Archives de Catégorie: A vous la parole
Le gouvernement doit préserver les terres agricoles du Triangle, seule décision compatible avec la COP 21
Un an après l’abandon d’EuropaCity montrera-t-il le cap à suivre ou restera-t-il dans les schémas du passé ?
Après la décision prise par le gouvernement d’annuler le projet EuropaCity, le haut fonctionnaire Francis Rol-Tanguy a été chargé d’une mission portant sur le territoire impacté par Roissy dont l’avenir du Triangle de Gonesse. Le rapport a été remis mi-juillet dans la discrétion.
La forte mobilisation pour la 4e Fête des Terres de Gonesse n’a pas eu d’effet apparent sur le gouvernement. Le contexte sanitaire peut en être la raison. Par contre les instances qui n’imaginent pas d’autres solutions que l’urbanisation avec sa gare mettent la pression : lettre à Macron du maire de Gonesse, communiqués de presse de la CCI Paris Île-de-France et des acteurs économiques du Val d’Oise etc…
A la demande de France Nature Environnement (FNE), une délégation de FNE, CARMA et le CPTG a été reçue le 19 octobre par la conseillère en charge l’urbanisme, l’aménagement et la lutte contre l’étalement urbain auprès de la ministre chargée du Logement, Emmanuelle WARGON. Nous avons aussi dans un communiqué de presse dénoncé la dramatisation de la situation du chômage et les chiffres erronés publiés par la CCI Paris Île-de-France.
Le 12 novembre, le premier ministre a chargé le préfet du Val d’Oise « d’une mission d’élaboration d’un contrat de territoire ». Ce dernier a aussitôt demandé aux associations CARMA, CPTG et VOE de lui « transmettre leurs contributions sur tout projet susceptible d’être intégré dans ce contrat de territoire ». Ce qui a été fait par chacune des trois associations (lire la contribution du CPTG, accompagnée d’une annexe transport).
Lors d’une visite à Cergy, le premier ministre a annoncé « un plan pour le Val d’Oise, tout comme mon prédécesseur avait engagé un plan spécifique pour la Seine-Saint-Denis » (en novembre 2019).
Le Triangle de Gonesse – après dix ans de lutte contre la démesure d’un méga-centre de commerces et de loisirs et pour la préservation de terres agricoles -, est devenu un symbole, qui réclame une réponse à la hauteur de sa singularité, compte tenu de sa taille, de sa situation aux portes de la deuxième métropole européenne et de son patrimoine pédologique exceptionnel.
Pour le CPTG, le Triangle de Gonesse ne doit pas être urbanisé.
Source : Collectif Pour le Triangle de Gonesse
Sylvie Billard propose des solutions pour l’amélioration de la prise en charge des personnes en situation de handicap
Cher.e.s aulnaysien.ne.s,
Aujourd’hui 3 décembre, c’est la journée internationale des personnes handicapées. Beaucoup de choses existent, mais il reste tant à faire.
Le 5 octobre 2018, j’ai animé un atelier débat intitulé « Handicap : état des lieux et perspectives locales ». Les intervenants et participants ont élaboré des propositions qui sont malheureusement toujours d’actualité. Je les partage donc avec vous ci-dessous, ainsi que le compte-rendu en pièce jointe. Vous trouverez également le lien vers le débat sur le handicap de ce soir :
https://www.facebook.com/AulnayEnCommun/videos/690641231814537 .
Mobilisons-nous pour que nos concitoyen.ne.s en situation de handicap disposent des places nécessaires, de revenus décents, jouissent pleinement de leurs droits et d’une vie facilitée au quotidien.
Mobilisons-nous aussi pour nos concitoyen.ne.s aidant.e.s.
Sylvie Billard
L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s
Propositions des intervenants et des participants à l’atelier débat 5 octobre 2018 intitulé « Handicap : état des lieux et perspectives locales » :
- Prise en charge en établissements et services médico-sociaux
- Arrêter les placements en Belgique
- Exiger l’égalité de traitement pour la Seine Saint-Denis par rapport aux autres départements
- Créer des places complémentaires dans le département
- en structure de soins type CMP, SSESAD, CAMSP, SSESD, CMP et en hébergement tant en mode de fonctionnement de jour que de nuit
- Prendre en compte les TSA (troubles du spectre de l’autisme)
- Favoriser un suivi médical précoce en s’appuyant sur les PMI et en renforçant l’offre de pédopsychiatrie
- Assurer la généralisation des prises en charge
- Assurer la continuité des parcours
- Ouvrir des structures adaptées aux personnes âgées handicapées différentes de celles des personnes âgées non handicapées
- MDPH
- Respecter le délai réglementaire de traitement des dossiers de quatre mois
- Améliorer la démocratie dans la prise de décision notamment en matière de recours
- Améliorer la qualité de service
- Respecter les droits des usagers
- ARS/CNSA/Département
- Arrêter la montée en puissance du privé lucratif comme pour les maisons de retraite qui se traduit par une régression de la qualité de service
- Augmenter le nombre de places
- Scolarisation en milieu ordinaire et spécialisé
- Eviter les ruptures de parcours avec retour au domicile
- Faciliter les passages entre les cycles (maternelle, primaire, collège, lycée et études supérieures) grâce à une meilleure anticipation
- Augmenter les places en ULIS et en milieu spécialisé
- Favoriser les accueils mixtes en milieu ordinaire et spécialisé
- Créer des internats dans le département et revoir la tarification de nuit pour qu’ils soient rentables
- Développer l’aide médicalisée dans les établissements scolaires adaptés
- Profiter des rénovations et des créations d’écoles primaires, de collèges et de lycées pour développer la mixité dans les milieux ordinaires et spécialisés en aménageant notamment des espaces médicaux et paramédicaux
- Développer l’offre de transport pour accéder aux établissements scolaires
- Rompre avec la précarisation des AVS
