Archives de Catégorie: Politique

Plus de pouvoir d’achat avec Valérie Pécresse dans la région Île-de-France ?

Ce matin, quelques élus de la majorité municipale ainsi que des membres du cabinet du maire Bruno Beschizza ont distribué des tracts au marché du Vieux-Pays. 

Selon le tract ci-contre, Valérie Pécresse aurait donné plus de pouvoir d’achat aux Franciliens. Quelques actions, comme le gel du tarif du passe Navigo ou la distribution d’ordinateurs aux Lycées de la région permettraient de confirmer cette hausse du pouvoir d’achat.

Si cela peut paraître subjectif, notons toutefois que la dette de la région a énormément baissé par rapport à 2015 (dernier budget voté par une majorité de Gauche), ce qui laisse à la région plus de marges de manœuvre.

@Alexandre Conan

Aulnay-sous-Bois, bilan de l’été 2020 des élu.e.s AEC

Chère Aulnaysienne, Cher Aulnaysien,

Nous espérons que vous avez passé un bel été malgré la crise sanitaire et que la rentrée s’est passée au mieux pour vos familles et pour vous – même.

Le temps est venu de faire le bilan sur le dispositif « Aulnay l’été » mis en place par l’équipe municipale durant la période estivale.

Nous, élu.e.s de gauche, écologistes, et citoyens : « Aulnay en commun » avions fait de nombreuses propositions pour qu’aucun.e habitant.e ne soit laissé.e. de côté.

Si nous nous réjouissons de la reprise d’un certain nombre de nos propositions, nous regrettons fortement le manque d’ambitions et de réalisations concrètes dans nos quartiers au regard de la crise sanitaire, économique et sociale que traverse notre pays.

Pour nos enfants, nous voulions un été épanouissant humainement, culturellement et socialement avec notamment :

  • l’ouverture des écoles, des centres de loisirs, des centres sociaux avec un rattrapage scolaire associé à des activités de loisirs et d’éveil sportif et
  • l’organisation de journées, week-ends, séjours dans des bases de loisirs, à la mer ou encore à la
  • le soutien des initiatives des habitant.e.s dans les

Point positif : organisation par la ville du dispositif « vacances apprenantes » du CP au CM2 pendant 4 semaines, complété par des cours de remises à niveau le matin et des activités ludiques l’après-midi pour un tarif de1 euro par jour.

Point négatif : aucun séjour organisé par la ville pour les familles dans les bases de loisirs, à la mer et à la montagne. Par ailleurs depuis fort longtemps, nos centres de vacances ont été vendus par les équipes de J.C Abrioux puis G. Gaudron..

Pour nos quartiers, nous voulions un été où il fasse bon vivre ensemble avec :

  • l’installation d’oasis de fraîcheur avec des espaces détentes, des jeux d’eaux, une programmation culturelle dans chaque quartier et ouverture du Parc Ballanger jusqu’à
  • reprise d’ « Aulnay plage » au parc Robert Ballanger
  • projections de films en plein air sur plusieurs sites dans la
  • animations en pied d’immeubles dans tous les quartiers

Bilan mitigé : une bonne partie des propositions ont été reprises. Cependant c’est l’ACSA (association des centres sociaux d’Aulnay) qui a supporté le coût ainsi que l’organisation de ces activités. L’équipe municipale a préféré privilégier les fêtes foraines organisées les samedis par un formidable coup « de com’ » et une aide financière.

Point négatif : refus d’organiser « Aulnay plage » et toutes ses animations au parc Ballanger alors qu’il était possible de mettre en place le protocole sanitaire en vigueur. Un refus d’autant plus regrettable que nous n’avons toujours pas de piscine municipale et que nous avons eu à subir de nombreux jours caniculaires.

Pour nos aîné-e-s, nous voulions une attention particulière :

  • Veille à domicile pour les personnes isolées et vulnérables
  • Organisation d’animations dans les structures

Bilan : nous voulons souligner le travail remarquable des agent.e.s communaux durant l’été tant sur la période caniculaire (Plan canicule, bien mis en place depuis de nombreuses années à Aulnay) que lors du déconfinement.

Pour le bien-être de nos concitoyens nous voulions :

  • l’organisation de séances de sport quotidiennes dans les parcs, stades, quartiers… gratuites et à disposition de tou.te.s
  • des permanences du centre municipal de santé dans tous les quartiers

Ce sont des associations qui ont organisé des séances de sport en extérieur , gracieusement pour toutes et celles et ceux intéréssé.e.s. Un grand merci à elles !

