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Arrêter de fumer avec la cigarette électronique : mode d’emploi

A l’échelle planétaire, la cigarette électronique a aidé des millions de personnes à arrêter de fumer. En France, on parle de plus de 700 000 fumeurs qui ont décroché grâce à ce dispositif de vapotage, selon les chiffres parus dans le Baromètre du Tabagisme réalisé annuellement par Santé publique France. Pour autant, l’e-cigarette n’échappe pas à la controverse, notamment du point de vue de ses dangers éventuels sur le long terme. Mais il y a une certitude : la composition de l’e-liquide, chauffé dans le cadre du vapotage, est beaucoup moins inquiétante que les substances toxiques qui résultent de la combustion du tabac. Comment réussir son sevrage tabagique avec la cigarette électronique ? Explications…

Commencez par bien choisir votre e-cigarette

Avant d’aller plus loin, sachez que si vous êtes en mesure d’arrêter de fumer sans passer par la case de la cigarette électronique, faites-le. Le dispositif de vapotage doit être réservé à ceux et celles qui ont du mal à décrocher, à cause de la dépendance à la nicotine, mais aussi de la dépendance psychologique qui vous impose de manipuler une cigarette pour la gestuelle.

Les marques d’e-cigarettes sont légion sur le marché, notamment celles venant de Chine, avec des niveaux de qualité variable. Avant de choisir votre e-cigarette, il est recommandé de tester plusieurs modèles, et pourquoi pas lire les avis des utilisateurs et les tests de produits en ligne. L’objectif est de vous procurer un appareil qui marche, sur la durée, et qui soit adapté à vos habitudes de consommation de la nicotine. Cet aspect est de prime importance car, selon le professeur Dautzenberg, pneumologue et tabacologue, et auteur d’une étude sur l’e-cigarette pour le compte du ministère de la Santé, « la panne de vaporette est une cause majeure de reprise du tabac les premières semaines d’abstinence ».

Quels critères faut-il donc prendre en compte lors du choix de votre vaporette ? D’abord, le réservoir ou « cartomiseur » doit être assez grand pour ne pas vous retrouver en manque d’e-liquide au bout de quelques bouffées. Ensuite, pensez à la batterie du dispositif. Celle-ci fournit le courant qui chauffe la résistance. Plus elle est puissante, plus la température est élevée et plus la quantité de vapeur produite est importante. Si vous êtes un gros fumeur, choisissez une batterie avec une bonne autonomie, qui sera capable de tenir toute la journée, avec une performance fiable. Idéalement, procurez-vous une batterie de rechange. Evidemment, d’autres facteurs doivent être pris en compte dans le choix d’une e-cigarette, notamment la résistance, le budget ou encore l’e-liquide (d’autre infos sur la cigarette électronique ici: https://web-tech.fr/cigarette-electronique-comment-fonctionne/).

Gros fumeur = e-cigarette + patchs

Malgré son efficacité en matière d’aide au sevrage tabagique, la cigarette électronique n’est pas reconnue officiellement comme un substitut nicotinique par les autorités sanitaires en France. Elle est en revanche considérée comme aide au sevrage tabagique par le Haut Conseil de la santé publique et l’Académie nationale de médecine. Elle n’est pas prise en charge comme le sont les patchs, gommes à mâcher et autres produits de la gamme des substituts nicotiniques. Elle peut toutefois remplacer ou compléter ces substituts, surtout dans le cas des gros fumeurs qui peinent à décrocher durablement. En effet, quand les substituts nicotiniques sont considérés comme trop passifs par le fumeur, celui-ci peut allier cigarette électronique et patch.

Mais attention à ne pas concilier cigarette électronique et tabac. C’est la condition essentielle au sevrage tabagique. Il faut donc exclusivement vapoter, au risque de continuer à inhaler les composés cancérigènes des cigarettes. L’association du tabac et du vapotage présente également le risque d’exacerber l’addiction à la nicotine. Pour les fumeurs « normaux », il ne devrait pas être difficile de se contenter de la cigarette électronique pour satisfaire le manque de nicotine, mais aussi le manque dit psychique et comportemental. C’est d’ailleurs le gros avantage de la cigarette électronique par rapport aux substituts nicotiniques. Elle permet au fumeur de garder sa gestuelle et ses rituels, prolongeant ainsi le « plaisir de fumer » tout en limitant les dégâts.

Quel est votre besoin en nicotine ?

Pour qu’elle soit efficace en tant qu’aide au sevrage tabagique, la cigarette électronique doit contenir de la nicotine, mais pas à n’importe quel dosage. C’est pour cela qu’il est essentiel de connaître ses besoins en nicotine, afin d’éviter de sous-doser l’e-liquide par rapport à la quantité à laquelle l’organisme est habitué. En France et en Europe, le dosage en nicotine des e-liquides est strictement réglementé. Il ne doit pas dépasser les 20 mg/ml. Lorsque l’on souhaite arrêter de fumer, les tabacologues conseillent de commencer avec le dosage maximum pour combler le manque de nicotine, puis de le baisser progressivement. Attention à ne pas baisser le dosage trop vite pour minimiser le risque de rechute.

Source : contribution externe

Qui a osé donner le feu vert pour bétonner entièrement une parcelle dans la zone UG à Aulnay-sous-Bois (3) ?

Le lieu de l’imperméabilisation du sol et du bétonnage de toute la surface de la parcelle située en zone UG, donc pavillonnaire, se trouve dans la rue circulaire placée au centre des deux autres rues de même forme. La zone étant découpée en quartiers de fromage, il s’agit du premier ilot de pavillons sur la gauche jouxtant la zone UD. La parcelle est orientée Nord et figure en troisième position au sein de l’ilot.

