Archives de Catégorie: Politique

Chimirec, ancienne usine SEVESO, veut être imposée, plus vite que son ombre à Aulnay-sous-Bois !

L’équipe municipale a soigneusement caché la date de l’enquête publique aux élu.e.s et à la population

Les élus d’opposition Aulnay en Commun viennent de découvrir que l’enquête publique de l’installation de l’ancienne usine Seveso Chimirec sur les ex-terrains de PSA se tiendra du 14 septembre au 14 octobre 2020. Cette information a été cachée aux élu.e.s et à la population qui avaient découvert en juillet le projet de déménagement à Aulnay de cette usine, qui était classée Seveso en 2013 [1].

Plus grave, cette installation préparée de longue date, a ainsi été cachée aux habitants durant la campagne électorale, et dans le mensuel municipal. Le journal Oxygène de septembre évoque vaguement une enquête « à l’automne » alors que les dates sont connues ! Mais pour cela il faut aller voir sur l’affiche illisible de l’enquête publique.

On voudrait que les habitant.e.s n’aient pas le temps de se pencher sur cette affaire potentiellement scandaleuse, qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

Alain Amédro, conseiller municipal du groupe des élu.e.s de gauche, écologistes et citoyens Aulnay en Commun.

[1] : Cette usine aurait, selon le Préfet, perdu son statut Seveso, mais des questions importantes demeurent, notamment sur les soupçons de trafic d’influence de l’ancien député LR Thierry Solère. Une enquête judiciaire est ouverte.

Source : Communiqué des Elus de Gauche Ecologistes et Citoyens

Forum des associations 2020- ferme du vieux pays d’Aulnay

Samedi 5 septembre,

de 10h à 18h, la Ferme du Vieux-Pays

abritera le traditionnel

forum des associations

dans un format adapté au contexte sanitaire actuel.

Les bénévoles vous présenteront leurs structures et leurs activités. Un rendez-vous idéal pour découvrir ce qui animera votre année 2020-2021. 

Comme pour l’ensemble des espaces publics, le port du masque sera obligatoire toute la journée dans l’enceinte du forum ! 

La liste des associations présentes et le plan du site seront prochainement disponibles : https://www.aulnay-sous-bois.fr/actualites/forum-des-associations-2020/

 

Votre dévouée, pratiquant ses activités sportives en dehors de la ville d’Aulnay, éssaiera de passer sur ce forum aulnaysien.

Deux comités de La République En Marche s’affrontent toujours à Aulnay-sous-Bois

La rentrée s’annonce mouvementée pour le mouvement présidentiel à Aulnay-sous-Bois. Deux comités s’affrontent à coup de communications et de participations à des événements locaux :

  • Aulnay En Marche, animé par Benjamin Giami, conseiller municipal d’opposition, ainsi que par Leïla Abdellaoui (également conseillère municipale d’opposition). On compte 202 adhérents dans ce comité qui est très hostile à Bruno Beschizza, maire LR d’Aulnay-sous-Bois
  • En Marche Aulnay-sous-Bois, animé par Marc Masnikosa avec 105 membres. Ce comité est au contraire plutôt conciliant avec le Maire LR et n’hésite pas à faire de la publicité de sites Internet qui lui sont favorables

Dans moins de deux ans auront lieu les législatives pour renouveler l’assemblée nationale. Est-ce que ces deux comités travailleront main dans la main ou, au contraire, s’affronteront de manière fratricide ?

Alors qu’une liste portée par LREM était présente cette année avec comme tête de liste Benjamin Giami, certains membres En Marche de la première heure ont fait bande à part. Marc Masnikosa a continué à prêter son nom au site Aulnay Libre, plutôt favorable à l’édile LR, alors qu’Abdel Benjana, autre figure LREM locale, a littéralement soutenu Bruno Beschizza dans un tract distribué dans les quartiers Nord.

Deux courants qui semblent donc s’affronter avec un pôle plutôt au Centre, et un autre plutôt à Droite.