Et enfin,

Pour soutenir dans la dignité les plus fragiles d’entre nous, nous avions proposé l’intervention de la ville sur le plan alimentaire, toutes les familles en difficulté et les personnes isolées et vulnérables par :

  • l’ouverture de la cuisine centrale pour la confection de repas
  • le soutien financier des associations qui préparent des colis et distribuent ces aides
  • le versement de subventions exceptionnelles au Conseil Municipal du 24/06

Point négatif: aucune de ces propositions en direction des plus fragiles ne furent reprises alors que bon nombre d’aulnaysien.ne.s sont très choqué.e.s par l’augmentation des indemnités du maire et des élus.e.s de la majorité.

Fort heureusement les associations et des habitant.e.s se sont montré.e.s à la hauteur et ont poursuivi leurs actions à l’endroit des plus précaires.

Source : Aulnay En Commun

L’impunité des agresseurs envers les maires est terminée

L’été qui vient de s’écouler a malheureusement encore été le théâtre d’agressions perpétrées envers les élus… Pour ne pas laisser perdurer une sorte d’impunité envers ces actes de plus en plus récurrents, le ministère de la justice avait annoncé vouloir prendre des mesures pour protéger les maires, mais également les personnes en charge d’un mandat électoral.

Depuis le lundi 7 septembre, c’est chose faite puisque Eric Dupont-Moretti, dans une circulaire adressée à tous les procureurs de la république, leur demande désormais de ne plus se contenter de faire de simples rappels à la loi face à des agressions verbales ou physiques, mais de considérer que toute insulte, toute injure, devra dorénavant être considérée et qualifiée  » d’outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique  » ou  » chargée de l’autorité publique « .

Le ministre de la justice estime « qu’une réponse pénale systématique et rapide  » doit être apportée par les parquets qui, face à des insultes proférées, devront privilégier la qualification d’outrage plutôt que celle d’injures, la première permettant notamment d’infliger des peines de travail d’intérêt général (TIG) aux auteurs de violences.

D’autres mesures de coercition telles que des interdictions de paraitre ou de séjour sur la commune des élus agressés sont également prévues par la circulaire. Concernant des faits qui pourraient être plus graves, la comparution immédiate est recommandée !

Au delà de ces réponses judiciaires possibles à ces agressions, le garde des sceaux souhaite mettre en place un accueil personnalisé pour ces élus victimes, afin qu’ils soient systématiquement informés de façon personnalisée des suites judiciaires décidées.

Au cours de l’année 2019 et jusqu’au 21 août 2020, 255 affaires d’atteintes aux élus auraient été signalées à la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG) par les parquets généraux. 41% de ces affaires constituent des atteintes aux personnes, ce taux atteignant 63 % lorsque la victime est un maire. De son côté l’Association des maires de France (AMF), a recensé 233 agressions de maires entre janvier et juillet. Pour toute l’année 2019, ils ont été 383 à subir des coups ou des insultes, contre 361 en 2018.

Article rédigé le 9 Septembre 2020 par Catherine Medioni

Chimirec, ancienne usine SEVESO, veut être imposée, plus vite que son ombre à Aulnay-sous-Bois !

L’équipe municipale a soigneusement caché la date de l’enquête publique aux élu.e.s et à la population

Les élus d’opposition Aulnay en Commun viennent de découvrir que l’enquête publique de l’installation de l’ancienne usine Seveso Chimirec sur les ex-terrains de PSA se tiendra du 14 septembre au 14 octobre 2020. Cette information a été cachée aux élu.e.s et à la population qui avaient découvert en juillet le projet de déménagement à Aulnay de cette usine, qui était classée Seveso en 2013 [1].

Plus grave, cette installation préparée de longue date, a ainsi été cachée aux habitants durant la campagne électorale, et dans le mensuel municipal. Le journal Oxygène de septembre évoque vaguement une enquête « à l’automne » alors que les dates sont connues ! Mais pour cela il faut aller voir sur l’affiche illisible de l’enquête publique.

On voudrait que les habitant.e.s n’aient pas le temps de se pencher sur cette affaire potentiellement scandaleuse, qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

Alain Amédro, conseiller municipal du groupe des élu.e.s de gauche, écologistes et citoyens Aulnay en Commun.