- Former les assistants de vie scolaire et le enseignants du milieu ordinaire à la prise en charge d’enfants présentant notamment des trouves psychiques
- Faciliter l’accès à des stages de formation continue
- Permettre l’accès aux formations diplômantes
- Réduire le nombre d’enfants par AVS
- Accélérer la mobilisation des AVS qui arrivent parfois trop tard ce qui retarde la scolarisation des enfants
- Etendre l’accompagnement des enfants par les AVS à tous les jours de la semaine
- Anticiper en fin de cursus scolaire l’orientation professionnelle en fonction du type de handicap :
- Travailler les projets de chacun
- Développer les partenariats avec le CIO, les ESAT et SAS afin d’évaluer les capacités de travail des jeunes sortis d’école, d’améliorer l’orientation et la prise en charge
- Adultes accompagnants
- Développer une offre de services pour leur permettre de souffler, de se ressourcer, de s’occuper d’eux grâce à la prise en charge de leur enfant
- Organiser des séjours de rupture et des accueils familiaux
- Organiser des Groupes de parole pour les parents et les fratries
- Développer les partenariats avec les centres sociaux (ACSA) et la CAF
- Renforcer -en lien avec le Conseil Départemental et la Mission Handicap- l’offre de formation des adultes accompagnants à Aulnay-sous-Bois (car il leur est difficile se déplacer sur Paris ou en Ile de France à cause des problèmes de garde d’enfant et autres fratries)
- Développer une offre de services pour leur permettre de souffler, de se ressourcer, de s’occuper d’eux grâce à la prise en charge de leur enfant
- Vie sociale des enfants et adultes handicapés
- Créer un café culturel mixte valides/invalides à Aulnay-sous-Bois
- Prévoir des colonies adaptées aux différents types de handicap
- Faciliter l’accès aux activités culturels et sportives et aux activités extrascolaires
- Renforcer l’accessibilité des lieux d’activité sportives et culturelles :
- Travailler avec la direction des sports et les associations culturelles et sportives, conditionner les subventions à la prise en compte de l’accueil des personnes en situation de handicap
- Mobilité
- Favoriser l’égalité de traitement entre les différents types de handicap en fonction d’objectifs ciblés : scolarisation, emploi, accès à la culture, aux loisirs et aux sports
- Améliorer le niveau de service du PAM (et donc son fonctionnement interne)
- Attribuer des minibus adaptés pour les sorties régulières et occasionnelles
- Logements adaptés
- Faciliter l’accès aux logements adaptés notamment grâce à un partenariat avec les bailleurs
- Citoyenneté
- Garantir le droit de vote de plein droit des handicapés
- Changer le regard sur la différence
- Sortir de la vision médicalisée de la personne malade ou en situation de handicap
- Ne pas réduire la personne à son handicap
De gros problèmes avec la fibre dans le quartier du Gros Saule à Aulnay-sous-Bois
Plusieurs personnes sont fortement embêtées par le local de la fibre optique situé dans le quartier du Gros Saule à Aulnay-sous-Bois. Ce local est ouvert et les différents opérateurs comme FREE ou SFR peuvent intervenir dans le local en faisant des manipulations parfois malheureuses.
Selon un lecteur, les fournisseurs d’accès à Internet semblent se battre pour obtenir la meilleure position dans la mesure où l’oon constate que des câbles sont parfois déconnectés voire coupés, interrompant la connexion Internet de l’utilisateur concerné.
Bilan en cas de panne : plus d’Internet, plus de téléphone, plus de télévision. Des étudiants au Gros Saule ont besoin d’une connexion Internet dans le cadre de leurs études. Pour notre lecteur, le câble a était coupé 4 fois dans le espace de 6 mois. Lundi dernier, les techniciens sont venus réparer les dégâts et aujourd’hui jeudi, le câble est de nouveau coupé. Pour notre lecteur, c’est une honte pour Aulnay-sous-Bois d’avoir un local massacré et non fermé .
Et si une caméra de surveillane était installée à ce niveau pour prendre le coupable la main dans le sac ? Et si le Maire pouvait intervenir pour arrêter ce phénomène ?
La chanteuse féministe Anne Sylvestre vient de nous quitter
Une grande dame de la chanson française vient de s’éteindre des suites d’un AVC à Paris le 30 novembre 2020 dans sa 86ème année. Née le 20 juin 1934 à Lyon, elle passe son enfance à Tassin-la-demi-lune, puis suivra sa famille qui s’installe à Paris, où Anne Sylvestre fait des études de lettres qu’elle délaisse pour écrire et composer ses chansons.
Entre 1957 et 1962, elle fait ses débuts dans différents cabarets où elle présente et interprète ses compositions, mais c’est à la radio qu’elle commence à se faire un nom. Elle sort un premier disque en 1959 et comme elle s’accompagne elle-même à la guitare, elle est comparée à Georges Brassens en raison de la grande qualité de ses textes. Le prix de l’académie de la chanson française lui est attribué en 1960.
A partir de 1962, Anne sylvestre se produit en première partie de spectacle de Jean-Claude Pascal à Bobino, mais également à L’Olympia en première partie de Gilbert Bécaud. Ses prestations sont remarquées par la presse et Georges Brassens écrira a propos de cette interprète : » On commence à s’apercevoir qu’avant sa venue dans la chanson, il nous manquait quelque chose et quelque chose d’important. »
En Octobre de la même année, elle sort un 45 tours présentant ses premières chansons pour enfants nommées les » fabulettes « , les accompagnant dans leur vie quotidienne : se lever, apprendre à faire ses lacets, nager ont marqué les enfants des années 1960 et 1970 : « Je me suis mise à en écrire après la naissance de ma première fille » [en 1962], confiait-elle à Télérama en 2017. A l’époque, il n’existait pas de “marché” et personne n’y croyait. Mais ça a tout de suite plu, on m’en a réclamé d’autres ».
