Archives de Catégorie: Religion

La municipalité d’Aulnay-sous-Bois soutient l’église Catholique suite à l’horrible attentat de Nice

Ce matin, les élus de la Municipalité ont déposé une gerbe dans chacune des églises d’Aulnay-sous-Bois à l’occasion de la Toussaint afin de témoigner leur soutien à la communauté catholique suite à la tragique attaque survenue au sein de la Basilique Notre-Dame de Nice.

Visite en images des deux premières mosquées de France

Ci-dessous des images de la Mosquée Noor-E-Islam de Saint-Denis de la Réunion :

Selon les affirmations de Saphir-News, il semblerait que la première mosquée qui ait été construite en France, soit celle de Saint Denis de la Réunion, sur l’initiative et grâce aux dons de musulmans originaires de l’Inde qui s’étaient installés sur l’île.  Elle est l’une des deux mosquées de confession sunnite de la ville.  Présentée comme la première mosquée de France, et dénommée mosquée Noor-E-Islam, ce qui en arabe signifie « lumière de l’islam », ce média que l’on trouve sur internet, annonce en effet en novembre 2005 la célébration des 100 ans de la construction de l’édifice religieux qui est contemporaine et concomitante de la loi de 1905 portant sur la séparation des cultes et de l’état, et qui donnera lieu à des manifestations culturelles et festives tout au long de l’année.

Inaugurée donc le 28 novembre 1905, soit 21 ans avant la Grande Mosquée de Paris, et située au cœur du quartier commerçant de Saint Denis, la mosquée Noor-E-Islam est dominée par un minaret de 32 mètres. La célébration du centenaire à laquelle Dalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée de Paris et président du Conseil français du culte musulman (CFCM), fût invité, fût l’opportunité pour les musulmans de la Réunion de mieux faire connaître leur vie quotidienne et leur culture à l’ensemble de la population réunionnaise.

Selon la volonté du président de l’association islam sounnate Djamatte, cette commémoration était ainsi placée « sous les signes du partage, de l’ouverture, de la découverte ainsi que le respect et la tolérance sur la terre d’accueil de nos ancêtres : l’île de la Réunion qui porte si bien son nom ».

La Grande Mosquée de Paris

Entrelacs en bois d’eucalyptus et en corail, au-dessus du porche d’entrée

Après la  Première guerre mondiale ( 1914-1918 ), la décision de construire la mosquée de Paris, première mosquée construite en France métropolitaine, se concrétise pour rendre hommage aux dizaines de milliers de morts de confession musulmane  qui avaient combattu pour la France.

Fontaine, zellige et magnifiques murs sculptés

Grâce à la loi du 19 août 1920 publiée dans le journal officiel du 21 août de la même année, l’état français finance la Grande mosquée de Paris en lui accordant une subvention de 500 000 francs, couvrant les frais de construction d’un institut musulman comprenant une mosquée, une bibliothèque, une école, un jardin, des annexes incluant restaurant, salon de thé, hammam et boutiques, ainsi qu’une salle d’étude et de conférences. Bien que cette loi déroge à la loi de séparation des Eglises et de l’état de 1905 portant sur la laïcité, les signataires de ces deux lois finalement en contradiction sont Edouard Herriot et Aristide Briand….

En 1983, l’arrêté du 9 décembre (date anniversaire de la loi de 1905) inscrit sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, la grande Mosquée de Paris et son centre islamique, qui reçoit également le label  » patrimoine du XXème siècle.

Zellige

Détail de l’art Musulman

Le patio et le jardin à l’andalouse avec jets d’eau et perrons

La Cour intérieure

Minaret de 33 mètres vu depuis la cour intérieure

Construite dans le style hispano-mauresque qui l’a inspiré avec un minaret de 33 mètres, elle est située 6, rue Georges-Desplas dans le quartier du Jardin des plantes et à proximité de la faculté Sorbonne Nouvelle-Paris III dans le 5 ème arrondissement de Paris. La mosquée, inaugurée le 15 juillet 1926, a été fondée par Kaddour  Benghabrit et nul doute que son édification au cœur même de Paris est une place symbolique importante pour la visibilité de L’Islam et des musulmans en France.

Elle est la plus ancienne mosquée de France métropolitaine.

Il est considéré aujourd’hui que la grande mosquée de Paris fait office de mosquée mère des mosquées françaises, sous la direction de Chems-Eddine Hafiz, désormais Recteur depuis janvier 2020, et successeur de Dalil Boubakeur.

La mosquée peut se visiter tous les jours de la semaine et de l’année, excepté les vendredis, jour de prière des musulmans. Les salles de sermons des Imams, de lecture du coran, de prières et de méditations sont en revanche exclusivement réservées aux pratiquants de l’islam.

Au sein de la Mosquée, vous pourrez déguster des spécialités du Maghreb puisqu’elle dispose d’un restaurant traditionnel, ou prendre un thé à la menthe et autres douceurs orientales au sein de son salon de thé. Un hammam exclusivement réservé aux femmes et des boutiques proposants des objets issus de la culture arabe sont accessibles à tous durant toute l’année.

La grande Mosquée de Paris, magnifique à visiter, est accessible par la ligne 7 du métro et dispose à votre gré de deux stations : Monge (jardin des plantes) ou Censier-Daubenton. Bonne visite !

