Sylvie Billard regrette son éviction d’Aulnay En Commun et son fonctionnement autocratique

Chères aulnaysiennes, Chers aulnaysiens,

J’ai appris ce jour mon exclusion du groupe des élus d’Aulnay En Commun par les 4 autres élus, illustrant ainsi leur fonctionnement autocratique.

Ma démarche n’a pas trouvé grâce à leurs yeux, car après notre élection, j’ai voulu rester proche de nos 50 colistiers et au-delà des aulnaysiens en les informant régulièrement de notre action en conseil municipal, en les écoutant et en les impliquant.

Un groupe démocratique doit être régit par des règles conçues et acceptées par tous. Ce n’est pas le cas au sein des élus d’Aulnay En Commun qui s’est recroquevillé sur lui-même.

Pour ma part, j’adhère toujours pleinement à la charte des valeurs d’Aulnay En Commun et je rends un hommage appuyé à l’ensemble des colistiers, des sections locales du PCF, du PS, des Verts, du PRG, à ABC et au CADA pour l’idéal démocratique que nous avons construit et auquel je reste fidèle.

J’entends toujours travailler avec l’ensemble des forces de gauche et humanistes d’Aulnay-sous-Bois pour l’intérêt général.

Sylvie Billard

Covid-19, 1239 morts en Seine-Saint-Denis et des chiffres toujours alarmants concernant la pandémie

Alors que les chiffres des admissions en réanimation se stabilisent en Île-de-France, les chiffres sont toujours inquiétants dans le département de la Seine-Saint-Denis. Rien que samedi dernier, 9 patients sont morts du Coronavirus tandis que 859 personnes étaient toujours hospitalisées.

115 patients Covid sont en réanimation, soit plus que la capacité standard des hôpitaux du département. Si le deuxième confinement commence à porter ses fruits dans la région, il tarde a montrer des signes encourageants dans le département.

Sylvie Billard sanctionnée par Aulnay En Commun pour ses prises de position et sa liberté de penser

Madame, monsieur,

Mme Sylvie Billard a publié certains articles de sa propre initiative malgré l’opposition de membres du groupe des élu·es Aulnay en commun. Ses propos n’engagent qu’elle et font partie de son entière liberté de parole mais ne peuvent plus être écrits au nom des élu·e·s du groupe de Gauche, écologistes et citoyen : Aulnay en commun.

Un groupe n’est pas une simple addition d’individus, il se donne des règles de fonctionnement, de dialogues et de décisions. Le fait de les refuser signifie que Sylvie Billard désire reprendre son indépendance. C’est son choix, nous ne pouvons que le respecter et prendre acte de cette décision.

Désormais elle peut parler en son nom, les positions qu’elle prend n’engage qu’elle et ne peuvent être prises au nom d’un groupe dont elle a choisi de s’éloigner.

Nous sommes toujours persuadés que « seul on va plus vite mais qu’ensemble, on va plus loin »
Bon chemin à elle.

Source : Les élu·es du Groupe de Gauche, écologistes et citoyens : Aulnay en commun (Oussouf Siby, président, Sarah Kassouri, Fleury Drieu, Alain Amédro)

CGT Soproréal à Aulnay-sous-Bois dénonce une dérive autoritaire !

A la présentation du projet dit « EQUILIBRE », les membres de la CGT étaient sceptiques sur le bien-fondé d’un tel projet et le bénéfice que les salariés pourraient en tirer !

Aujourd’hui, nous sommes unanimes sur le fait que ce projet est purement un projet de rentabilité, excluant toute considération sociale et humaine.

En premier lieu, le financement du projet, sous-estimé, peut être volontairement d’ailleurs pour mieux le vendre à l’époque, au final coûterait 50% de plus, soit 8 millions d’euros de plus pour le finaliser !

Ce montant paraît même très en dessous des besoins d’investissements et prouve qu’aucune concertation n’a été menée auprès des principaux concernés : les salariés !

Par contre, c’est bien nous, les salariés qui allons en payer l’addition, et ce sont nos conditions de travail qui vont en pâtir.

Nous l’avons donc tous bien compris, nous sommes les oubliés, les exclus du projet !

A l’usine, il n’y a ni ambiance, ni considération, ni perspective d’avenir, que des contraintes !