On peut se demander quel est donc l’objectif pour une SCI immobilière d’acquérir un terrain en zone UG pour en bétonner toute la surface au mépris des règles d’usage de cette zone, et en violation du droit des tiers à préserver la spécificité et le charme de leur rue, et à ne pas assister au massacre programmé de leur quartier, avec la bénédiction coupable de leurs élus supposés défendre leurs intérêts et non pas ceux des extérieurs qui s’installent dans la rue et qui dans tous les cas devraient obligatoirement se conformer aux us et coutumes du quartier pavillonnaire, et non pas imposer des constructions en rupture totale avec l’environnement existant ! L’esprit et la lettre, mais aussi le charme et la beauté des quartiers pavillonnaires d’Aulnay sous Bois n’y sont plus du tout respectés.

On peut également s’interroger sur la responsabilité de la mairie, maire et adjoint à l’urbanisme, à accorder de tels permis en violation du minimum de terre pleine qui doit être laissée en zone UG ! Enfin quel suivi et quels contrôles sont réalisés tout au long de la construction par les services dédiés pour que des entorses au permis accordé ne soient pas commis ?

Placés devant le fait accompli de cette atteinte au droit des riverains et des tiers, le voisinage est consterné de devoir désormais s’accommoder de cette pustule sans âme ni verdure artificialisant la totalité de la parcelle, au milieu de leurs jardins et pavillons ! Ce type de construction, typé « pavillon de ville » n’était-il pas plus approprié à la zone UD ou UA ? N’y a-t-il pas eu erreur ou transgression délibérée des règles attachées à la zone UG ?

Il est clair que si les riverains ne gagnent strictement rien à la présence de ces deux pavillons sur une petite parcelle, ils en récoltent déjà tous les inconvénients et des troubles anormaux du voisinage ! Une rupture esthétique dommageable avec les jardins et pavillons arborés alentour, une nature détruite et exclue de son habitat naturel jusqu’alors préservé, un accroissement de véhicules et de camionnettes constamment stationnés sur les trottoirs dans une rue déjà régulièrement squattée par les voitures ventouses et celles de ceux qui bien que ne résidant pas dans la rue, ne veulent pas payer un parking !

Dans le PLU qui s’applique à la zone UG, dite pavillonnaire, on peut lire :

Cliquer pour accéder à 6-Reglement-Revision-PLU-Aulnay-sous-Bois-24-06-2019.pdf

Compte tenu du fait que la bande de terre qui existait encore le 23 mars a été imperméabilisée sur la totalité de sa surface le 24 mars au soir, comment la clôture pourrait-elle être désormais doublée de haies vives ???

La photo ci-dessous prise au lendemain de l’étalement de la dalle de béton couvrant la bande de terre pleine, montre clairement qu’aucune bande de terre n’a été laissée ni réservée le long de la clôture pour la plantation de haies vives supposée la doubler conformément aux prescriptions du PLU.  Pour quelles raisons cette obligation n’est pas respectée du constructeur et pourquoi n’y a-t-il aucune surveillance des services de la mairie pour empêcher que ne soit commis ce qui sera difficilement réparable ?

Les conditions dans lesquelles sont accordés les permis pour aboutir à des désastres qui affligent tous les riverains et qui ne sont manifestement pas respectueux des règles du PLU, posent de sérieuses questions, et mériteraient d’être remises en cause et réévaluées afin qu’il ne soit plus jamais permis de causer du tort au voisinage, à l’environnement naturel et paysager, à la tranquillité et à l’esthétique des lieux ni à sa qualité de vie précieuse pour tous.

La photo prise au lendemain de l’étalement de la dalle de béton couvrant la bande de terre pleine, montre clairement qu’aucune bande de terre n’a été laissée et réservée le long de la clôture pour la plantation de haie vive supposée la doubler conformément aux prescriptions du PLU. Photo prise le 25 mars 2021.

Comment les familles entassées dans les logements de ces deux pavillons qui ne possèdent pas de garage pourront-elles stationner autrement que sur les voies publiques, sans envahir le voisinage qui avait déjà bien des difficultés à pouvoir décharger leurs courses à proximité de leurs habitations ou à recevoir famille ou amis les visitant ?

Preuve visuelle de l’envahissement de la rue et des trottoirs généré par la densification de la petite parcelle…. et engendrant des désagréments conséquents aux riverains. Photo 4 Octobre 2020

Eh bien il est clair comme de l’eau de roche que cette prescription du PLU a été méprisée et ignorée du constructeur puisque toute la surface de la parcelle est désormais bétonnée et imperméabilisée, et le droit des tiers a été bafoué grâce à la complaisance des élus qui accordent les permis de construire que tous les Aulnaysiens ne cessent de décrier ! Que ce soit pour des immeuble des 6 étages dans des rues étroites, ou comme dans le cas ici d’actualité pour une parcelle en zone UG densifiée par deux pavillons !

Il faut arrêter d’entasser les humains dans des clapiers à lapins, surtout lorsque cela se paie au prix fort de la destruction de la nature, de l’unité et de l’harmonie paysagère, de la biodiversité et de l’environnement !

 Jusqu’à quand cette imposture va-t-elle perdurer ?

