Archives du blog
Sylvie Billard accuse les élus Aulnay En Commun de dérives politiques sectaires et de misogynie
Lors du conseil municipal du 10 mars 2021 à Aulnay-sous-Bois, la conseillère municipale indépendant Sylvie Billard a reproché aux élus Aulnay En Commun (AEC) son exclusion sans motif apparent, tout en la censurant lorsqu’elle appartenait encore à ce groupe.
Lors d’un échange houleux entre Oussouf Siby (leader du groupe AEC) et Sylvie Billard, cette dernière voulait des explications et de la transparence pour mieux comprendre ces pratiques. Entonnement, alors que les élus AEC prônent à tout va la transparence totale et une politique nouvelle, M. Siby n’a pas voulu répondre aux questions de Madame Billard.
Enfin, Sylvie Billard reproche aux élus AEC de misogynie à peine voilée, affirmant que ce élus préféraient voir ces femmes obéissantes.
Pour visionner cet échange houleux, cliquer sur l’image ci-dessous :
Confinement très léger, les coiffeurs pourront rester ouverts à Aulnay-sous-Bois
Vous avez besoin de vous faire un brushing, une coupe de printemps, faire un tour d’oreille ou raser le duvet sur la nuque ? Pas de panique, les coiffeurs resteront ouverts à Aulnay-sous-Bois et and toute l’Île-de-France en général. Ce « petit confinement » ne vous empêchera pas de retrouver votre salon de coiffure favori et de taper la discute pour obtenir les dernières nouvelles du quartier.
Raoul Mercier apporte son soutien à Sylvie Billard et tire à boulets rouges sur les élus Aulnay En Commun
Le torchon brûle entre Sylvie Billard, ex-membre du groupe Aulnay En Commun au conseil municipal d’Aulnay-sous-Bois et aujourd’hui conseillère municipale indépendante de la société civile, et ses anciens collègues. Après un conseil municipal où elle dénonça sa mise à l’écart et les pressions exercées sur elle par plusieurs élus Aulnay En Commun, ces derniers ont répliqué en affirmant que Sylvie Billard voulait faire cavalier seul, pointant son incapacité à travailler en équipe. De plus, les élus Aulnay En Commun ont affirmé que Sylvie Villard avait été exclue de l’association CADA, alors qu’un militant prétend dans le même temps que Sylvie Billard serait sur le point de rejoindre la majorité municipale.
Face à ces attaques, Sylvie Billard nous affirme vouloir rester indépendante, au service des Aulnaysiens. Elle obtient de plus un soutien de taille en la personne de Raoul Mercier, ancien adjoint au Maire (2008-2011), ancien président de l’association CADA et chevalier de l’ordre national du Mérite.
Des réunions mascarades chez Aulnay En Commun pour désigner les colistiers
Raoul Mercier est bien connu pour ses prises de position humaniste et pour avoir mené l’association CADA comme véritable interlocuteur avec la municipalité sur des sujets de fond. Pour M. Mercier, les valeurs portées par les associations CADA et Aulnay Bien Commun on été trahies par les « apparatchiks » qui ont envahi les instances dirigeantes d’un Parti Socialiste qu’il avait fui en 2014, après avoir fait loyalement campagne.
Il souligne l’efficacité de Sylvie Billard au sein de l’association CADA qui devait apporter un nouveau souffle démocratique dans la ville. M. Mercier souligne également la contribution de Sylvie Billard sur le manifeste » SERVIR AULNAY » que les soi-disant amis ont bafoué,
préférant tout réinventer lors de réunions-mascarades uniquement destinées à camoufler l’entente déjà signée entre les partis verts, rouges et roses. M. Mercier affirme également que ces hommes et femmes politiques ont « osé pousser l’hypocrisie jusqu’à vouloir masquer leur appartenance derrière le slogan participatif et citoyen« .
Pour Raoul Mercier, Sylvie Billard est la seule élue citoyenne des Aulnaysiennes et Aulnaysiens, grâce à son excellent travail que tout le monde le reconnaîtra bientôt.
