Archives de Catégorie: Politique
Discours du Débat d’orientation budgétaire à Aulnay-sous-Bois par Benjamin Giami
Tout d’abord, je souhaiterais rappeler que pour la période 2018-2020, la loi de programmation des finances publiques a prévu que les dépenses réelles de fonctionnement ne pourront pas évoluer au-delà d’un taux individualisé axé autour de +1,2 %, inflation comprise, et ce pour les 322 collectivités dont le budget de fonctionnement dépasse les 60 millions d’euros. L’objectif attendu de ce plafonnement instauré par l’Etat étant d’augmenter l’autofinancement des collectivités locales afin d’accroitre leur capacité à investir et surtout de réduire leur appel à l’emprunt.
Rappelons aux Aulnaysiens que c’est dans ce cadre obligatoire que la ville d’Aulnay a signé ce contrat avec l’Etat.
Le rapport d’orientation budgétaire a pour objet ici ce soir de présenter les orientations de l’année à venir et de rappeler la ligne de conduite et les objectifs financiers et budgétaires de la municipalité sur le long terme.
Il s’agit donc d’un « prend acte » d’une dette qui ne fait que s’alourdir. D’un « prend acte » d’une promesse que vous avez faite aux Aulnaysiens d’assainir les finances de la ville et que vous n’avez pas respectée.
L’an dernier, vous vous félicitiez, je cite « d’avoir abaissé la capacité de désendettement à 12 ans, et d’être dans une dynamique vertueuse ». Or, aujourd’hui, nous apprenons que la ville voit sa capacité de désendettement passer à près de 20 ans. Oui, 20 longues années pour que la ville se débarrasse de sa dette vertigineuse, et alors que l’Etat a bien insisté sur le fait qu’une ville est en mauvaise santé financière dès lors qu’elle a une capacité de désendettement qui dépasse 12 années.
Vous vous rendez compte qu’en l’espace d’une année, vous avez pulvérisé la dette en faisant monter la capacité de désendettement de la ville de 12 à 20 ans. C’est absolument irresponsable.
La situation est aujourd’hui intenable puisque votre épargne nette est négative, ce qui veut dire que vous n’avez pas assez de sous pour rembourser : vous êtes aujourd’hui obligé d’emprunter pour rembourser la dette.
Vous annoncez dans votre document de synthèse que vous espérez une situation plus ou moins correcte pour 2024. Mais pour cela vous allez devoir augmenter vos recettes de fonctionnement en les faisant passer de 156 millions d’euros à 161 millions, soit 5 millions d’euros supplémentaires ; vous espérez également baisser les charges de fonctionnement de 142 millions d’euros à 138, et en même temps, et c’est ça le plus inquiétant, vous comptez diviser vos dépenses d’investissement par deux, c’est-à-dire les faire baisser de 39 millions à 21 millions d’euros. C’est-à-dire que tout ce que vous avez annoncé durant la campagne ne pourra pas être respecté.
Par exemple, vous avez annoncé la rénovation de toutes les écoles de la ville alors que dans le programme d’équipement de 2020 à 2025, seulement 6 écoles sont concernées ainsi qu’une seule crèche. Il n’y a rien de prévu sur la santé, ni sur la culture.
S’agissant des équipements sportifs, les uniques gagnants de cette mandature seront le rugby et le football.
Pour résumer, les recettes doivent augmenter, les dépenses d’investissement doivent être divisées par deux, et seulement dans ce cas-là nous pourrons envisager de voir le bout du tunnel. Mais comment vous croire alors que l’an dernier vous annonciez une capacité de désendettement de moitié par rapport à ce que vous annoncez aujourd’hui ?
En somme, vous le répétez toujours à qui veut l’entendre, ce n’est jamais de votre faute : nous en sommes au septième débat d’orientation budgétaire, c’est la septième année que nous évaluons les finances de la ville, et c’est toujours de la faute de l’ancien maire.
Si ce n’est pas la faute de l’ancienne majorité, c’est la faute du Président Hollande, puis du Président Macron, et le nouveau responsable s’avère être le Covid puisqu’on peut lire dans votre document « que la situation inédite que nous vivons depuis plusieurs mois a entaché la santé des comptes de la ville ».
Rappelons tout de même que ça ne vous a pas empêché le 27 mai dernier d’augmenter vos indemnités ainsi que celles des élus de votre majorité.