Article écrit le 1er novembre 2020 par Catherine Medioni

Pierre Jourde s’adresse aux concitoyens musulmans

Ecrivain et critique littéraire français, professeur à l’université Grenoble Alpes, lauréat de plusieurs prix littéraires, Pierre Jourde dans une chronique qui n’engage que lui-même datée du 20 octobre 2020 et publiée sur le Nouvel Obs, s’adresse aux musulmans français après le dernier attentat contre un enseignant de la république. Sa réflexion débute ainsi :

 » Chers concitoyens musulmans, Ne nous voilons pas la face : il y a un problème. Tant de morts, tant de souffrances pour de simples caricatures. Comment en est-on arrivés là ?À la fin du Moyen Âge, tous les pays chrétiens et musulmans vivaient sous le même régime d’intolérance.« 

 » Et puis, en Europe, il s’est passé deux phénomènes, étroitement liés, qui ont fait la société où nous vivons aujourd’hui, la France, et plus généralement les pays occidentaux : la naissance de l’esprit scientifique et la philosophie des lumières. « 

 » L’esprit scientifique a cherché à expliquer rationnellement le monde, par l’observation et la logique, sans s’en tenir aux vérités religieuses. Il a d’abord fallu faire admettre aux autorités chrétiennes que la terre tournait sur elle-même et autour du soleil. Galilée a été obligé par l’Eglise de renoncer à ses découvertes. Au XIXe siècle encore, les découvertes de Darwin étaient refusées au nom de la Bible. Mais l’esprit scientifique a fini par s’imposer. Grâce à lui, on en sait plus aujourd’hui sur l’univers, l’homme et la nature. « 

 » l’esprit scientifique a dû lutter des siècles contre la religion et ses soi-disant vérités révélées. L’esprit des lumières s’est opposé aux persécutions religieuses, au fanatisme religieux, à la superstition. « 

 » La Révolution française, puis les lois de la laïcité qui s’imposent à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, vont dans le même sens : empêcher la religion catholique, qui est pourtant celle de l’immense majorité des Français, d’imposer sa vérité, son pouvoir, de torturer et de tuer pour impiété ou pour blasphème, et faire en sorte que toutes les religions aient les mêmes droits, sans rien imposer dans l’espace public. Car c’est cela, la laïcité. « 

 » La critique, la satire, la moquerie, le blasphème ont été les moyens utilisés pour libérer la France de l’emprise religieuse. Tant que la religion était religion d’état, ceux qui le faisaient risquaient leur vie. Puis l’Eglise catholique a fini par accepter d’être moquée et caricaturée. Elle a accepté les lois de la démocratie. Les caricatures et les blasphèmes étaient infiniment plus durs et plus violents que les caricatures assez sages de Mahomet, chez les ancêtres de Charlie Hebdo, qui s’appelaient par exemple L’Assiette au beurre, et plus récemment, il y a une cinquantaine d’années, Hara-Kiri, et de nos jours dans Charlie Hebdo, beaucoup plus durs avec le Christ qu’avec Mahomet. « 

 » Si vous êtes libres de pratiquer votre religion en France, si vous avez les mêmes droits que les chrétiens, c’est grâce au blasphème, qui a empêché une religion d’imposer sa loi. Les musulmans sont redevables de leur liberté aux blasphémateurs. « 

 » Beaucoup de gens aujourd’hui refusent l’idée de blasphème, pas seulement les musulmans. Il faudrait « respecter » les religions. Mais c’est justement parce qu’on ne les a pas respectées que nous sommes libérés de l’emprise religieuse, et que nous vivons en démocratie, dans un pays où toutes les religions sont acceptées. « 

 » En France, on peut critiquer avec virulence tout le monde, les partis politiques, les institutions, les hommes politiques, les artistes, etc. Faut-il faire une exception pour les religions ? En France, on peut moquer le catholicisme, le judaïsme, le bouddhisme, sans risquer sa vie. Pourquoi ne peut-on moquer l’islam sans risquer sa vie ? L’islam serait-il une exception ?

 » L’islam peut être critiqué et moqué, comme toutes les autres religions, comme toutes les croyances, comme toutes les opinions, car en démocratie, une religion est une opinion, elle n’est pas sacrée. Si vous n’admettez pas cela, alors vous n’admettez pas la démocratie. Cela signifie que vous souhaitez vivre dans une société sans liberté d’expression, où on ne critiquera plus rien ni personne, dans une société sans blasphème, où la religion dictera aux gens leur manière de vivre, les limites de leur comportement et de leur parole. C’était la France au Moyen Âge. C’est l’Arabie saoudite aujourd’hui. »

 » L’islam est critiquable justement parce qu’il a encore du mal à accepter la liberté d’expression et la liberté des femmes. Connaissez-vous des massacres et des attentats de même ampleur, partout dans le monde, au nom du christianisme ? L’islam est la seule religion aujourd’hui au nom de laquelle on tue des centaines d’innocents partout dans le monde. « 

 » Combien de massacres en France, l’Hyper Cacher, Charlie Hebdo, le Bataclan, Nice, les petits enfants juifs tués par Mohammed Merah, le professeur de Conflans, et bien d’autres encore ? Combien d’attentats aux Etats-Unis, en Espagne, en Angleterre, en Belgique, tous aux cris de « Allah est grand » ?