Entre 1963 et 1967 le grand prix international du disque de L’académie Charles-Cros lui est attribué quatre fois. Son premier 33 tours sort en 1963. Le succès obtenu auprès du public au théâtre des Capucines en 1973 l’encourage à monter sa propre maison de disques nommé » sylvestre » qui sera alors distribué chez Barclay. » Les Pierres dans mon jardin » est le premier album produit sous son propre label.
L’année suivante en 1974, sa sœur cadette de huit ans, l’écrivaine Marie Chaix brise le silence en sortant un livre évoquant l’histoire de leur père Albert Beugras, collaborateur qui fût le bras droit de jacques Doriot, lequel était à la tête du parti populaire français durant l’occupation. Toute son œuvre littéraire tourne autour du thème de la mémoire liée à leur famille…
Dans » Les Lauriers du lac de Constance, Marie chaix osait raconter sa famille déchirée par un père collaborateur parti en Allemagne en 1944 puis emprisonné à Fresnes après la Libération. La perte d’un frère également, qui avait suivi son père à la toute fin de la guerre, et qui disparut sous un bombardement allié. Anne sylvestre évitait d’évoquer ce passé douloureux…. Pendant longtemps, Anne n’a rien dit de ce passé-là, trop lourd à porter, trop lourd à avouer, demandant même à sa petite sœur de taire leurs liens de famille. Cependant elle reconnait qu’elle a fait quelques allusions discrètes dans deux de ses chansons :
» Roméo et Judith » une chanson évoquant l’injustice sur fond d’antisémitisme…
https://www.youtube.com/watch?v=lojY3aUSX7g
» Une sorcière comme les autres « , où pour la première fois Anne faisait allusion à son père et à son frère et où elle a eu le sentiment que les paroles lui en avaient été inspirées et dictées…
https://www.youtube.com/watch?v=TQLlIgj_LFQ
Cinq albums de chansons pour adultes où elle s’accompagne à la guitare seront produits par Anne Sylvestre entre 1975 et 1986. L’Olympia lui offrira l’opportunité de son premier enregistrement public en 1986. Sa longue carrière est également émaillée de distinctions honorant ses talents d’écriture et d’artiste :
- Quatre fois Grand Prix international du disque de L’Académie Charles-Cros entre 1963 et 1967
- Docteur Honoris causa de l’université Concordia
- Officier de l’ordre national du mérite en 1993
- Officier de la légion d’honneur en 2020
- Médaille de vermeil de l’Académie Française en 1998
C’est à L’Olympia où elle s’est produite à plusieurs reprises qu’elle fêtera en 1998 ses quarante ans de carrière. 20 ans plus tard en 2018, ses 60 ans de carrière seront marqués par une tournée, la sortie d’un triple CD » florilège » et une intégrale de ses œuvres sera éditée chez EPM intitulée » 60 ans de chanson ! Déjà ? « .
En 2014, Anne Sylvestre est annoncée au Printemps de Bourges, ainsi qu’aux Francofolies de La Rochelle. En 2019 la Sacem lui rend hommage. Anne Sylvestre s’est toujours revendiquée féministe, mais a également défendu toutes les causes s’orientant vers plus de tolérance et d’humanisme en abordant des thèmes sensibles, voire tabous, tels que le viol, l’avortement, la misère, le mariage gay, l’homosexualité et les préjugés qui lui sont attachés, les sans-abris etc…. Certaines de ses chansons figurent dans les films de nombreux réalisateurs.
Le Bataclan, ce lieu devenu tristement célèbre lors des attentats du 13 novembre 2015 où 16 ans après ses propres prestations, elle perdit son petit-fils dans cette même salle, Baptiste Chevreau également musicien qui n’avait que 24 ans et qui était venu assister à un concert de rock…. Le destin est parfois bien facétieux et cruel….En 1989, ironie du sort, Anne Sylvestre avait joué et chanté au Bataclan dans une pièce écrite par Jean-Pierre Léonardini dont elle avait composé les musiques, écrit et interprété les chansons intitulées : » La Ballade de Calamity Jane « .
« Le 13-Novembre 2015, nous avons découvert que cela n’arrivait pas qu’aux autres. Aujourd’hui, nous souhaiterions que l’on se souvienne de Baptiste, et des 130 autres victimes décédées ce jour-là. Parce qu’on ne peut pas oublier. Parce qu’on ne doit pas oublier. »
Article rédigé les 1er et 2 décembre 2020 par Catherine Medioni
Les arbres du quartier de Nonneville à Aulnay-sous-Bois sont mal entretenus
Une lectrice du quartier de Nonneville nous informe que plusieurs arbres de ce secteur sont mal entretenus, avec des herbes folles qui poussent aux pieds.
Notre lectrice souhaiterait un peu plus de considération de la part des espaces verts pour embellir son quartier et éviter que ces arbres ne servent que d’urinoir pour les chiens.
A moins que les riverains du quartier ne prennent leur bêche et leur binette pour entretenir ces rares espaces de végétation, un désherbage et pourquoi pas, quelques fleurs ne seraient pas du luxe selon notre lectrice.
Triangle de Gonesse-Pays de France un projet d’avenir existe ! Que fait le gouvernement ?
Un an après l’abandon d’EuropaCity, de nombreux acteurs du pays de France, fédérés dans le projet CARMA (Coopération pour une Ambition agricole, Rurale et Métropolitaine d’Avenir), sont prêts à se lancer dans des activités créatrices d’emplois locaux et durables. Mais malgré la crise sociale qui frappe durement le territoire, l’arbitrage du gouvernement sur l’avenir du Triangle de Gonesse se fait attendre.