Enfin, Raoul Mercier regrette qu’après avoir financé le cercle pour l’édition du manifeste réalisé à 90% par Sylvie Billard et lui-même, il eut été contraint de démissionner. Il rappelle avoir payer la conférence de presse au Novotel en septembre 2019 pour un montant minimal de 4000€ sans le moindre remerciement de ses pairs.
Petite enfance à Aulnay-sous-Bois, appel à la grève le 30 mars 2021 pour l’abandon du projet Taquet
Texte intégral de la FNAS FO et la Fédération des Services Publics et des services de Santé FO :
Après les grèves de janvier et février 2020, Adrien Taquet, Secrétaire d’État à l’Enfance et aux Familles est resté sourd aux revendications des salariés de la Petite Enfance. Il maintient son projet de décret de réforme des modes d’accueils.
C’est pourquoi, la FNAS FO et la Fédération des Services Publics et des services de Santé FO appellent tous les salariés et agents publics du secteur petite enfance à la grève le 30 mars 2021.
- Nous refusons la dégradation de nos conditions de travail. Nous refusons le taux de 15 % d’enfants accueillis en surnombre en crèche tous les jours.
- Nous refusons les dérogations à 5,5 m² en « zone dense » à la surface minimale par enfant. Nous refusons la présence d’un professionnel pour 6 enfants avec l’inclusion des apprentis dans le calcul du taux d’encadrement à hauteur de 15 %.
- Nous refusons la 1/2 heure de temps d’analyse de la pratique par mois en crèche et rien de tangible pour les assistant.e.s maternel.le.s.
- Nous refusons la possibilité pour les Éducateurs de Jeunes Enfants, sans expérience professionnelle, de diriger tout type d’Établissement d’Accueil du Jeune Enfant (EAJE) de moins de 40 enfants.
- Nous refusons l’augmentation des capacités des micro-crèches à 12 enfants.
- Nous revendiquons la suppression de l’accueil des enfants en surnombre.
- Nous revendiquons une surface minimale de 7 m² par enfant partout. Nous revendiquons une qualité d’accueil garantie par 1 professionnel(le) pour 5 enfants, des ratios d’encadrement à 50/50, hors apprentis.
- Nous revendiquons un temps d’analyse de la pratique de 2 heures /mois partout.
- Nous revendiquons une expérience professionnelle exigée pour diriger tout type d’Établissement d’Accueil du Jeune Enfant.
- Nous revendiquons le maintien de la capacité d’accueil des micro-crèches à 10 enfants.
- Nous revendiquons le financement de postes de personnel qualifié à hauteur des besoins.
- Nous revendiquons la revalorisation des rémunérations.
- Nous revendiquons un plan ambitieux de formation continue des professionnels(les) des modes d’accueil collectifs et individuels.
FO reste déterminée pour que les secteurs de l’enfance et de la petite enfance bénéficient de l’augmentation de 183 € par mois comme dans la Fonction Publique Hospitalière.
Source : FO Communaux d’Aulnay-sous-Bois
Benjamin Giami alerte Bruno Beschizza sur la situation financière désastreuse de la ville d’Aulnay-sous-Bois
Je tiens tout d’abord à remercier les services de la ville pour ce rapport qui nous a été transmis la semaine dernière. Je sais combien il a dû être difficile de fournir tant d’éléments financiers et budgétaires au regard de la situation actuelle.
Avant d’aborder le point relatif au rapport d’orientation budgétaire, je souhaiterais rappeler que la crise sanitaire que nous vivons tous, depuis le début de l’année 2020, a poussé le gouvernement et les banques centrales à prendre des mesures fortes et efficaces pour préserver au mieux notre économie.
L’ampleur du soutien de l’Etat à l’ensemble des secteurs fait de la France l’un des pays les plus protecteurs au monde. Je pense notamment aux soutiens à l’activité partielle, au fond de solidarité pour les entreprises, aux prêts garantis par l’Etat, à l’aide exceptionnelle de solidarité, à la prime jeune précarité destinée aux moins de 25 ans ayant perdu leur emploi ou leur stage en raison de la crise etc.