Nous subissons déjà les choix faits par la Direction, en particulier sur l’aspect technique avec le transfert de lignes de conditionnement d’une autre époque qui sont ni fiables ni ergonomiques et génèrent une augmentation de la charge de travail et des gestes répétitifs.

C’est la douche froide pour une grande partie du personnel qui ne se retrouve pas dans ce projet ; beaucoup d’anciens n’ont pas l’envie de s’investir car l’effort consenti est au-dessus de leur force, la plupart sont abimés, malades et leur plus grand souhait serait de partir le plus tôt possible !

L’autre problème crucial de ce projet, c’est le non-respect de la parole donnée par la Direction sur son engagement d’embaucher une quarantaine d’opérateurs de conditionnement ; nous en sommes réellement à 6 !

Au lieu de ça, la Direction a choisi d’exploiter une main d’oeuvre intérimaire, plus corvéable que les titulaires du fait de leur statut, et qui est jetée et remplacée sans considération.

La CGT condamne ce comportement de la Direction car beaucoup d’intérimaires sont très performants et mériteraient d’être embauchés en CDI ; cela renforcerait les équipes et stabiliserait le niveau de compétences et de cohésion ! C’est une énorme erreur de leur part, lourde de conséquences !

Malheureusement, une remise en question n’est pas à l’ordre du jour ; ce n’est pas le genre de la maison !

La Direction, bien mal partie, déroule sa méthode, celle du chiffre à marche forcée et pour obtenir des résultats, elle a déjà commencé à mettre en place un management agressif et autoritaire.

De nombreux témoignages de salariés, de tous niveaux et corporations, allant même jusqu’aux cadres, relatent des écarts de langage, des leçons de morale, et des vexations d’une certaine hiérarchie.

La conséquence est désastreuse ; beaucoup de salariés craquent et se désespèrent ; le taux d’absentéisme est en constante augmentation sur des bases record 20%.

C’est une réelle régression pour beaucoup d’entre nous, de l’ouvrier au cadre : quel est l’intérêt dans ces conditions de s’investir ? Aucun !
Pour la CGT, il faut remettre de l’ordre :

  1. Dans l’organisation avec une réelle et intelligente gestion des compétences : chacun à la bonne place.
  2. Une politique de formation personnalisée, en adéquation avec les besoins et aspiration des salariés.
  3. Mettre en place pour les personnes volontaires un plan de CAA avec une période de transition de leur expérience.
  4. Le recrutement immédiat en CDI des meilleurs intérimaires en production pour stabiliser les effectifs et créer une dynamique.

Enfin, la CGT demande de mettre en place le principe de subrogation pour supprimer les problèmes récurrents de paie lors des arrêts maladies.

Nous demandons à la Direction de prendre en compte nos revendications et de cesser immédiatement cette pression sur les salariés qui crée un climat délétère dans l’usine.

La CGT attend des réponses concrètes et rapides sur ces sujets ; nous ne pouvons pas laisser la situation continuer à se dégrader et garder nos collègues dans l’incertitude sur leur devenir et encore moins en laisser certains en grande souffrance.

Source : communiqué CGT Soproréal

Filmer les policiers à visage découvert, c’est les mettre en danger

Lorsqu’une intervention de police a lieu dans certaines cités de France, des individus n’hésitent pas à prendre des vidéos avec leur Smartphone pour les partager sur les réseaux sociaux. Cette pratique discutable, si elle n’est pas formellement interdite, peut mettre en danger les membres des forces de l’ordre, notamment en cas de représailles.

Il est recommandé de ne pas filmer les policiers, où alors de flouter leur visage, pour éviter de les mettre en danger. Une initiative qui risque pas de faire l’unanimité dans certains quartiers.

Covid-19, des élèves contaminés au collège Gérard Philipe, incompréhension des parents

Un élève du collège Gérard Philipe a été testé positif au Coronavirus lundi dernier. Par conséquent, cet élève est resté à la maison, pour ne pas contaminer ses camarades ni le corps enseignant. La mère de l’enfant nous témoigne que, si les symptômes ne sont pas inquiétants, la communication du collège est déroutante.

En effet, l’infirmière du collège souhaitait que son enfant retourne dans l’établissement ce lundi 9 novembre, soit 7 jours après la détection de la contamination. La mère trouve que le délai de 7 jours est très court et que le virus peut toujours demeurer actif, avec comme conséquence la contamination possible des autres élèves, malgré les gestes barrières appliqués.