Pour revenir sur la crise liée au Covid, beaucoup de villes ont donné le montant qu’elles ont investi ces derniers mois, en détaillant chaque action et chaque dépense. Il serait donc temps que vous nous donniez les dépenses réalisées par la ville durant le confinement : certes il y a eu des dépenses, mais il y a également eu des économies qui ont été réalisées, notamment dans les cantines, dans les écoles, dans les centres de loisirs, ou encore dans le cadre d’évènements qui ont été annulés.
Le gouvernement a présenté récemment un plan d’urgence aux collectivités de 4,5 milliards d’euros, ce qui veut dire que les dépenses que vous avez engagées seront intégralement remboursées par l’Etat.
Ce qui nous attend, Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux, ce n’est rien moins que ce que nous avons annoncé l’an dernier, c’est-à-dire une augmentation des impôts. La situation n’est plus tenable, l’épargne est négative pour de nombreuses années, la dette va passer de 100 millions d’euros il y a six ans à plus de 169 millions d’euros. Et pour quelles dépenses ? Des travaux dans des écoles? Non. Des travaux de voirie ? Non. Plus de propreté ? Non plus.
Monsieur le Maire, vous avez mis la ville dans une impasse financière et vous avez anéanti toute marge de manœuvre, tout en vous défaussant sur les autres. Par conséquent, le groupe « Aulnay plus Fière, Plus Forte » ne peut que vous alerter, une nouvelle fois, sur la pente extrêmement dangereuse que vous prenez.
Je vous remercie.
Source : Benjamin Giami, conseiller municipal d’opposition
Vœux d’Aulnay En Commun contre les violences policières et le racisme dans la police
La mort de George Flyod lors d’une interpellation le 25 mai dernier à Minneapolis aux États-Unis a provoqué une indignation mondiale et une mobilisation sans précédent de femmes et d’hommes, pour le respect des droits humains et la lutte contre toutes les formes de racisme et de discriminations.
La mobilisation historique du 2 juin devant le tribunal judiciaire de Paris ainsi que celle du 13 juin Place de la République, à l’initiative du Comité «La vérité pour Adama» montrent à quel point la question du racisme et des violences policières dépasse les frontières et fait un écho auprès de la jeunesse des quartiers populaires.
Force est de constater que la police pratique un usage disproportionné de la force au cours de leurs opérations. Ce sentiment, largement partagé dans les quartiers populaires depuis des années a explosé à la face des Françaises et des Français lors des manifestations des gilets jaunes et du personnel soignant. Rappelons le lourd bilan des manifestations des gilets jaunes ( 5 mains arrachées, 27 personnes éborgnées…) .
Les violences policières furent condamnées par Amnesty Internationale, le Défenseur des Droits, le Parlement européen, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme, le Syndicat national des Journalistes, Reporters Sans Frontières…
Les violences policières et le racisme dans la police sont deux réalités françaises qu’il faut reconnaître, condamner et combattre Notre ville n’est pas épargnée, ainsi à Aulnay l’affaire Théo est encore dans toutes les têtes.
Pendant le confinement dans notre ville, des contrôles de police se sont fort mal passés, des policiers ont traité de « sale arabe » un aulnaysien qui rentrait du travail.
A Bondy, Gabriel âgé de 14 ans a été grièvement blessé lors d’une interpellation (plusieurs dents cassées et un traumatisme crânien).
Ces quelques exemples s’ajoutent aux vidéos et aux témoignages qui circulent depuis de nombreuses années.
Il ne s’agit pas de nier en bloc le travail difficile et dangereux des policiers au quotidien.
L’immense majorité des policiers fait son travail avec honneur et dévouement et nous n’oublions pas les actes de bravoure de certains, notamment lors des attaques terroristes.
Mais les rapports entre la police et la population se sont dégradés ces dernières années, en raison des contrôles abusifs, au faciès et d’interpellations musclées. Or la mission première des policiers est de protéger toute la population sans distinction aucune et d’être exemplaire dans ses interventions.
En 2019 les saisies auprès de l’IGPN pour violences volontaires ont augmenté de 40%.
La « discrimination systémique » est une réalité qu’il faut regarder en face. Une personne noire ou arabe a 20 fois plus de probabilités de se faire contrôler par la police. Les harcèlements subis par les habitants noirs et maghrébins ont d’ailleurs été dénoncés par le Défenseur des Droits J. Toubon.
Tous ces faits plaident pour que l’Etat revoie enfin les modalités des contrôles d’identité dont l’efficacité est sujette à caution et qui par contre minent la confiance de la population vis-à-vis des forces de l’ordre. La solution d’un récépissé délivré à la personne contrôlée permettrait de limiter ces dérives.