[1] : Cette usine aurait, selon le Préfet, perdu son statut Seveso, mais des questions importantes demeurent, notamment sur les soupçons de trafic d’influence de l’ancien député LR Thierry Solère. Une enquête judiciaire est ouverte.

Source : Communiqué des Elus de Gauche Ecologistes et Citoyens

Forum des associations 2020- ferme du vieux pays d’Aulnay

Samedi 5 septembre,

de 10h à 18h, la Ferme du Vieux-Pays

abritera le traditionnel

forum des associations

dans un format adapté au contexte sanitaire actuel.

Les bénévoles vous présenteront leurs structures et leurs activités. Un rendez-vous idéal pour découvrir ce qui animera votre année 2020-2021. 

Comme pour l’ensemble des espaces publics, le port du masque sera obligatoire toute la journée dans l’enceinte du forum ! 

La liste des associations présentes et le plan du site seront prochainement disponibles : https://www.aulnay-sous-bois.fr/actualites/forum-des-associations-2020/

 

Votre dévouée, pratiquant ses activités sportives en dehors de la ville d’Aulnay, éssaiera de passer sur ce forum aulnaysien.

Deux comités de La République En Marche s’affrontent toujours à Aulnay-sous-Bois

La rentrée s’annonce mouvementée pour le mouvement présidentiel à Aulnay-sous-Bois. Deux comités s’affrontent à coup de communications et de participations à des événements locaux :

  • Aulnay En Marche, animé par Benjamin Giami, conseiller municipal d’opposition, ainsi que par Leïla Abdellaoui (également conseillère municipale d’opposition). On compte 202 adhérents dans ce comité qui est très hostile à Bruno Beschizza, maire LR d’Aulnay-sous-Bois
  • En Marche Aulnay-sous-Bois, animé par Marc Masnikosa avec 105 membres. Ce comité est au contraire plutôt conciliant avec le Maire LR et n’hésite pas à faire de la publicité de sites Internet qui lui sont favorables

Dans moins de deux ans auront lieu les législatives pour renouveler l’assemblée nationale. Est-ce que ces deux comités travailleront main dans la main ou, au contraire, s’affronteront de manière fratricide ?

Alors qu’une liste portée par LREM était présente cette année avec comme tête de liste Benjamin Giami, certains membres En Marche de la première heure ont fait bande à part. Marc Masnikosa a continué à prêter son nom au site Aulnay Libre, plutôt favorable à l’édile LR, alors qu’Abdel Benjana, autre figure LREM locale, a littéralement soutenu Bruno Beschizza dans un tract distribué dans les quartiers Nord.

Deux courants qui semblent donc s’affronter avec un pôle plutôt au Centre, et un autre plutôt à Droite.

Projet de privatisation d’une partie des missions du service jeunesse d’Aulnay-sous-Bois

Monsieur le Maire,

Nous avons été interpellés par plusieurs agents communaux et des syndicats concernant votre projet de privatisation des missions loisirs du service jeunesse de notre ville . Ce projet crée des angoisses et inquiétudes légitimes tant auprès des agents concernés que de la population.

Ainsi après avoir effectué une délégation de service public pour la gestion de la crèche Clémence Mentrel et pour la crèche municipale La Bourdonnais vous vous apprêtez à confier de nouvelles missions, dévolues à la ville à un prestataire privé. Pour rappel le service jeunesse dans une commune est un outil d’intervention sociale, d’épanouissement, d’autonomie dédié à la jeunesse. À ce titre, en liens étroits avec les
structures municipales et extérieurs, il participe :

  • à l’animation des jeunes dans la ville
  • à l’information en direction des jeunes aulnaysiennes et aulnaysiens
  • à accompagner les jeunes dans la construction de leur projet professionnel et leur projet de vie
  • contribue à la construction de l’identité citoyenne dans le cadre de l’intérêt général
  • au soutien et à l’accompagnement des projets des jeunes aulnaysiennes et aulnaysiens
  • à la lutte contre l’échec scolaire
  • au développement culturel, éducatif et sportif
  • à la prévention de la délinquance
  • aux actions de prévention de santé publique
  • à l’organisation de manifestations
  • à la création de liens entre les générations
  • à l’organisation de séjours vacances