 » Et les organisations totalitaires islamiques, comme Daech, Al Qaïda, les Tribunaux islamiques somaliens ou les Talibans, qui lapident, décapitent et crucifient au nom d’Allah les chrétiens, les musulmans chiites, les juifs, les zaïdites, les homosexuels, les femmes adultères et les blasphémateurs ? Et dans combien de pays islamiques les autres religions sont-elles persécutées, les femmes considérées comme mineures, des jeunes gens exécutés pour n’avoir pas respecté la religion? « 

 » Ces pays et ces gens ont manqué la révolution scientifique et l’esprit des lumières. Ils ont manqué de blasphème ! Critiquer l’islam n’est pas de l’« islamophobie », maladie imaginaire créée pour empêcher justement toute critique, encore moins du racisme, qui n’a rien à voir. « 

 » Critiquer l’islam, c’est le mettre sur le même plan que toutes les autres religions et opinions. C’est donc le respecter. Ne pas le critiquer, c’est penser qu’il est incompatible avec la démocratie, comme on préserve la sensibilité d’un petit enfant qui ne peut pas endurer la même chose que les adultes. « 

 » Les caricatures de Charlie Hebdo, celles des journaux danois, attaquaient l’islam justement sur le sujet de la violence et de l’intolérance. Et c’est bien un problème, ne le pensez-vous pas ? Les réactions violentes ont montré qu’ils avaient raison ! Les assassins de Charlie Hebdo démontrent qu’ils avaient raison, qu’il y a là un problème. « 

 » Le jour où l’islam acceptera de se confronter à ses problèmes au lieu de tout renvoyer à l’islamophobie, le jour où il acceptera de rire de lui-même, et de prendre la moquerie avec une indulgence souriante, il montrera qu’il est compatible avec la démocratie, capable d’autocritique, comme l’a été le catholicisme. Ce jour-là, une simple petite caricature ne donnera plus lieu à des massacres. « 

 » C’est au prix de cette insolence qui réveille les esprits qu’on peut réfléchir, se remettre en question et avancer. « 

Extraits collectés le 28 Octobre 2020 par Catherine Medioni

Du Christianisme à la laïcité

Philippe Portier, directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études de l’université Paris-Sorbonne, où il occupe la chaire Histoire et sociologie des laïcités et directeur du laboratoire Groupe Sociétés, Religions, Laïcités du CNRS depuis 2008, est également l’auteur de  » L’Etat et les religions en France.   » (PUR, 2016). Voici quelques extraits issus de l’entretien du 15 septembre 2016 avec Frédéric Joignot, journaliste au Monde.

Frédéric Joignot :  pourquoi ce débat sur les racines chrétiennes de la France et de l’Europe apparaît aujourd’hui ?

Philippe Portier :  L’idée de nation fait son retour. Elle revient à partir des années 1990. A gauche, certains, tel Jean-Pierre Chevènement, l’associent au monde de la « raison universelle ». A droite, on la rattache plus volontiers à ses « racines chrétiennes ». Philippe de Villiers lance le mouvement. Toute une partie de la droite le rejoint, tel Nicolas Sarkozy dans son discours du Latran, en décembre 2007.

Sa note chrétienne décrit une appartenance culturelle commune, souvent mythifiée, qui joue comme opérateur de rassemblement et d’enracinement. La réception de l’idée de « nation chrétienne » dans le débat public et l’opinion ne procède sans doute pas seulement du désir de s’inscrire dans une lignée mémorielle partagée, mais aussi du dessein de se démarquer d’un islam dont la visibilité inédite – sans parler de ses développements terroristes – suscite un sentiment de malaise, et même de « panique morale ».

Frédéric Joignot :  Quand on parle des racines chrétiennes de la France, on évoque un pays couvert d’églises et de cathédrales. A quelle époque ce mouvement d’évangélisation ­a-t-il eu lieu ?

Philippe Portier :  Au cours du premier millénaire. Des foyers de christianisme sont attestés dès le début de notre ère, mais il faut attendre les Ve et VIe siècles pour que le christianisme se diffuse à l’ensemble du territoire de la France actuelle, notamment sous l’effet de l’action des rois Francs et des monastères.

C’est ensuite sous les Carolingiens, à partir du VIIIe siècle, que se consolident les structures institutionnelles, sociales et mentales du christianisme, avec un contrôle bien plus affirmé de l’évêque sur ses prêtres et ses fidèles, que ce soit dans les centres urbains ou dans les paroisses rurales.   Le pouvoir carolingien a voulu éduquer la foi des fidèles en éduquant celle des prêtres.

L’alliance de l’Eglise catholique avec le pouvoir royal est, en France, la caractéristique majeure du système politique d’Ancien Régime, ce qui explique d’ailleurs, comme l’a montré Tocqueville, l’anticléricalisme de la révolution et de la République.

Cette alliance se manifeste au niveau du mode d’institution du pouvoir. Le roi est « fils aîné de l’Eglise », porté par la providence à son office, comme l’atteste le sacre qui prend sa forme, en 754, avec l’intronisation de Pépin le Bref. Le sacre se pérennisera jusqu’à Louis XVI, et même jusqu’à Charles X, en 1825. Le pouvoir doit, dans les lois qu’il édicte, répondre à l’ordre de Dieu, ce que traduit le droit français du culte ou du mariage.

La liberté de conscience devient un droit reconnu, tout comme le droit de manifester ses opinions, pour les croyants et pour les non-croyants. L’unité religieuse s’efface, la pluralité s’affirme. Des conséquences concrètes en résultent : le législateur ouvre les charges publiques à tous les citoyens, quelle que soit leur appartenance cultuelle ; il introduit le mariage civil et le divorce. Ce ne sont là que quelques exemples d’un basculement de l’histoire, qui voit l’Etat s’inscrire dans un dispositif de laïcisation qui le dissocie des récits religieux.

La IIIe République change en effet la donne, car elle entend exclure les Eglises de la sphère publique d’Etat, où Napoléon Ier et son concordat les avaient réinstallées au titre d’instances de régulation morale. Cet agnosticisme politique se traduit par plusieurs mesures : abolition de l’instruction religieuse et suppression de la présence des clercs dans les écoles publiques avec les lois scolaires de 1880, abolition de la « reconnaissance et du financement des cultes » avec la loi de séparation des Eglises et de l’Etat de 1905.

Ces dispositifs procèdent d’une construction philosophique : le religieux n’est pas nécessaire pour construire l’éthique de la société.

Frédéric Joignot :  En 1905, la loi sur la laïcité est votée. Est-ce qu’elle renie la religion et son histoire ?

