Archives de Catégorie: Actualité

Un cygne du parc Gainville à Aulnay-sous-Bois se serait-il fait massacrer ?

Un cygne du parc Gainville à Aulnay-sous-Bois a disparu ce matin à la stupeur des visiteurs. Des traces de plumes et de sang montrent qu’un oiseau semblable au cygne a dû se faire attaquer, soit par un chien, soit par un homme mal intentionné.

Le cygne est un oiseau qui n’a peur de rien et qui n’hésite pas à attaquer un canidé. Il suffit qu’un cygne un peu trop téméraire tombe sur un chien de combat pour se faire trucider. Ce cygne aurait pu également se faire tuer par des hommes pour des raisons que nous ignorons.

Espérons qu’il s’agisse que d’une alerte car la ville de Livry-Gargan avait, dans sa pleine bonté, offert ce couple de cygnes à la ville d’Aulnay-sous-Bois. Merci à Nathalie pour l’information.

Bondy ravagée par la Covid-19 avec un taux d’incidence supérieur à 1 000

S’il est trop tôt pour se prononcer sur les raisons de cette incidence anormalement élevée à Bondy en termes de contamination à la Covid-19, la situation semble hors de contrôle.

Il est possible que le rassemblement qui a eu lieu en hommage à Aymane ait été à répandre le virus à plusieurs centaines de personnes, ou que la ville n’ait pas pris des dispositions suffisantes pour contenir l’épidémie. En tout cas, Bondy fait partie des rares villes de la région à dépasser ce seuil, avec pour conséquence la saturation des structures hospitalières.

Covid-19, la catastrophe sanitaire en Seine-Saint-Denis impose une restriction sur les rassemblements

L’augmentation du taux d’incidence de la contamination au Covid-19 et la saturation des hôpitaux en Seine-Saint-Denis imposent de nouvelles restrictions avec une limitation à 6 le nombre de personnes pouvant se rassembler. Il y a cependant quelques exceptions :

  • les manifestations déclarées et autorisées par la préfecture de police pourront continuer à avoir lieu
  • les rassemblements, réunions ou activités à caractère professionnel,
  • les services de transport de voyageurs,
  • les établissements recevant du public ouverts,
  • les cérémonies funéraires dans la limite de 30 personnes
  • les cérémonies publiques
  • les familles nombreuses

Jour après jour, la situation se dégrade et inquiète les professionnels de santé.

Les écoles et les collèges d’Aulnay-sous-Bois frappés de plein fouet par l’épidémie de Covid-19

En Seine-Saint-Denis, cette pénurie de personnels à cause du Covid-19 peut se révéler encore plus frappante. Selon nos informations, l’école élémentaire de la Croix-Rouge, à Aulnay-sous-Bois, a fonctionné ces jours-ci avec 100% de remplaçants, l’intégralité de l’équipe en poste étant soit malade, soit cas contact. Contactées par LCI, l’école et la mairie d’Aulnay n’ont pas données suite à nos sollicitations. À une poignée de kilomètres de là, au lycée Blaise-Cendrars, les enseignants ont fait usage de leur droit de retrait le 18 mars. Ce jour-là, sept classes étaient concernées par au moins un cas avéré de Covid-19. Et huit cas ont été recensés parmi les enseignants. Cette semaine, 75% d’entre eux étaient absents. Mais le lycée, lui, est toujours ouvert.

Source : LCI

Un agent de la micro-crèche Natha Caputo à Aulnay-sous-Bois détecté au Covid-19

Les mauvaises nouvelles s’accumulent pour la petite enfance à Aulnay-sous-Bois. Cette fois-ci, c’est la micro-crèche Natha Caputo à Aulnay-sous-Bois qui est concernée avec un agent contaminé par la Covid-19. Force Ouvrière Communaux d’Aulnay-sous-Bois demande sa fermeture de toute urgence.

Covid-19, deux agents de la crèche de la Rose des Vents à Aulnay-sous-Bois potentiellement infectés

Deux agents de la rose des vents qui étaient présentes ce matin sur leur lieux de travail présentent des symptômes du Covid.

Nous avons conseillé à ces agents de se rendre immédiatement vers un centre de dépistage de consulter leur médecin et se mettre à l’isolement.

Nous demandons une nouvelle fois la fermeture de cette crèche immédiatement afin d’éviter une propagation du virus.

Source : Force Ouvrière Communaux d’Aulnay-sous-Bois

Des enfants victimes d’agressions sexuelles cohabiteraient avec des auteurs d’agressions au sein du réseau La Sauvegarde 93

Des salariés et travailleurs sociaux de La Sauvegarde 93 ont manifesté devant leur siège à Bobigny pour protester contre la nomination à la direction des services et du développement l’ancienne directrice du placement familial. Cette directrice aurait validé tous les dysfonctionnements dont souffre la structure. Elle est désormais numéro deux du groupe.

Outre les problèmes relationnels, des enfants victimes d’agressions sexuelles cohabiteraient avec des auteurs d’agressions. De plus, des familles d’accueil seraient en situation de sureffectifs. Il y aurait des divisions au sein des équipes ou encore des méthodes de chantage envers les assistants familiaux.

