Archives de Catégorie: Justice

Les trois policiers mis en cause dans l’affaire Théo à Aulnay-sous-Bois seront bien jugés aux assises

Les trois policiers mis en cause dans l’affaire Théo, ce jeune homme noir d’Aulnay-sous-Bois grièvement blessé lors de son interpellation en 2017, seront bien jugés aux assises pour « violences volontaires », a appris ce jeudi franceinfo de source proche du dossier. 

Ce renvoi, initialement demandé par le parquet de Bobigny le 7 octobre 2020, avait été contesté en appel par deux des mis en cause. Cet appel a été débouté. Maître Antoine Vey, l’avocat de Théodore Luhaka salue une décision « qui confirme la nature criminelle de cette affaire et l’extrême gravité des faits ».

Source et article complet : France Bleu

L’homme qui a percuté la police avec une voiture volée et qui a fini sa course à Aulnay-sous-Bois condamné

Le 9 novembre 2021, Eric* s’est retrouvé dans le box des accusés du tribunal du Bobigny (Seine-Saint-Denis). Ce jeune homme de moins de 25 ans comparaissait dans son procès, à la suite d’un contrôle routier.

Le 15 septembre 2021, au soir, il circulait dans les rues de Saint-Denis. Arrêté à un feu rouge, il remarque qu’un véhicule se place en travers de sa route. Il ne s’agissait pas de n’importe quel véhicule : c’était une patrouille de police.

Ces derniers mettent le pied à terre pour tenter de l’appréhender. L’accusé dit ne pas avoir reconnu le véhicule, ni les policiers. Pour lui, il y voit avant tout une menace. Dès lors, il n’y a qu’une seule perspective :  s’échapper à tout prix.

Source et article complet : Actu.fr

Le Parquet National Financier requiert des peines de prison et des amendes à l’encontre de cinq Proches de Nicolas Sarkozy, dans l’affaire des sondages de l’Élysée

 

 

Depuis le 18 octobre 2021, cinq anciens proches de Nicolas Sarkozy doivent s’expliquer concernant des contrats de conseil politique et de sondages conclus sans appel d’offres entre 2007 et 2012.

Durant quatre semaines, la 32e chambre du tribunal correctionnel de Paris  s’est  plongée dans le fonctionnement du pouvoir lors du mandat de Nicolas Sarkosy .

Après la publication d’un rapport  de la cour des comptes en 2009, Anticor avait porté plainte en 2010. Selon Jérôme Karsenti, l’avocat d’Anticor, l’affaire des sondages de l’Élysée  »  pose en particulier la question de « la manière dont Nicolas Sarkozy a exercé le pouvoir, utilisant l’Élysée et les moyens de l’État dans son intérêt personnel, se souciant avant tout de son image et de son éventuelle élection au mépris des règles de droit »

Protégé depuis l’origine dans ce dossier par son immunité présidentielle, l’ancien chef de l’État a été cité comme témoin au procès par l’association de lutte contre la corruption Anticor, à l’origine de l’affaire car selon l’association « Son témoignage est indispensable pour comprendre » le « système » alors en vigueur à l’Élysée  » !

La juridiction financière avait épinglé une convention signée avec Publifact, la société du conseiller Patrick buisson. Les multiples et nombreux sondages payés par l’Élysée, traitaient de la popularité du président, des réformes, des questions d’actualité, des échéances électorales, des rivaux politiques, des  ministres ou encore de l’image de la nouvelle première dame, Carla Bruni…..

Mais ce qui a surtout été épinglé par le Parquet financier, ce sont les contrats de communication signés avec les sociétés de Patrick Buisson et du politiste Pierre Giacometti  ainsi que des commandes directes de sondages entre 2007 et 2009 auprès de plusieurs instituts, en particulier Ipsos. Pour un total de 7,5 millions d’euros, ces dépenses ont été réalisées sans publicité ni d’appel d’offres, ce qui  est constitutif de favoritisme pour le Parquet national financier (PNF) !

Dans l’affaire de ces sondages, Patrick Buisson est soupçonné de détournement de fonds publics par Anticor car elle a compté qu’entre 2007 et 2009, 235 sondages avaient été achetés et revendus avec des marges conséquentes allant  de 65 à 71%, pour un bénéfice de 1,4 million d’euros, ces revenus s’ajoutant et se cumulant avec la rémunération mensuelle de 10 000 euros par mois  en tant que conseiller du président.

Patrick  Buisson est également jugé pour abus de biens sociaux, pour avoir fait supporter près de 180 000 euros de dépenses personnelles à ses entreprises !

Pierre Giacometti, ancien d’Ipsos, est lui aussi jugé pour recel de favoritisme en relation avec un contrat de conseil signé en 2008 par la société qu’il venait alors de fonder, Giacomettiperon, devenue depuis No Com.