Pour impulser un rebond économique et atteindre un niveau de croissance permettant de revenir au niveau d’activité d’avant-crise, le gouvernement a mis en œuvre un plan de relance de 100 milliards d’euros, le plus important de tous les plans de relance des Etats membres de l’Union européenne. Sur ces 100 milliards, 40 milliards seront financés par l’Europe. Avec un objectif simple : renforcer la compétitivité des entreprises, accélérer la transition écologique et préserver l’emploi et la cohésion sociale.
Et, bien évidemment, dans votre rapport d’orientation budgétaire, vous nous faites part de votre grande inquiétude quant aux mécanismes qui seront mis en place pour apurer cette dette COVID. Pas une seule fois, en revanche, il n’est fait mention des très grandes dépenses engagées par la région, présidée par la droite, voire même du département, présidé par la gauche.
Pour revenir à Aulnay, je souhaiterais commencer ici par un point intéressant à évoquer dans cette assemblée : la différence entre votre rapport de l’an dernier, où vous prévoyiez une dette de 153 millions d’euros en 2025, avec votre rapport d’aujourd’hui où vous prévoyez désormais une dette de 184 millions d’euros en 2025. Il y a un écart de 31 millions d’euros pour cette même année 2025, entre vos prévisions de l’an dernier et aujourd’hui !
Cela en dit long sur la fiabilité des projections que vous faites chaque année et sur la sincérité de votre rapport d’orientation budgétaire. Je me souviens surtout de certains des membres de votre majorité, qui faisaient l’an dernier ici-même un exercice d’autosatisfaction sur les bons chiffres budgétaires et financiers de la ville, forts de leurs 8000 voix aux élections municipales, alors que nous n’avons cessé de vous alerter sur la pente dangereuse que vous prenez. C’est quand même préoccupant de se tromper de 31 millions d’euros d’une année sur l’autre ! Il y a de quoi se poser des questions !
Et, bien évidemment, vos présidents de groupes vont encore une fois nous dire ce soir combien la situation financière de votre ville n’est pas dramatique, ou inversement dire que c’est la faute à l’ancien maire qui a quitté ses fonctions il y a sept ans, ou encore que c’est la faute au président Hollande ou au président Macron… Bref, ce sera forcément la faute à quelqu’un d’autre !
Ce soir, nous allons encore le répéter : la ville est dans une impasse financière dramatique. Il se passe aujourd’hui exactement ce que je vous ai dit il y a deux ans.
La dette continue d’augmenter à un rythme très élevé.
- En 2020, nous étions à 162 millions d’euros de dette.Rappelons qu’en 2014, à votre arrivée au pouvoir, nous avions une dette de 100 millions d’euros.
- Vous avez affirmé que la dette avait grimpé sous la mandature Ségura. C’est désormais faux : sous son mandat la dette grimpait de 11 millions d’euros, sous la vôtre c’est de plus de 10 millions. Vous n’avez pas du tout infléchi la pente. Bien au contraire.
Sur l’épargne nette, qui est je le rappelle les recettes de fonctionnement moins les dépenses de fonctionnement et le remboursement de capital :
Comme nous l’avons prédit il y a deux ans, l’épargne nette de la ville est désormais négative. Cela veut dire que la ville n’a pas assez chaque année pour rembourser sa dette. La ville d’Aulnay doit désormais emprunter pour rembourser la dette. C’est le serpent qui se mord la queue ! La ville n’a donc plus aucune capacité d’investissement propre.
J’aimerais juste rappeler ici que la pandémie que nous subissons de plein fouet depuis un an n’est en rien responsable de cette situation financière catastrophique. Les recettes de la ville ne sont pas liées au cycle économique, à part les droits de mutation qui sont restés stables à environ 2,4 millions d’euros.
Maintenant le futur. Quel futur attend notre ville ?
La situation financière va empirer, année après année. Et elle correspond une nouvelle fois à ce que j’ai annoncé il y a deux ans. Voilà ce qui nous attend :
- Une épargne nette durablement négative pour les trois prochaines années. Au moins.
- Une capacité de désendettement qui va empirer. Je rappelle qu’au-dessus de 10 années de capacité de désendettement, c’est-à-dire le nombre d’années qu’il nous faut pour nous débarrasser de notre dette, notre ville est en mauvaise santé financière.