La mère a de nouveau procédé à un dépistage de son enfant récemment et, confirmant ses craintes, son enfant est toujours positif au Coronavirus. Par mesure de précaution, il ne rentrera pas au collège Gérard Philipe pour ne pas contribuer à la propagation du Covid-19.

Pourquoi le collège n’exige pas un test négatif de chaque élève contaminé avant un retour au sein de l’établissement ? Pour la mère, on met en danger la vie des élèves et des enseignants inutilement.

Sylvie Billard : Lettre ouverte à Monsieur le Maire n°5 sur le SEAPFA et les gens du voyage

Monsieur le maire, président du SEAPFA,

Le SEAPFA est le syndicat intercommunal en charge des ordures ménagères, d’équipements et de la gestion des aires des gens du voyage. Il est rattaché à Paris Terre d’Envol.

Alors que nous sommes en 2020, votre majorité nous a présenté -lors du conseil municipal n°2 du 24 juin 2020- un rapport d’activité 2018 indigent.

Pour nous informer, nous avons dû consulter :

  • le rapport de la chambre régionale des comptes sur le SEAPFA relatifs aux exercices 2012 et suivants[1],
  • les Gens Du Voyage (GDV) au sujet des aires gérées par le SEAPFA dont celle d’Aulnay-sous-Bois.

Concernant le rapport de la chambre régionale des comptes, le sommaire fait apparaître notamment :

  • des indemnités irrégulières de membres du comité syndical à rembourser,
  • un défaut de contrôle des assemblées délibérantes des membres du syndicat sur les activités du syndicat,
  • un emploi de cabinet bénéficiant d’une rémunération irrégulière à régulariser,
  • un cumul d’activité irrégulier à régulariser,
  • une fiabilité des budgets et comptes du syndicat perfectible.

La simple lecture de ces points m’a attiré vos foudres. Je n’étais « pas gentille » et j’étais « à la limite de la diffamation ». Depuis quand la lecture du sommaire d’un rapport de la chambre régionale des comptes est-il diffamant ? Je vous invite à nous informer de vos réponses aux dysfonctionnements soulignés par la chambre régionale des comptes qu’ils concernent votre mandat ou le précédent.

Concernant les Gens du Voyage, ils nous ont informés qu’en 2019 le prestataire privé avait changé (DM>VESTA) et que le 1er mai 2020 avait été marqué par le passage en gestion directe par le SEAPFA pour l’ensemble des aires. L’aire de Drancy en gestion directe impliquant les GDV a démontré son efficacité en termes de qualité des prestations et de coût, contrairement à la gestion déléguée au privé jugée d’une extrême médiocrité par les GDV pour un coût largement supérieur. La généralisation de la gestion directe à l’ensemble des aires constitue donc pour eux et pour les contribuables une avancée décisive.

Monsieur le maire, président du SEAPFA,

  • Que comptez-vous faire pour favoriser la mise en œuvre de la gestion directe ?
  • Pourrions-nous disposer d’une analyse comparative des coûts et de satisfaction des GDV entre les gestions déléguée et directe ?
  • Concernant l’aire de Tremblay provisoire depuis 16 ans où les GDV vivent dans des conditions indignes comme l’ont montré les différents articles du Parisien[2], elle a fait l’objet d’un permis de construire jamais mis en œuvre.
  • Que sont devenus les budgets votés et les subventions publiques perçues depuis des années ? Certains en haut lieu pensent que « certaines villes veulent bien des subventions publiques mais pas des GDV, il se pourrait qu’elles finissent par n’avoir ni l’un, ni l’autre ».
  • Quels sont les projets concernant l’aire de Tremblay où les GDV ont été très touchés par la pandémie de la COVID 19 compte tenu de leurs conditions de vie déplorables ?
  • Qu’en est-il du projet de réinstallation à Villepinte dont les GDV ont été informés par la presse contrairement aux affirmations du DG du SEAPFA devant eux ?
  • Qu’envisagez-vous de faire pour que -compte tenu de la 2nde vague- les différentes aires ne se transforment pas en foyer de contamination menaçant non seulement ses habitants mais aussi le voisinage ?

Interpellé en conseil municipal, vous n’avez -comme à votre habitude- pas répondu. Mais il s’agit de nos concitoyens et nous avons le droit de savoir comment vous les traitez. Mais il s’agit de notre argent et nous avons le droit de savoir comment vous l’utilisez. Mais il s’agit de notre santé et nous avons le droit de savoir comment vous la protégez surtout en pleine pandémie. Maintenant que tous les aulnaysien.ne.s sont informé.e.s, répondrez-vous ?