Lancement d’un pôle agro-écologique pilote permettant d’approvisionner les marchés locaux et la restauration collective, relance de la filière horticole locale via une ferme floricole exemplaire, création d’un campus des métiers de la transition écologique permettant de former les jeunes et de reconvertir les salariés à des métiers d’avenir, sont quelques-uns des projets détaillés dans une contribution adressée par l’association CARMA le 20 novembre au préfet du Val d’Oise, chargé d’élaborer le futur contrat de territoire de l’est valdoisien. Ce dernier fait suite au rapport de M. Rol Tanguy dans lequel le projet CARMA, un des trois scénarios retenus, apparaît bien comme le plus crédible pour « construire une vision d’avenir de ce territoire » dans une stratégie de développement durable.
Le projet CARMA est né en 2017 pour défendre les terres agricoles du Triangle de Gonesse, maillon essentiel d’une ceinture verte à préserver sur les franges péri-urbaines de l’Ile-de-France. Au-delà du Triangle, l’association rassemble de nombreux acteurs du Pays de France, territoire à cheval sur le Val d’Oise et la Seine-Saint-Denis, et des professionnels de l’aménagement pour implanter un projet exemplaire d’économie circulaire. La lutte contre la trop grande dépendance de la région aux importations alimentaires (à plus de 90%) figure parmi les objectifs-phares du projet.
« La Région métropolitaine, lieu de vie de 12 millions d’habitants, doit se lancer de manière ambitieuse dans une mutation de son système alimentaire. Paris et sa région sont très en retard : il est plus que temps de créer de nouvelles filières et emplois dans la production, la transformation, la distribution de produits de qualité, qui permettent le maintien de la fertilité des terres. C’est une dynamique gagnante à plusieurs titres, puisqu’elle permet de valoriser le patrimoine agricole et de préserver la biodiversité, de lutter contre les pollutions liées à l’activité agro-industrielle, mais aussi de créer de nouveaux paysages, qui sont autant de facteurs d’attractivité et de mieux vivre pour les habitants », déclare Dominique Picard, présidente de l’association CARMA
Le projet CARMA participe à la réalisation des engagements de la France dans les accords de Paris, signés en 2015 : il s’inscrit pleinement dans les objectifs à la fois du gouvernement et du Conseil régional Ile-de-France, qui se disent favorables à une politique de protection des terres agricoles, dans le cadre de l’objectif « zéro artificialisation nette » et à la loi sur l’agriculture et l’alimentation de 2018, qui exige 50 % de l’approvisionnement de la restauration collective en produits de qualité ou locaux dont 20% issus de l’agriculture biologique, dès 2022.
« La banlieue nord-est de Paris est jeune, elle est créative, et elle n’attend pas pour entreprendre. Mais le territoire du pays de France a besoin d’un arbitrage du gouvernement et d’un engagement de la Région Ile-de-France sur l’avenir des terres du Triangle de Gonesse. C’est un levier essentiel qui permettra d’engager véritablement la transformation économique, sociale et écologique de ce territoire », précise Dominique Picard.
Source : Dominique Picard, présidente de CARMA
Pleins feux sur une des quatre finalistes du Goncourt, Djaïli Amadou Amal
Née d’un père camerounais et d’une mère égyptienne, Djaïli Amadou Amal a vu le jour en 1975 à Maroua dans le Diamaré, région située dans l’extrême nord du Cameroun. Elle est considérée aujourd’hui comme une des figures de proue de la lutte pour les droits des femmes au Cameroun.
Mariée de force à 17 ans à un quinquagénaire dont elle n’est pas amoureuse, elle parviendra à le quitter 5 ans plus tard. Cette première expérience en tant que femme n’ayant aucun pouvoir de décision sur sa propre vie, l’amène à s’interroger sur les discriminations répressives, les violences et les maltraitantes faites aux femmes et en fait son cheval de bataille.
Remariée à un homme violent avec lequel elle aura deux filles, elle finit par le quitter lui aussi pour s’installer à Yaoundé, mais lors de la rupture et par mesure de rétorsion punitive, son ex-époux kidnappe ses deux filles. C’est à cette période-là que Djaïli se met à écrire pour dénoncer les injustices et les maltraitances infligées aux femmes, au point que la presse Camerounaise la surnomme » la voix des sans voix « .
Paru en 2010, son premier roman : « Walaande, l’art de partager un mari « est le témoignage autobiographique d’une femme qui a subi la polygamie et le partage d’un époux au milieu de trois autres femmes. Comme elle le décrit elle-même : « Quand tu entres dans une famille polygamique, tu dois être aveugle et sourde. Que tes yeux ne voient rien, tes oreilles n’entendent rien, ta bouche ne dise rien ». Avec ce premier roman, elle obtient le prix du jury de la fondation Prince de Claus à Amsterdam, ce qui lui ouvrira les portes d’un rayonnement plus grand car son roman sera traduit en arabe et diffusé dans les pays du Maghreb et du moyen orient.
Par le biais de l’écriture et comme une catharsis visant à exorciser les souffrances spécifiques des femmes du Sahel, Djaïli Amadou Amal dénonce les problèmes sociaux, cultuels et culturels de sa région qui enferment les femmes peules dans les discriminations négatives infligées par les pesanteurs et les traditions religieuses.
Au retour d’un voyage aux états unis et avec le soutien de l’ambassade des états unis au Cameroun, elle crée en 2012 l’association » femmes du Sahel » qui promeut l’éducation de la femme et de la jeune fille et les sensibilise contre le mariage précoce et forcé, ainsi que contre toutes formes de violences perpétrées contre elles. La tradition peule en effet veut que la femme soit contrainte. L’association lutte par conséquent contre cette idéologie ancestrale en invitant les hommes et les femmes à évoluer sur ces concepts excessivement dommageables aux femmes.