Les républicains défendent tous le principe de neutralité de l’Etat. Mais ils ne lui donnent pas toujours la même signification. En 1905, il existe deux grandes positions en leur sein. La première, défendue par le socialiste Maurice Allard et le radical Emile Combes, propose de placer l’Eglise sous le contrôle strict de l’Etat. Le courant proche d’Allard entend même proscrire l’habit religieux dans l’espace social : il s’agit de prolonger l’œuvre déchristianisatrice de la Convention.

La seconde, développée par Jean Jaurès et ­Aristide Briand, adopte une position plus libérale : s’il faut refuser à l’Eglise toute position officielle dans l’Etat afin que soit préservée l’égalité de tous, croyants et incroyants, on ne doit pas limiter, sauf motif d’ordre public, l’exercice de la liberté religieuse dans la société civile. Ce qui laisse aux Eglises une liberté quasi totale d’organisation interne et externe, et aux croyants, pris individuellement, une large liberté d’affirmation, sauf pour les agents publics dans l’exercice de leur mission. C’est cette vision libérale qui l’a emporté.

Extraits collectés le 27 Octobre 2020 par Catherine Medioni

Des femmes occidentales ont subi de force un examen gynécologique au Qatar

Suite à l’abandon d’un nouveau-né prématuré retrouvé dans les toilettes de l’aéroport de Doha au Qatar, les autorités ont emmené de force toutes les femmes qui étaient en transit, en arrivée ou au départ de cet aéroport ! C’est ainsi que parmi toutes celles qui s’y trouvaient à ce moment là des femmes occidentales, notamment des australiennes et une française, auxquelles on n’a jamais demandé leur consentement se sont retrouvées d’office transportées en ambulance jusqu’à l’hôpital pour y subir un examen gynécologique !

Les faits qui se sont déroulés le 2 octobre dernier ont été révélés par la chaîne Australienne « Seven news  » qui avait été alertée par des passagers surpris et choqués par cette façon de traiter des femmes au Qatar.

Le Qatar qui applique la loi islamique punissant sévèrement les femmes qui tombent enceintes hors mariage, a organisé une véritable chasse aux sorcières pour retrouver celle qui s’était débarrassé de son bébé prématuré, peu importe que cette chasse à la femme au sein de l’aéroport offense et humilie toutes les femmes ! Toutes ces femmes ont été débarquées de leurs avions par des fonctionnaires qui les ont forcés à subir des examens corporels invasifs !

Un avocat australien originaire de Sydney, Wolfgang Babeck, passager de l’un des vols affectés, a raconté à l’AFP que :   » les femmes soumises à ces examens étaient revenues vers leur avion dans un état de choc après avoir dû dénuder la partie inférieure de leur corps pour être examinées.  Elles étaient toutes bouleversées, certaines étaient en colère, l’une pleurait, et personne ne pouvait croire ce qui venait d’arriver « 

Wolfgang Babeck, estime que l’incident pourrait constituer « une violation du droit international »

En raison de l’incident, l’un des vols concernés, le QR908 de Qatar Airways à destination de Sydney a eu quatre heures de retard. Des femmes d’autres pays et d’autres vols ont subi des examens similaires. Cependant Il semblerait que l’examen gynécologique forcé de toutes ces femmes du monde entier n’ait pas permis de révéler que la mère du bébé abandonné se trouvait parmi elles, puisqu’une annonce dans l’aéroport a exhorté la mère du bébé à se manifester et invité toute personne ayant des informations sur la mère à les communiquer.

La seule bonne nouvelle de ce très fâcheux incident donnée par l’aéroport concerne la santé du bébé qui a été pris en charge et qui selon le personnel médical et social affirme qu’il va bien. la police fédérale australienne a été saisie de l’affaire selon la ministre des Affaires étrangères australienne, Marise Payne. Est-ce que la France va également se saisir de cet incident puisqu’une française a subi les mêmes violences ?

Article rédigé le 26 Octobre 2020 par Catherine Medioni

Le Coran, ses prescriptions et la violence qui transpire de ses versets

Les abominables attentats qui émaillent régulièrement notre actualité nationale depuis de trop nombreuses années, amènent forcément tôt ou tard les gens doués de sensibilité et de raison à s’interroger sur ce qui est enseigné dans le Coran pour comprendre comment les musulmans peuvent être à ce point divisés sur son interprétation.

D’un côté nous observons parmi nos amis musulmans pratiquant, des personnes douées de grande qualité de cœur qui ne feraient pas de mal à une mouche, et d’un autre côté nous sommes sidérés et choqués par la violence et la barbarie de certains d’entre eux qui se réclament du même dieu et du même prophète !

Comment expliquer cette différence de comportement entre les musulmans pacifiques et respectueux de l’état démocratique et laïque dans lequel ils ont choisi de vivre et de s’établir et les musulmans djihadistes qui ne cessent de perpétrer le crime et la barbarie envers tous ceux qu’ils désignent d’office  » impie  » et  » mécréant « . Ces deux accusations arbitraires et infondées d’ailleurs servent de justification à la tuerie, à la guerre qui n’est pas sainte, et au génocide de tous ceux qui ne sont pas musulmans !

Dès lors, nous devons comprendre, car dans les versets du Coran cela est clairement écrit et inscrit, que tous les non musulmans qui sont athées, agnostiques, chrétiens, juifs, protestants, bouddhistes, ainsi que les fidèles et croyants de toutes les autres religions et pratiques spirituelles existant sur terre, doivent être tués s’ils refusent de se convertir à l’islam !!!