Dans l’attente de votre retour, je vous prie de recevoir, Monsieur le maire, président de l’ETP, mes salutations les meilleures.

Source : Sylvie Billard, Élue de gauche, écologiste et citoyenne « Aulnay-en-Commun »

De l’importance des mots avec Mathilde Lévesque, professeur de Français à Aulnay-sous-Bois

France 4 a consacré un reportage le 2 novembre dernier sur l’enseignement scolaire avec une émission intitulée :

« Soirée spéciale #Lumni sur l’enseignement scolaire à 21.05 : « Je dis donc je suis« 

Ci-dessous le lien d’une vidéo de moins de 3 minutes extrait du reportage, et consacré aux conseils de Mathilde Levesque, professeur de Français dans un lycée d’Aulnay-sous-Bois, où elle recommande à ses élèves de ne pas employer les mots « wesh  » ou « Wallah « .

Lien de l’extrait :

Il semble que le débat sur l’importance des mots que nous employons lorsque nous nous exprimons ait suscité bien des réactions et commentaires à la suite de l’extrait.

Des positions aussi variées qu’opposées sur ce sujet donc, démontrent que la langue Française et sa transmission conformément aux règles de l’Education Nationale soit sujette à bien des controverses et même à des remises en cause…. de la part des élèves eux-mêmes et des personnes qui affirment que les mots importés d’autres langues sont une évolution. Pourtant L’article 2 de la Constitution française affirme que :     » La langue de la République est le français. « 

Vidéo proposée et article rédigé le 8 Novembre 2020 par Catherine Medioni

Malgré le confinement, le secteur de l’enfance recrute à Aulnay-sous-Bois avec Rahma, Nabila, Yamina et Salima

Le secteur de l’enfance embauche, mais peine à trouver des candidats. Un bus sillonne le 93, pour trouver puéricultrices et familles d’accueil. Reportage Aulnay-sous-Bois, dans le parc du Sausset .

Pourquoi faites-vous ce métier ? » Les masques cachent leurs sourires, mais les yeux de Rahma, Nabila, Yamina et Salima pétillent. « Parce qu’on a un cœur ! », lance l’une d’elle.

Un cœur avec lequel elles ont tenté, ce samedi après-midi, d’éveiller quelques vocations parmi les promeneurs du parc départemental du Sausset, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Toutes quatre sont assistantes familiales. Un vrai métier, que le grand public connaît davantage sous le nom de « familles d’accueil ». En Seine-Saint-Denis, parmi les quelque 8 000 enfants et adolescents suivis par les services de l’Aide sociale à l’enfance, 1 200 sont placés chez des assistants familiaux — des femmes dans l’écrasante majorité des cas.

« Pourquoi faites-vous ce métier ? » Les masques cachent leurs sourires, mais les yeux de Rahma, Nabila, Yamina et Salima pétillent. « Parce qu’on a un cœur ! », lance l’une d’elle.

Un cœur avec lequel elles ont tenté, ce samedi après-midi, d’éveiller quelques vocations parmi les promeneurs du parc départemental du Sausset, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Toutes quatre sont assistantes familiales. Un vrai métier, que le grand public connaît davantage sous le nom de « familles d’accueil ». En Seine-Saint-Denis, parmi les quelque 8 000 enfants et adolescents suivis par les services de l’Aide sociale à l’enfance, 1 200 sont placés chez des assistants familiaux — des femmes dans l’écrasante majorité des cas.

Mais la profession vieillit, et souffre, comme d’autres métiers de l’enfance, d’un manque d’attractivité. Le problème est devenu si aigu que le conseil départemental de Seine-Saint-Denis a lancé, en octobre, un « Bus des métiers de l’enfance » sur les routes du 93. Avec un message clair : le secteur offre des emplois, et même des emplois en CDI, qu’il s’agisse des assistants familiaux, des éducateurs, des auxiliaires de puériculture! Ce samedi, il s’est stationné en plein parc, face à une aire de jeux pour enfants.

