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Quel est l’avenir de la régie Bâtiment à Aulnay-sous-Bois ?
Depuis plusieurs années déjà, nous constatons avec stupéfaction les effectifs de la régie bâtiment fondre comme neige au soleil. Combien de maçons travaillent-ils encore à la ville ? Combien de serruriers ?
Saviez-vous qu’en d’autres temps, il y avait même des forgerons qui travaillaient pour notre collectivité ?
Combien de métiers autrefois exercés ici ont-ils disparu ?
FORCE OUVRIÈRE EXIGE L’EMBAUCHE DE PERSONNEL QUALIFIÉ À LA RÉGIE BÂTIMENT , LA FIN DES DÉLÉGATIONS DE SERVICE ET LA FIN DES PRIVATISATIONS !
CHIMIREC-FIFTY – enquête publique : se forger une conviction en écoutant les différents points de vue en l’occurrence celui d’un chef d’entreprise 2/2
Suite du compte-rendu de Sylvie Billard sur l’enquête publique Chimirec – Fifty.
Entretien entre Sylvie Billard et Pierre Charlemagne, DG de l’entreprise Eco DDS (validé par ce dernier qui en a autorisé la publication)
Sylvie Billard :
Bonjour Monsieur Charlemagne,
Vous êtes client de l’entreprise CHIMIREC et vous êtes venu à la permanence de l’enquête publique d’Aulnay-sous-Bois pour signifier que vous êtes favorable à l’implantation de cette entreprise à Aulnay-sous-Bois. En tant qu’élue, il est important que j’écoute tous les points de vue, car faire de la politique consiste souvent à trouver un compromis acceptable entre des besoins légitimes souvent contradictoires :
- Les particuliers peuvent légitimement s’inquiéter des risques inhérents à l’implantation d’un centre de tri et regroupement de déchets à proximité de leur habitation.
- Les salariés veulent un emploi par trop éloigné de leur domicile.
- Les activités humaines génèrent des déchets qu’il faut collecter et traiter.
Pourriez-vous présenter votre entreprise et m’expliquer votre point de vue ?
Pierre Charlemagne :
Bonjour,
Les particuliers déposent leurs déchets en déchèterie municipale ou dans des points de ventes par exemple pour apporter des pots de peinture, des ampoules ou des piles usagés.
L’entreprise Eco DDS collecte ces déchets auprès des déchèteries municipales : peinture, engrais. Elle emploie 15 personnes et génère un chiffre d’affaires de 50 millions d’€. Nous faisons beaucoup appel à la sous-traitance.
Quand vous achetez un produit polluant, vous payez une éco contribution. Avec ce financement, nous organisons la collecte et le traitement de déchets.
Les sociétés comme la nôtre sont agréées par l’État et ont pour mission d’augmenter les réseaux de collecte par type de déchets : les piles, l’électro-ménager…
Nous sous-traitons le traitement de nos déchets à CHIMIREC dont nous sommes clients.
Nos concitoyens ont un rapport contradictoire avec leurs déchets, leur collecte et leur traitement. Si les déchèteries sont trop loin ou trop près de leur domicile les gens se plaignent. L’idée est de faire moins de déchets. Mais en attendant cet idéal, il faut bien les traiter. En Ile-de-France, nous arrivons à saturation. Il existe peu de capacités de regroupement. Étampes est loin. Pour optimiser les déplacements de nos camions, c’est bien de disposer d’un site de proximité. C’est pourquoi nous sommes favorables à l’augmentation des capacités de CHIMIREC.
J’ai consulté le dossier d’implantation à Aulnay. CHIMIREC a revu ses flux dans les nouveaux locaux, les quais. Aulnay est moins enclavé que Dugny.
C’est l’une des sociétés les plus sérieuses de la place. Leurs camions sont impeccables. Ils respectent la réglementation, parfois même dans l’anticipation.
Sylvie Billard :
Comprenez-vous les inquiétudes des habitants à l’idée de voir une entreprise chimique s’implanter près de chez eux ? Chacun a à l’esprit les explosions d’AZF et plus récemment de Lubrizol.
Pierre Charlemagne :
Il faut tenir compte de la nature des déchets. Il s’agit principalement de déchets liquides comme l’huile de moteur prévue pour supporter de très fortes températures. Ces huiles s’enflamment donc difficilement. Par ailleurs, pour limiter les risques, il faut de la place pour que les déchets soient bien séparés. C’est pourquoi il est important que CHIMIREC s’implante dans un lieu plus grand. Enfin, les sites de collecte comme CHIMIREC ne peuvent pas être à la campagne, sinon cela génère trop de trajets. Il faut optimiser le trajet entre les déchetteries municipales et les sites de collectes.
Sylvie Billard : Qui dit implantation d’une entreprise dit espoir de création d’emplois.