Claude Guéant, l’ex-bras droit de Nicolas Sarkozy, est poursuivi pour favoritisme et détournement de fonds publics par négligence.

Emmanuelle Mignon a fait valoir qu’elle avait elle-même engagé une réforme des comptes de l’Élysée,  parce qu’elle avait constaté qu’aucun appel d’offres n’avait jamais été réalisé

Julien Vaulpré, L’ancien conseiller, comparaît lui aussi pour favoritisme. Quant à Jean-Michel Goudard, un autre membre du cabinet de Sarkosy, les poursuites à son encontre se sont éteintes avec son décès. Enfin, quatre sociétés seront également jugées : le poids lourd des sondages Ipsos ainsi que Publifact, Publi-Opinion et No Com.

À l’issue de près de trois heures de réquisitoire, les procureurs financiers ont demandé que la peine de M. Guéant, « grand manitou de l’Élysée » au « rôle central dans les infractions », soit assortie de 10.000 euros d’amende, et ont requis un an d’emprisonnement dont six mois ferme à l’encontre de l’ancien secrétaire général de la présidence Claude Guéant, jugé pour favoritisme et détournement de fonds publics par négligence.

A l’encontre de Patrick Buisson, Le ministère public a requis deux ans d’emprisonnement dont un an ferme  et 100.000 euros d’amende ainsi que 550.000 euros d’amende contre ses deux sociétés Publifact et Publi-Opinion.

L’ancien conseiller Pierre Giacometti, qui a « profité de la situation hors norme élyséenne pour accompagner son changement de carrière », doit être condamné à six mois d’emprisonnement avec sursis et 70.000 euros d’amende. Une peine de 250.000 euros d’amende a en outre été demandée contre sa société No Com.

Contre Emmanuelle Mignon qui a été directrice de cabinet de l’Élysée, l’accusation a requis 10.000 euros d’amende, parlant d’un « comportement délinquant » mais d’une « ambition réformatrice qui ne peut être contestée ».

Quant à l’institut de sondages Ipsos, jugé pour recel de favoritisme, une peine de 500.000 euros d’amende a été requise.

Julien Vaulpré, l’ex-conseiller technique « opinion »  de l’Élysée considéré comme la « cheville ouvrière de l’infraction de favoritisme », se voit demander une peine de  5000 euros d’amende par le ministère public.

Voilà qui ne fait que donner raison au peuple de ne plus avoir aucune confiance dans les politiques qui se servent de l’accession au pouvoir pour abuser des deniers publics….

 

Article  rédigé  le  10  novembre  2021  par  Catherine  Medioni

Deux hommes condamnés pour l’agression de deux policiers de la CSI à Aulnay-sous-Bois

Le tribunal de Bobigny a condamné, ce mercredi 3 novembre, deux hommes à deux ans de prison, dont un avec sursis, pour l’agression de deux policiers en janvier à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).  

Les deux hommes, qui n’étaient pas présents pour le délibéré, ont été déclarés coupables de violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique ayant entraîné une interruption totale de travail (ITT) supérieure à huit jours. Lors de l’audience, le 22 septembre, le parquet avait requis 18 mois de prison ferme avec mandat de dépôt ainsi que six mois assortis du sursis probatoire.

Source et article complet : France Bleu

2 jeunes condamnés à la prison et 7 acquittés suite au meurtre de Dalil à Aulnay-sous-Bois

Le principal accusé a été condamné à douze ans de réclusion criminelle et un autre, mineur, a écopé de cinq ans de prison pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Sept autres prévenus ont été acquittés par la cour d’assises.

La cour d’assises de Seine-Saint-Denis a condamné jeudi deux jeunes d’une cité et acquitté sept autres pour la mort accidentelle d’un des leurs en marge de rixes nocturnes avec un quartier rival en 2018, fustigeant une enquête « très très incomplète ».

Le principal accusé a été condamné à douze ans de réclusion criminelle et un autre, mineur, a écopé de cinq ans de prison pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

Ils ont été les seuls reconnus coupables d’avoir participé à l’attroupement dans la cité de l’Europe d’Aulnay-sous-Bois qui, dans la confusion de la nuit, a lynché un jeune qu’ils pensaient venir de la cité voisine et rivale des 3.000, alors qu’il s’agissait d’un de leurs amis.

Source et article complet : BFM TV

9 jeunes jugés pour avoir tué par mégarde leur ami Dalil dans la cité de l’Europe à Aulnay-sous-Bois

Neuf jeunes d’une cité de Seine-Saint-Denis sont jugés depuis ce jeudi aux assises des mineurs pour une tragique méprise : le meurtre en 2018 d’un des leurs, pris par erreur pour un membre de la cité rivale. Ils encourent jusqu’à trente ans de réclusion criminelle.