Projet de privatisation d’une partie des missions du service jeunesse d’Aulnay-sous-Bois

Monsieur le Maire,

Nous avons été interpellés par plusieurs agents communaux et des syndicats concernant votre projet de privatisation des missions loisirs du service jeunesse de notre ville . Ce projet crée des angoisses et inquiétudes légitimes tant auprès des agents concernés que de la population.

Ainsi après avoir effectué une délégation de service public pour la gestion de la crèche Clémence Mentrel et pour la crèche municipale La Bourdonnais vous vous apprêtez à confier de nouvelles missions, dévolues à la ville à un prestataire privé. Pour rappel le service jeunesse dans une commune est un outil d’intervention sociale, d’épanouissement, d’autonomie dédié à la jeunesse. À ce titre, en liens étroits avec les
structures municipales et extérieurs, il participe :

  • à l’animation des jeunes dans la ville
  • à l’information en direction des jeunes aulnaysiennes et aulnaysiens
  • à accompagner les jeunes dans la construction de leur projet professionnel et leur projet de vie
  • contribue à la construction de l’identité citoyenne dans le cadre de l’intérêt général
  • au soutien et à l’accompagnement des projets des jeunes aulnaysiennes et aulnaysiens
  • à la lutte contre l’échec scolaire
  • au développement culturel, éducatif et sportif
  • à la prévention de la délinquance
  • aux actions de prévention de santé publique
  • à l’organisation de manifestations
  • à la création de liens entre les générations
  • à l’organisation de séjours vacances

SES MISSIONS

  • Accueillir dans les 12 structures jeunesses de la ville de la tranche d’âge comprise entre 10 et 17 ans quelle que soit leur origine, leur milieu, leur sexe dans un esprit d’équité.
  • Écouter les demandes, les attentes formulées et tenter d’y apporter des réponses cohérentes qui soient les plus adaptées possible.
  • Proposer des activités à vocation socio-éducative, culturelle et sportive.
  • Sensibiliser et préparer les jeunes aux changements climatiques, aux respects et à la protection de la biodiversité
  • Informer sur les services, les dispositifs existants. Mettre à disposition les informations et les moyens d’y accéder. L’accès à l’information pour favoriser l’autonomie.
  • Accompagner une démarche, une initiative. Accompagner vers une institution, un service ou une personne.

S’il est vrai que notre service jeunesse a besoin d’une restructuration en raison de problématiques structurelles, des nouveaux besoins des jeunes, de l’évolution de notre société et l’évolution des carrières des agents choisir de ne plus assumer en gestion directe les missions essentielles envers la jeunesse au profit d’une DSP est un choix de facilité et de légèreté.

La privatisation d’une partie de la politique jeunesse au sortir d’une situation de crise sanitaire sans précédent où les populations les plus fragilisées, dont la jeunesse, ont connu et connaissent encore des situations de pauvreté aggravées semble en contradiction et en rupture totale avec la réalité sociale et de l’identité solidaire de notre ville.

C’est maintenant que la jeunesse a besoin de l’action publique traduite au travers d’une politique jeunesse publique ambitieuse, forte, exigeante et incarnée. C’est l’action publique qui possède les marges de manoeuvre qui offriront le meilleur accompagnement possible à la jeunesse aulnaysienne et non une entreprise privée répondant à une logique de rentabilité pure poussant encore plus profondément la jeunesse vers la précarité déjà galopante.

Nous vous demandons d’abandonner ce projet de privatisation car le risque réel sera à moyen terme de créer des situations de ruptures irrattrapables pour de nombreux Aulnaysiennes et Aulnaysiens.

Ne pensez-vous pas que la vingtaine de fonctionnaires et la trentaine de contractuels du service jeunesse méritent plus de considérations ? Quand comptez-vous faire une concertation avec les premiers concernés ainsi que leurs représentants ?

Quel sera le contenu de la convention de mise à disposions des agents publics à l’entreprise retenue ? Les fonctionnaires que vous souhaitez reclasser font parties de la filière animation comment comptez-vous les intégrer dans les différents services municipaux qui comportent les filières administratives, techniques, médico-sociales, culturelles, sportives, animations, polices ?