Avec plus de 5 000 enfants placés, La Sauvegarde 93 elle est l’une des principales associations de protection de l’enfance dans le département de la Seine-Saint-Denis.

Covid-19, les écoles d’Aulnay-sous-Bois au bord de l’implosion et menacées de fermeture

Tous les jours on a au moins un ou deux élèves suspicieux Covid. On l’isole et il va se faire tester. On est obligé de condamner l’infirmerie 15 minutes, on aère tout, on désinfecte », témoigne auprès d’Europe 1 Laurent, infirmier scolaire au Lycée Voillaume à Aulnay-Sous-Bois. Dans cet établissement de 2.400 élèves, les deux infirmiers scolaires sont débordés. « On a plein de nouveaux cas. Il faut que je fasse des mails pour annoncer aux familles que les classes sont fermées. » 

Une situation qui s’ajoute à la gestion des problèmes du quotidien : les petites blessures, les maux de tête, mais aussi la détresse psychologique des élèves, car certains ont perdu des proches et peuvent avoir des pensées suicidaires, rapporte Laurent. « Je sais qu’en rentrant à la maison j’ai besoin d’une bonne heure avant de reparler de choses qui sont de l’ordre de la banalité, parce que c’est de plus en plus compliqué…

Source et article complet : Europe1

Covid-19, la Seine-Saint-Denis veut vacciner de nouveaux publics

Alors que 19 villes sur 40 dans le département disposent d’un vaccinodrome, les Maires et spécialistes de santé de la Seine-Saint-Denis observent une baisse des prises de rendez-vous chez les plus de 75 ans. Des places sont disponibles et peinent à trouver preneur. Toutes les personnes de plus de 75 ans ne sont pas encore vaccinées, certaines semblent réticentes à cette idée.

Pour garder les doses, plusieurs villes ont décidé de vacciner les personnes de 70 à 74 ans inclus. Cela pourrait arriver prochainement à Aulnay-sous-Bois. Les quelques personnes mortes après avoir reçu le vaccin AstraZeneca semblent avoir refroidi les ardeurs.

Comment sortir des impasses humaine, sanitaire, économique et politique de l’errance chaotique imposée aux gens du voyage (3/3)

À l’issue de la date butoir fixée par le tribunal, à 6h du matin une trentaine de policiers sont venus bruyamment nous expulser sans gentillesse et sans politesse, comme si nous étions des bêtes sauvages. Un de mes cousins est épileptique, il est très sensible, trop d’émotions pourrait provoquer une crise cardiaque et il était déjà très éprouvé. L’une des policières l’a réveillé comme si elle était un bulldozer et l’a traité comme un tas de détritus à supprimer. A ces bruits, je suis sorti de ma caravane en hurlant après les policiers : « Ça suffit, nous sommes éreintés, nous n’allons pas bien. Nous prenons des somnifères pour dormir. Nous avons des malades, des personnes âgées et des enfants. Ça suffit. Je vais réveiller moi-même les membres de ma communauté ». La tension était à son comble, je ne le cache pas. Avoir vu des proches en feu devant nous, passer une semaine dans des conditions épouvantables, être en plus être réveillés en plein sommeil et considérés comme des moins que rien, cela m’a fait mal et m’a mis hors de moi. Heureusement le commandant a fait sortir la policière du camp et la situation s’est apaisée.

Nous avons donc quitté les lieux et nous nous sommes dirigés vers un restaurant qui était fermé. Nous y avons été accueillis comme des terroristes, par une centaine de militaires cagoulés, de policiers municipaux, de policiers nationaux, de gendarmes. Toutes ces forces de l’ordre pour une vingtaine de caravanes hébergeant des personnes vulnérables et encore traumatisées.

Comme ils voulaient nous verbaliser alors que nous n’avons pas d’argent, nous avons décidé de quitter les lieux. Mais le commandant de la gendarmerie de Saint-Witz nous a ordonné de prendre la direction de Senlis qui comportait un péage. Les membres de ma communauté percevant une petite retraite ou le RSA j’ai refusé, mais le commandement persistait et décida de nous bloquer l’accès à la route sans péage.

Nous avons donc nous aussi bloqué la route jusqu’à ce qu’ils nous laissent prendre celle de notre choix. Ils nous ont alors escortés jusqu’à la zone Paris-Nord II.

Là, nous nous sommes installés sur un parking sans activité à côté de l’Usine Center, encombré de 200 blocs de béton d’environ une tonne, une tonne cinq chacun, probablement destinés à empêcher des GDV de s’installer.

Nous les avons déplacées à trois, les autres ne pouvant nous aider car étant malades, handicapés, trop jeunes ou trop âgés.

A chaque fois qu’on arrive quelque part, les propriétaires appellent la police qui saisit la justice qui mandate un huissier qui relève les plaques d’immatriculation. Après on attend le jugement d’expulsion immédiate ou de tolérance temporaire de notre présence.