Les tirs de LBD comme méthode de contact et le plaquage ventral comme mode d’interpellation nuisent à l’intégrité physique et à la dignité des personnes dans des proportions inédites dans l’histoire récente de notre pays.
De deux choses l’une : soit ces violences sont commises par des « brebis galeuses » qu’il faut alors sanctionner avec fermeté, soit le problème est plus profond et c’est notre modèle du maintien de l’ordre qu’il faut remettre en cause.
Or, aujourd’hui, les sanctions administratives ou judiciaires visant des policiers ayant commis des bavures ou des actes de violence sont extrêmement rares.
Sur l’ensemble de ces sujets (racisme dans la police, contrôles discriminatoires, violences policières), les réponses de l’Etat par la voix du Président de la République et du Ministre de l’Intérieur sont clairement insuffisantes. Qui croira qu’il suffit de quelques mots et d’une
instruction ministérielle pour remettre la police sur pied, créer de la confiance et améliorer les rapports police/population ?
La mobilisation inédite des citoyen.ne.s et particulièrement de la jeunesse en France et dans le monde marque un tournant que les pouvoirs publics ne peuvent ignorer. Il y a un enjeu républicain à ce que la confiance soit rétablie entre la police et la population, qui ne doit pas craindre les forces de l’ordre mais doit se sentir au contraire en sécurité.
Il faut ouvrir un véritable chantier national qui parte de l’expérience vécue en associant chercheuses et chercheurs, associations, fonctionnaires de police, élu.e.s de terrain et citoyen.ne.s, notamment les plus jeunes, pour converger, ensemble, vers des rapports entre la police et la population dignes de notre République.
Considérant pour toutes les raisons qui précédent, qu’il y a urgence à voir, nous élu.es. du Conseil Municipal d’Aulnay-sous-Bois:
- Condamnons fermement et sans réserves les violences policières, les actes et propos racistes commis par des dépositaires de l’autorité publique
- Appelons le gouvernement et la justice à sanctionner tout acte et propos contraires au code de déontologie de la police nationale
- Exigeons l’interdiction du plaquage ventral comme mode d’interpellation et l’usage du LBD
- Exigeons la mise en place d’une cellule de veille en Seine-Saint-Denis présidée par le Préfet
- Exigeons la mise en place d’une police de proximité dans les quartiers Politique de la ville et une refonte de la formation et de la déontologie des forces de l’ordre pour tendre vers des rapports plus apaisés avec la population.
- Exigeons le démantèlement de l’IGPN et la création d’une commission totalement indépendante ou conférer les missions au Défenseur des Droits.
Source : Voeux du groupe politique Aulnay En commun
Plan d’été proposé au Maire par les Elus d’Aulnay en Commun
Préambule de la rédaction :
L’article ci-dessous rédigé par Catherine Medioni fait suite à un communiqué du groupe politique Aulnay En Commun. Ce groupe a jugé bon de ne pas transmettre ce communiqué à Aulnaycap, privilégiant leur blog de campagne et vitrine de leurs idées, à savoir MonAulnay.
Par défaut, nous nous refusons de relayer des communiqués qui ne nous ont pas été envoyés, ou envoyés postérieurement par rapport à d’autres blogs militants ou généraliste. Malgré cet acte flagrant qui indique la volonté de ce groupe de ne pas nous transmettre les informations, Catherine Medioni a insisté pour que cet article soit publié. Ce n’est uniquement que par respect pour elle que nous le faisons.
Les blogs généralistes et pluralistes ( MonAulnay et Aulnaycap ) permettent à toutes les sensibilités politiques, et à tous ceux qui veulent exposer d’autres points de vus que ceux qui sont couramment développés, d’aider les Aulnaysiens à se forger leur propre opinion sans que l’on pense à leur place ni qu’on leur impose ce qu’ils doivent penser, sans que les informations ne soient biaisées ou censurées en amont, ou ne fassent l’objet d’intimidations, de menaces ou de pressions indignes d’une démocratie, sans qu’elles ne soient orientées dans un seul sens et sans que des contradicteurs n’aient la faculté offerte de pouvoir les réfuter ! Voilà le service rendu par les blogs pour que la démocratie soit effective !
La liste Aulnay en commun qui dispose de 5 sièges au conseil municipal se veut force de propositions positives et constructives pour aider le maire Bruno Beschizza et son équipe à mettre en place, avec l’argent des contribuables, des services apportant un réel mieux être et mieux vivre pour tous à Aulnay sous Bois.