La littérature est devenue une véritable planche de salut pour Djaïli qui affirme que : » c’est sa vraie raison de vivre « , » qu’elle est devenue un exutoire lui permettant d’être le porte paroles d’une majorité de femmes de son pays « . En 2014, dans mon roman » Mistiriijo : la mangeuse d’âme » je dénonçais » l’accusation faite à des femmes d’être porteuses de mauvais sorts «
Quelques années après avoir subi ce qu’elle n’a jamais choisi de vivre ni de subir, Djaïli a décidé qu’elle n’allait pas accepter ces situations d’irrespect et de violences faites aux femmes, autant pour elle-même que pour ses filles et pour toutes les femmes de sa communauté. Elle voulait dire haut et fort tout ce qu’elle ressentait à propos de ces violences institutionnalisées et pérennisées par une culture uniquement tournée vers le droit, le plaisir et le bon vouloir des hommes, et selon elle la meilleure façon de le faire était de décrire ces situations dans des romans pour sensibiliser et dénoncer les tabous et les abus. « Je suis devenue féministe en prenant conscience de ce que je subissais » et de ce que Djaïli ne voulait pas pour ses filles.
Une maison d’édition française propose à Djaïli de retravailler le texte de son troisième roman « Munyal », afin qu’il devienne universel et qu’il puisse être lu partout dans le monde. C’est alors qu’il parait en septembre 2020 sous le titre » les impatientes » aux éditions Anne Carrière/Emmanuelle Collas, et sera finaliste du Goncourt avec trois autres auteurs masculins.
Se trouvant chez elle à Douala au moment où elle apprit qu’elle avait été reçue dans la quatuor final des sélections du Goncourt, elle avoua » qu’elle était très émue, en larmes même « . Son roman » les impatientes » qui est un pamphlet contre le mariage précoce des jeunes filles et le viol conjugal, décrit le quotidien de trois femmes peules et musulmanes vivant au Cameroun, et met en lumière les souffrances de ces femmes au sein de mariages arrangés, forcés et polygames :
« Avec ces trois héroïnes, j’ai voulu surtout parler du thème des violences faites aux femmes, expose-t-elle. La polygamie est une violence psychologique, mais il y a aussi des violences physiques et conjugales. » explique Djaïli Amadou Amal. A noter également que « Les impatientes » fait également partie des œuvres sélectionnées pour remporter le prix Goncourt des lycéens.
Article rédigé le 1er décembre 2020 par Catherine Medioni
Les violences faites aux femmes ne sont pas exclusivement physiques
Les violences faites aux femmes existent depuis la nuit des temps, au travers de son infériorisation séculaire, de sa sujétion et de son » objetisation » par les hommes et par les sociétés patriarcales. Dans les religions, elle est un attribut de l’homme et sa » possession » ! Dans notre société, et bien que les femmes se fassent de plus en plus entendre dans leurs légitimes revendications, elles sont trop souvent reléguées aux tâches liées à la maternité, à la vie domestique, à la famille, aux soins et à l’éducation des enfants. Dans le monde du travail, les postes à responsabilités leur sont refusés et les salaires sont bien moindres que les hommes à compétences égales. Tout cela constitue des violences faites aux femmes !
- Sarah Kassouri
- Sylvie Billard
- Anne-Sophie Carton
Le 25 novembre 2020 avait lieu la journée consacrée aux violences faites aux femmes, ponctuée par des manifestations et des évènements organisés autour de ce thème et mettant en lumière les actons mises en place pour les prévenir ou en atténuer les dégâts lorsque ces violences (agressions physiques et assassinats) n’ont malheureusement pas pu être circonscrites ou évitées.
Le confinement nécessité par la non-propagation du virus au travers des contacts sociaux réels, a fait émerger partout dans le monde et avec une plus grande acuité encore, les violences perpétrées au sein des couples et des familles par un conjoint incapable de gérer ses pulsions agressives et violentes envers leur épouse ou leur concubine, et parfois même envers leurs propres enfants.
Le paléoanthropologue Pascal Picq, maître de conférences au Collège de France, propose dans son dernier ouvrage intitulé » Et l’évolution créa la femme » paru le 21 octobre dernier aux éditions Odile Jacob, une analyse évolutionniste de la sujétion et de la coercition des femmes depuis les origines, concluant qu’il s’agit d’une question sociale, culturelle et anthropologique et affirme que : « Les mâles de notre espèce sont parmi les primates les plus violents envers leurs femelles, les femmes ».
La crise sanitaire qui a frappé la planète entière a mis sur le devant de la scène une recrudescence des relations sexuelles non consenties par les femmes, des viols en Afrique du Sud ou au Nigéria, une hausse des disparitions de femmes au Pérou, des féminicides en augmentation significative au Mexique et au Brésil, et les associations dédiées à la protection des femmes ont été submergées d’appels au secours et à l’aide partout en Europe ! L’ONU a tristement constaté que le confinement était à l’origine d’une montée inquiétante des violences sexistes, sexuelles et domestiques : 30 % à Chypre et en France, 33 % à Singapour, 25 % en Argentine…. Le bilan est désastreux et souvent mortel pour les femmes !
C’est donc dans ce contexte lié à la promiscuité spatiale imposée par le confinement, que le groupe d’opposition Aulnay en Commun a organisé sur Facebook une soirée consacrée à ce fléau, en accueillant différentes personnalités venues apporter leur point de vue, leurs propositions et leur expertise. Le féminisme qui revendique l’égalité de droits, de traitement, de chances, de respect et de considération pour les femmes dans une société incroyablement marquée par le sceau du machisme et du patriarcat, autant au niveau des états que au sein de toutes les religions de la planète, est un des combats porté par Sarah Kassouri, seule femme » rescapée » (si je puis dire) siégeant au sein du groupe Aulnay en commun.