Qui au sein de l’humanité entière trouverait équitable de se voir supprimer la vie et celle de sa famille juste parce que leur seul tort serait de n’être point musulman ? Qui, doué d’intelligence, de bon sens et de raison peut accréditer et cautionner ou même valider la teneur incroyablement violente et sanguinaire des versets du Coran ?

Plusieurs lecteurs et chercheurs ont relevé dans le Coran :

  • Plus de 600 versets consacrés à la guerre aux non-musulmans et aux apostats,
  • 396 versets coraniques haineux, belliqueux, esclavagistes, anti-chrétiens, anti-juifs, appelant à tuer les apostats et les infidèles.
  • 129 versets coraniques prônant la guerre et le djihad.
  • 3 versets consacrés à la paix des peuples (IV:92, IX:46, X:10). Il y a plusieurs dizaines de versets pour la paix, mais ils concernent uniquement la paix entre musulmans.
  • Plus de 200 répétitions du mot « enfer« ,
  • 163 répétitions de la phrase « jour du jugement« ,
  • 117 répétitions du terme « résurrection« .
  • Au moins 365 répétitions du mot « châtiment » et ses nombreuses variantes (menaces, intimidation …).
  • Il y a 41 versets coraniques misogynes et/ou associant la femme au mal et au diable.

Majid Oukacha qui a publié de nombreuses vidéos sur youtube ainsi qu’un livre dans lequel il analyse le sens et les conséquences dommageables des versets du Coran a quitté l’islam parce qu’il considère qu’elle a toutes les caractéristiques d’une secte liberticide.

https://www.youtube.com/watch?v=NIl5wTcrPdkJ’AI QUITTÉ L’ISLAM (POUR UNE BONNE RAISON…)  328 490 vues •23 sept. 2017

https://www.youtube.com/watch?v=URHiyArtZHU (CE QUE DIT LE CORAN SUR LE TERRORISME JIHADISTE   89 968 vues    •8 avr. 2018

https://www.youtube.com/watch?v=kKW3uobW4u8 (Samuel Paty, le professeur décapité pour des caricatures (ma réaction) 18-10-2020 

https://www.youtube.com/watch?v=mIHA2LVrO6A (dessins animés pour enfants musulmans) .  Les dessins animés islamiques   82 689 vues   •22 nov. 2019)

https://www.youtube.com/watch?v=QGfXnWNCQek (Un musulman jugé par Dieu dans l’au-delà 105 824 vues   •8 juil. 2020

https://www.youtube.com/watch?v=SrUWAkGekV8 : L’ISLAM ET LES FEMMES 129 188 vues •2 janv. 2018

Il affirme :

 » Il y a plus de frustrations et plus de malheurs dans les pays musulmans aujourd’hui que dans les pays occidentaux, surtout ceux qui se sont préservés de l’Islam. Cela se vérifie sur le terrain des libertés individuelles. Les individus les moins libres sur terre vivent dans les pays islamiques. Ces communautés là restreignent le plus les libertés d’aimer et de penser, qui sont deux libertés essentielles et fondamentales « 

« Le Coran comporte plus de 500 versets qui concernent les mécréants (= non musulmans) !  L’islam est une secte apocalyptique qui menace ceux qui en sortent afin de les dissuader d’en sortir. Les pays musulmans d’aujourd’hui sont des pays liberticides. Pratiquement toute leur jeunesse a envie de fuir pour aller vivre dans les pays occidentaux. Mais ce sont aussi des pays où les femmes sont traitées comme des moins que rien et où les libre-penseurs sont persécutés. « 

 » L’islam est une secte liberticide, mensongère, fallacieuse et non une religion utile et véridique. Le dieu des musulmans ne s’exprime qu’à travers un intermédiaire humain, Mohamed, prophète autoproclamé, qui n’a pas donné le meilleur exemple par ses comportements :  il avait une dizaine de femmes dont la plus jeune avait 11 ans ! Il était donc pédophile, avait également des esclaves et autorisait l’esclavage, pillait pour lui-même dans les butins de guerre, faisait tuer les non musulmans et tous ceux qui fuyaient la secte ! « 

Les femmes encadrées de rouge sont toutes les épouses de Mohamed en même temps ! Il manque Kadhija. Aicha a été épousée alors qu’elle avait 6 ans par un quinquagénaire ! Un exemple à suivre en occident ?

Ci-dessus, les pays où les inégalités hommes-femmes sont les plus fortes. il faut ajouter le Mali, l’Iran, le Tchad, la Syrie, le Pakistan, le Yémen, pays qui ont tous le même dénominateur commun, l’islam !

« Dans l’islam, démontre Majid Oukacha, la haine de la différence religieuse est institutionnalisée, ce qui est typique d’une secte. Le Coran est un récit rébarbatif, phallocratique, misogyne et sectaire inutile pour le monde réel actuel. J’ai quitté l’islam parce que j’ai quitté une secte. »  

Recherches et article rédigé le 25 Octobre 2020 par Catherine Medioni

Visage d’Hervé Gourdel, martyre des bouchers d’Allah et de Mahomet

Hervé Gourdel né le 12-09-1959 et décapité le 24-09-2014

NDLR: photo retirées, inapropriées

Il est le sixième Français séquestré puis assassiné par des djihadistes après Michel Germaneau, Denis Allex, Philippe Verdon, Ghislaine Dupont, et Claude Verlon. Hervé Gourdel est en revanche le premier Français dont la vidéo de l’assassinat a été publiée sur YouTube puis retirée. La précédente victime civile française d’une action terroriste en Algérie était Yann Desjeux, lors de la prise d’otages d’In Amenas en janvier 2013. 

Hervé Gourdel a été promu Chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume.

