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Sylvie Billard : Où sont passés les millions de la Morée à Aulnay-sous-Bois (partie 1) ?
Cher.e.s aulnaysien.ne.s,
Où sont passés les 18,5 millions de la Morée investis dans le cadre de son plan de sauvegarde ? Cette question vous concerne au plus haut point, car 75 % de cette somme proviennent d’argent public, donc de votre argent. Et vous avez le droit de savoir comment il est utilisé.
Située dans le secteur de Mitry, la Morée est une copropriété privée composée de 18 bâtiments (8 de 4 étages, 3 de 9 et 7 de 12) et 897 logements.
L’organisation juridique de cette copropriété est complexe (syndicat horizontal, syndicat principal et syndicats secondaires). « La copropriété connaît des problèmes de gestion qui se traduisent par un taux d’impayés de charges important et une dette aux fournisseurs élevée. Ainsi, depuis 1997, plusieurs administrateurs judiciaires provisoires se sont succédés pour tenter de la redresser », maître Philippe BLERIOT a été désigné par ordonnance du 7 octobre 2003 en qualité d’administrateur provisoire avec tous les pouvoirs de l’assemblée générale et du conseil syndical, ce qui équivaut selon les dires d’un juriste proche du dossier à « une dictature judiciaire ». Sa mission -régulièrement renouvelée- devrait s’achever en 2022, date de la fin du redressement judiciaire de la copropriété.
cette copropriété a fait l’objet de 2 plans de sauvegarde :
- en 2007, de 18 millions dont 12,9 de subvention publique pour financer des travaux urgents et de réhabilitation,
- en 2014, pour sa résidentialisation.
13 ans après le 1er plan de sauvegarde, les travaux soit n’ont pas été réalisés, soit sont de mauvaise qualité. Les appels de fonds pour des travaux déjà financés ou rejetés se succèdent et les charges courantes s’envolent dans un contexte organisationnel difficilement compréhensible. L’endettement de la copropriété s’est accru de 574 846,60 (Montant des dettes en 2003 : 1 209 601,76 euros et en 2017 : 1 784 448,36 euros). Les copropriétaires à bout se sentent abandonnés par la mairie et les autres financeurs publics.
Voici leur histoire, l’histoire cruelle d’une administration judiciaire censée les aider, mais que certains qualifient de « racket », l’histoire cruelle d’une justice aussi absurde qu’inhumaine, l’histoire cruelle de pouvoirs publics qui exercent un contrôle insuffisant et les abandonnent à un face-à-face avec un administrateur judiciaire souvent honni.
Frise chronologique du plan de sauvegarde pour des travaux urgents et de réhabilitation
Le 10 octobre 2007 est signé un plan de sauvegarde pour financer les travaux :
- d’urgence dont ascenseurs,
- de réhabilitation (ravalement, halls, peinture, individualisation chauffage et eau, clôture de la copropriété …).
La durée du plan de sauvegarde est fixée à cinq ans à compter de la date de signature de l’arrêté préfectoral du 10 octobre 2007 :
- Son article 2 concerne la commission de suivi du plan de sauvegarde est instituée, présidée par le Préfet ou son représentant.
- Son article 4 désigne la Ville d’Aulnay-sous-Bois « coordonnateur chargé de veiller au bon déroulement du plan de sauvegarde. À l’issue de sa mission, elle établira un rapport qu’elle présentera à la commission de suivi. Le Préfet ou son représentant transmettra ce rapport au procureur de la République ainsi qu’à la commission de surendettement des particuliers « .
La ville a désigné en janvier 2008, suite à appel d’offres, le Pact Arim 93 opérateur chargé du suivi et de l’animation du plan de sauvegarde de la Morée. Les subventions publiques versées par l’ANAH, la région le département et la commune d’Aulnay-sous-Bois s’élèvent à 12,9 millions, la participation des copropriétaires à 5,6. Le coût de l’ensemble des travaux estimé entre 16 630 000 et 16 691 000 euros est largement couvert par ces 18,5 millions.
Outre sa participation initiale, la ville d’Aulnay-sous-Bois a investi plus de 900 000 euros dans la rénovation de la voirie et 300 000 euros pour la remise en état du chauffage.
En 2015, maître Blériot estime les travaux finis, mais les copropriétaires l’informent que :
- certains travaux de réhabilitation prévus dans le plan de sauvegarde de 2007 n’ont pas été réalisés (réfection des revêtements des allées et parkings),
- d’autres (rénovation des caves) ont été réalisés, mais présentent des malfaçons ou sont inachevés : caves inaccessibles et inondées en temps de pluie, câbles électriques sans gaines pendant dans les caves et dans tous les bâtiments faisant encourir des risques d’électrocution aux habitants.