Ces deux femmes et ces 3 hommes élus au terme d’un processus démocratique porteront la parole et les aspirations de tous leurs concitoyens et seront soutenus dans leurs missions par l’ensemble des citoyens de la société civile jamais élus qui ont travaillé à construire cette liste et à élaborer un projet de société qui tienne compte des nouveaux enjeux imposés par les tous les bouleversements qui nous ont frappé ces dernières années : canicules, inondations, tempêtes et vents violents, lesquels nous obligent à repenser la gestion climatique et environnementale et plus récemment encore, la pandémie qui a renforcé et même creusé les inégalités entre les administrés et qui est venu pointer sans complaisance le problème posé par la densification et les concentrations de population dans des immeubles-clapiers à lapins !
Dans le court et petit pavé consacré aux expressions des différents groupes politiques qui siègent au conseil municipal et publié dans oxygène de juin 2020, Oussouf Siby président de sa formation, ( Anne-Sophie carton, Sylvie Billard, Alain Amédro et Fleury Drieu ) réaffirme la volonté de servir les Aulnaysiens, en garantissant la transparence des décisions municipales et l’usage judicieux et modéré des deniers publics, en construisant une ville respectueuse de ses habitants et de leurs droits, en travaillant au respect de la biodiversité et d’un environnement sain et durable sans lesquels aucune société ne peut prospérer, pour édifier une ville qui prenne soin de tous sans laisser personne au bord du chemin….
Pour lire le communiqué, cliquer sur les différentes images ci-dessous :
Article rédigé le 22 juin 2020 par Catherine Medioni
Jean Messiha, délégué national du Rassemblement National, estime qu’Aulnay-sous-Bois n’est plus française
Jean Messiha, né Hossam Messiha, est un membre éminent du Rassemblement National et habitué des plateaux de télévision pour débattre sur les sujets d’actualité. Adepte de la théorie sur le « Grand Remplacement », Jean Messiha s’est souvent illustré pour ses prises de position contre l’immigration illégale, le business des ONG sur le trafic des migrants en Méditerranée et l’islamisme.
M. Messiha s’est récemment exprimé dans un Tweet à propos de l’affaire Diatou, femme enceinte violemment interpellée à la gare d’Aulnay-sous-Bois pour avoir craché par terre, mordu un membre de la police ferroviaire et avoir voulu prendre le train sans ticket. Selon M. Messiha,, Aulnya-sous-Bois ne fait plus partie de la France, mais plutôt de la nouvelle « Françafrique ». Il s’exprime ainsi :
« A #Aulnay, ex-ville française, une sauvageonne en pays conquis ne veut ni porter de #masque, ni payer son ticket. Invitée à quitter la gare par les agents de sureté de la #SNCF, elle leur crache dessus, les griffe et les mord. La nouvelle Françafrique !«
Des propos très durs pour la ville de la Seine-Saint-Denis mais aussi pour Diatou, qui attend un enfant et qui se voit traiter de sauvageonne.
Qu’en pense le bureau national du RN ? Est-ce que Jordan Bardella, souvent candidat en Seine-Saint-Denis, aborde dans le sens de M. Messiha ? Pour les Aulnaysiens, ce propos est un véritable affront.
Hadama Traoré menacé de mort par des militants d’Extrême Droite
Une balle dans la tête. C’est, en substance, ce que souhaitent certains internautes à Hadama Traoré, militant associatif d’Aulnay-sous-Bois, candidat malheureux aux municipales. Alors que l’associatif de 35 ans vient d’annoncer qu’il se lançait à la présidentielle de 2022, des insultes et des commentaires menaçants fusent sur le web, notamment la page Facebook du journal Valeurs Actuelles. Il a déposé plainte contre X.
C’est dans la foulée d’un article paru le 7 juin sur le site de l’hebdomadaire de droite, au sujet de son projet de tenter une candidature à la présidentielle, que le militant d’Aulnay-sous-Bois est menacé. Entre plusieurs dizaines d’insultes, parfois racistes, des internautes commentent… sans trop d’ambiguïté.
Ainsi, un certain Claude D. demande où se procurer une « kalachnikekon » — on peut supposer qu’il fait référence à une kalachnikov, le célèbre fusil-mitrailleur russe — pour un « prix raisonnable », car l’envie lui « prend » de « trouer certains crânes », et notamment celui de « Traoré ».