SES MISSIONS

  • Accueillir dans les 12 structures jeunesses de la ville de la tranche d’âge comprise entre 10 et 17 ans quelle que soit leur origine, leur milieu, leur sexe dans un esprit d’équité.
  • Écouter les demandes, les attentes formulées et tenter d’y apporter des réponses cohérentes qui soient les plus adaptées possible.
  • Proposer des activités à vocation socio-éducative, culturelle et sportive.
  • Sensibiliser et préparer les jeunes aux changements climatiques, aux respects et à la protection de la biodiversité
  • Informer sur les services, les dispositifs existants. Mettre à disposition les informations et les moyens d’y accéder. L’accès à l’information pour favoriser l’autonomie.
  • Accompagner une démarche, une initiative. Accompagner vers une institution, un service ou une personne.

S’il est vrai que notre service jeunesse a besoin d’une restructuration en raison de problématiques structurelles, des nouveaux besoins des jeunes, de l’évolution de notre société et l’évolution des carrières des agents choisir de ne plus assumer en gestion directe les missions essentielles envers la jeunesse au profit d’une DSP est un choix de facilité et de légèreté.

La privatisation d’une partie de la politique jeunesse au sortir d’une situation de crise sanitaire sans précédent où les populations les plus fragilisées, dont la jeunesse, ont connu et connaissent encore des situations de pauvreté aggravées semble en contradiction et en rupture totale avec la réalité sociale et de l’identité solidaire de notre ville.

C’est maintenant que la jeunesse a besoin de l’action publique traduite au travers d’une politique jeunesse publique ambitieuse, forte, exigeante et incarnée. C’est l’action publique qui possède les marges de manoeuvre qui offriront le meilleur accompagnement possible à la jeunesse aulnaysienne et non une entreprise privée répondant à une logique de rentabilité pure poussant encore plus profondément la jeunesse vers la précarité déjà galopante.

Nous vous demandons d’abandonner ce projet de privatisation car le risque réel sera à moyen terme de créer des situations de ruptures irrattrapables pour de nombreux Aulnaysiennes et Aulnaysiens.

Ne pensez-vous pas que la vingtaine de fonctionnaires et la trentaine de contractuels du service jeunesse méritent plus de considérations ? Quand comptez-vous faire une concertation avec les premiers concernés ainsi que leurs représentants ?

Quel sera le contenu de la convention de mise à disposions des agents publics à l’entreprise retenue ? Les fonctionnaires que vous souhaitez reclasser font parties de la filière animation comment comptez-vous les intégrer dans les différents services municipaux qui comportent les filières administratives, techniques, médico-sociales, culturelles, sportives, animations, polices ?

Quelles seront les conditions :

  • d’avancement d’échelon ? À quelle durée ?
  • plan pluriannuel de formations prévus pour les fonctionnaires et contractuels ?
  • promotion interne dans le cadre de la CAP ?
  • formation diplômante pour celles et ceux qui souhaitent une mobilité voire un reclassement ?
  • le régime indemnitaire restera t-il inchangé pour les fonctionnaires en cas de mise à disposition ?
  • maintien des rémunérations actuelles pour les contractuels ?

Quid de la situation salariale des responsables de structures, les responsables de services, le pôle administratif, le BIJ, le service séjours vacances? Par ailleurs ces derniers jouent un rôle prépondérant dans la construction des jeunes via des réunions de coordination, des signalements, un accompagnement individualisé et des échanges réguliers entre collègues. Demain avec un prestataire privé ce travail de dentelle indispensable ne sera plus de rigueur.

Une concertation avec les usagers et les parents des mineurs sur le devenir des structures et des équipes sera t-elle menée ?

Un audit a-t-il été mené conduisant à la décision de la DSP ? Si oui par qui et quelles sont les préconisations ?

Quel est le montant prévu minimum et maximum du futur marché ?

Un plan pluriannuel d’investissement et de travaux de réhabilitation est-il prévu pour les structures les plus délabrées ?

La délégation de service public rependra t-elle l’ensemble des actions et dispositifs existants ?

Quelles conditions de reprise des contractuels qui assurent des missions depuis plusieurs années (vacances scolaires, accompagnement à la scolarité CLAS, projets Musique vidéo etc …) .

Quid des subventions VVV, contrat de ville etc…. en terme de recette pour la commune?