Pierre Charlemagne : CHIMIREC est une entreprise de main d’œuvre contrairement à un incinérateur. C’est une société de services avec des chauffeurs, des caristes, des chimistes, des experts en sécurité. Elle embauche donc du personnel avec différents niveaux de qualifications. Concernant les personnes peu qualifiées, elle les qualifie par des formations à des métiers techniques et pointus. il faut en effet réaliser la traçabilité de la collecte jusqu’au traitement, car vous ne pouvez pas mélanger les déchets entre eux. Il faut des transport ADR de matière dangereuse.
CHIMIREC dispose de plusieurs sites en France, très propres. C’est une belle boite française, familiale, pas cotée en Bourse. Elle embauche environ 1 000 personnes et génère près de 150 millions de chiffre d’affaires. Elle se développe à l’étranger. C’est une belle réussite.
Sylvie Billard : Faut-il choisir entre CHIMIREC et les logements VAL FRANCILIA ?
Pierre Charlemagne : Plus que la question de la compatibilité de cette entreprise avec des habitations, il faut se poser la question de sa compatibilité avec les autres entreprises de la zone PSA. La cohabitation d’autres entreprises logistiques est problématique, car elles génèrent beaucoup de trafic routier. Ce trafic des entreprises est peu compatible avec celui des particuliers. S’il y a trop d’entreprises de logistique, attention.
Sylvie Billard : Donc il faut s’interroger sur la typologie des entreprises qui vont s’installer sur la friche PSA, sur les typologies d’emplois créées et les rémunérations correspondantes
Pierre Charlemagne : cela me semble être la bonne approche.
J’espère que vous aurez l’occasion de visiter les sites de l’entreprise CHIMIREC et vous souhaite sincèrement d’accueillir sur l’ex site PSA des entreprises génératrices d’emplois à valeur ajoutée pour nos concitoyens et qui servent l’intérêt général.
Sylvie Billard : Je vous remercie vivement de cet échange très intéressant que je partagerai avec les aulnaysien.ne.s.
- Pour en savoir plus sur l’entreprise ECO DDS : https://www.ecodds.com/
Covid-19, l’agent d’entretien David Miezan en première ligne avec transport et conditions dangereuses
David Miezan, agent de propreté et habitant d’Aulnay-sous-Bois, indique qu’il est obligé de travailler des heures dans des conditions difficiles avec des règles élémentaires qui ne sont pas respectées. Il essaye de faire son travail comme il le peut et le moindre petit écart, c’est la contamination assurée !
Il prend les transports dès 5h40 et après 3 correspondances, il peut atteindre son lieu de travail. 1h30 de trajet, un classique pour les Franciliens. Là où il travaille, seuls 20% des bureaux sont occupés, télétravail oblige.
Interview à consulter ici.
CHIMIREC-FIFTY – enquête publique : se forger une conviction en écoutant les différents points de vue en l’occurrence celui du président de la commission d’enquête 1/2
Chères aulnaysiennes, chers aulnaysiens,
Comme annoncé dans les blogs, j’ai participé à la permanence de la commission d’enquête du 30/09 à Aulnay-sous-Bois pour échanger avec vous sur cet important projet d’implantation des entreprises CHIMIREC et FIFTY. J’aurais aimé en partager avec vous le compte-rendu bien plus tôt, mais il avait été frappé lui aussi de censure des autres élu.e.s d’AEC. Ce compte-rendu n’a cependant pas perdu de son actualité, car ce projet est très impactant pour la ville et il est important pour se forger une conviction et prendre des décisions de tenir compte de la diversité des points de vue en l’occurrence ci-dessous celui du président de la commission d’enquête et d’un chef d’entreprise.
Les idées fortes qui ressortent de ces échanges sont :
- L’incompatibilité de l’implantation de nombreuses entreprises à dominante logistique sur la friche PSA compte tenu du trafic routier induit sur la zone et dans le bassin d’emploi,
- La faible création d’emplois de la plupart des entreprises logistiques de type entrepôt de la friche à l’exception de CHIMIREC qui est une entreprise de main d’œuvre,
- L’absence de prise en compte du projet habitation Val Francilia dans l’enquête publique. A noter : interrogée sur ce point lors du conseil municipal du 14 octobre dernier, la majorité a pris ses distances par rapport au projet Val Francilia qu’elle avait présenté à la population comme ficelé et qu’elle présente désormais comme la simple proposition d’un cabinet d’études, comme si un prestataire n’agissait pas dans le cadre défini par le cahier des charges de son donneur d’ordre, en l’occurrence la mairie.
Entretien entre Sylvie Billard et le président de la commission d’enquête
Introduction du président :
Il a été décidé de déplacer de Dugny à Aulnay-sous-Bois l’entreprise CHIMIREC qui est un centre de tri et regroupement de déchets afin d’orienter les déchets accueillis vers les filières de traitement adéquates.
L’enquête publique porte sur les 2 dossiers FIFTY et CHIMIREC et sur 3 zones :
- Les locaux industriels de CHIMIREC,
- Les locaux administratifs de CHIMIREC,
- La partie FIFTY qui n’est pas une installation classée.