Quelles seront les conditions :

  • d’avancement d’échelon ? À quelle durée ?
  • plan pluriannuel de formations prévus pour les fonctionnaires et contractuels ?
  • promotion interne dans le cadre de la CAP ?
  • formation diplômante pour celles et ceux qui souhaitent une mobilité voire un reclassement ?
  • le régime indemnitaire restera t-il inchangé pour les fonctionnaires en cas de mise à disposition ?
  • maintien des rémunérations actuelles pour les contractuels ?

Quid de la situation salariale des responsables de structures, les responsables de services, le pôle administratif, le BIJ, le service séjours vacances? Par ailleurs ces derniers jouent un rôle prépondérant dans la construction des jeunes via des réunions de coordination, des signalements, un accompagnement individualisé et des échanges réguliers entre collègues. Demain avec un prestataire privé ce travail de dentelle indispensable ne sera plus de rigueur.

Une concertation avec les usagers et les parents des mineurs sur le devenir des structures et des équipes sera t-elle menée ?

Un audit a-t-il été mené conduisant à la décision de la DSP ? Si oui par qui et quelles sont les préconisations ?

Quel est le montant prévu minimum et maximum du futur marché ?

Un plan pluriannuel d’investissement et de travaux de réhabilitation est-il prévu pour les structures les plus délabrées ?

La délégation de service public rependra t-elle l’ensemble des actions et dispositifs existants ?

Quelles conditions de reprise des contractuels qui assurent des missions depuis plusieurs années (vacances scolaires, accompagnement à la scolarité CLAS, projets Musique vidéo etc …) .

Quid des subventions VVV, contrat de ville etc…. en terme de recette pour la commune?

Pensez-vous vraiment que la privatisation est la forme la plus judicieuse et adéquate pour répondre aux aspirations des jeunes aulnaysiennes et aulnaysiens ?

Nous vous saurons gré de bien vouloir nous préciser vos intentions sur ce projet de privatisation.

Nous sommes toujours à l’écoute des propositions et évolutions visant à conforter les services publics ou à ramener les services publics dans le giron du secteur public. La privatisation n’est autre que la déresponsabilisation et l’absence de vision politique.

Dans l’attente de votre retour, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de nos sentiments distingués.

Source : Oussouf Siby, Président du groupe des élus de gauche, écologistes et citoyens sur le budget à Aulnay-sous-Bois

Denis Cahenzli devient le 18ème vice-président de la Métropole du Grand Paris

Après la reconduction épique de Patrick Ollier à la présidence de la Métropole du Grand Paris le 9 juillet, l’élection des vice-présidences a été bouclée plus rapidement ce lundi 20 juillet.

Sans surprise, c’est Anne Hidalgo (PS), maire de la capitale, qui a été réélue comme première vice-présidente. Derrière, Philippe Laurent (UDI) qui a joué les leviers pour faire basculer l’élection le 9 juillet, a été élu 2ème vice-président et son groupe UDI et centristes a obtenu 4 vice-présidences.

En termes de représentativité départementale, le Val-de-Marne, qui comptait 7 vice-présidences sur 20 lors de la création de la MGP début 2016, n’en compte plus que 5 tandis que Paris en compte 3, la Seine-Saint-Denis 6 et les Hauts-de Seine 6 en plus de la présidence.

Denis Cahenzli, adjoint au Maire à Aulnay-sous-Bois, a été élu 18ème vice-président.

Source : 94-citoyen

Fatiha Boudjahlat égratigne le maire d’Aulnay-sous-Bois sur le communautarisme et la dette colossale

Mais si le multiculturalisme séduit, il aurait une réalité bien sombre au niveau local, selon elle:

«Au niveau local, que ce soient des élus communistes –comme dans la couronne francilienne rouge– ou des élus de droite –comme Bruno Beschizza à Aulnay-sous-Bois, ils ont fait du communautarisme, du clientélisme ethnique et religieux, une façon de gérer la paix sociale.»

