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Un deal entre le recteur de la mosquée de Pantin et Bruno Beschizza pour gagner la mairie d’Aulnay-sous-Bois
Tout le monde le savait déjà, ou presque. Bruno Beschizza, même si ce sont principalement les Aulnaysiens du sud de la ville qui ont voté pour lui, a bénéficié du soutien de plusieurs associations musulmanes pour détrôner le maire PS sortant, Gérard Ségura, en 2014.
Ce dernier, bien qu’il ait tenu une promesse de la campagne 2008 en construisant une grande mosquée sur la RN2 dans le nord de la ville, a préféré confier la gestion de ce bâtiment à une association au détriment des autres. Malgré un membre éminent de l’Espérance Musulmane de la Jeunesse Française (EMJF) au sein de sa majorité municipale (Pascal Montfort), Gérard Ségura a provoqué de nombreuses frustrations qui se sont retournées contre lui.
Bruno Beschizza a donc obtenu le soutien de la direction de l’EMJF et de plusieurs acteurs de premier plan au niveau départemental comme le recteur de la mosquée de Pantin, M’hammed Henniche. Et Bruno Beschizza a tenu ses promesse : ouverture d’une école cultuelle musulmane et un regard bienveillant pour de nombreuses associations cultuelles. Ces promesses lui ont valu un soutien indefectible lors de la campagne des municipales 2020, avec pour la première fois un candidat dit de Droite en tête dans les bureaux de vote du Nord de la ville, là où la communauté musulmane est importante.
Alors que certains responsables religieux refusent de mêler religion et politique, d’autres utilisent cela à des fins de négociations pour donner à leur communauté toujours plus d’avantages. Bruno Beschizza estimait en 2014 que 40% de la population Aulnaysienne était musulmane. Si ses estimations sont exactes, la part de la communauté musulmane au sein de la population d’Aulnay-sous-Bois devrait être plus importante aujourd’hui, peut-être au delà des 50% compte-tenu d’une démographie plus dynamique.
Source : Politis
Le Maire d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza commémore le 11 novembre malgré le Covid
Le confinement et la crise sanitaire ne peuvent nous empêcher la solennité du devoir de mémoire. Aujourd’hui, le Maire d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza a célébré le 102ème anniversaire de la Victoire de 1918 devant le monument aux morts dans l’ancien cimetière.
Sylvie Billard : Lettre ouverte à Monsieur le Maire n°5 sur le SEAPFA et les gens du voyage
Monsieur le maire, président du SEAPFA,
Le SEAPFA est le syndicat intercommunal en charge des ordures ménagères, d’équipements et de la gestion des aires des gens du voyage. Il est rattaché à Paris Terre d’Envol.
Alors que nous sommes en 2020, votre majorité nous a présenté -lors du conseil municipal n°2 du 24 juin 2020- un rapport d’activité 2018 indigent.
Pour nous informer, nous avons dû consulter :
- le rapport de la chambre régionale des comptes sur le SEAPFA relatifs aux exercices 2012 et suivants[1],
- les Gens Du Voyage (GDV) au sujet des aires gérées par le SEAPFA dont celle d’Aulnay-sous-Bois.
Concernant le rapport de la chambre régionale des comptes, le sommaire fait apparaître notamment :
- des indemnités irrégulières de membres du comité syndical à rembourser,
- un défaut de contrôle des assemblées délibérantes des membres du syndicat sur les activités du syndicat,
- un emploi de cabinet bénéficiant d’une rémunération irrégulière à régulariser,
- un cumul d’activité irrégulier à régulariser,
- une fiabilité des budgets et comptes du syndicat perfectible.
La simple lecture de ces points m’a attiré vos foudres. Je n’étais « pas gentille » et j’étais « à la limite de la diffamation ». Depuis quand la lecture du sommaire d’un rapport de la chambre régionale des comptes est-il diffamant ? Je vous invite à nous informer de vos réponses aux dysfonctionnements soulignés par la chambre régionale des comptes qu’ils concernent votre mandat ou le précédent.