Cependant, et ce point de vue n’engage que moi-même, j’ai eu l’occasion de constater sur le terrain, notamment lors de la constitution d’une liste participative pour les dernières municipales, que les femmes qui démontrent une capacité à porter un vrai leadership et qui assument l’ambition et le désir de s’engager dans un mandat politique, se voient subtilement et souterrainement écartées et même ostracisées.
Il est en effet notoire et très difficile pour une femme, même dans nos sociétés occidentales qui se prétendent évoluées et faussement « ouvertes », d’exister et d’apporter ses contributions originales et personnelles, ses projets et sa vision dans toutes les sphères de pouvoir où les hommes occupent déjà des places et tiennent jalousement les rennes jusqu’à en imposer les règles et les processus qui enferment les femmes dans des zones de relégation souvent systématique !
Il faut le dire, la parole des femmes est sérieusement muselée par une très grande majorité d’hommes, leurs idées cataloguées inintéressantes et les actions pragmatiques qu’elle souhaiteraient concrétiser dans la vraie vie au bénéfice de la collectivité trop souvent mises en échec ! Si Madame Billard est miraculeusement parvenue à se hisser dans le quintet de tête d’Aulnay en Commun pour les municipales 2020, son éviction, que dis-je, son » exclusion » témoigne du refus de s’ouvrir à de nouvelles méthodes, de nouvelles propositions, à une créativité originale dans les manières d’intervenir dans le débat public, et d’accepter de nouvelles manières d’envisager la citoyenneté et la politique portée de manière originale par les femmes. Que nous le voulions ou non, notre société est encore très imprégnée et très marquée du sceau des atavismes politiques et des conditionnements patriarcaux et machistes !
Je vais également évoquer ici, la charge mentale énorme que subissent les femmes dans leur vie quotidienne, amenée qu’elles sont à devoir être multitâches au sein des familles qu’elles ont construites, et souvent abonnées malgré elle au rôle qui leur est implicitement et tacitement assigné, de » bobonne à la maison » , aussi transparente qu’une baie vitrée astiquée et uniquement dévolue par la force des circonstances, des croyances limitantes et des conditionnements, aux tâches ménagères, à l’intendance domestique, aux soins des enfants et des parents vieillissants ou devenus dépendants, le tout parallèlement à un métier accompli souvent dans le stress…..
J’ai connu cette vie là durant des années, dans la souffrance d’être absorbée et engloutie par des tâches et des obligations qui m’étaient d’office dévolues parce qu’elles résultent d’un conditionnement sociétal puissant que personne, ni hommes, ni femmes, ne remet vraiment en cause. La charge mentale continue et le temps que nous consacrons à des activités parfois fastidieuses, chronophages et invisibles, mais Ô combien indispensables à l’organisation de toute la famille, exerce une telle pression dans nos vies de femmes que l’on s’interdit de penser, de réfléchir à cette vie de cinglée que nous menons, que nous subissons, Juste pour ne pas s’écrouler, parce que nous savons que si nous le faisons, nous allons nous engouffrer dans un processus irréversible qui pénaliserait toute la famille ! Alors, nous tenons, nous luttons coûte que coûte contre l’épuisement et la dépression !
Faire tourner la maison pendant que son époux travaille à l’étranger ou dans une autre ville, travailler soi-même loin de son domicile avec des transports longs et coûteux pour un salaire souvent modeste, renoncer à sa carrière artistique pour élever et éduquer ses enfants, faire le taxi pour les mener à toutes leurs activités culturelles, artistiques sportives et musicales en sus de leur scolarité, sont des tâches essentiellement dévolues aux femmes, tandis que les hommes se consacrent à leur carrière, et éventuellement à leurs centres d’intérêts !
J’ai compris et réalisé pour l’avoir vécu dans mon être et dans ma chair, à quel point les femmes qui portent des ambitions, des rêves et des espérances doivent y renoncer, en dépit de leurs talents avérés et des compétences qu’elles ont acquises, tout simplement parce que le monde machiste, la société patriarcale dans lesquels nous vivons, les a enfermées dans des rôles prédéfinis qu’elles n’ont jamais eu véritablement le droit de remettre en question.
Personnellement je n’ai pu réellement commencer à exercer mes droits et mes activités de citoyenne que lorsque mes enfants sont devenus un peu plus autonomes, et lorsque deux membres proches de ma famille accueillis à la maison durant plusieurs années parce qu’ils étaient devenus malades, âgés et ultra-dépendants sont décédés, car auparavant cela était absolument impossible, et cette réalité là est celle de toutes les femmes !
Lors de mon engagement dans la construction et la constitution d’une liste participative pour les municipales 2020, j’ai profondément regretté, en tant que femme, que mes collègues et sœurs féminines qui étaient les compagnes des hommes qui y travaillaient activement, ne puissent être davantage présentes pour apporter leur contribution personnelle. Je ne les nommerai pas, mais ce constat m’a beaucoup peinée et dérangée, et témoigne bien si besoin en était, que la charge des femmes est telle, qu’elles sont injustement sous représentées dans les instances citoyennes et démocratiques. Il faut vraiment que cela change, encore faut-il que la société dans son intégralité, et que leurs conjoints leur en donnent les moyens de manière effective….
