Deux agents de la ville de Sevran agressés lors d’une intervention sur une bouche d’incendie
Avec les fortes chaleurs, certaines personnes ouvrent délibérément les bouches à incendie pour se rafraîchir. Ce fut le cas à Sevran, où deux agents ont constaté les dégâts hier vers 18h. En faisant leur travail, ils ont été agressés par une bande d’individus. L’un des agents de la ville a été transmis aux urgences car il a reçu un coup de projectile.
Jusqu’où ira le rejet des bruits inhérents à la nature par les citadins
Jadis les coqs pouvaient chanter au lever du soleil et les poules caqueter après la ponte, les grenouilles coasser durant la période de reproduction des batraciens dans leurs mares, les grillons et les cigales enchanter la Provence, les moutons bêler dans leurs pâturages, les chevaux hennir dans leur haras, les ânes braire et les cloches pendues au coup des vaches résonner dans les vallées sans que leur voisinage trouve a y redire, puisque ces expressions du monde de la campagne faisaient partie intégrante de la vie rurale et de la nature.
Nous observons pourtant un phénomène de plus en plus inquiétant parmi les bipèdes humains, qui se mettent à saisir la justice pour faire cesser à proximité de leurs nouvelles habitations ou de leurs villégiatures occasionnelles, tous les bruits et toutes les expressions vocales du monde animal, accusant leurs éleveurs ou leurs propriétaires de troubler leur tranquillité ! Le but affiché de ces procédures vise souvent à faire supprimer purement et simplement les animaux et les insectes, à détruire leur biotope et leur habitat, ou à en faire interdire l’élevage….
Du coup deux France s’affrontent : d’ex- citadins reconvertis à la vie rurale pour y trouver le silence ne font plus très bon ménage avec les ruraux qui ont toujours vécu avec ces sons inhérents à la vie des campagnes …. Pour ne plus être empêchés de dormir par le bruit des cigales et des grillons, des touristes avait demandé au maire d’une commune du sud de bien vouloir traiter les arbres avec des insecticides ….
A Saint Pierre d’Oléron, les propriétaires d’un coq s’étaient vus traduits en justice par leurs nouveaux voisins qui ne supportaient plus d’être réveillés dès potron minet par le volatil… Fort heureusement le juge les a déboutés de leur demande et le volatil peut désormais continuer à annoncer le lever du soleil…. Le maire Christophe Sueur a pris du coup un arrêté pour proclamer le « caractère rural » de sa commune
En haute Savoie, ce sont les cloches des vaches qui dérangeaient les riverains propriétaires de résidences secondaires… Pris en étau entre les éleveurs et les vacanciers, il parvint à un compromis en déplaçant l’abreuvoir pour éloigner les bovidés des résidences….
En gironde un couple a été condamné par la Cour de cassation à reboucher la mare de leur jardin qui attire de nombreuses grenouilles, trop bruyantes au goût de leurs voisins. Mais pour respecter la décision de justice, ils devraient se mettre en infraction avec le Code de l’environnement car leur point d’eau n’abrite pas moins de huit espèces protégées !
Un député de Lozère a déposé fin juillet 2019 une proposition de loi « visant à définir et à protéger le patrimoine sensoriel des campagnes françaises ». Ainsi « chant du coq, tintement des cloches, braiment de l’âne, odeur du fumier ou des poulaillers [et] coassements de batraciens » pourraient être classés « patrimoine sensoriel des campagnes » et être de cette manière protégés des poursuites pour troubles anormaux du voisinage. « Quand on vit dans la ruralité, il y a des bruits et odeurs consubstantiels à la vie ou à l’agriculture. Si on porte plainte là-dessus, on porte atteinte à la vie rurale traditionnelle », soutient le député.
Le maire de Gajac (Gironde), auteur d’une lettre ouverte aux parlementaires sur les bruits de la campagne estime que « la justice a autre chose à faire ». « Les éleveurs ont des vaches, les agriculteurs des tracteurs et des animaux vivent dans la nature. Quand on est en ville, on accepte les bruits de la ville, alors, pourquoi pas à la campagne ? »
A Saint-André-de-Valborgne dans le Gard, les touristes sont prévenus et accueillis avec humour : « Attention, village français, vous pénétrez à vos risques et périls, prévient un panneau planté à l’entrée de la commune. (Voir affiche ci-dessus ).
