Archives de Catégorie: Politique

Les militants de la France Insoumise en force ce matin au marché des 3000 à Aulnay-sous-Bois

Les insoumis d’Aulnay-sous-Bois étaient sur le marché des 3000 ce matin.

Ils ont présenté à la population leur programme de rupture, et appelé les Aulnaysiens à la résistance contre l’austérité d’Emmanuel Macron et ses complices racistes du Rassemblement National (sic) !

Nadège Abomangoli, députée LFI, ajoute : « Face aux attaques réactionnaires, nous continuons d’occuper le terrain et mobiliser le peuple« .

Martial Meyongo aux 3000 à Aulnay-sous-Bois pour prêcher la vaccination contre la grippe

Ce matin, nous étions à la Pharmacie des 3000 à Ville d’Aulnay-sous-Bois !

Un moment d’échanges chaleureux avec nos concitoyens, en présence de Wassila Maouchi qui œuvre chaque jour avec passion et bienveillance au service des habitants. 
Sa disponibilité, sa générosité et la confiance que lui accordent les habitants témoignent de son engagement au quotidien. 

Nous avons également profité de cette rencontre pour échanger avec nos seniors sur la campagne de vaccination contre la grippe, un rendez-vous important pour protéger la santé de toutes et tous en cette saison. 

Merci à l’équipe de la Pharmacie des 3000 pour leur accueil et à tous ceux venus partager ce moment convivial !

Source : Martial Meyongo

Interview du révolutionnaire d’Aulnay-sous-Bois Hadama Traoré : union de la Gauche, défense des copropriétaires et des locataires

La Rédaction d’Aulnaycap a interviewé Hadama Traoré, leader du mouvement La Révolution Est En Marche, qui se bat sur différents dossiers : l’union de la Gauche pour les municipales 2026, la défense des locataires et copropriétaires en difficulté, lutte contre la corruption. Vous trouverez ci-dessous le résumé de cette interview :

« Bonjour M. Traoré,

  • Sans être candidat vous-même pour les municipales 2026, vous prônez l’union des listes de Gauche pour faire face au Maire Bruno Beschizza. Or plusieurs personnalités de Gauche ont déjà déclaré leur candidature. Où en êtes-vous sur cette initiative d’union à Gauche ?

L’union de la gauche n’est plus d’actualité. Le mouvement LREEM souhaite l’union des Aulnaysiens et Aulnaysiennes humanistes autour du projet social et démocratique La DR porté par M. Cheickh Nguette.

  • Votre mouvement « La Révolution Est En Marche » semble avoir muté par rapport à ses débuts en 2018. Il semblerait que vous avez mis sur place un syndic de copropriété pour reprendre les résidences en souffrance. Pourriez-vous nous en dire plus sur la constellation autour de LREEM et sur cette initiative de syndic?

Le mouvement LREEM se décline en 4 pôles : populaire, associatif, politique et économique. Cette organisation garantie une autonomie qui permettra l’émancipation des humanistes à l’échelle territoriale pour une dimension nationale. La société IMMO 3S, est une société en gestion de biens qui nous permet d’accompagner les propriétaires à la gestion de leurs lots.

  • Parmi les copropriétés en souffrance à Aulnay-sous-Bois, il y a la Morée. Cette copropriété est quasi sous tutelle depuis 2005. Pourquoi vous intéressez vous particulièrement à cette copropriété ?

Tout d’abord, cette copropriété est placée sous administration judiciaire depuis 1997. Raoul Mercier, un ancien élu socialiste humaniste aujourd’hui décédé (paix à son âme), a sollicité l’association Force Citoyenne afin que nous puissions accompagner les copropriétaires de la résidence LA MOREE à faire valoir leur droit.

Raoul Mercier a été le seul homme public de la ville d’Aulnay-sous-Bois, à me soutenir lors de la diffamation que j’ai subi concernant l’affaire Michael Harpon qui est un scandale d’Etat. Avec ce dernier, on a écrit un livre qui se nomme « je les accuse de désinformation ».

  • Vous dénoncez des zones d’ombre concernant la mission de réhabilitation de La Morée. Vous dites que des factures sont manquantes mais que la Mairie d’Aulnay-sous-Bois aurait quand même payé. Comment avez-vous eu cette information et avez-vous eu confirmation de la mairie ?