Source, image et article complet : Le Parisien

Carma propose un axe de développement territorial sur le Triangle de Gonesse

Carma est une association créée début 2019 dans l’optique de proposer aux pouvoirs publics un projet de développement territorial pour le Triangle de Gonesse axé sur l’agroécologie. Elle propose de faire des 680 Ha de ce territoire l’un des premiers maillons de la résilience alimentaire de l’Ile de France : diversification des cultures, recours à des méthodes culturales sans engrais chimiques et pesticides de synthèse reconstruction des paysages, formation des jeunes et d’actifs en reconversion, actions d’animation et d’éducation populaire, mise en place d’un cycle d’économie circulaire en y associant tous les acteurs concernés et, au premier chef, les habitants du territoire et les agriculteurs en place.

Elle est forte aujourd’hui de près de 200 adhérents et d’une cinquantaine de partenaires de toute nature : centres d’études et de recherche agronomiques, établissements scolaires et universitaires, agriculteurs et opérateurs d’exploitation, acteurs économiques, structures associatives, réseaux de la transition écologique et sociale, réseaux de l’économie sociale et solidaire. Au-delà du Triangle de Gonesse, son ambition est d’établir des formes de coopération nouvelles public/privé/population pour un nouveau modèle rural et urbain d’agriculture et d’alimentation durables, générateurs de nouveaux emplois de qualité directs et induits (entretien mécanique, transport, équipements de transformation, vente, logistique, écotourisme,) pour toute la métropole du Grand Paris, en commençant par les territoires le plus directement concernés.

Les présupposés et partis pris de Carma :

  • Une conviction : la transition écologique est devenue un impératif sociétal, porteur de solutions en termes économique, sanitaire, social, environnemental. Elle conduit à une réinvention des processus de production de richesse ; elle passe en outre par une relocalisation de l’économie autour de la matière organique et l’invention de nouveaux modèles de valeur entre producteurs/consommateurs
  • Une exigence : les filières de la transition agroécologique doivent générer des emplois durables non-délocalisables et attractifs pour les populations habitantes, notamment les plus fragiles et touchées par la crise
  • Une méthodologie : il s’agit de véritablement partir des personnes et de leurs paroles/propositions, tenir compte du contexte social et environnemental des populations locales, identifier les potentialités territoriales puis articuler les nouvelles coopérations à plusieurs échelles pour faire système
  • Une perspective : du fait des enjeux écologiques et de résilience métropolitains du Grand Paris, le projet Carma qui historiquement est né en 2017 de la contestation de l’artificialisation des sols du Triangle de Gonesse par le centre de commerces et de loisirs géant EuropaCity, est emblématique de ce que « le monde d’après » peut générer comme réponse globale aux différentes crises que traversent nos grandes métropoles mondialisées, à commencer par celle de la dépendance alimentaire, facteur de fragilisation extrême (PM : la région IDF est dépendante à 90% d’importations alors que 49 % de l’espace régional est constitué de terres agricoles).

Ce que propose Carma :

Le projet CARMA sur le Triangle implique que tout le territoire du Pays de France, durement touché par le chômage et la précarité, soit partie prenante. C’est pourquoi la démarche RISOME (Réseau d’Initiatives SOlidaires pour les Mutations agro-Écologiques) vient compléter celle de CARMA. Elle consiste à favoriser et à mettre en synergie les initiatives territoriales liées à la transition agroalimentaire, et plus largement à la transition écologique, autour de quatre outils :

  1. Le Forum du bien vivre sur la consommation alimentaire et la santé, à travers la participation citoyenne et l’éducation populaire
  2. Le Campus des métiers de la Transition écologique sur la formation et l’emploi, visant plus particulièrement la formation des jeunes
  3. Le réseau entrepreneurial sur la création et la conversion d’entreprises, en favorisant la coordination multi-acteurs à travers des formes innovantes comme les Pôles territoriaux de coopération économique -PTCE
  4. Le Centre Régional de Recherches pour L’innovation et le Transfert de Technologies sur les mutations du système alimentaire, comme laboratoire d’innovation et de R&D

Ce que recherche Carma aujourd’hui :
Carma et tous ses partenaires sont aujourd’hui dans les « startings blocks » afin de démarrer ses activités. Ce que l’association recherche c’est :

  • Un ou des territoires d’implantation mobilisés, partageant les convictions du projet
  • Des réserves foncières destinées à l’agriculture rurale et urbaine
  • Des appuis institutionnels permettant de « débloquer » la recherche de financements d’amorce de la dynamique du projet de transition agroécologique

Source : Communiqué Carma