Article rédigé le 27 mars 2021 par Catherine Medioni

Elus bétonneurs, PLU non respecté en zone UG et Riverains excédés à Aulnay-sous-Bois

Cet article va être le 1er d’une série qui va mettre en lumière la malhonnêteté intellectuelle, les compromissions, les impostures et les mensonges de Bruno Beschizza lorsqu’il avait promis lors de sa campagne 2014 de préserver les quartiers pavillonnaires de notre ville du bétonnage et du mitage amorcé par son prédécesseur !

Ci dessous  donc un reportage photo sur plusieurs mois et en plusieurs articles d’un exemple de la densification planifiée de la zone UG organisée traitreusement, fomentée sournoisement et scandaleusement approuvée par l’adjoint à l’urbanisme Denis Cahenzli qui se fait voter de conséquentes subventions pour les pelouses synthétiques du stade du Moulin neuf avec l’argent de tous les contribuables tandis que le patrimoine immobilier et paysager des Aulnaysiens est massacré sous la houlette des permis honteux qu’il accorde et signe, et  par celui que je me permets désormais de nommer le Maire-Coucou Bruno Beschizza qui ne s’est installé sur la ville en 2013 que pour servir exclusivement ses ambitions politiques et  non point pour servir les Aulnaysiens !

La seule petite bande de terre pleine qui restait sur le devant de cette parcelle de 340 M2 située en zone UG et désormais imperméabilisée par deux pavillons qui abriteront chacun plusieurs familles, a été bétonnée la nuit dans la soirée du 24 mars 2021, générant nuisances sonores et troubles du voisinage aux riverains !   Merci Qui ? Merci aux fossoyeurs de l’environnement, de la biodiversité, de la nature et de notre qualité de vie qui NE SONT PAS NEGOCIABLES !

La seule bande de terre pleine qui restait après l’imperméabilisation de toute la parcelle, vient d’être bétonnée et ne permettra pas de végétaliser ni d’arborer la parcelle, pas plus qu’elle n’absorbera les eaux les jours de fortes pluies, qui refouleront chez les voisins !

En 2014, faisant campagne pour ravir la mairie au socialiste sortant Gérard Ségura qui s’était fait une réputation très controversée en raison du bétonnage qu’il tentait par tous les moyens d’imposer, ce Maire-coucou qui s’installe dans le nid des autres à l’image de son oiseau totem, devenu maire de notre ville, en chasse comme vous avez tous pu l’observer avec consternation, les habitants autochtones et d’origine en portant gravement atteinte au droit des tiers de ne pas voir leur patrimoine immobilier dévalué et leurs précieux jardins massacrés sans états d’âme ni scrupules par l’imperméabilisation galopante des sols et la bétonisation outrancière de tout ce qui faisait le charme et la qualité de vie de notre si jolie ville !

Cette destruction funeste est l’œuvre sinistre et traitresse de l’équipe municipale actuelle, qui bien évidemment se garde naturellement d’accorder ce genre de permis à qui oserait le demander pour des terrains à proximité des habitations de nos élus ! N’est-ce pas Denis Cahenzli ? N’est-ce pas Bruno Beschizza ?

Une fois le pavillon du fond rénové et surélevé, la dalle contigüe à la partie terrassée du l’ex-ancien pavillon est en train d’être coulée : aucune bande de terre pleine n’est préservée entre les deux pavillons ! Photo prise le 18 avril 2020

Comme les citoyens de la société civile peuvent le constater et le déplorer, la politique du  » deux poids-deux mesures  » ou du  » pas chez moi, mais d’accord chez les autres  » est un dévoiement de l’action politique et publique, un excès de prérogatives fonctionnelles accompagné d’un manque cruel de concertation avec les principaux intéressés et impactés, qui non seulement ne respecte pas le PLU, mais ne reflètent aucunement la volonté ni les aspirations des résidents de ces quartiers qui s’étaient déjà manifestés en masse dès les années 2010 lorsque Ségura avait pensé avoir le droit d’accorder des permis de construire pour des immeubles de 5 étages en bordure de zone UG à des promoteurs immobiliers !

La mobilisation de tous à l’époque avait fait reculer Ségura et m’a valu quelques années plus tard ce qu’en jargon administratif l’on nomme une  » sanction déguisée  » pourtant prohibée par la loi, pour avoir pris la parole au nom de tous les riverains dans chacune des assemblées réunies pour désapprouver les modifications du PLU qui autorisait cette  » bétonnite  » aigüe ! Ségura n’a pas du tout apprécié d’être publiquement désavoué par les applaudissements nourris que mes plaidoyers convaincants défendant les jardins et la qualité de vie des quartiers pavillonnaires avaient suscités dans toutes les assemblées réunies autour des problèmes engendrés par le nouveau PLU !

Vue de la parcelle depuis le côté, montrant bien l’emplacement du futur deuxième pavillon et le monticule de terre à l’emplacement de ce qui n’aurait jamais être du être imperméabilisé pour être conforme au PLU ! Photo prise le 18 avril 2020

Ces quartiers pavillonnaires qui font la spécificité et le charme d’Aulnay doivent désormais être absolument considérés comme un patrimoine précieux à protéger et à conserver, tant pour la qualité architecturale de certains pavillons, que pour leurs espaces arborés qui assurent absorption des eaux de pluie, maintien de la biodiversité, rafraichissement de l’air lors des canicules et qualité de l’oxygène que nous respirons !

Suite de la mésaventure dans le prochain article.

