur la place publique, sur les seuls dires d’individus qui ne veulent pas de cette association à proximité de leur pavillon ?

Qui a pris la responsabilité d’effectuer cette intrusion et sur quels faisceaux de preuves irréfutables, étayées et vérifiées ? Un juge ? Un officier de police judiciaire ? Ou simplement une équipe municipale qui poursuit sa politique de chasse aux pauvres et aux vulnérables à Aulnay sous Bois ?

La municipalité doit rendre des comptes et justifier les accusations portées à l’encontre de « un toit pour elles » !

Article rédigé le 14 mars 2021 par Catherine Medioni

 

La municipalité d’Aulnay-sous-Bois s’acharne-t-elle sur les vulnérables et cherche-t-elle à pourchasser les femmes accidentées de la vie ?

Depuis l’arrivée de Bruno Beschizza à la tête de notre ville nous assistons, scandalisés et écœurés à une vraie chasse aux pauvres, aux démunis, aux vulnérables et à tous ceux que la vie et les circonstances de notre société ont fait sombrer dans la précarité et la vulnérabilité. Il va de soi que je m’indigne haut et fort contre la manière de traiter les vulnérables et que je m’insurge catégoriquement contre cette politique immonde et déshumanisée pratiquée par des élus qui semblent n’avoir plus qu’une pierre à la place du cœur !

Bruno Beschizza (aile droite de l’UMP à l’époque) nous a été parachuté par Jean-François Copé en 2013, bénéficiant du désaveu manifesté par une partie de l’électorat de son prédécesseur peu à l’écoute des aspirations des Aulnaysiens. L’électorat de gauche qui l’avait porté à la tête de la mairie en 2008 ne l’a pas soutenu en 2014. Que les élus soient de gauche ou de droite n’a strictement rien changé au sentiment des administrés de n’êtres ni servis, ni respectés ni écoutés depuis 3 mandats. Cette politique là, la société civile n’en veut plus car elle n’est pas au service ni du plus grand nombre ni de l’intérêt général, mais uniquement au bénéfice exclusif de l’entre-soi et des soutiens électoraux.

Dès son intronisation en mairie, le nouveau maire à promulgué fin avril 2014 un arrêté anti-mendicité et au lieu de combattre la pauvreté qui relève pourtant de ses devoirs et fonctions, il s’en est pris directement aux pauvres pour leur interdire de solliciter la générosité des passants…. Comme si éradiquer la présence des mendiants sur la voie publique allait supprimer le problème de l’injustice sociale et de la pauvreté !!!

https://www.lepoint.fr/societe/le-maire-ump-d-aulnay-sous-bois-prend-un-arrete-anti-mendicite-29-04-2014-1817719_23.php#

https://www.aulnaylibre.com/article-arrete-anti-mendicite-a-aulnay-sous-bois-vivre-mieux-ensemble-appelle-a-chasser-la-pauvrete-pas-l-123565656.html

Fort heureusement, le juge du tribunal administratif de Montreuil a annulé ces arrêtés :

Deux arrêtés anti-mendicité du maire d’Aulnay-sous-Bois annulés par le Tribunal Administratif de Montreuil

Les arrêtés anti-mendicité annulés, la municipalité condamnée

Aujourd’hui la chasse aux vulnérables se poursuit, et au lendemain de la journée consacrée internationalement aux droits des femmes, la police urbanistique et municipale, sur la seule foi de signalements de riverains, s’est introduit semble-t-il illégalement dans une propriété privée sans avertissement préalable ni sommation, et sans l’accord des titulaires du bail ! Peut-on croire que dans le pays des droits de l’homme cette violation de domicile traumatisante pour les pensionnaires recueillies soit vraiment conforme aux règles de droit les plus élémentaires ?

Dans la justification donnée à ce qui apparait comme une violation de domicile privé en bonne et due forme, la mairie nous informe que :    » Plusieurs riverains ont signalé récemment à la Mairie d’Aulnay-sous-Bois un « squat » dans un pavillon situé rue Mercier. »

Ainsi donc suffit-il à une poignée de voisins possiblement mal intentionnés ou jaloux d’affirmer qu’une maison soit squattée, pour que la police municipale s’introduise de force sans même avoir cherché à contacter le titulaire du bail ou encore l’avoir préalablement convoqué pour obtenir des informations qui corroboreraient ou infirmeraient ces accusations de squat ?

Quelle enquête préalable à été menée pour que le service d’hygiène et de santé assisté de la police municipale se sentent le droit de s’introduire dans une habitation privée et de traiter comme des malfrats une association caritative et ses bénévoles qui pourtant ont toujours communiqué publiquement sur toutes ses activités ? Non seulement l’intervention sur la seule foi de quelques riverains qui ne se sont pas nommés est choquante et infamante, mais en plus cette pénétration inattendue de domicile et les circonstances dans lesquelles celle-ci s’est réalisée font froid dans le dos, et n’a pas manqué de traumatiser des femmes déjà incroyablement violentées par la vie !

Comment une municipalité, sous couvert « d’hygiène et de santé » peut-elle utiliser ses services financés par nos impôts pour faire pression sur une association de bénévoles au risque de terroriser des femmes déjà fragilisées par les aléas de la vie ?

Selon le cabinet du maire qui rapporte la version de la police :

« Le service communal d’hygiène et de santé, assisté de policiers municipaux, a donc légitimement vérifié les signalements et effectué une visite de ce pavillon d’Aulnay-sous-Bois, avec l’accord de l’occupant présent« .