Trois jours de mise en berne des drapeaux marquèrent le deuil national en hommage à Hervé Gourdel. De son côté, Dalil Boubakeur, Recteur de la Mosquée de paris et président du Conseil français du Culte musulman, (CFCM), appelle la communauté musulmane et leurs amis à un rassemblement devant la Mosquée de Paris, en hommage à l’otage français exécuté, Hervé Gourdel.

Dalil Boubakeur entend « dénoncer l’horreur barbare et sanguinaire des terroristes qui, au nom d’une idéologie mortifère, pervertissent l’islam et ses valeurs ». « Une idéologie contre laquelle s’élève avec force toute la communauté musulmane ».

De nombreux musulmans anonymes, suite à cet acte barbare se sont exprimés sur les réseaux sociaux en publiant leur photo avec une pancarte où se trouvait écrit en français et en anglais :

« Pas en mon nom, not in my name »

Des martyrs ressortissants d’autres pays occidentaux ont subi le même sort que Hervé Gourdel et ne doivent pas être oubliés. Leurs morts innocentes et gratuites sont autant de preuves que l’islam radical et rigoriste est contraire à toutes les religions de la planète, car au lieu de véhiculer une idéologie d’amour et de tolérance comme le font toutes les autres religions, ils ne cherchent à s’imposer que par le fascisme, la barbarie et la haine des non musulmans !

Quant aux musulmans de l’Islam de paix qui refusent de s’engouffrer dans cette idéologie obscurantiste de la mort, ils sont susceptibles à leur tour d’être jugés comme de faux musulmans, des apostats, des impies et des mécréants par les cinglés d’Allah qui mènent le djihad et par l’état islamique ! Nous devons rester unis !

Article rédigé le 23 Octobre 2020 par Catherine Medioni

Lutte contre les dérives sectaires

Créé en 2002 et désignée par son acronyme MIVILUDES, la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, est un organisme d’état qui a pour mission d’observer et d’analyser le phénomène des dérives sectaires, d’informer le public sur les risques qu’elles représentent et de coordonner l’action préventive et répressive des pouvoirs publics.

Le décret du 28 novembre 2002 définit les fonctions de la mission :

  • Observer et analyser le phénomène des mouvements à caractère sectaire dont les agissements sont attentatoires aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales ou constituent une menace à l’ordre public ou sont contraires aux lois et règlements ;
  • Favoriser, dans le respect des libertés publiques, la coordination de l’action préventive et répressive des pouvoirs publics à l’encontre de ces agissements ;
  • Développer l’échange des informations entre les services publics sur les pratiques administratives dans le domaine de la lutte contre les dérives sectaires ;
  • Contribuer à l’information et à la formation des agents publics dans ce domaine ;
  • Informer le public sur les risques, et le cas échéant les dangers, auxquels les dérives sectaires l’exposent et de faciliter la mise en œuvre d’actions d’aide aux victimes de ces dérives ;
  • Participer aux travaux relatifs aux questions relevant de sa compétence menés par le ministère des affaires étrangères dans le champ international.

Toujours attachée au premier ministre, la MIVILUDES est présidée par « une personnalité nommée par décret », aidée par un « comité exécutif de pilotage opérationnel » constitué de représentants et délégués des différents ministères, ainsi que par un « conseil d’orientation », constitué de personnalités issues de la société civile.

En Août 2005 le président de la Miviludes Jean-Michel Roulet a déclaré qu’il entend privilégier la constitution d’une jurisprudence, avec des éléments concrets, et aimerait  » avancer ne serait-ce que de cinq jugements  » durant sa présidence. La lutte antisecte n’est pas politicienne », a-t-il insisté, « les dérives sectaires sont un enjeu trop grave pour être purement politicien « 

En janvier 2008 le gouvernement remet l’accent sur la répression des dérives plutôt que sur leur stigmatisation.  François Fillon confie d’ailleurs en avril 2008 à Georges Fenech, ancien député UMP, une mission d’évaluation des dispositifs judiciaires conçus pour lutter plus efficacement contre les dérives sectaires.

Le 15 juillet 2020, la Miviludes a été rattachée au Ministère de l’intérieur sous la présidence du secrétaire général du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation, (SG-CIPDR), qui comporte désormais un pôle  » lutte contre les dérives sectaires  » pour animer les politiques publiques  » sur la lutte contre le séparatisme et sur les actions préventive et répressive à l’encontre des dérives sectaires. « 

Qu’appelle-t-on une dérive sectaire ?

Sur la base de l’expérience de la Miviludes, qui reçoit quelques 2 000 signalements par an, la dérive sectaire peut être définie comme suit :

« Il s’agit d’un dévoiement de la liberté de pensée, d’opinion ou de religion qui porte atteinte à l’ordre public, aux lois ou aux règlements, aux droits fondamentaux, à la sécurité ou à l’intégrité des personnes. Elle se caractérise par la mise en œuvre, par un groupe organisé ou par un individu isolé, quelle que soit sa nature ou son activité, de pressions ou de techniques ayant pour but de créer, de maintenir ou d’exploiter chez une personne un état de sujétion psychologique ou physique, la privant d’une partie de son libre arbitre, avec des conséquences dommageables pour cette personne, son entourage ou pour la société. »

Pour définir les dérives sectaires, La Miviludes reprend les critères établis par les Renseignements généraux ainsi que ceux issus des travaux des commissions parlementaires, à savoir :

  • La déstabilisation mentale ;
  • Le caractère exorbitant des exigences financières ;
  • La rupture avec l’environnement d’origine ;
  • L’existence d’atteintes à l’intégrité physique ;
  • L’embrigadement des enfants, le discours antisocial, les troubles à l’ordre public ;
  • L’importance des démêlés judiciaires ;
  • L’éventuel détournement des circuits économiques traditionnels ;
  • Les tentatives d’infiltration des pouvoirs publics.