N’ayant toujours pas reçu de réponse du tribunal, nous ne savions pas jusqu’à quand nous y resterions ! En attendant, sur le terrain tout se passe très bien. Nous pouvons regarder les infos, nous pouvons nous doucher, manger à la lumière, faire notre vaisselle. Une benne à ordures est à notre disposition.

Mais lorsque l’interdiction d’ouverture des commerces finira, nous souhaitons bien évidemment que les commerçants puissent travailler correctement. Ils sont si durement touchés également. Mais où irons-nous ?

Sylvie : Durant tous ces mois, nous nous sommes régulièrement parlé. Pourquoi ne m’as-tu rien dit de tous les drames que tu traversais ?

Antoine : Nous gérons régulièrement des incendies. Nous jetons de la farine pour les éteindre. Mais sur la friche PSA cela a vraiment été dramatique. Nous sommes régulièrement chassés de ville en ville. Nous sommes régulièrement désespérés. Le GDV prennent majoritairement des antis dépresseurs. Les gens comme toi sont choqués par ce genre d’histoires. Mais pour nous, c’est la norme. Parle-t-on de ce qui est normal ?

Sylvie : Que souhaites-tu dire pour conclure ?

Antoine : Un processus sérieux doit être mis en place pour mettre un terme à ces accidents, ces déscolarisations, ces discriminations. Les gens du voyage en ont assez de cette errance aussi chaotique que subie. Ce sont des voyageurs épris d’espace et de liberté. Ils sont français et ont apporté à la France de grands artistes comme Django Reinhardt ou Manitas de Plata. Ils participent à l’animation des villes et villages de France avec leurs cirques et leurs fêtes foraines. Mais ils ne peuvent plus se déplacer librement. Ils peuvent être chassés à n’importe quel moment. Ils n’ont plus de vie.

A l’époque de nos anciens, il y avait plus de tolérance. Maintenant, il y a de plus en plus de violence. Être « accueillis » par 100 policiers pour 20 caravanes, c’est violent. Subir les agressions verbales des forces de l’ordre durant les expulsions, c’est violent. Nous nous entendons régulièrement dire que nous sommes hors la loi, nous sommes des voleurs…

L’errance n’existe pas dans notre culture. Elle est subie et forcée. On s’y est habitué. Ce n’est pas dû à notre culture mais au manque de places dans les aires et au durcissement de la lutte contre le stationnement illicite. Avant nous étions expulsables au bout de 72h, maintenant au bout de 48 h. Mais pour aller où ? Il n’y a pas assez de places dans les aires d’accueil !

Nous sommes comme des animaux en cage, que l’on chasse de place en place et notre culture se meure faute de pouvoir apprendre comme avant de nos anciens et des autres ethnies : les roms, sintis, yéniches, manouches, gitans. Nous voulons préserver nos grands rassemblements pour garder notre culture. :

  • Celui du printemps d’une semaine en mai ou juin : ce pèlerinage des évangélistes accueillent des gens qui viennent de partout y compris des athées et des catholiques. Toutes les ethnies sont présentes. Ce pèlerinage est ponctué de prières, de débats et de moments de convivialité.
  • Ceux de l’été durant lesquelles les missions religieuses se déplacent dans toutes la France.
  • Celui de fin aout durant lequel toutes les missions se retrouvent et font le bilan de leurs tournées.

Les grands rassemblements sont officiels et s’effectuent avec l’accord des gouvernements et des villes concernées. C’est le gouvernement qui nous impose les terrains, souvent des aéroports, des aérodromes ou des terrains militaires.

En dehors des déplacements du printemps et de l’été, certaines familles se déplacent l’hiver dans le sud pour visiter leur familles. Voilà en quoi consiste notre nomadisme, qui ne doit surtout pas être confondu avec l’errance qu’on nous impose.

Les Lois -de plus en plus répressives- sont appliquées à la lettre. Mais les Lois en notre faveur ne sont pas respectées. Nous savons qu’entrer chez quelqu’un est un vol. Mais si nous sommes fatigués, si nos femmes sont enceintes ou viennent d’accoucher, si nous avons des nouveaux nés et des malades, nous devons bien aller quelque part pour nous reposer. Nous n’avons souvent pas le choix. Au lieu de nous attaquer, les propriétaires devraient attaquer les pouvoirs publics et non les GDV, mais c’est plus simple de s’attaquer aux plus faibles.

Au sein de l’ETP Paris Terre d’Envol, nous ne voulons pas engager de poursuite pour mise en danger d’autrui contre ceux qui nous ont accueillis sur la friche. Au contraire, nous les remercions de nous avoir tolérés. Mais nous voulons être reçus pour présenter nos propositions de résolution durable de ces problèmes, pour sortir ensemble par le haut de cette situation inhumaine qui ne peut perdurer.

« Il faut respecter la Loi pour que les GDV puissent la respecter ».

Nous sommes français et comme tout français nous voulons être LIBRES – ÉGAUX – FRÈRES.

Source :

Sylvie Billard, L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s / votre.elue.citoyenne@gmail.com

Antoine Sauser, Représentant des gens du voyage