- Je rappelle aussi que le plafond prévu pour les communes de notre taille par la loi d’orientation des finances publiques est de 12 ans. 12 ans de capacité de désendettement maximum.
- En 2020, Aulnay avait une capacité de désendettement de 14 ans, ce qui n’était pas bon. Désormais, pour 2021,vous prévoyez une capacité de désendettement de 30 ans ! Oui, 30 longues années.
- Alors, vous nous dites que vous allez faire des efforts, et que par un coup de baguette magique vous allez redescendre à 18 ans pour les prochaines années. Pour ma part, je ne crois pas à la transmutation du plomb en or.
Vous savez très bien ce qui est en train de se passer. La dette de la ville augmente d’environ 10 millions d’euros par an : elle atteindra près de 190 millions d’euros fin 2024. Soit un quasi-doublement par rapport à la situation de 2014, à votre arrivée aux affaires. Je suis même malheureusement persuadé que nous serons bien au-delà de ces 190 millions d’euros de dette.
Votre rapport d’orientation budgétaire ose même présenter une baisse des investissements et une légère baisse de la dette en 2025. C’est une plaisanterie. Nous serons à ce moment-là en période pré-électorale et, bien évidemment, ce sera tout le contraire avec une hausse de la dette et une hausse des investissements.
Par conséquent, le groupe « Aulnay Plus Fière, Plus forte » n’est plus ici pour vous alerter ou vous dire combien il est inquiet pour notre ville, il est surtout ici pour alerter les Aulnaysiennes et les Aulnaysiens sur la pente dangereuse she vous prenez pour Aulnay.
Source : Benjamin Giami, conseiller municipal et chef du groupe Aulnay Plus Fière, Plus Forte
L’aventurier des radios libres avec Jean Ducarroir, un habitant d’Aulnay-sous-Bois
Il aurait pu devenir professeur d’université. Au lieu de cela, il sacrifia six années de sa courte existence à la cause des radios libres. Jean Ducarroir (1950-2003) fut de toutes les aventures, au Larzac, à Malville, devant la prison de la Santé, dans une librairie de Saint-Denis, sous les combles du Parti socialiste, dans des usines occupées, sous les lambris d’un ministère, etc.
Trois fois aux prises avec la justice, deux fois condamné puis amnistié, il fonda la Fédération nationale des radios libres et veilla, après l’élection de François Mitterrand, à la sanctuarisation du tiers-secteur radiophonique.
Il fut l’âme de ce mouvement à nul autre pareil. Jean Ducarroir était un habitant d’Aulnay-sous-Bois.
Source : Editions-Glyphe
Le quartier des mille-mille à Aulnay-sous-Bois de nouveau plongé dans le noir !
Une fois de plus, le quartier de Mitry à Aulnay-sous-Bois, dit le quartier des mille-mille, est plongé dans le noir absolu. Malgré le couvre-feu, il semblerait, selon notre confrère Aurore Buselin, que des personnes soient non seulement dehors, mais soient aussi responsables de cette nouvelle panne.
Dans le noir, il est plus simple de commettre des méfaits et de s’adonner à toutes sortes de trafic. Mais pour les riverains paisibles, cela devient très dangereux compte-tenu de l’obscurité absolue.
Sylvie Billard : Comment sortir des impasses humaine, sanitaire et économique de l’errance chaotique imposée aux gens du voyage (1/3)
Cher.e.s aulnaysien.ne.s,
Lors du Conseil Municipal du 10 mars dernier, j’ai abordé la situation des gens du voyage (GDV) installés dans la zone commerciale du nord de la ville et des commerçants de cette zone. Le maire et la première adjointe ayant affirmé ne pas être informés de cette situation, je me suis engagée à leur fournir davantage de précisions ultérieurement. Je tiens mon engagement avec cette interview exceptionnelle que je partage avec vous, d’un membre des GDV, Antoine Sauser, qui va nous expliquer pourquoi sa communauté est installée sur le parking de l’Usine Center.
Je vous propose préalablement de décontextualiser son témoignage pour vous fournir des clés de compréhension.