Article rédigé le 26 mars 2021 par Catherine Medioni

Comment sortir des impasses humaine, sanitaire, économique et politique de l’errance chaotique imposée aux gens du voyage (3/3)

À l’issue de la date butoir fixée par le tribunal, à 6h du matin une trentaine de policiers sont venus bruyamment nous expulser sans gentillesse et sans politesse, comme si nous étions des bêtes sauvages. Un de mes cousins est épileptique, il est très sensible, trop d’émotions pourrait provoquer une crise cardiaque et il était déjà très éprouvé. L’une des policières l’a réveillé comme si elle était un bulldozer et l’a traité comme un tas de détritus à supprimer. A ces bruits, je suis sorti de ma caravane en hurlant après les policiers : « Ça suffit, nous sommes éreintés, nous n’allons pas bien. Nous prenons des somnifères pour dormir. Nous avons des malades, des personnes âgées et des enfants. Ça suffit. Je vais réveiller moi-même les membres de ma communauté ». La tension était à son comble, je ne le cache pas. Avoir vu des proches en feu devant nous, passer une semaine dans des conditions épouvantables, être en plus être réveillés en plein sommeil et considérés comme des moins que rien, cela m’a fait mal et m’a mis hors de moi. Heureusement le commandant a fait sortir la policière du camp et la situation s’est apaisée.

Nous avons donc quitté les lieux et nous nous sommes dirigés vers un restaurant qui était fermé. Nous y avons été accueillis comme des terroristes, par une centaine de militaires cagoulés, de policiers municipaux, de policiers nationaux, de gendarmes. Toutes ces forces de l’ordre pour une vingtaine de caravanes hébergeant des personnes vulnérables et encore traumatisées.

Comme ils voulaient nous verbaliser alors que nous n’avons pas d’argent, nous avons décidé de quitter les lieux. Mais le commandant de la gendarmerie de Saint-Witz nous a ordonné de prendre la direction de Senlis qui comportait un péage. Les membres de ma communauté percevant une petite retraite ou le RSA j’ai refusé, mais le commandement persistait et décida de nous bloquer l’accès à la route sans péage.

Nous avons donc nous aussi bloqué la route jusqu’à ce qu’ils nous laissent prendre celle de notre choix. Ils nous ont alors escortés jusqu’à la zone Paris-Nord II.

Là, nous nous sommes installés sur un parking sans activité à côté de l’Usine Center, encombré de 200 blocs de béton d’environ une tonne, une tonne cinq chacun, probablement destinés à empêcher des GDV de s’installer.

Nous les avons déplacées à trois, les autres ne pouvant nous aider car étant malades, handicapés, trop jeunes ou trop âgés.

A chaque fois qu’on arrive quelque part, les propriétaires appellent la police qui saisit la justice qui mandate un huissier qui relève les plaques d’immatriculation. Après on attend le jugement d’expulsion immédiate ou de tolérance temporaire de notre présence.

N’ayant toujours pas reçu de réponse du tribunal, nous ne savions pas jusqu’à quand nous y resterions ! En attendant, sur le terrain tout se passe très bien. Nous pouvons regarder les infos, nous pouvons nous doucher, manger à la lumière, faire notre vaisselle. Une benne à ordures est à notre disposition.

Mais lorsque l’interdiction d’ouverture des commerces finira, nous souhaitons bien évidemment que les commerçants puissent travailler correctement. Ils sont si durement touchés également. Mais où irons-nous ?

Sylvie : Durant tous ces mois, nous nous sommes régulièrement parlé. Pourquoi ne m’as-tu rien dit de tous les drames que tu traversais ?

Antoine : Nous gérons régulièrement des incendies. Nous jetons de la farine pour les éteindre. Mais sur la friche PSA cela a vraiment été dramatique. Nous sommes régulièrement chassés de ville en ville. Nous sommes régulièrement désespérés. Le GDV prennent majoritairement des antis dépresseurs. Les gens comme toi sont choqués par ce genre d’histoires. Mais pour nous, c’est la norme. Parle-t-on de ce qui est normal ?

Sylvie : Que souhaites-tu dire pour conclure ?

Antoine : Un processus sérieux doit être mis en place pour mettre un terme à ces accidents, ces déscolarisations, ces discriminations. Les gens du voyage en ont assez de cette errance aussi chaotique que subie. Ce sont des voyageurs épris d’espace et de liberté. Ils sont français et ont apporté à la France de grands artistes comme Django Reinhardt ou Manitas de Plata. Ils participent à l’animation des villes et villages de France avec leurs cirques et leurs fêtes foraines. Mais ils ne peuvent plus se déplacer librement. Ils peuvent être chassés à n’importe quel moment. Ils n’ont plus de vie.

A l’époque de nos anciens, il y avait plus de tolérance. Maintenant, il y a de plus en plus de violence. Être « accueillis » par 100 policiers pour 20 caravanes, c’est violent. Subir les agressions verbales des forces de l’ordre durant les expulsions, c’est violent. Nous nous entendons régulièrement dire que nous sommes hors la loi, nous sommes des voleurs…

L’errance n’existe pas dans notre culture. Elle est subie et forcée. On s’y est habitué. Ce n’est pas dû à notre culture mais au manque de places dans les aires et au durcissement de la lutte contre le stationnement illicite. Avant nous étions expulsables au bout de 72h, maintenant au bout de 48 h. Mais pour aller où ? Il n’y a pas assez de places dans les aires d’accueil !

Nous sommes comme des animaux en cage, que l’on chasse de place en place et notre culture se meure faute de pouvoir apprendre comme avant de nos anciens et des autres ethnies : les roms, sintis, yéniches, manouches, gitans. Nous voulons préserver nos grands rassemblements pour garder notre culture. :

  • Celui du printemps d’une semaine en mai ou juin : ce pèlerinage des évangélistes accueillent des gens qui viennent de partout y compris des athées et des catholiques. Toutes les ethnies sont présentes. Ce pèlerinage est ponctué de prières, de débats et de moments de convivialité.
  • Ceux de l’été durant lesquelles les missions religieuses se déplacent dans toutes la France.
  • Celui de fin aout durant lequel toutes les missions se retrouvent et font le bilan de leurs tournées.