Concernant les Gens du Voyage, ils nous ont informés qu’en 2019 le prestataire privé avait changé (DM>VESTA) et que le 1er mai 2020 avait été marqué par le passage en gestion directe par le SEAPFA pour l’ensemble des aires. L’aire de Drancy en gestion directe impliquant les GDV a démontré son efficacité en termes de qualité des prestations et de coût, contrairement à la gestion déléguée au privé jugée d’une extrême médiocrité par les GDV pour un coût largement supérieur. La généralisation de la gestion directe à l’ensemble des aires constitue donc pour eux et pour les contribuables une avancée décisive.
Monsieur le maire, président du SEAPFA,
- Que comptez-vous faire pour favoriser la mise en œuvre de la gestion directe ?
- Pourrions-nous disposer d’une analyse comparative des coûts et de satisfaction des GDV entre les gestions déléguée et directe ?
- Concernant l’aire de Tremblay provisoire depuis 16 ans où les GDV vivent dans des conditions indignes comme l’ont montré les différents articles du Parisien[2], elle a fait l’objet d’un permis de construire jamais mis en œuvre.
- Que sont devenus les budgets votés et les subventions publiques perçues depuis des années ? Certains en haut lieu pensent que « certaines villes veulent bien des subventions publiques mais pas des GDV, il se pourrait qu’elles finissent par n’avoir ni l’un, ni l’autre ».
- Quels sont les projets concernant l’aire de Tremblay où les GDV ont été très touchés par la pandémie de la COVID 19 compte tenu de leurs conditions de vie déplorables ?
- Qu’en est-il du projet de réinstallation à Villepinte dont les GDV ont été informés par la presse contrairement aux affirmations du DG du SEAPFA devant eux ?
- Qu’envisagez-vous de faire pour que -compte tenu de la 2nde vague- les différentes aires ne se transforment pas en foyer de contamination menaçant non seulement ses habitants mais aussi le voisinage ?
Interpellé en conseil municipal, vous n’avez -comme à votre habitude- pas répondu. Mais il s’agit de nos concitoyens et nous avons le droit de savoir comment vous les traitez. Mais il s’agit de notre argent et nous avons le droit de savoir comment vous l’utilisez. Mais il s’agit de notre santé et nous avons le droit de savoir comment vous la protégez surtout en pleine pandémie. Maintenant que tous les aulnaysien.ne.s sont informé.e.s, répondrez-vous ?
Dans l’attente de votre retour, je vous prie de recevoir, Monsieur le maire, président de l’ETP, mes salutations les meilleures.
Source : Sylvie Billard, Élue de gauche, écologiste et citoyenne « Aulnay-en-Commun »
Le Maire d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza élu au sein du bureau politique Les Républicains
Bruno Beschizza, Maire d’Aulnay-sous-Bois et conseiller régional Île-de-France, a été élu ce soir au sein du Bureau Politique Les Républicain à l’occasion du Conseil National. Il est également Secrétaire Départemental de la Fédération LR.
Une confirmation dans sa carrière politique avec peut-être des responsabilités plus fortes à venir.
Face au second confinement, quelle est la réponse de la ville à l’urgence numérique, où sont les stratégie, plan d’actions et respect de la Loi ?
Le Défenseur des droits constate que les services publics apparaissent trop souvent en retrait des besoins des usagers, d’un accès complexe et fatigant pour les usagers et caractérisés par une régression continue des droits et des libertés fondamentales, et que leur transformation numérique aggrave ces dérives.
Or, 4 français sur 10 éprouvent déjà des difficultés avec le « numérique » qui impacte désormais toutes les facettes de notre vie.