En 2017, soit dix ans après l’adoption du plan de sauvegarde, maître Philippe Blériot reprend les travaux non effectués jusque-là et procède à un nouvel appel de fonds auprès des copropriétaires, d’un montant de 3 millions à raison d’environ 3 000 euros par copropriétaires alors que ces travaux sont déjà financés par les 18,5 millions initiaux.
Fortement endettés du fait de prêts bancaires souscrits pour financer les travaux en 2007 et ne comprenant pas les raisons de ce nouvel appel de fonds, plus de 200 copropriétaires signent une pétition pour :
- informer l’administrateur de l’état d’inachèvement des travaux de réhabilitation effectués (caves),
- lui demander d’engager une action en responsabilité contre le maître d’œuvre, la société Brézillon,
- lui demander de justifier de l’utilisation des 18,5 millions déjà perçus,
- s’opposer à ces nouveaux travaux et levées de fonds qui prolongerait l’endettement de la copropriété.
Occupant seul les pouvoirs de l’assemblée générale et du conseil syndical, faute d’avoir permis aux copropriétaires d’en désigner un, l’administrateur leur oppose une fin de non-recevoir.
Les copropriétaires n’ont aucune visibilité, ni la moindre information sur l’utilisation des fonds versés dans le cadre du plan de sauvegarde de 2007, ni sur les charges courantes qui ne cessent d’augmenter. Certains sont contraints de vendre leur lot faute de pouvoir payer. La grande majorité des appartements vendus aux enchères le sont par maître Philippe Blériot. Beaucoup de copropriétaires en ont peur.
Face à l’impossibilité d’une résolution amiable, 56 copropriétaires sur 900 engagent des actions :
- devant le tribunal de grande instance (TGI) de Bobigny pour rétracter l’ordonnance du 9 octobre 2017 prorogeant la mission de l’administrateur provisoire ;
- devant le TGI de Paris pour demander la désignation d’un expert afin de :
- déterminer l’étendue des malfaçons sur les travaux effectués,
- vérifier les comptes du syndicat des copropriétaires de la Morée,
- fixer le préjudice enduré par les demandeurs.
S’il rejette la demande d’expertise comptable, par décision du 8 janvier 2019, le juge des référés du TGI de Paris désigne un expert judiciaire bâtimentaire avec un délai de consignation de la somme de 11 200 euros au 8 mars 2019.
Les demandeurs à la situation financière précaire éprouvent beaucoup de difficultés à réunir cette somme. Ils demandent au Juge des référés la prorogation du délai de consignation.
Le lundi 11 mars 2019, les copropriétaires demandeurs au référé expertise réunissent la totalité du montant de la provision et se rendent au TGI de Paris pour y déposer lesdits chèques.
Cependant, le délai étant fixé au 8 mars 2019, la régie refuse de prendre les chèques en l’absence de décision de caducité de l’ordonnance du 8 janvier 2019.
Malgré la requête en relevé de caducité, le tribunal estime que « après examen, il apparaît que nous sommes dans l’impossibilité d’identifier 20 chèques (total de 2 400 €) de sorte que votre demande ne peut prospérer. Par ailleurs, le montant total des consignations s’élève à 11 210 euros alors que l’ordonnance de référé prévoit une provision à verser d’un montant de 11 200 €. »
Si près du but, la justice leur dérobe leur victoire.
Depuis, la situation s’enlise. Pris dans la spirale infernale des appels de fonds, des charges, beaucoup de copropriétaires ont le sentiment de travailler uniquement pour payer l’administrateur, d’être impuissants, de ne pouvoir compter sur personnes, d’un cauchemar sans fin. Certains se sont suicidés ou ont sombré dans la dépression. D’autres, malgré leur abattement, veulent se battre encore et encore.
Cher.e.s aulnaysien.ne.s, les copropriétaires de la Morée ont besoin de votre soutien. Voilà pourquoi, je vous raconterai en plusieurs épisodes leur histoire incroyable, celle de leur désespoir, de leur fatigue, mais aussi celle de leurs luttes pour leurs droits et pour la justice.
Suite aux prochains épisodes donc.
Source : Sylvie Billard, L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s
Pour le compte des copropriétaires de la Morée
Hadama Traoré au secours des locataires de la cité de l’Europe à Aulnay-sous-Bois, privés d’ascenceurs
Depuis janvier 2021, les locataires de la cité de l’Europe (Emmaus) à Aulnay-sous-Bois se plaignent des pannes d’ascenseurs. Une femme de l’ombre a contactée le collectif La Révolution Est En Marche (LREEM) d’Hadama Traoré.
Cette dame a effectué une pétition contre l’état de ces ascenseurs. Le mouvement LREEM par le biais de son association Force Citoyenne a transmis cette pétition et a permis de mettre en relation les locataires et le bailleur Emmaus habitat. Le responsable pôle habitat et cadre de vie a répondu à toutes les questions des locataires.