Depuis janvier 2020, le mouvement LREEM a effectué un travail technique, administratif et juridique exceptionnel avec des résultats exceptionnels. Un résultat qui symbolise notre travail intelligble, les 2 millions d’euros récupéré après 10 semaines de mobilisation devant la municipalité de la ville d’Aulnay-sous-Bois. Mme MAROUNE, 1ere adjointe au Maire et M. CAHENZLI, adjoint au Maire irresponsable, devaient dilligenter une expertise bâtimentaire car un constat d’huissier, met en exergue une zone d’ombre de 5 millions d’euros au vu des travaux de réhabilitation catastrophiques provisionnés à 24 millions d’euros (pièce jointe synthèse des echanges).

Début 2025, à la suite d’une plainte au PNF (voir pièce jointe plainte pnf), j’ai été reçu par M. LE ROUX (DGA), M. MIGNON (Responsable NPNRU) et M. CABARIBERE (DGA), m’informant que les factures sont introuvables, donc l’expertise bâtimentaire n’est pas réalisable.

  • Vous dites également que les copropriétaires de La Morée auraient été lésés de près de 2 millions d’euros. Pourriez-vous nous en dire plus ?

Les copropriétaires ont été lésés de plus de 2 millions. A l’heure de mes écrits, seule une enquête parlementaire permettra de quantifier les dégâts financiers et moraux de cette mesure collective qui dure depuis 30 ans, et ce en total violation du droit à la propriété garanti par l’article 17 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

À titre d’exemple, la mairie d’Aulnay-sous-Bois aurait effectué un détournement de fonds publics qui fera perdre plus de 300.000 euros aux copropriétaires [NDLR : nous n’avons pas pu corroborer ce propos de M. Traoré, qui clame ceci sur ses réseaux sociaux, et qui assume lui seul ces propos]. Aussi, la société Corriance, DSP de la ville d’Aulnay-sous-Bois, facture les copropriétaires à partir du compteur général ce qui est interdit. À ce jour, la résidence LA MOREE doit plus de 500.000 euros injustifiés à cette DSP. Une réunion de travail devait avoir lieu en janvier 2024 entre l’association Force Citoyenne en qualité de mandataire et la DSP CORIANCE, annulée par l’administrateur provisoire AJ ASSOCIÉS, sans aucune explication rationnelle et sans avoir rétabli la facturation au point de livraison (sous station) comme exigé par la loi GRENELLE 2.

  • Comment sont vos relations avec les copropriétaires de La Morée ? Rencontrez vous de la résistance, notamment de sympathisants de M. Beschizza ?

Dans la résidence, il n’y aucun sympathisants du maire de la ville car ce dernier a abandonné les copropriétaires. Dans l’action de l’association Force Citoyenne agissant en qualité de mandataire, le maire et ses sbirs tels que M. CAHENZLI, n’aurait jamais connu la zone géographique de la résidence LA MOREE.

Ensuite, certains copropriétaires ont été instrumentalisés par les differents administrateurs provisoires. Mais, c’est malheureusement la posture de certains être humains soumis à leurs bourreaux, d’où l’importance de mener une révolution philosophique telle décliné par le mouvement LREEM.

  • Quel serait le mot de la fin pour Aulnaycap ?

Il faut que Aulnay Cap puisse venir sur place pour ce rendre compte des millions d’euros gaspillés obligeant la tenue d’une enquête parlementaire portée par notre députée, Mme Nadège Abomangoli de LFI. »

L’UNSA demande ce que fait le Maire d’Aulnay-sous-Bois pour protéger les agents et les administrés

Le territoire de la commune d’Aulnay-sous-Bois n’est pas épargné par les risques naturels et

technologiques : incendies, tornade, tempêtés, inondations, accidents industriels, pollution des sols, etc.

Pour faire face à ces menaces, la ville dispose de plusieurs dispositifs importants :

  • Un Plan Communal de Sauvegarde (PCS),
  • Et elle est également concernée par un PPI (Plan Particulier d’Intervention) relatif à la gare de triage du Bourget/Drancy.

Cependant, notre organisation syndicale s’interroge sérieusement sur l’inexistence la de présence de la culture de la gestion des risques au sein des services municipaux.

Nous déplorons en particulier :

  • L’absence de sensibilisation des agents territoriaux à ces risques,
  • Le manque d’information claire et accessible à destination du personnel,
  • L’absence de formation spécifique pour les agents potentiellement exposés ou impliqués dans une situation de crise,
  • Et la suppression du poste de chargé de la réalisation du PCS, ce qui constitue un recul préoccupant dans la structuration de la prévention des risques à l’échelle locale.