Le premier confinement a renforcé ces difficultés. Les personnes éloignées du numérique se sont souvent trouvées coupées de leurs droits, des services de première nécessité et de lien social. Les autres également en cas d’absence de réponse numérique à leurs besoins.
Le deuxième confinement exige donc que la ville apporte une réponse numérique comme levier d’insertion professionnelle, économique, sociale et politique. Le rapport 2019 du défenseur des droits intitulé « Dématérialisation et inégalités d’accès aux services publics » offre un cadre de réflexion et d’action fondamental. Je partage avec vous ce long extrait que je fais mien et vous invite à faire de même :
« La dématérialisation peut constituer un puissant levier d’amélioration de l’accès de tous et de toutes à ses droits [à la condition de ne pas] :
- Se résume à pallier la disparition des services publics sur certains territoires et privilégier une approche budgétaire et comptable, (…)
- [éluder] les difficultés bien réelles d’une partie de la population et des besoins spécifiques de certaines catégories d’usagers, (…)
- déresponsabiliser les pouvoirs publics, en renvoyant notamment à la sphère associative la prise en charge de l’accompagnement des usagers, ou en misant sur le secteur privé pour compenser les défaillances du service public.
Les pouvoirs publics ne devront jamais perdre de vue que (…) l’objectif premier devra rester l’amélioration du service rendu (…) à tous les usagers et le maintien des droits pour tous. Si une seule personne devait être privée de ses droits du fait de la dématérialisation d’un service public, ce serait un échec pour notre démocratie et pour l’Etat de droit. Aucune organisation administrative, aucune évolution technologique ne peut être défendue si elle ne va pas dans le sens de l’amélioration des droits, pour tous et pour toutes. Comme le montre ce rapport, perdre le sens de cette transformation, ou sous-estimer ses effets, conduirait à priver de leurs droits certains et certaines d’entre nous, à exclure encore davantage de personnes déjà exclues, à rendre encore plus invisibles ceux et celles que l’on ne souhaite pas voir. Nous serions alors exposés à un recul inédit de ce qu’est le service public en France et à une dégradation du respect des droits et libertés par les administrations et les organismes chargés d’une mission de service public. Il faut ici réaffirmer ce qui semble ne plus être une évidence pour tous les responsables : un service public dématérialisé reste un service public avec tout ce que cela impose de contraintes pour respecter les droits de manière égale sur l’ensemble du territoire et pour toutes les catégories de population. La mise en œuvre des politiques publiques de dématérialisation se doit donc de respecter les principes fondateurs du service public : l’adaptabilité, la continuité et l’égalité devant le service public. »
Les critères d’égalité et de continuité de service consistent à :
- faciliter l’accès aux services municipaux -par la pertinence de leur traduction numérique et par l’accompagnement- à tous les usagers qu’ils soient particuliers, représentants d’entreprise ou d’association et qu’ils soient habitués ou éloignés du numérique quel qu’en soit la cause : absence d’équipement, manque de compétences numériques, handicap, idéologie… ;
- améliorer la qualité du service rendu aux usagers par les agents que cela soit en termes de réduction des délais, d’adaptation de la réponse aux besoins, de pertinence dans l’orientation et d’accompagnement.
Les critères d’égalité et de continuité d’accès exigent le renforcement des guichets physiques et/ou téléphoniques notamment pour les personnes éloignées du numérique et en situation de handicap.
Le critère d’adaptation aux évolutions nécessaires de notre temps implique de mettre en œuvre la transformation numérique des administrations telle que prévue par la Loi, au service du renforcement des droits et libertés de tou.te.s comme l’explique si bien le défenseur des droits, y compris des agent.e.s qui sont en droit d’en attendre une amélioration de leurs conditions de travail, de l’intérêt et du sens de leur travail.
Qu’en est-il à Aulnay-sous-Bois ?