Bruno Dionis du Séjour, dans sa lettre ouverte aux parlementaires, demandait « solennellement » que le chant du coq, les cloches des églises ou encore le braiment de l’âne « soient proclamés patrimoine national ».
Les citadins investissant nos campagnes imposeront-ils la loi du silence à toute la nature ?
Article rédigé les 23 et 24 juin 2020 par Catherine Medioni
La bétonnisation de la RN2 à Aulnay-sous-Bois se poursuit à un rythme effréné
Les Promoteurs ou l’insécurité à Aulnay ? Le futur programme immobilier de Bouygues de plusieurs centaines de Logements sur la RN2 arrive dans quelques années, alors qu’un programme appelé « Residences Expression » d’une centaine de logements du Promoteur Constructa, vient tout juste d’être achevé.
Cet énième Programme immobilier ira pour le coup des Résidences Expression, le long du BVD Marc Chagall au 3000, jusqu’au rond-point Jean Monnet, c’est complètement ahurissant !!!Rapport d’orientation budgétaire 2020 par Aulnay En Commun
La crise du Covid – 19 a eu et aura des conséquences sur le budget de la ville.
Nous vous demandons de bien vouloir nous fournir, dans les meilleurs délais, un bilan détaillé des répercutions du Covid sur la ville : les « économies » réalisées suite à l’arrêt de prestations ou à l’annulation d’événements et les dépenses supplémentaires.
Fort heureusement, la ville peut compter sur les aides spécifiques Covid-19 de la CAF, de la Région, du Département, de la Métropole du Grand Paris. Ce sont des partenaires indispensables.
Vous prévoyez une baisse des recettes en 2020 de près de 4 M et une augmentation des dépenses de 1,4 M mais comme vous l’écrivez, la situation peut changer dans les semaines à venir.
Nous verrons plus précisément dans le BP les recettes et les dépenses réelles.
La masse salariale augmente au BP 2020 de 1,1 M (93,7 M)
Nous notons avec satisfaction les mesures sociales en direction du personnel : l’augmentation de la mutuelle, – l’aide pour les tickets repas et quelques emplois supplémentaires.
Toutefois nous regrettons l’augmentation des indemnités du Maire de 11 000 euros par an alors que les agents communaux qui n’ont pas démérité pendant le confinement attendent toujours de savoir s’ils pourront bénéficier d’une prime. Chacun notera le sens de vos priorités !
Les associations : certaines ont été en 1ère ligne durant le confinement et se trouvent à présent en grande difficulté financière. Vous avez prévu une clause de revoyure en septembre, il sera alors important d’être à l’écoute de leurs difficultés. Bon nombre risquent de disparaître. Pour cette nouvelle mandature nous demandons à ce que les subventions accordées aux associations soient faites en toute transparence et avec des critères objectifs.
L’augmentation de la subvention au CCAS semble minime (de 1 M à 1,1) au regard de leurs missions face à la crise mais aussi aux situations dramatiques présentes sur notre ville.
Le programme d’équipement pour 2020 :
Vous prévoyez un montant conséquent de 39 M € pour 2020 tout en précisant que rien n’est arrêté, mais jusqu’en 2025 à nouveau une baisse très nette, une moyenne annuelle de 24 M.
- Le centre nautique arrive en tête avec 8,3 M pour un équipement qui reviendra à plus de 78 M au bout de 25 ans, avec un versement municipal de 3 M par
- On note la poursuite des rénovations des écoles Savigny, Les Perrières et d’Ormesson grâce notamment à des subventions conséquentes de l’État, du Département, de la Région.
- Espaces publics, espaces verts, propreté : les montants sont très variables sur la période 2020-2025. Vous déclarez que la propreté est une priorité de notre équipe mais on ne peut pas parler de réussite.
Le traitement des quartiers est très différent et les agents se plaignent de ne pas avoir les moyens pour couvrir toute la ville. Les habitants des quartiers Sud ont connu de multiples passages avant les élections, même le dimanche (du jamais vu en 6 ans) alors que les zones d’habitat collectif sont délaissées et demanderaient davantage de passages.
- 1,5 M par an pour la sécurité/vidéosurveillance, des centaines de caméras, une police municipale surdimensionnée mais pour quelle efficacité ?
- On note pratiquement rien sur le NPNRU , PSA
- Des sommes ridicules pour la mise en accessibilité de la ville (vous avez abandonné l’objectif du million par an pendant 9 ans)
Quant au dernier tableau qui donne la trajectoire 2020-2025, nous ne ferons pas de commentaires car de multiples ajustements peuvent le remettre en question.