Elle ajoute à ces critères :

  • La menace d’atteinte à l’ordre public ;
  • Des conditions de vie déstabilisantes ;
  • Les atteintes à des personnes en état de faiblesse et d’ignorance ;
  • La sujétion mentale conduisant à des actes ou à des abstentions préjudiciables ;
  • Le refus des autres et l’isolement dans un groupe ;
  • La violation des principes fondateurs de la République ;
  • Le non-respect des conventions internationales ratifiées par la France.

La miviludes précise cependant qu’un seul critère ne suffit pas à établir l’existence d’une dérive sectaire, mais que la déstabilisation mentale est toujours impliquée.

En novembre 2014 le député et ancien président de la miviludes, Georges Fenech demande au premier ministre Manuel Valls de confier à la miviludes qui selon lui dispose des moyens nécessaires pour  » éradiquer sur notre territoire national le prosélytisme d’un islamisme radical, porteur de dérives gravement attentatoires à l’ordre public « , la mise en œuvre d’un  » plan national de prévention contre le phénomène d’endoctrinement en vue du recrutement de candidats au djihad « 

Déceler l’influence sectaire dans le domaine de la vie sociale et démocratique :

  • Discours antisocial ou anti démocratique
  • Critique des institutions de la République
  • Troubles à l’ordre public
  • Perturbation du fonctionnement normal des services publics (par exemple intrusion non autorisée dans les hôpitaux pour empêcher certains actes médicaux)
  • Existence de condamnations judiciaires ou ordinales
  • Détournement des circuits économiques traditionnels
  • Tentatives d’infiltration ou de déstabilisation des pouvoirs publics
  • Publication de documents ayant l’apparence d’un caractère officiel dénigrant certains services publics
  • Détournement de marques, dessins, titres et modèles officiels pour amener une confusion dans l’esprit du public

Tous ces indices de dérives sectaires formulés et compilés par la miviludes, organisme d’état, permettent d’éclairer nos points de vue à propos des récents évènements qui ont provoqué, une fois de plus, un électrochoc à la France entière. Notre pays étant « une République indivisible, laïque, démocratique et sociale », (article 1er de la constitution du 4 octobre 1958), aucune organisation religieuse n’a le droit d’enfreindre ni de violer ses lois, notamment en  » menaçant gravement les institutions de la République, l’indépendance de la nation, l’intégrité de son territoire  » (article 16 de la constitution du 4 Octobre 1958).

En outre, la loi du 9 décembre 1905 stipule en son article 34 que :   »  Tout ministre d’un culte qui, dans les lieux où s’exerce ce culte, aura publiquement par des discours prononcés, des lectures faites, des écrits distribués ou des affiches apposées, outragé ou diffamé un citoyen chargé d’un service public, sera puni  » ( les nombreuses personnes placées en garde à vue suite au meurtre d’un professeur de la république qui a été outragé et diffamé  avant d’être sauvagement assassiné doivent être donc être condamnées et punies ! )

L’article 35 de cette même loi puni toute personne qui aura cherché à soulever ou à armer une partie des citoyens contre les autres, que ce soit par un discours prononcé ou un écrit affiché ou distribué publiquement contenant une provocation directe à résister à l’exécution des lois ou aux actes légaux de l’autorité publique !

L’islam radical est une dérive sectaire qui contrevient à nos lois et à notre laïcité. Il doit donc être éradiqué de notre pays !

Article rédigé le 22 Octobre 2020 par Catherine Medioni

Rappel des lois enfreintes et violées par l’islamisme radical

Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789

Art. 4.
La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.  (…)

Article 5
La loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société. Tout ce qui n’est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n’ordonne pas.

Art. 10.
Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi.

Art. 11
La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.

Constitution du 4 octobre 1958

PRÉAMBULE                                                                                                                        Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l’homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu’ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu’aux droits et devoirs définis dans la Charte de l’environnement de 2004.

ARTICLE PREMIER
La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.
La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales.

Titre premier – DE LA SOUVERAINETÉ
ARTICLE 2
La langue de la République est le français. L’emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge.  L’hymne national est « La Marseillaise ». La devise de la République est « Liberté, Égalité, Fraternité ». Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.

ARTICLE 16
Lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacées d’une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances, après consultation officielle du Premier ministre, des présidents des assemblées ainsi que du Conseil constitutionnel.

ARTICLE 34
La loi fixe les règles concernant :

  • les droits civiques et les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l’exercice des libertés publiques ; la liberté, le pluralisme et l’indépendance des médias ; les sujétions imposées par la défense nationale aux citoyens en leur personne et en leurs biens ;
  • la nationalité, l’état et la capacité des personnes, les régimes matrimoniaux, les successions et libéralités ;
  • la détermination des crimes et délits ainsi que les peines qui leur sont applicables

La loi détermine les principes fondamentaux :

  • de l’organisation générale de la défense nationale ;
  • de la libre administration des collectivités territoriales, de leurs compétences et de leurs ressources ;
  • de l’enseignement ;
  • de la préservation de l’environnement ;
  • du régime de la propriété, des droits réels et des obligations civiles et commerciales ;
  • du droit du travail, du droit syndical et de la sécurité sociale.

Loi du 9 décembre 1905  sur la séparation des Eglises et de l’Etat.

Article 1
La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public.

Article 2
La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des budgets de l’Etat, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l’exercice des cultes.

Article 31
Sont punis de la peine d’amende prévue pour les contraventions de la 5ème classe et d’un emprisonnement de six jours à deux mois ou de l’une de ces deux peines seulement ceux qui, soit par voies de fait, violences ou menaces contre un individu, soit en lui faisant craindre de perdre son emploi ou d’exposer à un dommage sa personne, sa famille ou sa fortune, l’auront déterminé à exercer ou à s’abstenir d’exercer un culte, à faire partie ou à cesser de faire partie d’une association cultuelle, à contribuer ou à s’abstenir de contribuer aux frais d’un culte.