Actuellement, si les espaces Déclic’ d’aide aux démarches en ligne vont dans le bon sens, ils ne sauraient suffire tant le besoin d’inclusion numérique est important. Quant au site de la ville, il répond peu et mal aux enjeux. Il ne comporte aucun label certifiant de son accessibilité numérique par les personnes en situation de handicap. Seules sont dématérialisées les démarches outillées par « Service.public.fr » qui n’est pas exhaustif. Pour les autres démarches, la ville publie sur son site des PDF non modifiables que les usagers doivent imprimer, remplir et renvoyer. Que de temps perdu ! Quelles difficultés pour les personnes en situation de handicap ! Il y a de nombreuses erreurs 404. Il ne semble pas falloir attendre d’améliorations à court terme. En effet, lors du conseil municipal n°2 du 24 juin 2020, la majorité a souhaité acquérir -a minima- PAYFIP, le « PayPal » du public, pour dématérialiser les paiements en ligne par prélèvement bancaire du seul conservatoire, au lieu de l’étendre à tous les services payants. Or le paiement en ligne par carte bancaire génère des commissions bancaires que nous pourrions ne pas payer avec PAYFIP. Vous m’avez informée en séance ne pas avoir déployé FranceConnect, le module d’identification/authentification de l’État, au motif que votre administration et vous-même pensiez que les collectivités n’y avaient pas droit, alors que plusieurs centaines l’utilisent déjà et que toute la documentation est publique. En matière d’accessibilité téléphonique pour les personnes sourdes, malentendantes, aveugles et aphasiques, aucun service de la ville ne l’est.
En matière de transformation numérique des services municipaux, votre majorité entame son nouveau mandant dans la même ignorance de l’existant législatif, réglementaire, applicatif. En tant que professionnelle de la transformation numérique des administrations, je vous ai proposé mon aide. Vous n’y avez pas donné suite alors qu’avec le second confinement, il y a urgence à agir. Cessez de refuser notre main tendue au motif que nous sommes de l’opposition. Comme vous, le suffrage nous investit d’une légitimité populaire. Je compte bien m’en servir au bénéfice de mes semblables en poursuivant notamment auprès de vous mon devoir de conseil que vous vouliez l’écouter ou pas.
Concernant le cadre législatif et réglementaire, la ville a l’obligation de se conformer entre autres :
- au Code des relations entre le public et l’administration ;
- au Référentiel général d’amélioration de l’accessibilité qui dispose que les services publics numériques et certains services privés ont l’obligation d’être accessibles de façon équivalente à tout citoyen, qu’il soit ou non en situation de handicap (visuel, auditif, moteur, trouble dys…) ;
- à la Loi pour une République Numérique du 07 octobre 2018 qui impose l’accessibilité téléphonique pour les personnes sourdes, malentendantes, aveugles et aphasiques aux collectivités territoriales et villes de plus de 10 000 habitants à partir du 07 octobre 2020.
Concernant la transformation numérique, les opportunités que la ville peut saisir sont nombreuses. En voici quelques-unes. L’ADULLACT (Association des Développeurs et Utilisateurs de Logiciels Libres pour les Administrations et les Collectivités Territoriales) œuvre à la constitution d’un patrimoine de logiciels libres utiles aux missions de service public. Demarches-simplifiees.fr – développée, hébergée et maintenue par la DINUM (la DSI de l’Etat) – en fait partie. Cet outil permet de dématérialiser les démarches administratives grâce à un générateur de formulaires et une plateforme d’instruction de dossiers. Les collectivités peuvent l’utiliser en toute autonomie.