Actuellement la situation est bloquée. Tout le monde est coincé : GDV, commerçant.e.s, entrepreneurs, propriétaires particuliers, habitant.e.s, élu.e.s, tant sur les plans humain, économique que sanitaire. Les conditions de ce blocage ont été posées depuis plusieurs décennies par les gouvernants et les élu.e.s territoriaux de droite comme de gauche. Deux grandes dates sont à retenir : 1988 et 2016.
En 1988 est définie la politique de construction des aires d’accueil définitives des GDV. Comme il y avait de nombreuses familles de GDV en Seine Saint-Denis, les pouvoirs publics leur ont demandé de se déplacer dans les départements limitrophes et notamment en Seine et Marne le temps de construire dans le 93 des aires définitives. Malgré les investissements publics pour la construction d’aires d’accueil dans le cadre du schéma départemental de 2016, les objectifs de construction d’aires d’accueil sont loin d’avoir été atteints quantitativement et qualitativement par les villes du département en général et de l’ETP Paris Terre d’Envol en particulier. Concernant les Gens du voyage, « Les premiers qui n’appliquent pas la loi, ce sont les maires ». N’oublions pas que l’aire de Tremblay est provisoire depuis 16 ans et que les conditions de vie y sont particulièrement indignes.
En 2016, les pouvoirs publics ont retiré aux GDV leur carte de circulation qui leur permettait de circuler dans tous les pays européens, tout en organisant par l’absurde leur circulation en France avec une capacité d’accueil des aires insuffisante et une durée de stationnement licite réduite.
La législation et les pratiques territoriales ont plongé les GDV dans une situation kafkaïenne. A coup d’expulsion, ils sont ballotés de ville en ville, de département en département. Alors qu’ils sont la plupart du temps français depuis plusieurs siècles, ils sont généralement moins bien traités que les sans papier qui viennent d’arriver. A ces derniers, on trouve souvent des solutions d’hébergement, tandis qu’on demande aux GDV souhaitant se sédentariser dans une commune de justifier un an de résidence dans cette commune alors que les aires d’accueil ne peuvent les accueillir plus de trois mois et que le stationnement licite a été réduit de 72 à 48h.
Cette situation aboutit à un important stationnement illicite de GDV dans des zones économiques privées et des terrains de particuliers ne permettant pas à l’Etat d’intervenir. Les conséquences sont catastrophiques :
- pour les entreprises, commerçants dont l’activité peut être compromise : qu’adviendra-t-il de l’Usine Center et des commerces avoisinants lorsque l’activité reprendra si les GDV stationnent encore ?
- pour les particuliers qui ne peuvent jouir de leurs terrains en cas de stationnement,
- pour les populations avoisinantes, car la circulation erratique des GDV favorise la circulation de la COVID 19,
- pour les GDV particulièrement discriminés qui vivent des situations inhumaines et dangereuses.
Vu l’importance de l’épidémie parmi les GDV, les enfants scolarisés n’ont plus accès aux établissements scolaires. Tandis que les enfants sur stationnement illicite sont largement déscolarisés. Dès lors comment s’étonner de l’importance du taux d’analphabétisme dans cette population.
Les aires d’accueil du territoire ne sont plus entretenues normalement car les entreprises en charge de l’entretien ne peuvent plus intervenir. Les fosses septiques et les poubelles ne sont plus vidées.
Cette situation est une bombe à retardement dont le coût économique de construction et d’entretien est aussi important qu’opaque. L’avenir semble plus sombre encore : combien d’aires d’accueil -financées sur fonds publics- survivront-elles à la pression immobilière du grand Paris ?
Puisque tout a été fait pour que les GDV ne puissent plus ni voyager ni s’installer, il n’y a pas d’autres choix que de trouver une solution pour :
- sécuriser leur parcours,
- lutter contre les discriminations qu’ils subissent notamment scolaires et sanitaires,
- favoriser les régularisations de leur situation notamment fiscales,
- tout en réduisant le coût exorbitant et l’opacité de la gestion des aires.