Article 34     Modifié par Ordonnance n° 2000-916 du 19 septembre 2000 – art. 1 (V)
Tout ministre d’un culte qui, dans les lieux où s’exerce ce culte, aura publiquement par des discours prononcés, des lectures faites, des écrits distribués ou des affiches apposées, outragé ou diffamé un citoyen chargé d’un service public, sera puni d’une amende de 3 750 euros. et d’un emprisonnement d’un an, ou de l’une de ces deux peines seulement.

La vérité du fait diffamatoire, mais seulement s’il est relatif aux fonctions, pourra être établi devant le tribunal correctionnel dans les formes prévues par l’article 52 de la loi du 29 juillet 1881. Les prescriptions édictées par l’article 65 de la même loi s’appliquent aux délits du présent article et de l’article qui suit.

Article 35
Si un discours prononcé ou un écrit affiché ou distribué publiquement dans les lieux où s’exerce le culte, contient une provocation directe à résister à l’exécution des lois ou aux actes légaux de l’autorité publique, ou s’il tend à soulever ou à armer une partie des citoyens contre les autres, le ministre du culte qui s’en sera rendu coupable sera puni d’un emprisonnement de trois mois à deux ans, sans préjudice des peines de la complicité, dans le cas où la provocation aurait été suivie d’une sédition, révolte ou guerre civile.

Article 36
Dans le cas de condamnation par les tribunaux de police ou de police correctionnelle en application des articles 25 et 26, 34 et 35, l’association constituée pour l’exercice du culte dans l’immeuble où l’infraction a été commise sera civilement responsable.

Collecte réalisée le 22 Octobre 2020  par Catherine  Medioni  à partir de  :

https://www.conseil-constitutionnel.fr/le-bloc-de-constitutionnalite/declaration-des-droits-de-l-homme-et-du-citoyen-de-1789

https://www.conseil-constitutionnel.fr/le-bloc-de-constitutionnalite/texte-integral-de-la-constitution-du-4-octobre-1958-en-vigueur

https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000508749/2020-10-22/

Les attentats terroristes exacerbent-ils l’islamophobie ?

Photo publiée circulant sur les réseaux sociaux

Il n’est pas possible de condamner la Francophobie, cette haine de la France sans condamner également l’islamophobie, si elle est avérée, (et cela seule l’enquête pourra le déterminer), lorsqu’elle frappe aveuglément deux femmes musulmanes, sur notre sol, parce que supposément l’une d’entre elles portait le voile !!!

L’agression à l’arme blanche aurait eu lieu le soir du 18 Octobre 2020, sur le champ de Mars, au pied de la Tour Eiffel et aurait été perpétrée par deux femmes de type caucasien selon les dires des plaignantes. En réalité un différend autour d’un chien non attaché serait à l’origine de l’incident et aurait donné lieu à des insultes racistes.

Le commissariat du 7e arrondissement, chargé des investigations a placé deux personnes en garde à vue. Le parquet de Paris à ouvert une enquête pour tentative d’homicide volontaire. Les réseaux sociaux ont une fois de plus servi à relayer et amplifier cette information qui circule depuis plus de 24 heures : Facebook, Twitter, ou encore Snapchat rapportent que deux cousines d’origine algérienne et voilées auraient été victimes d’une agression à caractère supposément islamophobe en présence de leurs enfants.

Procès verbal de la plainte

La raison clairement invoquée pour expliquer cette agression indique :  » parce que musulmanes et voilées », dans un tweet partagé plus de 25 000 fois !  Toutefois une source proche de l’enquête affirme au Monde que :  » « A ce stade des investigations, aucun élément ne permet d’accréditer la thèse d’un mobile raciste ou lié au port du voile ». Par conséquent, même si la décapitation choquante d’un enseignant de la république est encore dans tous les esprits, rien ne dit que le motif de l’agression découle de cette récente actualité et soit de nature punitive à l’égard des deux femmes musulmanes.

Le journal Libération qui a pris l’initiative de contacter l’une des deux plaignantes explique que cette famille était en promenade avec leurs enfants et qu’ils ont demandé aux deux femmes propriétaires du chien qui effrayait leurs enfants de bien vouloir l’attacher. Refusant d’obtempérer, le ton serait monté…. Et des insultes auraient été proférées :  » sale arabe  »  » on est chez nous »  » rentre dans ton pays  » avant que l’une des agresseuses arrache un voile !

Information circulant sur les réseaux sociaux

L’une des deux cousines opérées de la main a reçu de multiples coups de couteau, et a été placée en arrêt de travail d’une durée de 2 mois. Quant à l’autre cousine dont les jours ne sont pas en danger, elle a également reçu six coups d’arme blanche et subi une perforation du poumon.

Je voudrais saisir l’opportunité de cette agression en direction de ces deux femmes musulmanes, pour affirmer que la violence ne résout rien et qu’au contraire, elle devient la première marche d’un engrenage dont on n’a plus la maitrise ! Je condamne donc fermement ce déferlement de violence à l’égard de personnes qui ont le droit à la sécurité sur notre territoire, quelque soit le motif à l’origine du différent, et je m’interroge sur la nécessité, la présence et l’utilité d’une arme blanche avec soi ! Nul n’a le droit de se faire justice, nul n’a le droit de porter atteinte à l’intégrité physique d’autrui.

Triste d’assister à ces manifestations agressives qui rompent notre unité et notre fraternité, j’adresse mes souhaits de prompt rétablissement à ces deux jeunes femmes.

Article rédigé le 20 Octobre 2020 par Catherine Medioni