Les grands rassemblements sont officiels et s’effectuent avec l’accord des gouvernements et des villes concernées. C’est le gouvernement qui nous impose les terrains, souvent des aéroports, des aérodromes ou des terrains militaires.

En dehors des déplacements du printemps et de l’été, certaines familles se déplacent l’hiver dans le sud pour visiter leur familles. Voilà en quoi consiste notre nomadisme, qui ne doit surtout pas être confondu avec l’errance qu’on nous impose.

Les Lois -de plus en plus répressives- sont appliquées à la lettre. Mais les Lois en notre faveur ne sont pas respectées. Nous savons qu’entrer chez quelqu’un est un vol. Mais si nous sommes fatigués, si nos femmes sont enceintes ou viennent d’accoucher, si nous avons des nouveaux nés et des malades, nous devons bien aller quelque part pour nous reposer. Nous n’avons souvent pas le choix. Au lieu de nous attaquer, les propriétaires devraient attaquer les pouvoirs publics et non les GDV, mais c’est plus simple de s’attaquer aux plus faibles.

Au sein de l’ETP Paris Terre d’Envol, nous ne voulons pas engager de poursuite pour mise en danger d’autrui contre ceux qui nous ont accueillis sur la friche. Au contraire, nous les remercions de nous avoir tolérés. Mais nous voulons être reçus pour présenter nos propositions de résolution durable de ces problèmes, pour sortir ensemble par le haut de cette situation inhumaine qui ne peut perdurer.

« Il faut respecter la Loi pour que les GDV puissent la respecter ».

Nous sommes français et comme tout français nous voulons être LIBRES – ÉGAUX – FRÈRES.

Source :

Sylvie Billard, L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s / votre.elue.citoyenne@gmail.com

Antoine Sauser, Représentant des gens du voyage

Comment sortir des impasses humaine, sanitaire, économique et politique de l’errance chaotique imposée aux gens du voyage (2/3)

Bonjour Antoine,

Précédemment, je suis intervenue en CM pour évoquer la gestion des aires des gens du voyage (GDV) et nous avons cosigné en janvier 2021 un article sur l’accident intervenu sur site PSA le 12 octobre 2020 qui a failli coûter la vie à trois hommes de ta communauté. Cf. vidéo sur https://youtu.be/AMf8a0aFkBs

Tout d’abord, comment vont-ils à présent ?

Antoine : Les deux brûlés à 70 % sont en cours de rééducation de longue durée et la personne brûlée à 20 % est rentrée chez elle et est maintenant entourée de sa famille. Elle garde de graves séquelles aux mains et a subi des greffes.  L’un des grands brulés est le cousin germain de ma grand-mère. L’autre, j’ai grandi avec lui. Le troisième est mon proche cousin. Je suis très proche des trois victimes.

Sylvie : Peux-tu te présenter ?

Antoine : J’ai 21 ans. Je suis né à l’hôpital Ballanger. Mes parents et grands-parents sont originaires d’Aulnay où ils étaient basés à Chanteloup. Ma famille a été l’une des premières à avoir été hébergée sur l’aire d’Aulnay à sa création au début des années 2000. Mais nous n’avons pas été reconnus comme aulnaysiens par la ville d’Aulnay à cause de notre errance forcée entre les villes de Seine Saint-Denis et de Seine et Marne.

Sylvie : Avant d’arriver sur la friche PSA, d’où veniez-vous ? Pourquoi êtes-vous partis de votre précédent emplacement ?

Antoine : Nous venions de Gonesse où nous n’avions ni eau, ni électricité. Nous sommes donc partis et nous sommes venus à la friche car nous n’avons trouvé que ça. A notre connaissance, il y a des aires à Aulnay, au Blanc-Mesnil, à Drancy, à Sevran et à Tremblay. Mais l’information sur la disponibilité des aires d’accueil est inexistante sur les sites du SEAPFA et de l’ETP Paris Terre d’Envol. Cf. captures ci-dessous.

Sylvie : Combien de temps êtes-vous restés sur la friche PSA ? Et pourquoi en êtes-vous partis?

Antoine : Après l’accident, nous ne voulions pas rester car c’était trop angoissant et nous n’avions plus d’électricité. Mais nous avons dû encore rester une dizaine de jours car nous pensions que nos deux grands brulés-dont le pronostic vital était engagé- allaient mourir. L’attente des réponses médicales était particulièrement angoissante.

Alors que deux des nôtres étaient à l’article de la mort, les personnes présentes lors de l’accident étaient en état de choc. Et plus particulièrement leur mère de 78 ans, leur femme de 34 ans, leurs filles de neuf et six ans, leur fils de 18 ans… Nous étions très perturbés. Nous sommes allés les visiter plusieurs fois à Lille où ils étaient hospitalisés. Dans l’attente, nous ne pouvions partir. Fort heureusement, leur état de santé s’est lentement stabilisé, mais leur vie ne tenait toujours qu’à un fil. Une dizaine de jours après l’accident, nous sommes finalement partis car nous n’en pouvions plus de ce lieu.

Sylvie : Où êtes-vous allés ?