Je travaille actuellement avec des représentants de GDV dont Antoine Sauser, des professionnels associatifs et de services publics, des avocats à l’élaboration de solutions plus humaines, plus efficaces et beaucoup moins onéreuses. Nous vous les présenterons prochainement. Je vous propose de découvrir le témoignage d’Antoine Sauser dans l’article suivant.
Sylvie Billard
L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s
Malgré les cambriolages, la copropriété Le Sisley à Aulnay-sous-Bois reste l’une des plus sécurisées de la ville
Des lecteurs nous ont signalé récemment une série de cambriolages au sein de la résidence Le Sisley à Aulnay-sous-Bois, dans le quartier de la Rose des Vents. Suite à la parution d’un article mettant en doute le dispositif de sécurité dans et autour de la résidence, plusieurs personnes ont souhaité apporter des précisions sur les moyens mis en oeuvre pour garantir la sécurisation des lieux.
Contactée par une personne qui se présentait comme la « présidente du conseil syndical », la rédaction n’a pu obtenir d’informations tangibles compte-tenu du ton agressif adopté par cette personne et dont les propos étaient peu clairs, voire contradictoires. Par contre, nous avons pu nous entretenir avec la responsable du syndic de la copropriété Le Sisley, qui a pu nous apporter des informations précises, étayées et factuelles que nous vous proposons de découvrir.
Tout d’abord, il faut savoir que la résidence Le Sisley est située dans un quartier en pleine mutation et en pleine rénovation, où les erreurs d’urbanisme du passé avaient contribué à une paupérisation et à des problèmes de sécurité. Lancé en 2004, le Plan de Rénovation Urbaine arrive dans sa phase finale, avec une volonté de redynamisation du secteur et de sécurisation. Commerces, activités, services publics mais aussi déploiement de la vidéosurveillance ont pour but de gommer ces erreurs du passé. De nombreuses caméras ont été déployées dans le secteur pour garantir la quiétude des riverains.
Au niveau de la résidence Le Sisley, tous les moyens ont été mis en oeuvre pour garantir la sécurité des copropriétaires et des locataires, selon Madame Marqueton, responsable du Syndic de cette copropriété :
- Caméras dans les halls, le parking et les entrées
- Des pass pour pouvoir pénétrer dans les lieux
- Portes renforcées pour éviter aux malotrus de pénétrer en force dans les lieux
Mais alors, pourquoi cette série de cambriolage ? Tout simplement parce que les cambrioleurs utiliseraient des pass La Poste pour rentrer dans les lieux et commettre leur forfait, sans effraction au niveau des parties communes. Le modus operandi est simple : ils pénètrent dans les lieux avec ces pass entre 10h et 10h30 lorsque la majorité des résidents sont au travail pour cibler un appartement et commettre le cambriolage. Les rares résidents qui entendent les bruits occasionnés ne souhaitent pas intervenir ou sortir de peur d’une réaction hostile de ces cambrioleurs.
Madame Marqueton espère que les cambrioleurs seront bientôt identifiés et poursuivis. Bien entendu, il faudra une réponse forte de la justice pour mettre hors d’état de nuire ces individus et dissuader ceux qui souhaiteront de nouveau s’attaquer à la résidence. Madame Marqueton précise que tout est mis en oeuvre pour assurer la sécurité des copropriétaires et des locataires, tout en espérant que la police et la justice fassent le nécessaire pour assurer la quiétude des résidents.
Les cambriolages se poursuivent au sein de la résidence Le Sisley à Aulnay-sous-Bois
Un lecteur nous annonce que la résidence Le Sisley, située dans le quartier de la Rose des Vents, a été de nouveau la cible d’un cambriolage hier. S’il est difficile de comprendre cet acharnement qui provoque un véritable climat de terreur chez les résidents, notre lecteur affirme que les accès sont loin d’être sécurisés.
De plus, certains propriétaires ont refusé de suivre celles et ceux qui ont fait appel à une société pour faire sécuriser leur porte d’entrée. Il semblerait que la facilité de forcer certaines portes pousse des malotrus à passer à l’acte. Quoiqu’il en soit, les résidents, dans leur vaste majorité, souhaite plus de sécurité et de considération des autorités.


