L’exode urbain et la nécessité de stopper la densification
Photos prises et Article rédigé le 8 juin 2020 par Catherine Medioni
Dans sa lettre de décryptage économique du 8 juin 2020, Charles Sannat met en avant l’exode urbain auquel le confinement a donné un véritable coup de pouce. Bien des familles qui ont été contraintes de télétravailleur ont découvert les multiples avantages de travailler depuis leur domicile et ainsi de ne plus perdre un temps considérable dans les transports en commun ou dans leur voiture pour se rendre chaque jour dans leur entreprise.
https://insolentiae.com/lexode-urbain-vient-de-commencer-et-cela-va-tout-change
Parallèlement à ce constat, ils ont également découvert que si le télétravail était possible depuis leur lieu d’habitation, ils n’avaient plus aucune raison d’accepter de payer des loyers parisiens faramineux pour des surfaces exsangues ! C’est ainsi que tous les professionnels de l’immobilier ont noté un afflux de demandes pour des pavillons avec jardin dans la grande couronne, mais également pour des maisons au milieu de grands espaces en province !
Cela annonce donc très clairement une mutation dans nos modes de vie et de travail qui ne sera pas qu’un phénomène de mode passager !
Les citoyens et les travailleurs ne veulent plus sacrifier leur qualité de vie au travail, ni s’entasser dans des clapiers à lapins pour des loyers exorbitants et une qualité de vie médiocre. Ils ont tous unanimement ressenti et redécouvert le besoin de garder un lien étroit avec la nature et les espaces verts, et ils ne veulent plus jamais se satisfaire de la promiscuité et de la densification des villes.
Cette prise de conscience doit provoquer en urgence un moratoire concernant toutes les politiques urbanistiques impulsées et une redéfinition des priorités à développer désormais au sein des plans locaux d’urbanisme. Le gouvernement et les élus locaux vont devoir revoir leur copie et cesser d’imposer aux citoyens et à marche forcée une densification qui ne répond plus ni à leurs aspirations ni à leurs besoins, d’autant plus que le réchauffement climatique, les tempêtes de vents, les inondations et les canicules régulières se sont invitées dans nos quotidiens et nous obligent à repenser totalement les politiques du logement et de l’environnement.
Face à ces calamités récurrentes, la minéralisation de nos sols devient donc une aberration insensée et absolue !
Depuis plusieurs mandats, Aulnay sous bois est l’exemple type d’une densification et d’une minéralisation des sols à marche forcée, à la fois dans le centre-ville et dans le nord par des immeubles tutoyant le ciel avec 6 étages, mais également dans les quartiers pavillonnaires du sud où désormais, en dépit des protestations régulièrement exprimées des Aulnaysiens depuis de longues années, des permis de construire sont traîtreusement accordés a des SCI immobilières pour implanter carrément un deuxième pavillon sur une seule parcelle, détruisant sans scrupules ni états d’âme les arbres et remplaçant les espaces végétalisés qui étaient le poumon de la ville !
Comment des élus grassement payés et honteusement augmentés pour desservir les intérêts des administrés peuvent-ils se prétendre » nos représentants » et continuer à bétonner sans l’approbation des Aulnaysiens ?
Photos prises et Article rédigé le 8 juin 2020 par Catherine Medioni

Zone UG ( pavillonnaire ) 18 avril 2020 : pavillon rénové et surélevé d’un étage au fond et devant dalle du second pavillon sur une seule parcelle. Plus de terre pleine, plus d’arbres, que du béton ! Merci Qui ? Beschizza et Cahenzly, les fossoyeurs de notre qualité de vie !

10 mai 2020 : 1er niveau du second pavillon sur la même parcelle, devant le pavillon du fond rénové et surélevé. Minimum 4 familles sans places de stationnements dans une rue à stationnement unilatéral alternatif ! Merci QUI ? Beschizza et Cahenzli, les traîtres aux Aulnaysiens. Promiscuité garantie. Jardin disparu ! Ce sont les méfaits de la densification !