Antoine : Nous nous sommes installés sur le bord d’une route en travaux (D212) au Mesnil-Amelot, où nous sommes restés sept jours sans eau, ni électricité. Nous étions désœuvrés et désespérés ne sachant si nos grands brulés allaient survivre. De plus, deux autres membres de nos familles étaient hospitalisés et nous ne pouvions même pas aller les voir. En tant qu’être humain, de telles périodes sont douloureuses et compliquées à vivre.

A l’occasion d’une promenade, nous avons repéré un terrain en cours de construction mais où les travaux étaient arrêtés. Nous approchions le second confinement. Nous y sommes entrés illicitement, mais nous n’avions pas le choix. Où aller ? Nous étions tellement épuisés, choqués, angoissés, désespérés. Suite à cette installation, nous avons lancé une procédure judiciaire pour y rester jusqu’à Noël, le temps de nous ressourcer. Comme nous ne pouvions plus travailler du fait de la crise économique et sanitaire, nous avons demandé l’aide juridictionnelle. Cette demande a été très compliquée à vivre pour nous. La greffière du tribunal de Meaux considérait que nous n’avions pas à la demander car selon elle nous étions des voleurs, nous travaillions sans rien déclarer, nous ne payions pas nos impôts, nous entrions illégalement sur les terrains des gens ! Mais où aller ? Pourquoi nous enfoncer ? Pourquoi tant de préjugés ?  J’ai finalement obtenu l’aide juridictionnelle. Le président du tribunal nous a permis de rester trois mois sur cet emplacement et a refusé la demande de 5000 € d’amende de la propriétaire…..

Source :

Sylvie Billard, L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s / votre.elue.citoyenne@gmail.com

Antoine Sauser, Représentant des gens du voyage

Raoul Mercier apporte son soutien à Sylvie Billard et tire à boulets rouges sur les élus Aulnay En Commun

Le torchon brûle entre Sylvie Billard, ex-membre du groupe Aulnay En Commun au conseil municipal d’Aulnay-sous-Bois et aujourd’hui conseillère municipale indépendante de la société civile, et ses anciens collègues. Après un conseil municipal où elle dénonça sa mise à l’écart et les pressions exercées sur elle par plusieurs élus Aulnay En Commun, ces derniers ont répliqué en affirmant que Sylvie Billard voulait faire cavalier seul, pointant son incapacité à travailler en équipe. De plus, les élus Aulnay En Commun ont affirmé que Sylvie Villard avait été exclue de l’association CADA, alors qu’un militant prétend dans le même temps que Sylvie Billard serait sur le point de rejoindre la majorité municipale.

Face à ces attaques, Sylvie Billard nous affirme vouloir rester indépendante, au service des Aulnaysiens. Elle obtient de plus un soutien de taille en la personne de Raoul Mercier, ancien adjoint au Maire (2008-2011), ancien président de l’association CADA et chevalier de l’ordre national du Mérite.

Des réunions mascarades chez Aulnay En Commun pour désigner les colistiers

Raoul Mercier est bien connu pour ses prises de position humaniste et pour avoir mené l’association CADA comme véritable interlocuteur avec la municipalité sur des sujets de fond. Pour M. Mercier, les valeurs portées par les associations CADA et Aulnay Bien Commun on été trahies par les « apparatchiks » qui ont envahi les instances dirigeantes d’un Parti Socialiste qu’il avait fui en 2014, après avoir fait loyalement campagne.

Il souligne l’efficacité de Sylvie Billard au sein de l’association CADA qui devait apporter un nouveau souffle démocratique dans la ville. M. Mercier souligne également la contribution de Sylvie Billard sur le manifeste  » SERVIR AULNAY » que les soi-disant amis ont bafoué, 
préférant tout réinventer lors de réunions-mascarades uniquement destinées à camoufler l’entente déjà signée entre les partis verts, rouges et roses. M. Mercier affirme également que ces hommes et femmes politiques ont « osé pousser l’hypocrisie jusqu’à vouloir masquer leur appartenance derrière le slogan participatif et citoyen« .

Pour Raoul Mercier, Sylvie Billard est la seule élue citoyenne des Aulnaysiennes et Aulnaysiens, grâce à son excellent travail que tout le monde le reconnaîtra bientôt.

Enfin, Raoul Mercier regrette qu’après avoir financé le cercle pour l’édition du manifeste réalisé à 90% par Sylvie Billard et lui-même, il eut été contraint de démissionner. Il rappelle avoir payer la conférence de presse au Novotel en septembre 2019 pour un montant minimal de 4000€ sans le moindre remerciement de ses pairs.

Nouvelle mobilisation massive ce dimanche sur le Triangle de Gonesse

Pour cette Zadimanche gagnons en territoire et en nombre!

Venez nombreux et nombreuses pour marquer notre présence sur ces terres à défendre que nous allons continuer à parcourir, fort de nos chants et de notre détermination !

Rendez-vous est fixé à 11h au giratoire de la Patte d’Oie en haut de l’avenue du 12è régiment de cuirassier à côté de Dékra .

Pour venir en transport en commun RER B (parc des Expositions) ou RER D (Arnouville, Gonesse, Villiers-le-Bel) puis dans les deux cas bus 20 (arrêt Fontaine Cypierre) puis marche jusqu’au giratoire de la Patte d’Oie.

En voiture le stationnement est interdit Chemin de la justice. Essayez de stationner entre la mairie et Fontaine Cypierre puis marche jusqu’au giratoire de la Patte d’Oie.