Dans le cadre d’une transformation numérique des services publics municipaux qui renforce les droits et libertés de tou.te.s, qui optimise l’utilisation de l’argent public, qui renforce la transparence et la démocratie, je vous propose dans le cadre d’un calendrier resserré de :
- Déployer :
- Démarches-simplifiées.fr, de bout en bout c’est-à-dire interfacé avec les systèmes d’information internes de la ville ;
- le bouton « Je donne mon avis » à la fin de chaque démarche pour recueillir la satisfaction des usagers et la publier sur le site de la ville ;
- FranceConnect pour toutes les démarches nécessitant une identification/authentification de l’usager.e,
- AidantConnect le dispositif de l’État pour aider les personnes éloignées du numérique,
- PAYFIP pour toutes les prestations payantes périscolaires et de restauration, culturelles, sportives …, ce qui facilitera leur paiement et supprimera les commissions bancaires ;
- Dématérialiser d’avantage les réponses à appels d’offres en activant sur la plateforme « achatpublic » utilisée par la ville le DUME simplifié qui permet aux candidat.e.s de transmettre les principaux documents administratifs par simple saisie de leur SIRET pour qu’ils/elles puissent se concentrer sur leur offre technique et économique ;
- Raccorder la ville au dispositif de transmission électronique des volets administratifs des certificats de décès pour améliorer le service aux familles endeuillées, faciliter le travail des agent.e.s concerné.e.s (municipaux, policier.e.s, INSEE…) et fiabiliser la gestion de l’état civil par la ville ;
- Déployer la plateforme Alertcys de la chambre nationale des huissiers de justice pour permettre à un.e agent.e public ou un.e alnaysien.ne lanceur d’alerte d’effectuer un dépôt en ligne et d’informer la ville de dysfonctionnements la concernant tout en garantissant son anonymat et obliger la ville à traiter les signalements dans les délais réglementaires, faute de quoi ils pourraient être remontés au procureur de la république ;
- Etudier le déploiement d’IDQuart pour associer les aulnaysien.ne.s aux projets de la ville.
Concernant l’hébergement des applications, la ville doit étudier la pertinence économique, technique et fonctionnelle de l’offre de Cloud de cercle 3 que l’État vient d’ouvrir en septembre 2020 au bénéfice des administrations.
Concernant l’accessibilité téléphonique des services municipaux pour les personnes sourdes, malentendantes, aveugles et aphasiques, l’UGAP (la centrale d’achat de l’État que les collectivités peuvent utiliser) a référencé une solution performante –ACCEO– que la ville peut déployer facilement et rapidement. Pour rappel, Aulnay devait être accessible téléphoniquement à partir du 07 octobre 2020.
Au-delà des usager.e.s, la ville doit également :
- mettre en œuvre l’inclusion de ses agent.e.s publics en situation de handicap, au niveau numérique, téléphonique, matérielle, managériale et organisationnelle. Le Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP) permet de financer pour partie ces investissements ;
- accompagner les agent.e.s dont les métiers seront impactés par cette transformation numérique.
Bien sûr, les outils ne suffisent pas. La méthode est ici essentielle. La transformation numérique des services municipaux doit se concevoir et se mettre en œuvre dans le cadre d’Ateliers réunissant des habitant.e.s de toute situation (particulier.e en situation de handicap ou pas, représentants associatifs ou d’entreprise…) et des agent.e.s pour s’assurer qu’elle profite au plus grand nombre. Concernant le contenu éditorial des outils retenus, le « langage facile à lire et à comprendre » (FALC) doit être privilégié avec l’aide éventuellement de l’Agence Nationale de Lutte Contre l’Illettrisme. Enfin, pour accompagner nos concitoyen.ne.s les plus éloigné.e.s du numérique au-delà des seules démarches administratives, la ville pourrait -en complément des espaces Déclic’- nouer un partenariat avec l’Agence nationale de la cohésion des territoires et Emmaüs Connect.
Monsieur le Maire,
- Alors que le 2nd confinement est mis en place, quelle est votre réponse à l’urgence numérique ?
- Alors que nos concitoyen.ne.s voient leur liberté de déplacement limitée et que la productivité des acteurs économiques dépend pour partie de celle des administrations, quand simplifierez-vous vos démarches en ligne ?