Pensez-vous vraiment que la privatisation est la forme la plus judicieuse et adéquate pour répondre aux aspirations des jeunes aulnaysiennes et aulnaysiens ?

Nous vous saurons gré de bien vouloir nous préciser vos intentions sur ce projet de privatisation.

Nous sommes toujours à l’écoute des propositions et évolutions visant à conforter les services publics ou à ramener les services publics dans le giron du secteur public. La privatisation n’est autre que la déresponsabilisation et l’absence de vision politique.

Dans l’attente de votre retour, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de nos sentiments distingués.

Source : Oussouf Siby, Président du groupe des élus de gauche, écologistes et citoyens sur le budget à Aulnay-sous-Bois

Denis Cahenzli devient le 18ème vice-président de la Métropole du Grand Paris

Après la reconduction épique de Patrick Ollier à la présidence de la Métropole du Grand Paris le 9 juillet, l’élection des vice-présidences a été bouclée plus rapidement ce lundi 20 juillet.

Sans surprise, c’est Anne Hidalgo (PS), maire de la capitale, qui a été réélue comme première vice-présidente. Derrière, Philippe Laurent (UDI) qui a joué les leviers pour faire basculer l’élection le 9 juillet, a été élu 2ème vice-président et son groupe UDI et centristes a obtenu 4 vice-présidences.

En termes de représentativité départementale, le Val-de-Marne, qui comptait 7 vice-présidences sur 20 lors de la création de la MGP début 2016, n’en compte plus que 5 tandis que Paris en compte 3, la Seine-Saint-Denis 6 et les Hauts-de Seine 6 en plus de la présidence.

Denis Cahenzli, adjoint au Maire à Aulnay-sous-Bois, a été élu 18ème vice-président.

Source : 94-citoyen

Fatiha Boudjahlat égratigne le maire d’Aulnay-sous-Bois sur le communautarisme et la dette colossale

Mais si le multiculturalisme séduit, il aurait une réalité bien sombre au niveau local, selon elle:

«Au niveau local, que ce soient des élus communistes –comme dans la couronne francilienne rouge– ou des élus de droite –comme Bruno Beschizza à Aulnay-sous-Bois, ils ont fait du communautarisme, du clientélisme ethnique et religieux, une façon de gérer la paix sociale.»

Réélu au premier tour avec près de 60% des voix, à la tête d’une ville de 85.000 habitants et de… 2.000 agents municipaux, la gestion d’Aulnay-sous-Bois par Bruno Beschizza serait «entachée de nombreuses irrégularités» en matière de ressources humaines, selon la Chambre régionale des comptes d’Île-de-France. Au-delà d’une coquette dette de 129 millions d’euros, les Sages se penchent notamment sur le fonctionnement de certaines associations culturelles de la commune. L’une d’elles fonctionnerait grâce à la mise à disposition de plusieurs dizaines d’agents municipaux.

Un système clientéliste qui se serait donc étendu aux quatre coins de l’Hexagone: «Il n’y a plus du tout d’associations d’éducation populaire. Cela n’existe plus! Que ce soit le sport, l’aide aux devoirs, c’est communautariste!», s’indigne Fatiha Boudjahlat qui tacle au passage Gabriel Attal, élu socialiste qui déclarait à l’automne 2019, devant la Commission des affaires culturelles de l’Assemblée, que les associations étaient une «chance» pour les pouvoirs publics, notamment grâce aux économies qu’elles permettraient à ces derniers de faire.

Source et article complet : Sputnik

Thierry Meignen dépose plainte contre le Maire d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza pour menace de mort

Affirmant qu’un couple de gros bras est venu menacer sa femme et son chien devant leur domicile, à cause d’un «clash» avec Bruno Beschizza (LR), Thierry Meignen (Libres !) a déposé plainte contre son collègue.

«Mon chien s’appelle Pétrus. C’est un petit staffie, il est très mignon, c’est vrai. Ma femme en est folle…» Aussi mignon qu’il soit, Pétrus va sans doute être à l’origine d’un conflit politique comme la Seine-Saint-Denis n’en a jamais connu. Comme seuls les Républicains −ou ex-LR− savent en produire.

Le chien «mignon» est celui de Thierry Meignen, le maire (Libres! et ex-LR) du Blanc-Mesnil, en couple avec Christine Cerrigone, conseillère départementale.