Source : Collectif Pour le Triangle de Gonesse

Sylvie Billard : Comment sortir des impasses humaine, sanitaire et économique de l’errance chaotique imposée aux gens du voyage (1/3)

Cher.e.s aulnaysien.ne.s,

Lors du Conseil Municipal du 10 mars dernier, j’ai abordé la situation des gens du voyage (GDV) installés dans la zone commerciale du nord de la ville et des commerçants de cette zone. Le maire et la première adjointe ayant affirmé ne pas être informés de cette situation, je me suis engagée à leur fournir davantage de précisions ultérieurement. Je tiens mon engagement avec cette interview exceptionnelle que je partage avec vous, d’un membre des GDV, Antoine Sauser, qui va nous expliquer pourquoi sa communauté est installée sur le parking de l’Usine Center.

Je vous propose préalablement de décontextualiser son témoignage pour vous fournir des clés de compréhension.

Actuellement la situation est bloquée. Tout le monde est coincé : GDV, commerçant.e.s, entrepreneurs, propriétaires particuliers, habitant.e.s, élu.e.s, tant sur les plans humain, économique que sanitaire. Les conditions de ce blocage ont été posées depuis plusieurs décennies par les gouvernants et les élu.e.s territoriaux de droite comme de gauche. Deux grandes dates sont à retenir : 1988 et 2016.

En 1988 est définie la politique de construction des aires d’accueil définitives des GDV. Comme il y avait de nombreuses familles de GDV en Seine Saint-Denis, les pouvoirs publics leur ont demandé de se déplacer dans les départements limitrophes et notamment en Seine et Marne le temps de construire dans le 93 des aires définitives. Malgré les investissements publics pour la construction d’aires d’accueil dans le cadre du schéma départemental de 2016, les objectifs de construction d’aires d’accueil sont loin d’avoir été atteints quantitativement et qualitativement par les villes du département en général et de l’ETP Paris Terre d’Envol en particulier. Concernant les Gens du voyage, « Les premiers qui n’appliquent pas la loi, ce sont les maires ». N’oublions pas que l’aire de Tremblay est provisoire depuis 16 ans et que les conditions de vie y sont particulièrement indignes.

En 2016, les pouvoirs publics ont retiré aux GDV leur carte de circulation qui leur permettait de circuler dans tous les pays européens, tout en organisant par l’absurde leur circulation en France avec une capacité d’accueil des aires insuffisante et une durée de stationnement licite réduite.

La législation et les pratiques territoriales ont plongé les GDV dans une situation kafkaïenne. A coup d’expulsion, ils sont ballotés de ville en ville, de département en département. Alors qu’ils sont la plupart du temps français depuis plusieurs siècles, ils sont généralement moins bien traités que les sans papier qui viennent d’arriver. A ces derniers, on trouve souvent des solutions d’hébergement, tandis qu’on demande aux GDV souhaitant se sédentariser dans une commune de justifier un an de résidence dans cette commune alors que les aires d’accueil ne peuvent les accueillir plus de trois mois et que le stationnement licite a été réduit de 72 à 48h.

Cette situation aboutit à un important stationnement illicite de GDV dans des zones économiques privées et des terrains de particuliers ne permettant pas à l’Etat d’intervenir. Les conséquences sont catastrophiques :

  • pour les entreprises, commerçants dont l’activité peut être compromise : qu’adviendra-t-il de l’Usine Center et des commerces avoisinants lorsque l’activité reprendra si les GDV stationnent encore ?
  • pour les particuliers qui ne peuvent jouir de leurs terrains en cas de stationnement,
  • pour les populations avoisinantes, car la circulation erratique des GDV favorise la circulation de la COVID 19,
  • pour les GDV particulièrement discriminés qui vivent des situations inhumaines et dangereuses.

Vu l’importance de l’épidémie parmi les GDV, les enfants scolarisés n’ont plus accès aux établissements scolaires. Tandis que les enfants sur stationnement illicite sont largement déscolarisés. Dès lors comment s’étonner de l’importance du taux d’analphabétisme dans cette population.

Les aires d’accueil du territoire ne sont plus entretenues normalement car les entreprises en charge de l’entretien ne peuvent plus intervenir. Les fosses septiques et les poubelles ne sont plus vidées.

Cette situation est une bombe à retardement dont le coût économique de construction et d’entretien est aussi important qu’opaque. L’avenir semble plus sombre encore : combien d’aires d’accueil -financées sur fonds publics- survivront-elles à la pression immobilière du grand Paris ?

Puisque tout a été fait pour que les GDV ne puissent plus ni voyager ni s’installer, il n’y a pas d’autres choix que de trouver une solution pour :

  • sécuriser leur parcours,
  • lutter contre les discriminations qu’ils subissent notamment scolaires et sanitaires,
  • favoriser les régularisations de leur situation notamment fiscales,
  • tout en réduisant le coût exorbitant et l’opacité de la gestion des aires.

Je travaille actuellement avec des représentants de GDV dont Antoine Sauser, des professionnels associatifs et de services publics, des avocats à l’élaboration de solutions plus humaines, plus efficaces et beaucoup moins onéreuses. Nous vous les présenterons prochainement. Je vous propose de découvrir le témoignage d’Antoine Sauser dans l’article suivant.

Sylvie Billard

L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s

votre.elue.citoyenne@gmail.com

Malgré les cambriolages, la copropriété Le Sisley à Aulnay-sous-Bois reste l’une des plus sécurisées de la ville

Des lecteurs nous ont signalé récemment une série de cambriolages au sein de la résidence Le Sisley à Aulnay-sous-Bois, dans le quartier de la Rose des Vents. Suite à la parution d’un article mettant en doute le dispositif de sécurité dans et autour de la résidence, plusieurs personnes ont souhaité apporter des précisions sur les moyens mis en oeuvre pour garantir la sécurisation des lieux.