FIFTY est un investisseur qui construit des locaux à usage logistique et les loue par exemple à Carrefour. Il profite de l’opportunité du projet d’implantation de CHIMIREC.
Le projet d’implantation de CHIMIREC est une installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE).
En fonction des produits traités et de leurs activités, l’implantation des entreprises est soumise -selon les articles L 181 1 et suivants et R 181 1 et suivants du code de l’environnement- à :
- Déclaration
- Enregistrement
- Autorisation
Les demandes d’autorisation sont soumises à enquête publique.
Pour CHIMIREC et FIFTY, il y a 5 demandes d’autorisation, d’enregistrement, de déclaration.
Les enquêtes ont pour objectif de recueillir les arguments et questionnements des habitants, des associations, des entreprises.
Les arguments et questionnements sont généralement organisés par thème : Insertion paysagère, Eau et sous-sol, Air, Odeur, Bruit, Vibration, Trafic, Dangerosité
Lors d’une enquête publique, le commissaire ne répond pas sur le fond aux questions qui lui sont posées afin de ne pas influencer les avis du public.
Question de Sylvie Billard : Comment CHIMIREC a-t-elle perdu son classement SEVESO ?
Réponse du commissaire enquêteur : La nomenclature est révisée tous les 6 mois.
Question : Quelle est la compatibilité entre l’implantation de CHIMIREC et la construction de logements du projet de ZAC VAL FRANCILIA.
Réponse : Ce projet VAL FRANCILIA n’existe pas formellement et n’a pas été précisément pris en compte dans le dossier. Plus que la question de la compatibilité avec des habitations, il faut s’interroger sur la distance entre l’entreprise et les habitations, sur les quantités de déchets traitées et les risques inhérents et sur l’intégration paysagère. Il faut regarder les avis de la MRAE d’Ile-de-France (Mission régionale d’évaluation environnementale) sur FIFTY et CHIMIREC (http://www.mrae.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/200618_mrae_avis_delibere_projet_fifty_a_aulny-sous-bois_93_.pdf). Le Conseil d’État a donné une grande autonomie aux MRAE.
Source : Sylvie Billard, conseillère municipale à Aulnay-sous-Bois
L’unité de police CSI 93 située à Aulnay-sous-Bois ne sera pas dissoute
Cette unité d’environ 150 policiers à Aulnay-sous-Bois est visée par 17 enquêtes administratives et judiciaires (rackets de dealers, de violences, des propos racistes, interpellations illégitimes, confiscation de stupéfiants à des fins personnelles, procédures montées ou trafiquées). Créée en 2003 sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur, pour lutter contre les violences urbaines, cette unité a fait l’objet de nombreuses critiques notamment de la part des hommes politiques de Gauche.
Mise à part les 4 policiers suspendus, cette unité pourra continuer ses activités jusqu’à ce que la réforme des CSI de la petite couronne aura abouti. Le préfet de Paris, Didier Lallement, avait préconisé sa dissolution mais est finalement désavoué.
Des dealers à Aulnay-sous-Bois vendaient de la cocaine à Villers-Cotterêts et Crépy-en-Valois
Des individus à Aulnay-sous-Bois ont été interpellés à leur domicile récemment. Ils sont soupçonnés de trafic de cocaïne dans le secteur de Villers-Cotterêts et de Crépy-en-Valois. Ces individus étaient sous surveillance et une filature a permis de révéler au grand jour un trafic énorme.
On ignore combien ces dealers ont pu percevoir. Ils ont été déférés et seront jugés dans les prochains jours.
La sénatrice, le maire et le député d’Aulnay-sous-Bous implorent Jean Castex de laisser les commerces vivre
- Bruno Beschizza
- Alain Ramadier
- Annie Delmont-Koropoulis
Le nouveau confinement, s’il est moins sévère que celui du printemps 2020, impose la fermeture de nombreux commerces de proximité, dont les aides sont jugées insuffisantes pour préserver leurs activités. Annie-Delmont Koropoulis, sénatrice de Seine-Saint-Denis, Bruno Beschizza, maire d’Aulnay-sous-Bois et Alain Ramadier, député de la 10ème circonscription de la Seine-Saint-Denis, ont écrit une lettre au premier ministre Jean Castex pour expliquer la nécessité de laisser les commerces ouvrir.
Vous pouvez lire cette lettre en cliquant ici.
Vidéo, des jeunes volent des Playstation 5 dans un camion à Aulnay-sous-Bois
Certains se demandent pourquoi on voit autant d’annonces de Playstation 5 (PS5) sur Leboncoin ? Peut-être parce que des petits malins ont eu la brillante idée d’attendre l’arrivée du camion pour voler quelques unes de ces fameuses consoles de jeux vidéos.
Dans une vidéo accessible en cliquant sur l’image ci-dessous, des jeunes sont pris en flagrant délit de vol de PS5 dans les quartiers Nord de la ville. Finalement, il n’y en aura pas pour tout le monde…