Même teneur chez Jean-Christophe N., qui, interpellé par une connaissance au sujet de l’article, répond « Ok je prends » en postant une photo de pistolet automatique. Inquiétant, d’autant plus que sur sa propre page Facebook, entre deux références à François Asselineau et à la charcuterie, cet homme pose aussi avec un fusil-mitrailleur. Visiblement dans un pays étranger où il se félicite que « les barbus y rasent les murs » en sa présence.
«Je fais peut-être 1m89, mais j’ai une femme et trois enfants»
Pour Hadama Traoré, qui se dit « menacé et insulté » depuis qu’il s’essaye à la politique, « trop, c’est trop ».
« Je fais peut-être 1m89, mais j’ai une femme et trois enfants. Depuis quelque temps, quand je suis sur un déplacement, ma femme me dit de faire attention, de l’appeler toutes les heures pour lui dire que ça va bien, de la rassurer… Cela m’attriste », résume-t-il.
Source et article complet : Le Parisien
Le conseiller départemental Mohamed Ayyadi s’adresse à Stéphane Troussel au sujet du décrochage scolaire
Notre département doit se donner les moyens de mener une politique ambitieuse en faveur de la réussite scolaire de notre jeunesse, elle doit montrer davantage qu’elle est une réelle priorité et plus particulièrement dans nos quartiers ou le décrochage scolaire est un phénomène bien ancré.
Comme vous l’avez rappelé lors de la séance du conseil départemental d’avril 2020, nous devons nous ressaisir de cette question plus prégnante aujourd’hui qu’elle ne l’a été par le passé. Nos efforts doivent se concentrer sur cette période post-confinement.
Le creusement des inégalités sociales va très certainement renforcer l’exclusion de certains élèves de nos dispositifs essentiels au maintien de l’égalité des chances pour chacun des élèves de notre département.
Les collectivités locales ont la responsabilité d’anticiper la recrudescence plus que probable, du décrochage scolaire dans nos établissements.
Dans cet optique, le gouvernement a présenté le dispositif « vacances apprenantes ». II permettra, entre autre, a des enfants identifiés comme décrocheurs de renforcer leurs apprentissages et remobiliser les savoirs fondamentaux.
Ce dispositif se matérialisera notamment, par l’ouverture d’établissements pendant les vacances estivales pour des activités de soutien scolaire mais également, des activités culturelles et sportives.
Le ministre de l’Education Nationale a indiqué vouloir privilégier les colleges situés dans les quartiers prioritaires. Ce dispositif sera doté d’un budget de 200 millions d’euros, avec pour objectif de toucher 400 000 élèves. Notre département présente les critères pour être eligible à ce dispositif.
Comme vous le savez, la ville d’Aulnay-sous-Bois, comprend plusieurs quartiers prioritaires, c’est la raison pour laquelle, je souhaiterai que la commune d’Aulnay-sous-Bois, s’inscrivent dans ce dispositif.
Aussi, je vous saurai gré de bien vouloir envisager, en relation avec le directeur académique des services de !’Education nationale, l’integration dans ce dispositif, des colleges : Victor Hugo, Claude Debussy, Pablo Neruda, Christine de Pisan, Gerard Philippe, Simone Veil, Le Parc
Je sais pouvoir compter sur vos engagements en faveur de l’Education et de notre jeunesse et suis disposé a vous rencontrer pour évoquer les modalités d’une intervention coordonnée avec les services de l’Etat.
Je vous prie de croire, Monsieur Le president, en !’expression de ma consideration distinguée.
Source : lettre du conseiller départemental Mohamed Ayyadi à Stéphane Troussel
Hadama Traoré se prépare dans la course à l’élection présidentielle de 2022
Hadama Traoré, leader du mouvement La Révolution Est En Marche et militant à Aulnay-sous-Bois, annonce son objectif d’être candidat à l’élection présidentielle de 2022. Appuyé par différents militants de Seine-Saint-Denis et comptant sur son réseau pour obtenir les 500 parrainages nécessaires pour être candidat, M. Traoré souhaite faire bouger les lignes.
S’il parvient à obtenir les 500 parrainages, il serait intéressant de savoir quels seront les candidats les plus impactés avec un transfert de voix à destination du candidat LREEM.
Scandale Bruno Beschizza à Aulnay-sous-Bois : Il se fait voter une augmentation de près de 11 000 € par an !
Alain Amédro répond aux contrevérités financières de Bruno Beschizza qui essaye de détourner l’attention de sa forte augmentation d’indemnités en cette période de crise sanitaire et sociale.