« Arrêtez c’est Dalil, bande de cons ! » Neuf jeunes d’une cité de Seine-Saint-Denis sont jugés depuis jeudi aux assises des mineurs pour une tragique méprise: le meurtre en 2018 d’un des leurs, pris par erreur pour un membre de la cité rivale en marge de rixes nocturnes de quartiers.

Leur procès s’est ouvert ce jeudi matin au tribunal judiciaire de Bobigny et le huis clos a été ordonné en raison de la minorité de deux des accusés à l’époque des faits, ont indiqué des avocats. L’audience doit durer deux semaines, le verdict est attendu autour du 28 octobre. Cité de l’Europe à Aulnay-sous-Bois, 5 juin 2018, autour de 23h. Les esprits sont chauffés à blanc, les corps remontés à bloc. L’éclairage public ne fonctionne plus depuis des semaines et la nuit plonge dans le noir le quartier en proie au trafic de drogues.

Source et article complet : Charente Libre

Le rappel à la loi remplacé par l’avertissement pénal probatoire

La fin des rappels à la loi qui étaient jusqu’alors une mesure alternative aux poursuites judiciaires vit ses derniers jours car en mai dernier, les députés avaient voté pour son remplacement par une autre mesure dénommée désormais l’avertissement pénal probatoire dans le cadre du projet de loi « pour la confiance dans l’institution judiciaire ».

Le ministre de la Justice vient de présenter le nouveau dispositif au Tribunal judiciaire de Nanterre. L’avertissement pénal probatoire sera délivré par la justice qui, pendant un an, mettra les mis en cause sous surveillance. Dans le cas d’une autre infraction durant cette période, ils seront alors jugés pour les deux délits, le nouveau et l’ancien  »  a expliqué le garde des Sceaux dans une interview au Figaro.

Le rappel à la loi était une  réponse pénale trop faible pour être efficace selon Eric Dupont-Moretti. Effectif à compter du 1er janvier 2023, le nouveau dispositif remplacera progressivement les rappels à la loi dont seront exclus, dès la promulgation de la loi, les délits de violences contre les personnes dépositaires de l’ordre public ou détentrices d’un mandat électif,  et à compter du  1er juin 2022, tous les délits de violences », a précisé le ministre de la Justice.

Brève  rédigée  le  5  Octobre  2021  par  Catherine  Medioni

Le Maire d’Aulnay-sous-Bois maintient sa confiance envers Pierre Chassat malgré sa condamnation en première instance

Dans le cadre de l’affaire Bygmalion, Pierre Chassat a été reconnu coupable d’abus de confiance et de complicité de financement illégal de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy.

Pierre Chassat, adjoint au maire de Levallois-Perret, Directeur de cabinet du Maire à Aulnay-sous-Bois et directeur de la communication du parti de Nicolas Sarkozy à l’époque des faits est condamné à trois ans de prison dont deux ans avec sursis et aménagement de peine avec bracelet électronique. Il se voit privé de droit d’éligibilité pour cinq ans selon Actu.fr.

Cependant, il a fait appel et il est sursis à l’exécution du jugement de première instance. Le Maire d’Aulnay-sous-Bois garde sa confiance et ne souhaite procéder à aucune sanction comme l’en atteste le communiqué ci-dessous :

Les jeunes qui ont agressé les policiers en janvier à Aulnay-sous-Bois n’ont pas de regret

En janvier dernier, des policers avaient été pris à partie par des jeunes dans le quartier de La Rose des Vents (Les 3000) à Aulnay-sous-Bois. Un des policiers avaient été roué de coups.

Selon les individus qui comparaissent aujourd’hui devant le tribunal de Bobigny, ce serait eux les victimes et n’éprouvent aucun regret. Pour rappel, lors d’un banal contrôle routier qui s’est envenimé, des jeunes sont venus à la rescousse d’un motard interpellé et deux policiers avaient été insultés et frappés.

L’ex Maire de Noisy-le-Sec Laurent Rivoire risque 130 000 € d’amende pour prise illégale d’intérêts

Il avait été accueilli comme le messie en 2010 à Noisy-le-Sec pour mettre fin au règne peu glorieux d’Alda Perreira Lemaitre (PS) suite à une élection municipale anticipée en battant le Parti Communiste. Au sommet de sa gloire après une réélection facile en 2014, Laurent Rivoire (UDI) connait désormais une descente aux enfers.

Il comparaissait au tribunal pour favoritisme, prise illégale d’intérêts et trafic d’influence. Selon Le Parisien, La procureure a requis trois ans de prison avec sursis, 130 000 euros d’amende et une inéligibilité de trois ans à son encontre.

De quoi est-il accusé exactement ? Selon le parquet, il n’aurait pas respecté les règles d’octroi de marchés publics à la tête de l’office HLM. Pour beaucoup de Noiséens, cela doit être la stupéfaction.