Dans un contexte où la résilience collective devient un enjeu national, il nous semble essentiel que les agents municipaux, en première ligne lors d’une crise, soient dûment informés, préparés, et pleinement intégrés à cette culture du risque.

Nous demandons donc :

  • La mise en œuvre d’actions de sensibilisation régulières,
  • L’organisation de formations adaptées pour l’ensemble des agents et des élus
  • Une communication transparente sur les dispositifs existants (PCS, DICRIM, PPI),
  • Ainsi que la mise en place d’exercices de simulation permettant de tester et d’évaluer l’efficacité des dispositifs en place.

La protection des populations passe aussi par la protection et la préparation de celles et ceux qui les servent au quotidien.

Il est urgent que cette réalité soit pleinement prise en compte dans les politiques de gestion des risques de notre collectivité.

Source : UNSA le combat au quotidien / unsa.territoriaux.aulnay@gmail.com / 06 12 53 24 03

Le Maire d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza reste fidèle à son mentor Nicolas Sarkozy qui part en prison

Cela fait la une des journaux : l’ancien Président de la République Nicolas Sarkozy dormira en prison pour des faits graves qui lui sont reprochés pour le financement de sa campagne de 2007. Bruno Beschizza, qui doit quasiment tout à Nicolas Sarkozy pour sa carrière politique, lui exprime toujours sa fidélité, quand d’autres (qui doivent pourtant également beaucoup à Nicolas Sarkozy pour leur carrière) le trahissent.

Un sondage donne gagnant Oussouf Siby aux municipales 2026 à Aulnay-sous-Bois : blague ou réalité ?

Les élections municipales 2026 arrivent bientôt et les sondages de toutes sortes commencent à sortir, et dont les résultats varient en fonction de ceux qui les commandent. Récemment, un sondage est sorti concernant la ville d’Aulnay-sous-Bois et ô surprise, le candidat PS Oussouf Siby arriverait en tête !

Faut-il voir en ce sondage, effectué on ne sait comment et quand et mis en avant par les partisans de M. Siby, une blague intellectuelle ou la réalité ? Bruno Beschizza semble toujours aussi populaire dans les quartiers sud et bénéficie toujours de l’appui de nombreuses associations culturelles et cultuelles. Aux différents conseils municipaux, M. Beschizza semble dominer facilement les débats face à un Oussouf Siby qui peut paraître agaçant, parfois auto-suffisant et prétentieux.

Mais est-ce que M. Siby réalise enfin qu’une campagne se gagne sur le terrain ? A-t-il réussi a enclencher la seconde en faisant des réunions d’appartement, des visites de quartier, pour présenter son programme ? Une campagne locale ne se gagne pas sur Internet et encore moins via les réseaux sociaux. Si M. Siby est réellement en tête dans les intentions de vote, cela voudrait dire que depuis un an, lui et ses militants battent le pavé pour gagner le coeur des Aulnaysiens.

A moins que ce sondage ne soit entièrement bidon…

Et si Hadama Traoré devenait le député de la 10e circonscription de la Seine-Saint-Denis

Est-ce que l’actuel gouvernement s’inscrit dans la durée ? Y-aura-t-il une dissolution de l’Assemblée Nationale par le Président Emmanuel Macron. En tout cas, cela donne des idées au candidat aux municipales à Aulnay-sous-Bois, Cheickh Nguette, pour les prochaines législatives.

Pour l’instant, Hadama Traoré, très connu pour ses combats pour le logement et la justice sociale, ne souhaite pas se présenter. Mais on imagine déjà, s’il change d’avis et s’il est élu, les joutes verbales entre le leader révolutionnaire et les membres du futur gouvernement. De quoi mettre un peu de piquant dans les débats à l’assemblée. Mais s’agit-il d’un voeu pieu de M. Nguette ou une réalité pas si lointaine que cela ?

Josette Laborde auprès du Ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez pour mettre Aulnay-sous-Bois en avant !

Josette Laborde, membre du Comité Renaissance à Aulnay-sous-Bois, est fière de pouvoir porter les couleurs de la ville d’Aulnay-sous-Bois en étant proche du nouveau Ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.

Josette Laborde est une Aulnaysienne engagée, oujours présente, disponible et toujours  au service de l’intérêt général auprès des concitoyens. Elle espère que ce nouveau gouvernement durera le plus longtemps possible et se mettra au service du Ministre si besoin est.