Ce mercredi 10 mars, une visite de site sera effectuée par le bailleur Emmaus habitat et la société KONÉ (gestionnaire des ascenseurs). Un compte rendu de cette visite vous sera restitué par le bais de LREEM.
Hadama Traoré dit bravo à cette femme de l’ombre qui a motivé d’autres locataires dont Mme KEITA pour s’impliquer dans leur environnement (voir photo ci-contre). Pour lui, il faut devenir exigeant pour être considéré, la révolution est en marche et personne ne pourra l’arrêter.
Hadama Traoré apporte un rayon de soleil aux habitants des mille-mille à Aulnay-sous-Bois
Ce cliché date de dimanche dernier. Les copropriétaires de la résidence la Morée (rue des Aulnes) s’organisent des moments festifs afin d’apprendre à se connaître pour vivre et faire ensemble.
Ce mercredi de 14h30 à 16h, nous menons la 4ème réunion publique au 9 rue des Aulnes, afin de préparer la prochaine réunion avec le service habitat de la ville d’Aulnay-sous-Bois qui aura lieu le mardi 2 mars.
Bravo aux copropriétaires de la Morée pour leur ténacité. La révolution est en marche et personne ne pourra l’arrêter.
Source : Hadama Traoré
Hadama Traoré invite les habitants du Gros Saule à Aulnay-sous-Bois pour discuter propreté
Dernièrement, Hadama Traoré et les membres de La Révolution Est En Marche ont effectué une réunion avec la directrice territoriale de Immobilier 3F. Ils ont répondu à 90% des demandes des locataires.
Hadama Traoré souligne le professionnalisme du bailleur. La réunion d’aujourd’hui, mercredi 24 février à 16h au niveau de la place du Docteur Laennec, aura pour objectif de faire un retour de la réunion, de récupérer de nouveaux dossiers et de préparer un projet propreté pour le quartier du gros saule.
L’organisation sera la clé d’une révolution philosophique. Pour Hadama Traoré, la révolution est en marche et personne ne pourra l’arrêter.
Les nouvelles résidences des 3000 à Aulnay-sous-Bois, le symbole d’un plan de rénovation raté ?
En 2004, le quartier de la Rose des Vents, dit quartier des 3000, était une suite d’immeubles de qualité disparate, avec en son centre la fameuse barre du Galion, sous laquelle se trouvait la galerie marchande du centre commercial du même nom. Sous l’impulsion de Jean-Louis Borloo, alors Ministre délégué à la ville sous la présidence de Jacques Chirac, et de Gérard Gaudron, Maire d’Aulnay-sous-Bois, un vaste plan de rénovation urbaine fut décidé avec plusieurs centaines de millions d’euros investis. Objectifs : désenclaver le quartier de la Rose des Vents, détruire les tours et immeubles de qualité médiocre et construire du neuf, du beau, de l’aéré.
Quelques années plus tard, et ce malgré un premier îlot plutôt coquet, d’imposants immeubles ont vu le jour le long de la RN2 avec notamment les monstres de béton que sont les îlots Le Sisley et Bouygues. Aujourd’hui, d’anciens habitants de ce quartier expriment leur tristesse en voyant ces blocs non cohérents qui ont dévisagé à jamais tout un pan de la ville d’Aulnay-sous-Bois
Si l’arrivée prochaine du Grand Paris Express a boosté un peu le marché de l’immobilier, les problèmes sont restés dans ce quartier, selon les dires d’habitants ou d’ex habitants : insécurité, drogue, chômage, pauvreté. Si bien que des commerces ont même plié bagages, abandonnant les habitants à leur triste sort.
Le Plan de Rénovation Urbaine (PRU) à Aulnay-sous-Bois, ne serait-ce pas, comme le disent certaines, une victoire perdue ?
Marc Verrecchia intervient aux côtés du Maire d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza aux Assises Nationales du Logement
Le président du Groupe Verrechia, Marc Verrecchia interviendra aux côtés de Bruno Beschizza, Maire d’Aulnay-sous-Bois et Président de Paris Terres d’Envol, aux Assises Nationales du Logement et de la Mixité Urbaine.
Alors que le monde est secoué par une crise sans précédent qui bouleverse tous les modèles, les Assises Nationales du Logement et de la mixité urbaine, le 18 février 2021, seront l’occasion de réunir l’ensemble des acteurs du cadre de vie autour des sujets essentiels que sont le logement et le cadre de vie. Point d’étape sur les actions en cours, elles seront aussi l’occasion de se pencher sur demain et réfléchir aux modèles d’avenir.