Réélu au premier tour avec près de 60% des voix, à la tête d’une ville de 85.000 habitants et de… 2.000 agents municipaux, la gestion d’Aulnay-sous-Bois par Bruno Beschizza serait «entachée de nombreuses irrégularités» en matière de ressources humaines, selon la Chambre régionale des comptes d’Île-de-France. Au-delà d’une coquette dette de 129 millions d’euros, les Sages se penchent notamment sur le fonctionnement de certaines associations culturelles de la commune. L’une d’elles fonctionnerait grâce à la mise à disposition de plusieurs dizaines d’agents municipaux.

Un système clientéliste qui se serait donc étendu aux quatre coins de l’Hexagone: «Il n’y a plus du tout d’associations d’éducation populaire. Cela n’existe plus! Que ce soit le sport, l’aide aux devoirs, c’est communautariste!», s’indigne Fatiha Boudjahlat qui tacle au passage Gabriel Attal, élu socialiste qui déclarait à l’automne 2019, devant la Commission des affaires culturelles de l’Assemblée, que les associations étaient une «chance» pour les pouvoirs publics, notamment grâce aux économies qu’elles permettraient à ces derniers de faire.

Source et article complet : Sputnik

Thierry Meignen dépose plainte contre le Maire d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza pour menace de mort

Affirmant qu’un couple de gros bras est venu menacer sa femme et son chien devant leur domicile, à cause d’un «clash» avec Bruno Beschizza (LR), Thierry Meignen (Libres !) a déposé plainte contre son collègue.

«Mon chien s’appelle Pétrus. C’est un petit staffie, il est très mignon, c’est vrai. Ma femme en est folle…» Aussi mignon qu’il soit, Pétrus va sans doute être à l’origine d’un conflit politique comme la Seine-Saint-Denis n’en a jamais connu. Comme seuls les Républicains −ou ex-LR− savent en produire.

Le chien «mignon» est celui de Thierry Meignen, le maire (Libres! et ex-LR) du Blanc-Mesnil, en couple avec Christine Cerrigone, conseillère départementale.

Dimanche, alors qu’elle sortait de chez elle pour le promener, en l’absence de son édile de mari, deux motards ont fait irruption dans la rue, avant de la menacer, elle, son chien et son époux. Et ce, assure-t-elle, en se réclamant… de Bruno Beschizza, le maire (LR) d’Aulnay-sous-Bois.

Thierry Meignen a déposé plainte auprès du procureur contre Bruno Beschizza, pour «menace de mort avec ordre de remplir une condition». Et, cerise sur le gâteau, il demande la démission de Bruno Beschizza de son poste de président du territoire !

«C’est probablement moi qu’ils attendaient»

Revenons à Pétrus. Dimanche 13 juillet, alors que Christine Cerrigone, l’épouse de Thierry Meignen, sort avec leur chien devant leur domicile parisien, «un homme et une femme», casqués, à moto, l’interpellent. «Ils étaient déjà stationnés juste devant chez nous, c’est probablement moi qu’ils attendaient», avance le maire.

Sans descendre de leur engin, ils demandent, «sur un ton posé mais inquiétant, à la façon des parrains dans les films de gangster», juge encore l’édile, si le chien appartient bien au couple politique. «Ma femme a répondu oui, et elle s’est approchée, pensant avoir affaire à des cynophiles», poursuit le maire. Mais très vite, la teneur des propos n’a rien à voir avec celui d’un amoureux desstaffies, selon les déclarations de Christine Cerrigone.

«Faites bien attention à vous et à votre chien, madame»

«Il est beau votre chien, madame. Si vous l’aimez, protégez-le bien… et vous également. Dites à votre mari, le couillu là, qu’il arrête de dire aux promoteurs que le maire d’Aulnay-sous-Bois a son Benalla (NDLR : ici une référence à Naguib Benlarbi, le directeur adjoint de cabinet de Beschizza). On ira jusqu’au bout du mandat. Faites bien attention à vous et à votre chien, madame.»