Séverine Maroun et Frank Cannarozzo votent pour réduire les moyens des MDPH de la Seine-Saint-Denis

Bruno Beschizza Conseiller régional Île-de-France, Séverine Maroun et Frank Cannarozzo, conseillers départementaux de la Seine-Saint-Denis, même pour vote pour réduire les moyens des MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées).

Le groupe communistes, insoumis et citoyens du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis a proposé un vœu qui a été voté par la majorité de Gauche du conseil pour demander à Valérie Pécresse de revenir sur l’arrêt des subventions aux MDPH.

Séverine Maroun et Franck Cannarozzo ont voté contre et conforte le vote de Bruno Beschizza à la Région qui retire des subventions aux Maison Départementale des Personnes Handicapées.

Source : PCF Aulnay-sous-Bois

Intervention d’Oussouf Siby Conseil de Territoire Paris Terre d’Envol du 13 octobre 2025

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Conseiller.e.s,

Avant toute chose, je souhaite saluer l’ensemble des agents, des directions, et des services de Paris Terres d’Envol. Ce rapport témoigne de leur engagement quotidien sur le terrain, souvent dans l’ombre, pour faire vivre les politiques publiques de notre intercommunalité. Leur travail mérite d’être reconnu et soutenu.

Mais au-delà de la forme et du bilan que nous avons sous les yeux, il nous faut aussi regarder en face ce que ce rapport dit , ou ne dit pas , de l’état réel de notre territoire, des attentes de nos habitants, et des responsabilités qui nous incombent collectivement.

Car l’année 2024, si elle a été riche en événements, a aussi mis en lumière les limites de notre action, voire parfois son manque de cap.

1. Jeux Olympiques : une opportunité pour notre territoire

2024 restera dans l’histoire comme l’année des Jeux Olympiques et Paralympiques en France. Et à juste titre, nous pouvons nous réjouir de la réussite de l’événement, de la mobilisation populaire, et de l’élan qu’il a suscité.

2. Une jeunesse nombreuse, trop souvent oubliée

Paris Terres d’Envol est un territoire jeune, très jeune :

  • 30 % de la population a moins de 20 ans ;
  • 30 % des familles ont plus de trois enfants.

C’est une chance. C’est une richesse. Mais c’est aussi une responsabilité.

Car malgré ce constat évident, notre intercommunalité ne dispose toujours pas d’une politique jeunesse à la hauteur. Pas de stratégie globale. Pas de programmation cohérente. Pas de vision commune.

Nos jeunes vivent sur des territoires communs, fréquentent les mêmes établissements, utilisent les mêmes transports, évoluent dans les mêmes zones urbaines. Mais les réponses qu’on leur propose sont morcelées, inégalitaires, voire inexistantes selon les communes.

L’accès à la culture reste trop limité.
Les passerelles vers l’emploi ou la formation sont insuffisamment visibles ou coordonnées.
Les lieux d’expression citoyenne sont rares, et trop souvent institutionnalisés, déconnectés des réalités de terrain.

Nous devons créer une véritable politique jeunesse intercommunale, avec des moyens, des partenariats, et une gouvernance partagée avec les acteurs éducatifs, associatifs, culturels et économiques.

3. Rénovation urbaine : de l’impatience à la lassitude

Le rapport évoque les projets de rénovation urbaine. Et de fait, les chiffres sont impressionnants sur le papier :

7 quartiers concernés par des projets de renouvellement urbain ;

19 quartiers classés en politique de la ville.

Mais pour les habitants, que voit-on aujourd’hui ? Des études, des diagnostics, des concertations… qui s’éternisent. Et sur le terrain : trop peu de chantiers, trop peu de livraisons, trop peu de transformations concrètes.

Les maquettes sont belles. Les documents stratégiques sont bien ficelés. Mais pendant ce temps, les ascenseurs sont en panne, les halls sont dégradés, les espaces publics sont abandonnés.

Nous devons changer de méthode. Accélérer les calendriers. Simplifier les procédures. Mettre fin à la multiplication des strates administratives. Et surtout : intégrer les habitants dès l’amont des projets, co-construire les transformations avec eux, pas à leur place.

4. Collecte des déchets : une situation inacceptable

Sur la question de la collecte des déchets, il faut être très clair : la situation s’aggrave.

La généralisation des conteneurs enterrés, si elle est louable sur le principe, est mal préparée, mal expliquée, mal accompagnée.