En conclusion vous poursuivez une politique injuste. Vous disiez lors du Conseil Municipal d’installation que vous seriez le Maire de tous les Aulnaysiens. En réalité votre politique est tournée vers quelques-uns, une certaine clientèle. Vous ne tirez aucune leçon de la crise sanitaire, sociale et économique que nous traversons. Vos orientations ont et auront pour conséquences moins de services publics à la population et des services payants pour les usagers de ces services.
Vos orientations ne prennent aucunement en compte les enjeux climatiques ni ceux de la biodiversité, vous n’investissez ni dans l’isolation des écoles, ni dans la végétalisation de la ville, ni dans la protection de nos espaces verts… Nous avons très peu de temps pour agir, comme nous l’a rappelé la convention pour le climat, qui nous l’espérons pourra inspirer vos politiques.
Vos orientations ne sont ni sociales, ni écologiques, ni démocratiques comme nous l’avons vu lors du vote du Règlement Intérieur…
Source : Intervention DOB d’Oussouf Siby, Conseiller Municipal Aulnay En Commun
Discours du Débat d’orientation budgétaire à Aulnay-sous-Bois par Benjamin Giami
Tout d’abord, je souhaiterais rappeler que pour la période 2018-2020, la loi de programmation des finances publiques a prévu que les dépenses réelles de fonctionnement ne pourront pas évoluer au-delà d’un taux individualisé axé autour de +1,2 %, inflation comprise, et ce pour les 322 collectivités dont le budget de fonctionnement dépasse les 60 millions d’euros. L’objectif attendu de ce plafonnement instauré par l’Etat étant d’augmenter l’autofinancement des collectivités locales afin d’accroitre leur capacité à investir et surtout de réduire leur appel à l’emprunt.
Rappelons aux Aulnaysiens que c’est dans ce cadre obligatoire que la ville d’Aulnay a signé ce contrat avec l’Etat.
Le rapport d’orientation budgétaire a pour objet ici ce soir de présenter les orientations de l’année à venir et de rappeler la ligne de conduite et les objectifs financiers et budgétaires de la municipalité sur le long terme.
Il s’agit donc d’un « prend acte » d’une dette qui ne fait que s’alourdir. D’un « prend acte » d’une promesse que vous avez faite aux Aulnaysiens d’assainir les finances de la ville et que vous n’avez pas respectée.
L’an dernier, vous vous félicitiez, je cite « d’avoir abaissé la capacité de désendettement à 12 ans, et d’être dans une dynamique vertueuse ». Or, aujourd’hui, nous apprenons que la ville voit sa capacité de désendettement passer à près de 20 ans. Oui, 20 longues années pour que la ville se débarrasse de sa dette vertigineuse, et alors que l’Etat a bien insisté sur le fait qu’une ville est en mauvaise santé financière dès lors qu’elle a une capacité de désendettement qui dépasse 12 années.
Vous vous rendez compte qu’en l’espace d’une année, vous avez pulvérisé la dette en faisant monter la capacité de désendettement de la ville de 12 à 20 ans. C’est absolument irresponsable.
La situation est aujourd’hui intenable puisque votre épargne nette est négative, ce qui veut dire que vous n’avez pas assez de sous pour rembourser : vous êtes aujourd’hui obligé d’emprunter pour rembourser la dette.
Vous annoncez dans votre document de synthèse que vous espérez une situation plus ou moins correcte pour 2024. Mais pour cela vous allez devoir augmenter vos recettes de fonctionnement en les faisant passer de 156 millions d’euros à 161 millions, soit 5 millions d’euros supplémentaires ; vous espérez également baisser les charges de fonctionnement de 142 millions d’euros à 138, et en même temps, et c’est ça le plus inquiétant, vous comptez diviser vos dépenses d’investissement par deux, c’est-à-dire les faire baisser de 39 millions à 21 millions d’euros. C’est-à-dire que tout ce que vous avez annoncé durant la campagne ne pourra pas être respecté.
Par exemple, vous avez annoncé la rénovation de toutes les écoles de la ville alors que dans le programme d’équipement de 2020 à 2025, seulement 6 écoles sont concernées ainsi qu’une seule crèche. Il n’y a rien de prévu sur la santé, ni sur la culture.
S’agissant des équipements sportifs, les uniques gagnants de cette mandature seront le rugby et le football.