Contactée par une personne qui se présentait comme la « présidente du conseil syndical », la rédaction n’a pu obtenir d’informations tangibles compte-tenu du ton agressif adopté par cette personne et dont les propos étaient peu clairs, voire contradictoires. Par contre, nous avons pu nous entretenir avec la responsable du syndic de la copropriété Le Sisley, qui a pu nous apporter des informations précises, étayées et factuelles que nous vous proposons de découvrir.

Tout d’abord, il faut savoir que la résidence Le Sisley est située dans un quartier en pleine mutation et en pleine rénovation, où les erreurs d’urbanisme du passé avaient contribué à une paupérisation et à des problèmes de sécurité. Lancé en 2004, le Plan de Rénovation Urbaine arrive dans sa phase finale, avec une volonté de redynamisation du secteur et de sécurisation. Commerces, activités, services publics mais aussi déploiement de la vidéosurveillance ont pour but de gommer ces erreurs du passé. De nombreuses caméras ont été déployées dans le secteur pour garantir la quiétude des riverains.

Au niveau de la résidence Le Sisley, tous les moyens ont été mis en oeuvre pour garantir la sécurité des copropriétaires et des locataires, selon Madame Marqueton, responsable du Syndic de cette copropriété :

  • Caméras dans les halls, le parking et les entrées
  • Des pass pour pouvoir pénétrer dans les lieux
  • Portes renforcées pour éviter aux malotrus de pénétrer en force dans les lieux

Mais alors, pourquoi cette série de cambriolage ? Tout simplement parce que les cambrioleurs utiliseraient des pass La Poste pour rentrer dans les lieux et commettre leur forfait, sans effraction au niveau des parties communes. Le modus operandi est simple : ils pénètrent dans les lieux avec ces pass entre 10h et 10h30 lorsque la majorité des résidents sont au travail pour cibler un appartement et commettre le cambriolage. Les rares résidents qui entendent les bruits occasionnés ne souhaitent pas intervenir ou sortir de peur d’une réaction hostile de ces cambrioleurs.

Madame Marqueton espère que les cambrioleurs seront bientôt identifiés et poursuivis. Bien entendu, il faudra une réponse forte de la justice pour mettre hors d’état de nuire ces individus et dissuader ceux qui souhaiteront de nouveau s’attaquer à la résidence. Madame Marqueton précise que tout est mis en oeuvre pour assurer la sécurité des copropriétaires et des locataires, tout en espérant que la police et la justice fassent le nécessaire pour assurer la quiétude des résidents.

 

Confinement, un an après à Aulnay-sous-Bois : «Le choc puis l’anesthésie» selon Tarik

L’an dernier, Tarik Laghdiri, 35 ans, avait raconté son confinement dans un journal de bord publié sur le site Internet du Parisien. Un an après l’entrée en vigueur de cette mesure, ce courtier en assurances raconte comment il a vécu ces douze derniers mois.

« Nous avons plongé dans l’incertitude et cette incertitude nous accompagne désormais tous les jours », estime Tarik Laghdiri. Il y a un an, le 17 mars 2020, cet habitant d’Aulnay-sous-Bois alors âgé de 35 ans expérimentait, tout comme ses 67 millions de compatriotes, les premiers effets du confinement décidé par Emmanuel Macron pour enrayer la propagation de l’épidémie de Covid-19.

Quand on lui demande de résumer l’année écoulée, celui qui fut notre grand témoin en cette période de mise à l’arrêt du pays réfléchit, le temps de trouver la formule la plus parlante. Il puisera sa comparaison dans l’univers de l’hôpital, au sein duquel sa sœur a mené la guerre au virus en première ligne. « Nous avons vécu le choc, puis l’anesthésie, confie-t-il. C’est comme une opération chirurgicale, à la différence que les effets ont été inversés. »

Le choc, celui du confinement, Tarik l’a affronté aux côtés de ses parents octogénaires, avec lesquels il réside dans un immeuble du quartier des Étangs. Dans son « Journal d’un confiné en Seine-Saint-Denis », ce courtier en assurance passionné de cinéma évoquait son père, atteint de la maladie d’Alzheimer.

« Il est alité depuis une chute l’été dernier et sa prise en charge s’est alourdie », raconte son fils. Dès le printemps 2020, Tarik s’est mis en tête de quitter cet appartement de 67 m2 où il a pourtant vécu toute sa vie : « Quand tu es confiné, tu te rends compte que tu vis dans une boîte d’allumettes. »

Le déconfinement, « comme une digue qui tombait »

La famille Laghdiri devrait bientôt troquer son logement aulnaysien et sa vue sur le bruyant chantier du Grand Paris Express pour la quiétude et la verdure d’une maison située à Courtry, en Seine-et-Marne. « Quand j’ai tapé Courtry sur Google Maps, je n’ai vu que du vert autour », sourit Tarik.

La vie entre quatre murs a donné au trentenaire des envies de nature, qu’il a assouvies dès que le confinement a pris fin. « J’ai redécouvert les parcs du Sausset et Robert-Ballanger et je me baladais deux fois par semaine dans le parc de la Poudrerie », rembobine-t-il.

Cette période, Tarik l’a vécue comme une « libération ». « C’était comme une digue qui tombait, illustre-t-il. J’étais sur un petit nuage, sur tous les plans. J’étais dans une démarche créatrice.

Source, image et article complet : Le Parisien