Dans le PV de la plainte que nous avons pu consulter, le ton est décrit comme «très menaçant». «Ma femme m’a appelée, en larmes», se rappelle encore Thierry Meignen.

Au-delà du fait que, selon les déclarations de la victime, les agresseurs se réclamaient de la majorité d’Aulnay, pour Thierry Meignen, cette affaire est «sans nul doute» liée au désaccord houleux qui l’a opposé à Bruno Beschizza la veille des faits, lors du conseil de territoire «Paris, terre d’envol». Une entité qui regroupe les communes de d’Aulnay, Drancy, Tremblay, Sevran, Blanc-Mesnil, Dugny, Le Bourget et Villepinte.

Ce jour-là, le maire d’Aulnay est réélu président de l’assemblée, constituée de 72 conseillers des huit villes.

«En séance, j’ai pris la parole pour dénoncer le fait que, depuis deux mois, tous les dossiers concernant Le Blanc-Mesnil censés recevoir l’aval du territoire n’avancent pas : les parapheurs sont bloqués sur le bureau de Bruno Beschizza», explique Thierry Meignen.

«J’ai vingt ans de flic derrière moi, on va pas me marcher sur les couilles !»

Ainsi, alors qu’ils se croisaient, Bruno Beschizza aurait demandé au maire du Blanc-Mesnil de «baisser d’un ton», celui-ci lui répondant de manière encore plus véhémente.

En tournant les talons, le maire d’Aulnay-sous-Bois, ex-officier de police, aurait lâché : «J’ai vingt ans de flic derrière moi, on va pas me marcher sur les couilles !» Une phrase qui, selon la plainte de Thierry Meignen, établit un «lien» avec les intimidations dont sa femme et Pétrus, son chien, feront l’objet dès le lendemain.

«Deux agresseurs, sans doute zélés »

Reste une question : dans quel cadre serait intervenu le couple de gros bras devant le domicile des Meignen ? Là-dessus, l’édile ne se prononce pas, rappelant juste «la temporalité des faits».

Un observateur commente : «Soit Bruno Beschizza a donné un ordre, ce qui paraît peu probable au regard de son intelligence, soit les deux agresseurs, sans doute zélés, sont intervenus dans un cadre psychologique, un mode de fonctionnement, qui leur permet de croire que c’est permis.»

Contacté, le cabinet de Bruno Beschizza, qui n’était « pas au courant de cette procédure », indique seulement «ne pas faire de commentaire pour l’instant».

Source et article complet : Le Parisien

Jean-Louis Chaussat, ancien habitant d’Aulnay-sous-Bois, devient Maire d’un village de la Creuse

Jean-Louis Chaussat a vécu de nombreuses années à Aulnay-sous-Bois et était connu des milieux associatifs et politiques de la ville. Militant UMP de la première heure, il avait rejoint le Parti Radical en 2009 puis l’UDI, et était colistier dans la liste Aulnay Demain en 2014.

Frère de l’actuel adjoint aux archives Jacques Chaussat, Jean-Louis Chaussat était connu pour son calme et sa discrétion. Surnommé le « Keyser Söze » de la politique en référence au personnage emblématique du film « Usual Suspects », Jean-Louis Chaussat s’appuyait sur sa carrière de comptable émérite et son éducation pour insuffler les idées à ses compagnons politiques. Alors que son frère partait dans tous les sens, il préférait s’appuyer sur son sens de la stratégie pour cadrer les militants et sympathisants et donner à l’équipe une stature plus professionnelle et plus politique.

Amoureux de la Creuse pour son côté authentique et ses villages atypiques, Jean-Louis Chaussat déménagea en 2015 dans le village de Saint-Oradoux-Près-Crocq, petite commune de quelques dizaines d’âme. Mettant à contribution son intelligence et son ouverture d’esprit, il prit part à quelques investissements agricoles dans le secteur et se forgea rapidement une image d’homme habile et posé, cultivé et charismatique. C’est en s’appuyant ainsi sur sa personnalité que Jean-Louis Chaussat devint Maire de cette petite commune dont la survie ne passe que par des investissements intelligents et une volonté de renouveau, alors que les dotations sont en baisse.