Pour résumer, les recettes doivent augmenter, les dépenses d’investissement doivent être divisées par deux, et seulement dans ce cas-là nous pourrons envisager de voir le bout du tunnel. Mais comment vous croire alors que l’an dernier vous annonciez une capacité de désendettement de moitié par rapport à ce que vous annoncez aujourd’hui ?
En somme, vous le répétez toujours à qui veut l’entendre, ce n’est jamais de votre faute : nous en sommes au septième débat d’orientation budgétaire, c’est la septième année que nous évaluons les finances de la ville, et c’est toujours de la faute de l’ancien maire.
Si ce n’est pas la faute de l’ancienne majorité, c’est la faute du Président Hollande, puis du Président Macron, et le nouveau responsable s’avère être le Covid puisqu’on peut lire dans votre document « que la situation inédite que nous vivons depuis plusieurs mois a entaché la santé des comptes de la ville ».
Rappelons tout de même que ça ne vous a pas empêché le 27 mai dernier d’augmenter vos indemnités ainsi que celles des élus de votre majorité.
Pour revenir sur la crise liée au Covid, beaucoup de villes ont donné le montant qu’elles ont investi ces derniers mois, en détaillant chaque action et chaque dépense. Il serait donc temps que vous nous donniez les dépenses réalisées par la ville durant le confinement : certes il y a eu des dépenses, mais il y a également eu des économies qui ont été réalisées, notamment dans les cantines, dans les écoles, dans les centres de loisirs, ou encore dans le cadre d’évènements qui ont été annulés.
Le gouvernement a présenté récemment un plan d’urgence aux collectivités de 4,5 milliards d’euros, ce qui veut dire que les dépenses que vous avez engagées seront intégralement remboursées par l’Etat.
Ce qui nous attend, Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux, ce n’est rien moins que ce que nous avons annoncé l’an dernier, c’est-à-dire une augmentation des impôts. La situation n’est plus tenable, l’épargne est négative pour de nombreuses années, la dette va passer de 100 millions d’euros il y a six ans à plus de 169 millions d’euros. Et pour quelles dépenses ? Des travaux dans des écoles? Non. Des travaux de voirie ? Non. Plus de propreté ? Non plus.
Monsieur le Maire, vous avez mis la ville dans une impasse financière et vous avez anéanti toute marge de manœuvre, tout en vous défaussant sur les autres. Par conséquent, le groupe « Aulnay plus Fière, Plus Forte » ne peut que vous alerter, une nouvelle fois, sur la pente extrêmement dangereuse que vous prenez.
Je vous remercie.
Source : Benjamin Giami, conseiller municipal d’opposition
Déraillement spectaculaire du RER B, fortes perturbations jusqu’à vendredi !
Les perturbations sur le RER B continuent ce jeudi. Le trafic s’est interrompu mercredi soir à cause du déraillement d’un train sans voyageurs après son départ de la gare de Denfert-Rochereau, dans le XIVe arrondissement de Paris. Un accident survenu vers 19 heures, qui n’a pas fait de blessé.
Source et image : Le Parisien
André Cuzon veut continuer le combat d’André Laude, célèbre poète d’Aulnay-sous-Bois
Il y a 25 ans en plein « marché de la poésie » pour la Saint-Jean d’été l’annonce de la mort du poète André Laude fut un événement.
André Cuzon, personnalité locale, vous propose de découvrir le numéro de « hors-jeu » dont il était directeur de la rédaction réalisé par « feu » Jean-Michel, qui réussit à recevoir des hommages importants.
André Cuzon compte continuer le combat d’André Laude !
Vœux d’Aulnay En Commun contre les violences policières et le racisme dans la police
La mort de George Flyod lors d’une interpellation le 25 mai dernier à Minneapolis aux États-Unis a provoqué une indignation mondiale et une mobilisation sans précédent de femmes et d’hommes, pour le respect des droits humains et la lutte contre toutes les formes de racisme et de discriminations.
La mobilisation historique du 2 juin devant le tribunal judiciaire de Paris ainsi que celle du 13 juin Place de la République, à l’initiative du Comité «La vérité pour Adama» montrent à quel point la question du racisme et des violences policières dépasse les frontières et fait un écho auprès de la jeunesse des quartiers populaires.
Force est de constater que la police pratique un usage disproportionné de la force au cours de leurs opérations. Ce sentiment, largement partagé dans les quartiers populaires depuis des années a explosé à la face des Françaises et des Français lors des manifestations des gilets jaunes et du personnel soignant. Rappelons le lourd bilan des manifestations des gilets jaunes ( 5 mains arrachées, 27 personnes éborgnées…) .