Le renoncement d’Anne-Sophie Carton à ses fonctions d’élue après seulement quelques mois, met en exergue le fait que les femmes, souvent très impliquées dans leur vie familiale et professionnelle, et soucieuses de donner la pleine mesure de leurs talents dans tous les domaines où elles choisissent de s’engager et de s’investir avec sérieux et responsabilités, se retrouvent parfois contraintes à devoir faire des choix et à oblitérer des fonctions qu’elles avaient pourtant la capacité à remplir, tout simplement parce que les rôles qui sont d’office dévolus aux femmes dans la société telle qu’elle est conçue par le patriarcat, empêchent, voire même interdisent, l’épanouissement des talents qui sont les leurs et qui seraient pourtant très certainement d’un grand bénéfice pour la collectivité entière.
Donner une vraie place aux femmes dans notre société à des postes où elles ne servent pas qu’à jouer les tapisseries ou les faire valoir des hommes, ne devrait pas être facultatif ni discrétionnaire, ni laissé à la seule décision des hommes de pouvoir qui siègent majoritairement dans tous les gouvernements et dans toutes les obédiences religieuses de la planète, mais devrait devenir l’enjeu majeur à relever pour le siècle en cours.
Réflexions, témoignage et article rédigé les 25 et 26 novembre 2020 par Catherine Medioni
Note : Les dessins illustrant la charge mentale des femmes sont empruntés à la dessinatrice Emma qui souhaite conserver l’anonymat de son nom de famille, et qui a mis les concepts de charge mentale en abyme de façon ludique et humoristique dans des bandes dessinées. Elle ne revendique aucune qualité esthétique de ses illustrations, considérant que son propos est davantage de créer des images parlantes.
En France, « nous allons tranquillement vers un État autoritaire »
Chères aulnaysiennes, chers aulnaysiens,
C’est la députée LREM Nathalie Sarles qui parle le mieux de la situation actuelle : « Nous allons tranquillement vers un État autoritaire« . Lorsque je le disais en 2018 et même encore début 2020, beaucoup considéraient que j’exagérais.
En cours d’adoption à l’assemblée nationale, la Loi sur la sécurité globale comporte de nombreux articles portant “une atteinte disproportionnée à la liberté d’expression” comme l’explique la défenseure des droits Claire Hédon au sujet notamment des articles :
- 21 qui autorise la transmission des images « en temps réel au poste de commandement du service concerné » et leur exploitation.
- 22 qui autorise la surveillance de manifestations par drones.
- 24 qui prévoit de pénaliser d’un an de prison et de 45.000 euros d’amende la diffusion de “l’image du visage ou tout autre élément d’identification” d’un policier ou d’un gendarme en intervention lorsque celle-ci a pour but de porter “atteinte à son intégrité physique ou psychique”.
“Si la protection des policiers et gendarmes est un objectif légitime, ces derniers sont déjà protégés” par le Code pénal et la loi du 29 juillet 1881, “notamment contre les menaces, injures, diffamations, outrages et contre la provocation à la réalisation d’un crime ou d’un délit” et contre les atteintes à leur vie privée.
En prévision de l’invalidation par le Conseil Constitutionnel de nombreux articles de cette Loi, des parlementaires rêvent de réformer cette institution garante de l’Etat de droit : https://twitter.com/LCP/status/1329876773115400193.
Lors des manifestations contre cette Loi qui se sont déroulées dans de nombreuses villes de France, les violences des forces de l’ordre ont été documentées par ces vidéos qui montrent :
- Le 17 novembre :
- un policier en civil pousser un manifestant sur des policiers en uniforme pour provoquer des violences contre les manifestants : https://twitter.com/amlaOM/status/1329407633179205635?s=20
- des policiers arrêter arbitrairement la journaliste Hannah Nelson qui sera gardée à vue : https://linsoumission.fr/2020/11/18/hannahnelson-la-violente-arrestation-dune-jeune-journaliste-qui-enflamme-les-reseaux-sociaux-2/
- Le 21 novembre :
- un policier faire tomber un journaliste et un autre frapper un manifestant cherchant à aider le journaliste : https://twitter.com/AiphanMarcel/status/1330204813196398592
- les journalistes se faire nasser pour les empêcher de faire leur travail, une première en France : https://twitter.com/AA_Avocats/status/1330216353740058625?s=20
La France est en pleine régression dans le classement mondial de la liberté de la presse. Mais le samedi 21/11, alors que la manifestation était fortement réprimée, les chaînes d’info tournaient en boucle sur un crime passionnel.
La nuit dernière le niveau de violence policières a atteint un tel niveau que même le ministre de l’Intérieur en a été choqué :
- étrangers traités avec une violence jamais vue,
- journalistes frappés : Rémy Buisine l’a été 3 fois,
- Elus de Paris empêchés de rejoindre l’hôtel de ville.
La France condamnée par l’ONU et par la commission européenne est devenue l’objet de raillerie des pires dictateurs.
Les atteintes à la liberté d’expression et d’informer au service de la démocratie sont inadmissibles.
A Aulnay-sous-Bois, ces atteintes existent également :
- Le maire a fait intervenir un de ces collaborateurs auprès d’AulnayCap pour que mes articles ne soient pas publiés.
- Les élus d’AEC ont fait obstacle pendant plus de 2 mois à la publication de toutes mes propositions d’articles reprenant pourtant les positions défendues en Conseil Municipal que nous avions validées ensemble, s’arrogeant ainsi le monopole de la prise de parole.
Les atteintes à la liberté d’expression et d’informer au service de la démocratie sont inadmissibles d’où qu’elles viennent.
Source : Sylvie Billard, Elu de gauche, écologiste et citoyenne
CHIMIREC-FIFTY – enquête publique : se forger une conviction en écoutant les différents points de vue en l’occurrence celui d’un chef d’entreprise 2/2
Suite du compte-rendu de Sylvie Billard sur l’enquête publique Chimirec – Fifty.