À Aulnay-sous-Bois, notamment, la situation est devenue invivable :

Des manques de bacs dans certains quartiers

Des horaires de collecte aléatoires

Une inégalité manifeste entre zones pavillonnaires, grands ensembles, copropriétés

Et tout cela alors que la TEOM reste particulièrement élevée sur notre territoire. C’est une injustice double : les habitants paient cher pour un service qui se dégrade. Et leur environnement en souffre : saleté, incivilités, nuisibles…

Il est urgent de revoir la chaîne entière de la collecte : de la communication avec les habitants à la responsabilité des bailleurs, en passant par le suivi des prestataires et le soutien aux communes. On ne peut plus se contenter de constats ou de tableaux Excel : il faut des résultats visibles.

5. Mobilités : des aménagements déconnectés les uns des autres

Nous le savons tous : les mobilités sont intercommunales par nature. Nos habitants traversent plusieurs communes chaque jour, pour aller au travail, à l’école, faire leurs courses, accompagner leurs enfants.

Et pourtant, les plans de circulation, les aménagements cyclables, les modifications de voirie sont trop souvent pensés en silo. Sans coordination entre les communes. Sans vision partagée.

Le résultat ? Des embouteillages accrus, des conflits d’usage, une absence de lisibilité pour les usagers.

Nous avons besoin d’un schéma de mobilité territoriale, ambitieux, cohérent, aligné avec les projets de la Région, d’Île-de-France Mobilités, et de la Métropole. C’est à nous d’impulser cette démarche.

6. Développement économique : un territoire sans boussole

Je veux ici évoquer un site emblématique : l’ancien site PSA à Aulnay-sous-Bois.

Cela fait onze ans que l’usine a fermé. Onze ans que le site attend une reconversion. Onze ans de promesses, de projets, d’esquisses… sans débouché concret.

Et pourtant, ce site est une opportunité historique : plus de 180 hectares, au cœur de l’Est francilien, connecté, stratégique, mobilisable.

Il aurait pu devenir un moteur pour notre développement économique. Un levier pour l’emploi local. Un lieu d’innovation, de formation, de développement durable.

Pourquoi ce blocage ? Pourquoi cette absence de vision ? Pourquoi ce silence du territoire, là où d’autres intercommunalités seraient montées au créneau ?

Il est temps de faire du développement économique une priorité. Non pas au fil de l’eau, mais à travers une stratégie lisible, avec des objectifs, des filières prioritaires, des outils de soutien aux entreprises, à l’économie sociale, à l’économie circulaire.

7. Gouvernance : un déficit démocratique préoccupant

Sur la gouvernance, je veux m’exprimer avec franchise.

Le fonctionnement de Paris Terres d’Envol est marqué par un manque de transparence croissant :

11 Conseils des Maires se sont tenus cette année. Aucun compte rendu, aucun relevé de décisions transmis aux élus du territoire.

5 commissions thématiques existent statutairement. Aucune ne s’est réunie de manière régulière ni effective.

Et pour la onzième année consécutive, vous refusez de filmer nos débats, d’enregistrer nos échanges, de permettre aux citoyens d’y assister à distance.

Comment prétendre rapprocher les citoyens des institutions si nous-mêmes refusons la transparence la plus élémentaire ?

Dans le même temps, la communication institutionnelle, elle, se porte très bien. Des brochures, des affiches, des réseaux sociaux… Oui, il y a du budget. Mais trop de communication, quand elle masque l’absence de concertation réelle, finit par provoquer la défiance.

8- Gestion des copropriétés : un échec qu’il faut reconnaître

Enfin, j’attire votre attention sur la gestion des copropriétés, où le territoire est gravement défaillant :

Le suivi des dispositifs OPAC-D est insuffisant

Les plans de sauvegarde sont en panne

Et dans certains quartiers, comme La Morée à Aulnay-sous-Bois, les habitants sont pris à la gorge, endettés, en raison d’une gestion catastrophique par l’ancien administrateur judiciaire, sans soutien réel ni durable des institutions.

Conclusion

Monsieur le Président, chers collègues,

Ce rapport 2024 montre un certain nombre d’actions, mais il met aussi en lumière de graves carences en matière de vision, de cohérence territoriale, de transparence, et de priorités.

Nous ne pouvons pas continuer à avancer ainsi.
Notre territoire mérite mieux.
Nos habitants attendent plus.
Et nous devons collectivement être à la hauteur.

Source : Oussouf Siby, Conseiller municipal d’Aulnay-sous-Bois, Conseiller territorial de Paris Terres d’Envol, Président du groupe des élus socialistes, communistes et écologistes