Les violences policières furent condamnées par Amnesty Internationale, le Défenseur des Droits, le Parlement européen, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme, le Syndicat national des Journalistes, Reporters Sans Frontières…
Les violences policières et le racisme dans la police sont deux réalités françaises qu’il faut reconnaître, condamner et combattre Notre ville n’est pas épargnée, ainsi à Aulnay l’affaire Théo est encore dans toutes les têtes.
Pendant le confinement dans notre ville, des contrôles de police se sont fort mal passés, des policiers ont traité de « sale arabe » un aulnaysien qui rentrait du travail.
A Bondy, Gabriel âgé de 14 ans a été grièvement blessé lors d’une interpellation (plusieurs dents cassées et un traumatisme crânien).
Ces quelques exemples s’ajoutent aux vidéos et aux témoignages qui circulent depuis de nombreuses années.
Il ne s’agit pas de nier en bloc le travail difficile et dangereux des policiers au quotidien.
L’immense majorité des policiers fait son travail avec honneur et dévouement et nous n’oublions pas les actes de bravoure de certains, notamment lors des attaques terroristes.
Mais les rapports entre la police et la population se sont dégradés ces dernières années, en raison des contrôles abusifs, au faciès et d’interpellations musclées. Or la mission première des policiers est de protéger toute la population sans distinction aucune et d’être exemplaire dans ses interventions.
En 2019 les saisies auprès de l’IGPN pour violences volontaires ont augmenté de 40%.
La « discrimination systémique » est une réalité qu’il faut regarder en face. Une personne noire ou arabe a 20 fois plus de probabilités de se faire contrôler par la police. Les harcèlements subis par les habitants noirs et maghrébins ont d’ailleurs été dénoncés par le Défenseur des Droits J. Toubon.
Tous ces faits plaident pour que l’Etat revoie enfin les modalités des contrôles d’identité dont l’efficacité est sujette à caution et qui par contre minent la confiance de la population vis-à-vis des forces de l’ordre. La solution d’un récépissé délivré à la personne contrôlée permettrait de limiter ces dérives.
Les tirs de LBD comme méthode de contact et le plaquage ventral comme mode d’interpellation nuisent à l’intégrité physique et à la dignité des personnes dans des proportions inédites dans l’histoire récente de notre pays.
De deux choses l’une : soit ces violences sont commises par des « brebis galeuses » qu’il faut alors sanctionner avec fermeté, soit le problème est plus profond et c’est notre modèle du maintien de l’ordre qu’il faut remettre en cause.
Or, aujourd’hui, les sanctions administratives ou judiciaires visant des policiers ayant commis des bavures ou des actes de violence sont extrêmement rares.
Sur l’ensemble de ces sujets (racisme dans la police, contrôles discriminatoires, violences policières), les réponses de l’Etat par la voix du Président de la République et du Ministre de l’Intérieur sont clairement insuffisantes. Qui croira qu’il suffit de quelques mots et d’une
instruction ministérielle pour remettre la police sur pied, créer de la confiance et améliorer les rapports police/population ?
La mobilisation inédite des citoyen.ne.s et particulièrement de la jeunesse en France et dans le monde marque un tournant que les pouvoirs publics ne peuvent ignorer. Il y a un enjeu républicain à ce que la confiance soit rétablie entre la police et la population, qui ne doit pas craindre les forces de l’ordre mais doit se sentir au contraire en sécurité.
Il faut ouvrir un véritable chantier national qui parte de l’expérience vécue en associant chercheuses et chercheurs, associations, fonctionnaires de police, élu.e.s de terrain et citoyen.ne.s, notamment les plus jeunes, pour converger, ensemble, vers des rapports entre la police et la population dignes de notre République.
Considérant pour toutes les raisons qui précédent, qu’il y a urgence à voir, nous élu.es. du Conseil Municipal d’Aulnay-sous-Bois:
- Condamnons fermement et sans réserves les violences policières, les actes et propos racistes commis par des dépositaires de l’autorité publique
- Appelons le gouvernement et la justice à sanctionner tout acte et propos contraires au code de déontologie de la police nationale
- Exigeons l’interdiction du plaquage ventral comme mode d’interpellation et l’usage du LBD
- Exigeons la mise en place d’une cellule de veille en Seine-Saint-Denis présidée par le Préfet
- Exigeons la mise en place d’une police de proximité dans les quartiers Politique de la ville et une refonte de la formation et de la déontologie des forces de l’ordre pour tendre vers des rapports plus apaisés avec la population.