Penser, produire et rénover le logement, réfléchir sur la mixité urbaine, c’est non seulement donner un visage aux villes et villages, mais surtout agir concrètement sur la société. Assistez au rendez-vous fédérateur de l’ensemble des acteurs de la filière, afin de faire un point d’étape complet après la crise, autour de la réglementation et des tendances actuelles qui font le logement de notre temps.
Quelles sont les réponses des professionnels du cadre de vie aux défis sociétaux, démographiques, économiques et environnementaux de notre temps ? Quelles politiques du logement et de la ville, post-crise ? Quelles sont les priorités ? Comment les mettre en œuvre ? Comment produire des logements abordables, confortables et durables ?
Pour s’inscrire et participer à l’événement, cliquer ici.
Hadama Traoré obtient le soutien de Philippe Palomo pour aider la copropriété de la Morée à Aulnay-sous-Bois
Hadama Traoré a été reçu par Philippe Palomo, Directeur Général des Services (DGS), pour évoquer différents sujets concernant les habitants des quartiers Nord de la ville d’Aulnay-sous-Bois. Les deux hommes ont longuement discuté de la situation des copropriétaires de la résidence la Morée. Selon Hadama Traoré, le leader de La Révolution Est En Marche (LREEM), la mairie d’Aulnay-sous-Bois prend au sérieux l’inquiétude des copropriétaires. De cette réunion plusieurs actions ont été décidées :
- Une convention d’occupation privée sera effectuée afin que les copropriétaires puissent jouir de leurs places de parking.
- L’opérateur « Citémetrie », mandaté par la municipalité de la ville d’Aulnay-sous-Bois, cherchera une solution juridique pour solutionner cette problématique
- En urgence, une réunion de clarification sera mise en place entre les copropriétaires, l’élu à l’habitat, le service habitat, et l’opérateur
Afin de préparer au mieux cette réunion en urgence, le mouvement LREEM invite les copropriétaires de la résidence la Morée de la rue Ambourget (2-4-6) à la prochaine réunion publique qui se déroulera de 12h à 17h, au 4 rue Ambourget, le samedi 20 février. Les membres LREEM vont effectuer une cartographie des places de parking en appliquant le droit coutumier, en rapport avec les actes notariés.
Hadama Traoré espère une forte implication des copropriétaires et félicitent les résidents pour leur ténacité. Et le leader conclut ainsi : « Seule l’union sera notre force. La révolution est en marche et personne ne pourra l’arrêter« .
Hadama Traoré victorieux dans son combat auprès des copropriétaires de la Morée à Aulnay-sous-Bois
Pour Hadama Traoré, le rêve du mouvement LREEM (La Révolution Est En Marche) devient réalité. L’union des copropriétaires en colère de la ville d’Aulnay-sous-Bois, des membres actifs du mouvement LREEM, des gilets jaunes et le collectif COR a payé. En effet, ce collectif impressionnant a réussi à forcer la main de l’administrateur judiciaire (cabinet Bleriot) avec un début de concertation.
Hadama Traoré félicite les copropriétaires de la résidence la Morée pour leur détermination. Selon lui, la révolution est en marche et personne ne pourra l’arrêter.
Le prix de l’immobilier augmente à Aulnay-sous-Bois mais moins vite qu’en Seine-Saint-Denis
En l’espace d’un an, malgré la crise sanitaire et la crise économique, l’immobilier est resté dynamique avec, dans le département de la Seine-Saint-Denis, une augmentation du prix chez le notaire d’environ 3%. L’arrivée des JO 2024, le manque de logements et certainement l’arrivée de Parisiens qui ne peuvent plus s’offrir un appartement dans la capitale sont les causes de cette embellie.
A Aulnay-sous-Bois, l’augmentation est moins nette, puisqu’elle est de 2% environ. La construction de nouveaux logements et moins de pression permettent aux prix de ne pas s’envoler.
Hadama Traoré obtient une pétition de 200 signataires pour défendre la Morée à Aulnay-sous-Bois
Hadama Traoré, le leader de La Révolution Est En Marche, est heureux de vivre la révolte sociale des copropriétaires en colère de la résidence « la Morée » à Aulnay-sous-Bois. Après plusieurs actions dont une le week-end dernier pour rassembler le maximum de personnes autour de la défense de la copropriété en difficulté, les résidents ont nommé des référents par bâtiment et ont fait une pétition avec plus de 200 signataires.
La pétition sera remise à la municipalité le 17 février. Les signataires sont ceux de la rue des Aulnes et de la rue Ambourget. Une mobilisation très importante a lieu ce mardi 16 février de 11h à 15h, au siège du mandataire judiciaire Mr Bleriot qui se situe au 26 chemin de la Madeleine à Bobigny.
Hadama Traoré souligne le courage et la détermination des copropriétaires.