Alors que la ville d’Aulnay-sous-Bois se densifie et que des associations s’opposent à l’augmentation effrénée de la population,  les habitants de Saint-Oradoux-Près-Crocq espèrent au contraire que de nouvelles âmes viendront s’installer dans le village, pour y préserver les dernières activités. Jean-Louis Chaussat aura pour rude tâche de rendre attractive sa commune pour les jeunes familles en quête d’air plus pur et d’environnement plus agréable.

Dans l’une des rares vidéos en notre possession, vous pouvez découvrir Jean-Louis Chaussat à la fin de la vidéo ci-dessous, semblant accablé par le comportement de son frère en 2014 et des militants qui se sont donnés en spectacle sur le boulevard de Strasbourg (vers 0:24 s’adressant au docteur Allouch)

Aulnay Flus Pière Plus Forte ne valide pas le compte administratif 2019

Merci Monsieur le Maire.

Ce compte administratif de l’année 2019 dresse le bilan des réalisations et nous donne une vision de la situation financière de la ville.
Ce soir, nous ne pouvons que nous réjouir de la réforme sur la taxe d’habitation décidée par le gouvernement, puisque ce sont près de 20 000 Aulnaysiens qui en ont bénéficié en 2019.

Deuxièmement, sur un plan strictement local, nous constatons que la ville d’Aulnay dispose de peu de marges de manoeuvre au regard des recettes qui ont peu évolué.

La commune vit donc très clairement au-dessus de ses moyens, et elle continue de s’endetter.
Je vous rappelle pourtant un principe de base de la gestion publique : la dette d’aujourd’hui constitue les impôts de demain !

Sans investir plus que les autres, vous avez donc dépensé sans compter et engagé notre ville dans un endettement inconsidéré.
On passe de 1564€ de dette par habitant en 2018 à 1750€ en 2019, sachant que la moyenne nationale pour une ville de même strate est de 1 447€.

Sous votre mandat, la dette de notre ville continue d’exploser : le compte administratif 2019 montre que le recours à l’emprunt reste encore très élevé cette année. Un tel niveau d’endettement n’est pas justifié. Rappelons que la dette a augmenté de 50% en l’espace de six ans.

Par conséquent, le groupe « Aulnay Plus Fière, Plus Forte » ne peut approuver de tels résultats financiers.

Source : Benjamin Giami, président du groupe « Aulnay Plus Fière, Plus Forte »

Oussouf SIBY s’inquiète de la dette qui explose à Aulnay-sous-Bois

Monsieur le Maire, Mesdames, Messieurs les conseillers municipaux,

Nous tenons tout d’abord à vous dire, Monsieur le Maire que nous trouvons inadmissible de ne recevoir l’ensemble des documents du Budget accompagnés de nombreuses délibérations, que le jeudi précédent le vote, à 23 h 30. Comment peut-on croire que les documents ne soient pas prêts avant ? Je précise que je ne remets aucunement en cause l’administration, cette responsabilité incombe aux élus.

Jusqu’en 2018, il était d’usage de transmettre les documents du budget aux conseillers municipaux une bonne semaine avant le vote, ce qui leur laissait le temps nécessaire à une analyse détaillée.

A présent, et tout particulièrement cette année, tout laisse penser à une volonté délibérée d’entraver le travail de l’opposition.

Le Compte administratif 2019

Vous terminez le compte administratif 2019 avec un excédent de 8 millions d’euros. Cet excédent est la conséquence logique d’une hausse de près de 4 M des recettes (169 M contre 165 en 2018) accompagnée de la baisse des dépenses de 1,2 M.

Rappelons que la ville bénéficie de conditions plus favorables depuis 2018 : une nouvelle pause dans la participation au redressement des comptes publics et une situation qui lui permet d’être exonérée de participations financières comme le Fonds de solidarité des communes de la région Ile- de-France (FSRIF) et du Fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales (FPIC).