- Exigeons le démantèlement de l’IGPN et la création d’une commission totalement indépendante ou conférer les missions au Défenseur des Droits.
Source : Voeux du groupe politique Aulnay En commun
Plan d’été proposé au Maire par les Elus d’Aulnay en Commun
Préambule de la rédaction :
L’article ci-dessous rédigé par Catherine Medioni fait suite à un communiqué du groupe politique Aulnay En Commun. Ce groupe a jugé bon de ne pas transmettre ce communiqué à Aulnaycap, privilégiant leur blog de campagne et vitrine de leurs idées, à savoir MonAulnay.
Par défaut, nous nous refusons de relayer des communiqués qui ne nous ont pas été envoyés, ou envoyés postérieurement par rapport à d’autres blogs militants ou généraliste. Malgré cet acte flagrant qui indique la volonté de ce groupe de ne pas nous transmettre les informations, Catherine Medioni a insisté pour que cet article soit publié. Ce n’est uniquement que par respect pour elle que nous le faisons.
Les blogs généralistes et pluralistes ( MonAulnay et Aulnaycap ) permettent à toutes les sensibilités politiques, et à tous ceux qui veulent exposer d’autres points de vus que ceux qui sont couramment développés, d’aider les Aulnaysiens à se forger leur propre opinion sans que l’on pense à leur place ni qu’on leur impose ce qu’ils doivent penser, sans que les informations ne soient biaisées ou censurées en amont, ou ne fassent l’objet d’intimidations, de menaces ou de pressions indignes d’une démocratie, sans qu’elles ne soient orientées dans un seul sens et sans que des contradicteurs n’aient la faculté offerte de pouvoir les réfuter ! Voilà le service rendu par les blogs pour que la démocratie soit effective !
La liste Aulnay en commun qui dispose de 5 sièges au conseil municipal se veut force de propositions positives et constructives pour aider le maire Bruno Beschizza et son équipe à mettre en place, avec l’argent des contribuables, des services apportant un réel mieux être et mieux vivre pour tous à Aulnay sous Bois.
Ces deux femmes et ces 3 hommes élus au terme d’un processus démocratique porteront la parole et les aspirations de tous leurs concitoyens et seront soutenus dans leurs missions par l’ensemble des citoyens de la société civile jamais élus qui ont travaillé à construire cette liste et à élaborer un projet de société qui tienne compte des nouveaux enjeux imposés par les tous les bouleversements qui nous ont frappé ces dernières années : canicules, inondations, tempêtes et vents violents, lesquels nous obligent à repenser la gestion climatique et environnementale et plus récemment encore, la pandémie qui a renforcé et même creusé les inégalités entre les administrés et qui est venu pointer sans complaisance le problème posé par la densification et les concentrations de population dans des immeubles-clapiers à lapins !
Dans le court et petit pavé consacré aux expressions des différents groupes politiques qui siègent au conseil municipal et publié dans oxygène de juin 2020, Oussouf Siby président de sa formation, ( Anne-Sophie carton, Sylvie Billard, Alain Amédro et Fleury Drieu ) réaffirme la volonté de servir les Aulnaysiens, en garantissant la transparence des décisions municipales et l’usage judicieux et modéré des deniers publics, en construisant une ville respectueuse de ses habitants et de leurs droits, en travaillant au respect de la biodiversité et d’un environnement sain et durable sans lesquels aucune société ne peut prospérer, pour édifier une ville qui prenne soin de tous sans laisser personne au bord du chemin….
Pour lire le communiqué, cliquer sur les différentes images ci-dessous :
Article rédigé le 22 juin 2020 par Catherine Medioni
Il va faire très chaud à Aulnay-sous-Bois aujourd’hui et demain avec un pic à 32°C
Un soleil de plomb va s’abattre sur la ville d’Aulnay-sous-Bois aujourd’hui et demain avec une température de 32°C à l’ombre. Si on ne parle pas encore de canicule, les plus fragiles doivent s’abstenir de faire du sport. A cela peut s’ajouter un pic de pollution.
Heureusement les parcs sont ouverts pour profiter d’un peu de fraîcheur, en attendant la piscine à vagues de Sevran ou la future piscine olympique à Aulnay.