Lors du conseil municipal du 27 mai 2020, notre groupe a dénoncé cette mesure inexplicable. Alors que la municipalité a été défaillante dans l’aide aux familles aulnaysiennes dont certaines n’arrivent plus à nourrir leurs enfants, le maire s’attribue près de 11 000 € d’augmentation annuelle pour atteindre 6 223 € brut mensuel (hors cumul de mandats).
Pour tout type de réponse M. Beschizza tente trois contre-attaques :
- En conseil municipal il tente de détourner l’attention en arguant que M. Amédro aurait été indemnisé au maximum de l’enveloppe possible lorsqu’il était conseiller régional. C’est une fausse information car les élu-e-s régionaux de l’époque avaient fait le choix de maintenir les indemnités 40% en dessous du maximum théorique.
- Deux jours après, par un courrier de réponse publié sur un blog d’information « 100% libre et indépendante ! » qui est en réalité le blog du maire adjoint aux finances, M. Beschizza sous-entend que son augmentation ne serait que de 14 % (ce qui est déjà beaucoup). Pour faire dire cela, il mélange l’enveloppe globale, et son enveloppe personnelle. Rappelons qu’en 2014 M. Beschizza s’accordait 5 309 € brut par mois alors qu’en mai 2020, il fait voter 6 223 € soit près de 11 000 € de plus par an ! (17,22%), près de 66 000 sur 6 ans !
- Dans ce même courrier, toujours pour détourner l’attention, il annonce un autre chiffre faux : l’indemnité d’adjoint au maire d’Alain Amédro aurait été « revalorisée de 30 % » en 2009. En 2008, l’élection se fait fin mars, les indemnités ont donc commencé en avril, et sont au nombre de 9, une par mois. Or M. Beschizza compare cette enveloppe annuelle avec la suivante comportant trois mois de plus ! Trop de précipitation a nuit à la clairvoyance du maire. C’est fort dommage !
Mais, même si le maire avait eu raison, il est choquant de justifier son comportement par les errements des autres.
Ces grossières tentatives n’ont pour but que de cacher cette augmentation indécente de près de 11000 par an. Ne doutons pas que Monsieur Beschizza, Maire, Conseiller Régional, Président de l’Établissement Territorial Paris Terres d’Envol présentera des excuses aux aulnaysien-ne-s pour avoir propagé de fausses informations et à Alain Amédro pour avoir voulu attenter à sa réputation.
Source: communiqué Aulnay en commun
- Photo d’illustration
Frank Cannarozzo fustige les blogueurs apprentis-justiciers à Aulnay-sous-Bois et leur pouvoir virtuel
Frank Cannarozzo, adjoint LR à Aulnay-sous-Bois, ne mâche pas ses mots lorsqu’ils visent certains blogs à Aulnay-sous-Bois. Visant Hervé Suaudeau sans le nommer, mais aussi un collectif « révolutionnaire », M. Cannarozzo regrettent la campagne infâmante et les commentateurs anonymes qui n’assument pas leurs propos :
« Cela fait 3 ans, je vous laisse trouver le déclencheur…, que la majorité subit les tracts anonymes dans les boites aux lettres, les articles accusateurs sur les blogs, les menaces pas du tout voilées. Et certains s’étonnent que cela ait des conséquences ? Cette campagne infamante qui dure depuis 2017 est le fait de nos adversaires, se prenant tour à tour pour des journalistes, des enquêteurs, des justiciers et des exécuteurs ! L’opposition d’aujourd’hui s’étonne d’avoir essuyé un tract anonyme à propos de sa tête de liste mais il ferait bien de regarder du côté des fournisseurs habituels de tracts anonymes qui paient au black de pauvres gens pour les mettre dans les boites aux lettres. Ont-ils eux-mêmes dénoncés pendant ces 3 années ces pratiques diffamantes ? Jamais ! Pire, ils ont mis sur leur liste les bloggeurs-apprentis -justiciers. Bref, ils ont acquiescé puis cautionné en les installant sur leur liste. Et si l’un de ses apprentis-justicier s’est fait bousculer, c’est bien regrettable, mais le monde réel n’est pas le monde virtuel dans lequel il se croit roi. Dans le monde réel, les gens n’ont que faire de leur pouvoir virtuel et ne supporte pas l’inquisition péremptoire.
Et ils devraient simplement constater que les aulnaysiens n’ont que faire des inquisiteurs du net et des corbeaux incapables de montrer leur visage, ils veulent des actions concrètes. Voilà la vraie leçon de cette élection !«
Source : Frank Cannarozzo