Entretien entre Sylvie Billard et Pierre Charlemagne, DG de l’entreprise Eco DDS (validé par ce dernier qui en a autorisé la publication)
Sylvie Billard :
Bonjour Monsieur Charlemagne,
Vous êtes client de l’entreprise CHIMIREC et vous êtes venu à la permanence de l’enquête publique d’Aulnay-sous-Bois pour signifier que vous êtes favorable à l’implantation de cette entreprise à Aulnay-sous-Bois. En tant qu’élue, il est important que j’écoute tous les points de vue, car faire de la politique consiste souvent à trouver un compromis acceptable entre des besoins légitimes souvent contradictoires :
- Les particuliers peuvent légitimement s’inquiéter des risques inhérents à l’implantation d’un centre de tri et regroupement de déchets à proximité de leur habitation.
- Les salariés veulent un emploi par trop éloigné de leur domicile.
- Les activités humaines génèrent des déchets qu’il faut collecter et traiter.
Pourriez-vous présenter votre entreprise et m’expliquer votre point de vue ?
Pierre Charlemagne :
Bonjour,
Les particuliers déposent leurs déchets en déchèterie municipale ou dans des points de ventes par exemple pour apporter des pots de peinture, des ampoules ou des piles usagés.
L’entreprise Eco DDS collecte ces déchets auprès des déchèteries municipales : peinture, engrais. Elle emploie 15 personnes et génère un chiffre d’affaires de 50 millions d’€. Nous faisons beaucoup appel à la sous-traitance.
Quand vous achetez un produit polluant, vous payez une éco contribution. Avec ce financement, nous organisons la collecte et le traitement de déchets.
Les sociétés comme la nôtre sont agréées par l’État et ont pour mission d’augmenter les réseaux de collecte par type de déchets : les piles, l’électro-ménager…
Nous sous-traitons le traitement de nos déchets à CHIMIREC dont nous sommes clients.
Nos concitoyens ont un rapport contradictoire avec leurs déchets, leur collecte et leur traitement. Si les déchèteries sont trop loin ou trop près de leur domicile les gens se plaignent. L’idée est de faire moins de déchets. Mais en attendant cet idéal, il faut bien les traiter. En Ile-de-France, nous arrivons à saturation. Il existe peu de capacités de regroupement. Étampes est loin. Pour optimiser les déplacements de nos camions, c’est bien de disposer d’un site de proximité. C’est pourquoi nous sommes favorables à l’augmentation des capacités de CHIMIREC.
J’ai consulté le dossier d’implantation à Aulnay. CHIMIREC a revu ses flux dans les nouveaux locaux, les quais. Aulnay est moins enclavé que Dugny.
C’est l’une des sociétés les plus sérieuses de la place. Leurs camions sont impeccables. Ils respectent la réglementation, parfois même dans l’anticipation.
Sylvie Billard :
Comprenez-vous les inquiétudes des habitants à l’idée de voir une entreprise chimique s’implanter près de chez eux ? Chacun a à l’esprit les explosions d’AZF et plus récemment de Lubrizol.
Pierre Charlemagne :
Il faut tenir compte de la nature des déchets. Il s’agit principalement de déchets liquides comme l’huile de moteur prévue pour supporter de très fortes températures. Ces huiles s’enflamment donc difficilement. Par ailleurs, pour limiter les risques, il faut de la place pour que les déchets soient bien séparés. C’est pourquoi il est important que CHIMIREC s’implante dans un lieu plus grand. Enfin, les sites de collecte comme CHIMIREC ne peuvent pas être à la campagne, sinon cela génère trop de trajets. Il faut optimiser le trajet entre les déchetteries municipales et les sites de collectes.
Sylvie Billard : Qui dit implantation d’une entreprise dit espoir de création d’emplois.
Pierre Charlemagne : CHIMIREC est une entreprise de main d’œuvre contrairement à un incinérateur. C’est une société de services avec des chauffeurs, des caristes, des chimistes, des experts en sécurité. Elle embauche donc du personnel avec différents niveaux de qualifications. Concernant les personnes peu qualifiées, elle les qualifie par des formations à des métiers techniques et pointus. il faut en effet réaliser la traçabilité de la collecte jusqu’au traitement, car vous ne pouvez pas mélanger les déchets entre eux. Il faut des transport ADR de matière dangereuse.
CHIMIREC dispose de plusieurs sites en France, très propres. C’est une belle boite française, familiale, pas cotée en Bourse. Elle embauche environ 1 000 personnes et génère près de 150 millions de chiffre d’affaires. Elle se développe à l’étranger. C’est une belle réussite.
Sylvie Billard : Faut-il choisir entre CHIMIREC et les logements VAL FRANCILIA ?
Pierre Charlemagne : Plus que la question de la compatibilité de cette entreprise avec des habitations, il faut se poser la question de sa compatibilité avec les autres entreprises de la zone PSA. La cohabitation d’autres entreprises logistiques est problématique, car elles génèrent beaucoup de trafic routier. Ce trafic des entreprises est peu compatible avec celui des particuliers. S’il y a trop d’entreprises de logistique, attention.
Sylvie Billard : Donc il faut s’interroger sur la typologie des entreprises qui vont s’installer sur la friche PSA, sur les typologies d’emplois créées et les rémunérations correspondantes
Pierre Charlemagne : cela me semble être la bonne approche.
J’espère que vous aurez l’occasion de visiter les sites de l’entreprise CHIMIREC et vous souhaite sincèrement d’accueillir sur l’ex site PSA des entreprises génératrices d’emplois à valeur ajoutée pour nos concitoyens et qui servent l’intérêt général.
Sylvie Billard : Je vous remercie vivement de cet échange très intéressant que je partagerai avec les aulnaysien.ne.s.
- Pour en savoir plus sur l’entreprise ECO DDS : https://www.ecodds.com/




