Par ailleurs, les recettes sont en augmentation :

1,4 M de plus en impôts et taxes (117 M au lieu de 115, 5)

Augmentation des différentes dotations : Fonds de Solidarité, Dotation de Solidarité

A propos des charges :

Les charges, 154 M, ont encore baissé de 1M par rapport à 2018, c’est maintenant 9 M de moins qu’en 2014. On mesure ici la politique d’austérité sur l’ensemble du 1er mandat qui touche forcément l’ensemble des secteurs, tout particulièrement l’enseignement/formation, les interventions sociales, la santé et la culture.

A cette baisse des moyens s’ajoute une hausse continue des tarifs des services municipaux, non visible dans ce document mais régulièrement soulignée par les familles aulnaysiennes.

L’épargne nette, négative pendant 4 années est enfin redevenue positive mais c’est bien sûr dérisoire pour financer un programme ambitieux de 45,7 M.

En effet, alors que les 5 premières années du mandat se caractérisent par une moyenne à minima de 22 M par an, vous avez voulu achever en 2019, l’année des élections municipales, les réalisations phares de votre mandat. D’où un programme d’équipement brusquement pharaonique de 45,7 M.

Pour le financer, là aussi, vous avez bénéficié de facteurs favorables : des augmentations du Fonds de compensation de la TVA, de la taxe d’aménagement et des subventions.

A ces recettes s’ajoutent 2,6 M de vente de propriétés communales et surtout un emprunt à des taux encore très bas de près de 28 M qui finance à lui seul près de 61 % des investissements.

Mais malgré un programme d’investissement en hausse, le socle, partie consacrée à l’entretien des bâtiments, des espaces publics, des espaces / propreté est faible (en dessous des 10 M ). Par ailleurs, nous n’approuvons pas vos choix : 8 M pour la construction du stade nautique (pratiquement la somme consacrée au récurrent) – la place Abrioux (7,5 M) , une place qui révèle aujourd’hui, à peine inaugurée, des problèmes qui nécessitent de nouveaux travaux.

Les sommes sont dérisoires pour le PRU, l’aménagement du site PSA, la Fosse à la Barbière, la rénovation des quartiers Gros Saule, Mitry et la Cité de l’Europe …

Au niveau des dépenses par fonctions, mêmes tendances que les années précédentes :

  • baisse des moyens pour les services généraux au moins 5 M par rapport à 2014,
  • baisse pour l’enseignement/formation, la culture
  • des moyens dérisoires pour le secteur social et santé (11 M en 2013, mais 9 en 2019.) sans oublier la chute radicale des moyens pour la mise en accessibilité
  • le poste sécurité, lui, continue d’augmenter…pour un résultat peu probant

A propos de la dette :

L’encours de dette explose, 149 M suite aux 28 M nouveaux emprunts soit 1 750 € par habitant. Même si la ville est sortie du seuil critique de 12 ans pour se désendetter, sa capacité de désendettement de 9 ans et 10 mois est bien supérieur aux villes de même strate (6 ans et 7 mois)

En conclusion, le compte administratif 2019 montre un excédent réalisé grâce à une hausse des recettes pour la ville conjuguée à la poursuite d’une politique d’économies dans l’ensemble des services municipaux, des services devenus inaccessibles pour certaines familles suite aux augmentations successives.

Après 5 ans de faibles investissements, vous avez voulu réaliser à marche forcée, l’année des élections, vos quelques projets phares de votre mandat en empruntant massivement.

Des projets coûteux et contestés par bon nombre d’aulnaysiens qui aspirent plutôt à d’autres investissements en lien avec la rénovation du bâti, l’aménagement des voiries ou de déplacements doux, la lutte contre le changement et pour l’adaptation climatique.

Source : Intervention Oussouf SIBY, Président du groupe des élus de gauche, écologistes et citoyens sur le budget à Aulnay-sous-Bois