- Alors que vous vous plaignez régulièrement de la baisse des dotations de l’état (à juste titre), pourquoi ne mobilisez-vous pas les financements et dispositifs d’accompagnement auxquels nous avons droit, et les applications numériques souvent gratuites qui nous seraient si utiles ?
- Alors que vous voulez réduire les frais de fonctionnement de la ville, où sont vos investissements pour améliorer la productivité des services, la qualité du service aux usagers, et pour réduire la dépense publique ?
- Alors que vous vous targuez de respecter la Loi, quand appliquerez-vous celles offrant des droits aux plus vulnérables d’entre nous et aux lanceur/se.s d’alerte si peu considéré.e.s dans cette ville ?
Nous voulons une ville pour tou.te.s, une ville solidaire, une ville éthique, une ville démocratique et vite !
Cordialement,
Sylvie Billard
Elue de gauche, écologiste et citoyenne « Aulnay-en-Commun »
Aulnay En Commun propose son aide à Bruno Beschizza dans le dossier du reconfinement et de son impact
Le 28 octobre dernier, le President de la République a annonce le reconfinement pour au mains quinze jours afin d’endiguer la progression du virus.
C’est une nouvelle épreuve que nous devons affronter ensemble, en responsabilité et sans posture politique. C’est dans cette logique que nous, !es elu.e.s de gauche, écologistes et citoyens : Aulnay en Commun, nous nous inscrivons.
Nous souhaitons par consequent, vous faire part de notre disponibilité pour réfléchir ensemble a la gestion quotidienne de ce reconfinement.
C’est en faisant le pari de !’intelligence collective et du partage de.s experiences et des competences que nous pourrons gérer au mieux et le plus justement cette situation inédite, avec !es agents communaux et !es différents acteurs de la ville.
Nous devons être aux cotes des Aulnaysien.ne.s, toute.s impactées par cette crise sanitaire, économique et sociale et plus particulièrement les personnes seules et !es families en situation de précarité, !es seniors et !es personnes ayant un handicap.
Nous devons soutenir celles et ceux qui sont en premiere ligne depuis des mois : !es personnels de sante, !es enseignant.e.s, !es forces de l’ordre, !es services municipaux et services publics de la ville, sans oublier celles et ceux qui participent au bien-être des aulnaysien.ne.s tels que commençant.e.s, artisan.e.s, professions libérales … Nous saluons votre appui a la demarche engagée par I’ Association des Maires de France (AMF).
Pour accompagner !es forces vives de notre Ville, de nouvelles mesures municipales s’imposent de façon urgente, notamment pour sauver nos commençant.e.s, nos associations ainsi que le secteur culturel.
C’est pourquoi nous vous proposons de mettre en place une cellule de crise pour la mise en oeuvre de ces grands chantiers et leur suivi, qui réunira sous votre présidence toutes les composantes du Conseil municipal.
Dans l’attente d’une réponse nous vous prions d’agréer Monsieur le Maire a !’expression de nos salutations distinguées.
Confinement, le Maire d’Aulnay-sous-Bois pousse un cri d’alarme concernant les commerces de proximité
Le Maire d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza s’est exprimé dans une vidéo en appelant le gouvernement à faire plus pour la sauvegarde des commerces de proximité. Avec le confinement, de nombreux commerces sont à genoux avec des pertes qui s’accumulent. Aulnay-sous-Bois a plusieurs artères commerçantes comme le Boulevard de Strasbourg.
Bruno Beschizza soutient l’AMF qui demande le réexamen de la notion de commerces de premiere nécessité
De nombreux maires font état auprès de l’AMF de l’incompréhension que suscitent les mesures de fermeture qui visent certains commerces.
Les critères ayant conduit a distinguer les commerces de premiere nécessité, évoqués par le Premier ministre, et les autres, sont a l’évidence difficiles a justifier au regard de l’application qui en est faite concrètement.
Certains commerces comme les librairies ou les salons de coiffure pourraient relever des services de premiere nécessité.