Dimanche, alors qu’elle sortait de chez elle pour le promener, en l’absence de son édile de mari, deux motards ont fait irruption dans la rue, avant de la menacer, elle, son chien et son époux. Et ce, assure-t-elle, en se réclamant… de Bruno Beschizza, le maire (LR) d’Aulnay-sous-Bois.

Thierry Meignen a déposé plainte auprès du procureur contre Bruno Beschizza, pour «menace de mort avec ordre de remplir une condition». Et, cerise sur le gâteau, il demande la démission de Bruno Beschizza de son poste de président du territoire !

«C’est probablement moi qu’ils attendaient»

Revenons à Pétrus. Dimanche 13 juillet, alors que Christine Cerrigone, l’épouse de Thierry Meignen, sort avec leur chien devant leur domicile parisien, «un homme et une femme», casqués, à moto, l’interpellent. «Ils étaient déjà stationnés juste devant chez nous, c’est probablement moi qu’ils attendaient», avance le maire.

Sans descendre de leur engin, ils demandent, «sur un ton posé mais inquiétant, à la façon des parrains dans les films de gangster», juge encore l’édile, si le chien appartient bien au couple politique. «Ma femme a répondu oui, et elle s’est approchée, pensant avoir affaire à des cynophiles», poursuit le maire. Mais très vite, la teneur des propos n’a rien à voir avec celui d’un amoureux desstaffies, selon les déclarations de Christine Cerrigone.

«Faites bien attention à vous et à votre chien, madame»

«Il est beau votre chien, madame. Si vous l’aimez, protégez-le bien… et vous également. Dites à votre mari, le couillu là, qu’il arrête de dire aux promoteurs que le maire d’Aulnay-sous-Bois a son Benalla (NDLR : ici une référence à Naguib Benlarbi, le directeur adjoint de cabinet de Beschizza). On ira jusqu’au bout du mandat. Faites bien attention à vous et à votre chien, madame.»

Dans le PV de la plainte que nous avons pu consulter, le ton est décrit comme «très menaçant». «Ma femme m’a appelée, en larmes», se rappelle encore Thierry Meignen.

Au-delà du fait que, selon les déclarations de la victime, les agresseurs se réclamaient de la majorité d’Aulnay, pour Thierry Meignen, cette affaire est «sans nul doute» liée au désaccord houleux qui l’a opposé à Bruno Beschizza la veille des faits, lors du conseil de territoire «Paris, terre d’envol». Une entité qui regroupe les communes de d’Aulnay, Drancy, Tremblay, Sevran, Blanc-Mesnil, Dugny, Le Bourget et Villepinte.

Ce jour-là, le maire d’Aulnay est réélu président de l’assemblée, constituée de 72 conseillers des huit villes.

«En séance, j’ai pris la parole pour dénoncer le fait que, depuis deux mois, tous les dossiers concernant Le Blanc-Mesnil censés recevoir l’aval du territoire n’avancent pas : les parapheurs sont bloqués sur le bureau de Bruno Beschizza», explique Thierry Meignen.

«J’ai vingt ans de flic derrière moi, on va pas me marcher sur les couilles !»

Ainsi, alors qu’ils se croisaient, Bruno Beschizza aurait demandé au maire du Blanc-Mesnil de «baisser d’un ton», celui-ci lui répondant de manière encore plus véhémente.

En tournant les talons, le maire d’Aulnay-sous-Bois, ex-officier de police, aurait lâché : «J’ai vingt ans de flic derrière moi, on va pas me marcher sur les couilles !» Une phrase qui, selon la plainte de Thierry Meignen, établit un «lien» avec les intimidations dont sa femme et Pétrus, son chien, feront l’objet dès le lendemain.

«Deux agresseurs, sans doute zélés »

Reste une question : dans quel cadre serait intervenu le couple de gros bras devant le domicile des Meignen ? Là-dessus, l’édile ne se prononce pas, rappelant juste «la temporalité des faits».

Un observateur commente : «Soit Bruno Beschizza a donné un ordre, ce qui paraît peu probable au regard de son intelligence, soit les deux agresseurs, sans doute zélés, sont intervenus dans un cadre psychologique, un mode de fonctionnement, qui leur permet de croire que c’est permis.»

Contacté, le cabinet de Bruno Beschizza, qui n’était « pas au courant de cette procédure », indique seulement «ne pas faire de commentaire pour l’instant».

Source et article complet : Le Parisien