Selon la version du président de l’association qui a recueilli le témoignage circonstancié de l’occupante présente sur les lieux lors de l’intervention, croyant ouvrir à des personnes apportant des dons, elle a signalé aux intervenants présents qu’ils n’avaient pas le droit d’entrer, et comme ils ont forcé le passage, elle n’a pas eu d’autre choix que d’obtempérer à cette intrusion dans les lieux, ce qui ne constitue aucunement un accord ni un consentement de sa part.

« L’occupant n’a pu fournir aucun document attestant de la légalité et de la réalité de la jouissance de ce pavillon. »

En toute logique, l’occupant pensionnaire de la maison du cœur n’étant pas le titulaire du bail, il n’était forcément pas en mesure de fournir le contrat de bail. Cependant si un courrier avait été envoyé à cette adresse pour obtenir les informations souhaitées et les justifications exigées, nul doute que le président de l’association aurait répondu et se serait manifesté.

Sur quels critères et sur quels fondements les riverains ont-ils affirmé que la maison louée était squattée ?  Sur l’ordre de quel juge ou de quel officier de police judiciaire, la pénétration des lieux sans l’accord du titulaire du bail a-t-elle été effectuée ? Il apparait que les motifs de cette soudaine et violente perquisition dans un domicile privé sont plutôt litigieux et inadéquats au respect de la dignité humaine.

Est-ce qu’un service d’hygiène et de santé assisté de la police municipale a le droit de pénétrer par surprise dans une habitation privée sans commission rogatoire et sur la seule foi d’accusations de riverains ?

Article rédigé le 12 mars 2021 par Catherine Medioni

Droit de réponse à l’article « Intervention musclée de la police municipale d’Aulnay-sous-Bois dans le local de l’association Un Toit pour Elles »

Plusieurs riverains ont signalé récemment à la Mairie d’Aulnay-sous-Bois un « squat » dans un pavillon situé rue Mercier. Selon eux, les serrures auraient été forcées et la propriétaire du bien serait décédée depuis l’année 2018. Après prise d’informations, la succession serait, pour l’heure, vacante et une inspection visuelle sur place a montré que la serrure actuelle était neuve.

Le service communal d’hygiène et de santé, assisté de policiers municipaux, a donc légitimement vérifié les signalements et effectué une visite de ce pavillon d’Aulnay-sous-Bois, avec l’accord de l’occupant présent.

Conformément aux dispositions prévues par le Code de la Santé publique, combinées avec celles du Code Général des Collectivités Territoriales, il a été constaté la présence d’un occupant qui a indiqué être en situation irrégulière sur le territoire national. Cette personne a présenté une convention d’occupation avec une association dont le siège est situé à Saint-Denis.

Peu après le début de la visite, une personne, jointe par téléphone, s’est présentée comme président de ladite association sans que les agents municipaux puissent vérifier son identité.

L’occupant n’a pu fournir aucun document attestant de la légalité et de la réalité de la jouissance de ce pavillon.

En effet, la convention présentée par cette personne, précise que, bien loin d’être gracieuse, l’occupation de ce pavillon consistait à s’assurer de respecter de nombreuses contreparties, parfois même financières, alors que les occupants se déclarent être sans ressources.

Conformément à l’article 40 du Code de procédure pénale, le Procureur de la République a été saisi concernant des faits présumés délictueux susceptibles d’être caractérisés pénalement.

Les occupants dont les coordonnées ont été relevées seront quant à eux mis en contact avec des associations agréées par la Préfecture de Seine-Saint-Denis et le Bureau d’aide aux victimes de la Ville d’Aulnay-sous-Bois pour accompagnement.

La mise en cause des agents de la Ville, qui ont scrupuleusement respecté les procédures et la législation dans l’exercice de leur mission, est inacceptable.

Source : Droit de réponse de la ville à l’article « Intervention musclée de la police municipale d’Aulnay-sous-Bois dans local de l’association Un Toit pour Elles« 

Qui sont les délinquants au triangle de Gonesse ? Les sauveteurs de terres ou ceux qui la saccagent ?

Le dimanche 7 mars 2021, une « Zadimanche » était organisée par le CPTG comme tous les 15 jours.
Ce 7 mars, c’était une ZADimanche « mobile » qui était prévue, puisque l’EPFIF a totalement défoncé, avec des tranchées d’environ un mètre de profondeur le terrain sur lequel nous nous réunissons pour cultiver, pique-niquer, y faire la Fête des Terres de Gonesse une fois par an.
Environ 150 personnes avaient répondu à l’appel du CPTG pour montrer à la Région IDF, à l’EPFIF et à la Société du Grand Paris que, malgré l’évacuation de la « ZAD du Triangle de Gonesse » le 23 février, la lutte continuait pour défendre ces terres agricoles contre le projet de gare en plein champ amenant la bétonisation et l’urbanisation sur ces terres agricoles.

Quelle ne fut pas notre surprise de voir un déploiement inédit de forces de police pour nous accueillir : pas moins de 6 policier à cheval (unité équestre du 93), 4 motards, 5 voitures banalisées, 4 fourgons de policiers, sans compter les habituels vigiles-maîtres chiens basés tout autour du Triangle !

Heureusement que la manifestation avait été déclarée et autorisée et que, face au barrage policier qui voulait nous empêcher d’avancer sur le chemin de la Justice, le président du CPTG avait dans son sac à dos le jugement du tribunal administratif de Cergy nous autorisant à aller à pieds et à vélos sur les chemins !

La marche vers notre lieu de pique-nique, notre ancien « potager » maintenant défoncé, était une balade familiale, avec des masques d’oiseaux (en hommage à l’oedicnème criard, l’oiseau emblème du Triangle) en ce jour de « dimanche de carnaval.

Source : communiqué du Collectif Pour le Triangle de Gonesse