Le commerce de centre-ville déjà fragilisé par le premier confinement est animé par des entreprises de petite dimension qui n’ont pas la capacité de résister a une chute brutale et persistante de leur activité sans que soit mise en danger leur existence même. Elles ne comprennent pas que des activités identiques aux leurs puissent être autorisées pour des entreprises de la grande distribution ou de la vente à distance, elles se trouvent ainsi placées dans une situation de grave déséquilibre de concurrence.
François Baroin et André Laignel demandent au gouvernement de revoir rapidement la définition de commerce de première nécessité et de l’élargir, dès lors que les conditions de sécurité sanitaire permettent de preserver la sante des commerçants, de leurs salariés et de leurs clients.
Source : communiqué AMF soutenu par le maire d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza
Charges indues dans l’habitat collectif public à Aulnay-sous-Bois : quelle est la situation ?
Madame la Maire adjointe,
Lors du conseil municipal d’octobre 2020, j’ai abordé la demande de locataires de la résidence Saint Just relative au remboursement des charges locatives liées aux vide-ordures condamnés en 2009 car jugés impropres à l’utilisation, mais qui continuent à leur être facturées.
Le 26/04/2016, Mme Hakimi, directrice de l’OPHLM, a reconnu une erreur de facturation et affirmé que la régularisation des charges 2015 interviendrait fin 2016.
Le 25/06/2018, Mme Hakimi a justifié le non remboursement de ces charges en s’appuyant sur la jurisprudence du 2/02/2000 de la 3ème chambre civile de la cour de cassation, entérinée par la cour d’appel de Douai le 15/02/2001 qui énonce « attendu qu’ayant relevé que la suppression du vide-ordures pour satisfaire à des impératifs d’hygiène relevant de l’obligation du bailleur d’assurer une jouissance paisible au preneur, la cour d’appel a pu déduire que ni la diminution du loyer, ni le rétablissement de l’équipement n’étaient justifiés. »
Or, la demande des locataires de la résidence Saint Just ne porte ni sur le loyer, ni sur le rétablissement de l’équipement, mais sur la suppression d’une charge ne correspondant plus à aucun service. Dès lors, la jurisprudence invoquée ne saurait s’appliquer au cas d’espèce.
Après s’être engagée à recevoir une délégation de locataires le 6/10/2020, Mme Hakimi a annulé l’audience la veille. Ces locataires restent ainsi sans réponse.
La facturation de ces charges indues se poursuit-elle ? Pourquoi justifier le non-remboursement de ces charges en se basant sur une jurisprudence qui ne correspond en rien au cas d’espèce ? Quand les régularisations de charge interviendront-elles ?
D’après certaines estimations, le montant des charges locatives perçues à tort entre 2009 et 2020 pourrait représenter 50 000 euros sur la base des hypothèses suivantes : 70 logements (des 5 bâtiments de 4 étages et 3 bâtiments de 5 étages l’allée Saint Just chaque palier comportant 2 logements) X 2,76 euros de charge.
Les hypothèses fondant cette estimation sont-elles fondées ? Si non, quelles sont les variables à prendre en compte ?
Cette problématique concerne-t-elle d’autres résidences de l’OPHLM ? Si oui, lesquelles ? Pour quel montant global de charges indues ?
Les locataires ont droit à des réponses sur ce dossier et les aulnaysien.nes sur votre gestion.
Source : Sylvie Billard, Elue Aulnay-en-Commun
Les irrégularités dans l’élection de Bruno Beschizza à Aulnay-sous-Bois jugées au tribunal jeudi prochain
Hervé Suaudeau avait déposé un recours au tribunal administratif pour des soupçons d’irrégularités dans l’élection de Bruno Beschizza en mars dernier. Une audience a lieu ce jeudi pour savoir si cette élection risque d’être annulée.
Extrait de la convocation ici.

